jeudi 23 octobre 2025

De Kharnasa à Phortse

 Un bon repas et une nuit bien tranquille, je n'en demandais pas plus.
Ce matin, je prends la direction de Phortse sur un bon chemin, mais avec une météo qui se fait un rien grimaçante.


La pluie risque une nouvelle fois d'arriver ..... Il y avait longtemps !!!
Sur ce chemin, je ne vois pas grand monde, tous les touristes sont sur l'autre rive. Je croise parfois des sherpas.

....... Puis j'arrive sur une portion plus délicate.


Décidément, la région a beaucoup souffert suite aux intempéries de ces dernières semaines.


Encore un tétraogalle de l'Himalaya. 


Ici, je pense que ce stupa annonce Phortse ....


............. Mais pas du tout, ce n'est que Koharna.


Phortse, ce ne sera qu'au stupa suivant !!


Voilà Phortse.


Lorsque je suis sur place, et bien qu'il ne soit que treize heures, je me dis qu'avec cette météo changeante, je risque de ne plus avoir de belles vues sur l'Ama Dablam.
Je remets ainsi la suite pour demain et je me mets en chasse pour trouver un lodge le plus haut possible, afin ne pas trop remonter demain matin pour rejoindre le chemin de Pangboche.
Je trouve mon coin de repos au Valley View Lodge.
Au repas de 14h, un hashbrown veg cheese. Très bien.
Je suis seul, mais la patronne va quand même allumer le poêle.


24 octombre

Ma décision de rester à Phortse fut bonne puisque ce matin, le beau temps est revenu.
Je quitte le lodge à 8h pour démarrer ma journée sous les meilleurs auspices.


Petite grimpette pour commencer ma journée et je retrouve rapidement le chemin de Pangboche.
Au revoir Phortse.


C'est parti pour une balade de 4 à 5 heures, avec comme promis, des vues emblématiques de l'Ama Dablam.


Mais ces vues là, ce ne sera que dans une petite heure. Pour le moment, j'en ai une sur le monastère de Tengboche.


En chemin, je rencontre un tahr qui est, comme moi, solitaire.


Mais un peu plus loin, le reste de sa confrérie est au rendez-vous.


Je leur parle doucement pour ne pas les effrayer afin que cette rencontre ne soit pas trop brève. l'instant semble magique.


Cela me fait une belle parenthèse pour vous présenter maintenant, celle qui est considérée par les sherpas, comme la déesse des montagnes, la bien nommée Ama Dablam.


A partir de maintenant et cela jusqu'à Pangboche, la déesse sera toujours en pointe de mire.




Pourquoi déesse ? La déesse Ama Dablam fait référence au majestueux sommet himalayen, dont le nom signifie « Collier de la Mère », symbolisant une mère protégeant ses enfants avec ses bras (les crêtes) et un pendentif (le glacier). Pour les Sherpas, cette montagne emblématique de 6 812 mètres reste un symbole spirituel.


Alors que je m'approche de Pangboche, la déesse commence à se retirer sur la pointe des pieds de sa vallée. Le spectacle va se terminer. Le rappel sera pour demain.


Il est midi, j'ai Pangboche juste devant moi.


Il ne me reste qu'à rejoindre l'ancien monastère  ........


........ Une fois sur place, j'y fais une khora pour remercier les dieux que tout se passe sans mal depuis mon départ. Depuis la terrasse du gompa, j'ai le Makalu lodge en vue. C'est là que je m'arrêterai quelques jours avant de reprendre mon circuit dans le haut du Park National de Sagarmath, avec le Base Camp de l'Ama Dablam, Dingboche, Chhukhung etc ....


Ici c'est comme à Musey, c'est presque comme à la maison et je suis toujours accueilli avec grand plaisir.


Nous avons de nombreuses histoires à raconter depuis mon dernier passage. Surtout le décès du grand moine du monastère que je rencontrais tous les ans et qui l'année passée, m'avait demandé de revenir pour lui remettre une photo que nous avions prise bien plus haut dans la montagne, près du Base Camp du Tabuche Peak, c'est-à-dire là où se trouvait sa grotte de méditation. Comme j'arrive trop tard pour la lui remettre, je donnerai cette photo à sa soeur qui habite aussi Pangboche.


La discussion continue avec toutes les photos de l'année passée.


Ensuite, je vais dans ma chambre pour déposer mon sac et me rafraichir avant de manger.
 

Lorsque je redescends, mon spaghetti est en préparation.


Après le repas, je monte la montagne où le moine vivait, depuis quelques années, en ermite, alors qu'il avait quitté le monastère.



J'ai des drôles sensations de me retrouver ici sans lui, mais c'est quand même avec un bon sentiment en moi que je constate qu'on est occupé à construire un grand stupa en son honneur. 


Je redescends sur le haut Pangboche par un autre chemin et arrive ainsi au monastère.


Les nouvelles vont vite, je suis prévenu que demain, on a rendez-vous avec la soeur du moine pour donner la photo. Elle sera arrivée à bonne destination.

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