dimanche 27 octobre 2019

De Nunthala à Taksindu

Le programme du jour sera monter, monter et encore monter.
Pas d'autre solution si je veux arriver à Taksindu. D'ailleurs, le lodge où je vais m'arrêter se nomme le Hill Top. C'est tout dire !
Alors, pour me donner du courage, je suis aller faire des photos du flanc de la montagne menant au sommet du Taksindu La, qui culmine, selon ma carte, à 2960 mètres. C'est-à-dire 766 mètres plus haut que Nunthala. Fort heureusement, peu avant le sommet, je pourrai souffler en faisant une halte au monastère qui porte le même nom que le pass.
A 7 heures, je quitte le lodge et traverse directement le village pour retrouver le chemin qui me conduira directement à Taksindu.



J'entends quelques pétards exploser. Ce n'est pas pour fêter mon départ, mais les Newars fêtent aujourd'hui le Tihar, appellé aussi "festival de la lumière" qui est une période de réjouissances ayant lieu au moment de la nouvelle lune de Kartik et correspondant au nouvel an selon le calendrier Nepal Sambat. Ces cinq jours de rites sont entrepris afin d'éviter d'être rappelé par Yama (le dieu de la mort) au cours de la nouvelle année.
Ici, ce sont uniquement les maisons qui sont illuminées avec des guirlandes, les plus grandes fêtes se passant évidemment à Katmandou.



Deux heures plus tard, je ne suis qu'à mi-distance entre Nunthala et le monastère. 



Lorsque j'y arrive, on fête ici aussi le Tihar mais, par une puja.








La puja terminée, je fais un tour dans les jardins du gonpa en attendant le repas qui sera offert aux convives.



Mon premier resto étoilé dans son cadre magnifique.

Au menu
Potage
Dal Bhat
Riz aux raisins secs
Thé


Dans l'après-midi, je rejoindrai Taksindu afin d'assister au coucher du soleil.
Ce sera mon festival de la lumière.




Le spectacle de ce soir aura lieu sur ces montagnes.



Que les féeries lumineuses commencent.


Côté Est.




Côté Ouest.




jeudi 24 octobre 2019

De Kharikhola à Nunthala

Hier soir, j'avais prévu de partir dès aujourd'hui à Nunthala. Mais voilà que ce matin, mon corps et mon esprit ont voulu faire la grasse matinée ! Tant et si bien que j'ai été obligé de postposer mon départ d'un jour.
Comme souvent durant une journée de repos, j'en profite pour faire une lessive, prendre une douche et mettre un peu d'ordre dans mon sac à dos.


Photo traditionnelle de mes vêtements qui sèchent.
Le 25 octobre

Aujourd'hui, nouvelle journée de repos, mais cette fois, elle est obligatoire, vu que j'ai attrapé ce que tous voyageurs craignent le plus .... la tourista. Donc, même avec des vêtements propres, il m'est impossible de m'éloigner au-delà des 100 mètres du lodge.
La patronne est d'ailleurs un peu embêtée car elle pense que c'est de sa faute. Alors elle m'apporte des remèdes infaillibles afin de me remettre sur pied le plus vite possible !! 
Pour un peu la détendre, je lui ai demandé : If she was in such a hurry to see me go ?!
Durant la journée, à chaque sortie de ma chambre, elle me demandait .... You want to eat ? No thanks later maybe ! Fort heureusement, pour le souper, j'ai pu satisfaire sa demande et elle m'a préparé un dal bath "reconstituant".
Le soir, je ne tarde pas pour aller me recoucher, tout en espérant que ma nuit sera bonne afin de repartir demain.


Le 26 octobre

Ce matin, je me suis levé avec les jambes encore un peu flageolantes mais je me sentais quand même dans une forme assez suffisante pour redémarrer une journée de trek.
C'est ainsi qu'après le petit déjeuner, j'ai fait mes adieux à la famille et remis mon sac sur le dos. Je n'avais pas fait 100 mètres que j'entendais derrière moi des appels. Je me retourne, c'était la fille et sa maman qui m'apportaient mes battons que j'avais oubliés.


Evidemment, après une journée comme j'ai eu hier, le démarrage est quelque peu compliqué. Mais les nombreux up and dwon, ont vite fait de revitaliser les dernières parties du corps qui n'avaient pas trop envie de reprendre la route.





Fort heureusement, la journée s'annonce belle et la descente qui suit le monastère se révèle plus facile sur un sol sec. Mais ce n'est peut-être pas l'avis de tout le monde, même si pour elles, l'écurie n'est plus très loin!!! 

Pour le moment, les up sont terminés, j'attaque à présent la longue descente qui me conduit vers le Dudh Kosi («rivière au lait»), où se trouve le pont suspendu de 109 mètres. Après avoir traversé le Dudh Kosi, le sentier monte très sérieusement à travers une forêt de pins, qui une fois traversée, me fait presque arriver à Nunthala.


 Si la montée est loin d'être facile, car assez longue, la vue reste époustouflante.
Même si, après tant d'efforts, on se rend compte qu'on n'est pas très loin de notre point de départ !!! Cela donne du même coup la dimension du décor.


En tout cas, cela a permis à mon estomac de se remettre en place. 


les première maisons sont là, mais ce n'est pas encore Nunthala. Pour y arriver, j'ai encore une heure de grimpette.


Question chiffres, le pont suspendu se trouve à une altitude de 1500 mètres et Nunthala est à 2154 mètres.


Voilà Nunthala.



Et les montagnes qui dominent le village.