mardi 14 août 2012

Passage du Hanuma La




Pour arriver au pied du col Hanuma La, il me faut encore marcher au moins 3 heures et passer plusieurs coteaux en suivant un chemin en zigzag.
Par moment, le chemin n'est pas bien tracé et j'ai quelques difficultés à garder le cap. 
Arrivé dans les hauteurs, je dois redescendre dans une vallée plus étroite et remonter une dernière fois pour rejoindre un tea shop. Ce sera le début de la véritable montée de l'Hanuma La.





Lorsque j'arrive près du tea shop, mes yeux se portent inévitablement sur le chemin qui me conduira jusqu'au pass. Je suis sidéré par la vision de cette pente. Elle est tellement raide que même les chevaux de la caravane qui effectuent la montée, ont toutes les peines du monde pour avancer.



Je m'imagine déjà sur cette pente et me demande si je ne ferais pas mieux de passer la nuit ici !! Pour mieux réfléchir avant de décider si finalement je vais monter encore aujourd'hui, je vais au tea shop me prendre une boisson, un Maggi et deux morceaux de chocolat pour un peu de douceur.
Un Holidaytrip perplexe !
La réflexion durera quand même une heure !!!!

........... et pendant ce temps là, les chevaux de tout à l'heure sont toujours à la peine.



 J'ai ramassé assez de force, surtout mentale, pour me convaincre d'entreprendre immédiatement cette terrible montée. En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, je quitte le tea shop et me voilà à mon tour sur cette pente. 
............... Comme je ne veux pas transformer cette page en une longue complainte décrivant les efforts que je dois effectuer pour avancer mètre par mètre vers le sommet, je vais donc vous laisser regarder mes photos. Je suis certain que vous aurez assez d'imagination pour trouver les mots qui me manquent.  




Tant bien que mal, j'arrive à la fin, de ce que je qualifierais de la première partie du col. Là je jette un coup d'oeil sur le chemin à prendre et je constate que le sentier a presque complètement disparu, victime des éboulis. N'y en aurait-il pas un autre ?

J'ai beau regarder autour de moi, je ne vois rien qui ressemble à un chemin. Je me demande alors comment les chevaux sont passés ?!


Je suis devant un réel problème, mais je n'ai pas d'autres choix. Si je veux arriver au sommet, je dois impérativement passer par là. 


Avant toute tentative, je veux m'arrêter un petit moment pour être sûr d'avoir mes idées claires. Un faux pas m'est interdit car de l'autre côté, c'est le vide de près de 300 mètres.



Pour penser à autre chose, je regarde le décor qui est devant moi et je me dis qu'il serait quand même dommage de s'arrêter là !

Je suis finalement passé sans encombre. Je ne vais pas dire que je l'ai fait de façon très conventionnelle, j'étais plus à quatre pattes que debout, mais l'important, c'est d'avoir réussi et peu importe la façon.



J'arrive ensuite à une espèce de faux plat, d'où je peux constater que le chemin qui va jusqu'au sommet est redevenu meilleur. Il me faudra encore 1 h 30 pour y arriver et avoir cette vue  du versant nord en récompense de mes efforts.







                                          Là-haut, à 4710 mètres, je peux laisser exploser ma joie et mettre mes drapeaux 
à prières.





             


Puis c'est la descente dans une vallée plus étroite où coule un cours d'eau qui disparaît sous des ponts de neige.







C'est à côté de l'un d'eux que je planterai ma tente aujourd'hui et me préparerai un énième Maggi Noodles.



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