dimanche 3 novembre 2019

De Deurali à Sete

La nuit porte conseil et dès le matin au chant du coq, je suis déjà debout pour refermer mon sac. Dans la cuisine, la patronne et sa fille préparent le petit déjeuner.
............ Alors, me demande la patronne, où pars-tu ce matin ? Hé bien, ce sera pour Chiwang !!


Je profite de ma connexion internet pour prévenir Pascale et mon frère de ma décision de faire demi-tour au lieu de continuer sur Jiri. Bien qu'il ne soit qu'une heure du matin à Bruxelles, mon frère me répond directement par ce simple mot : bravo. Quand à Pascale, c'est le silence ... elle est sûrement déjà dans les bras de Morphée !!



Cette fois, comme j'ai peu de chance de revoir mon chauffeur d'hier, je suis bien déterminé à retrouver l'ancien chemin afin d'aller au plus vite.


De mon point de départ, je peux visualiser presque tout le topo du chemin qui m'attend jusqu'au Lamjura pass.




Pas besoin de rentrer dans le village de Bhandar, je peux directement bifurquer à travers les pâturages pour, enfin, me trouver sur le chemin descendant vers Kanji.


Evidemment, lorsqu'on est plus haut, on a plus facilement le sentier en vue.
Cette fois, je suis bien dessus, fini donc cette route interminable.



Mais je comprends très vite pourquoi les gens que je rencontrais hier, me déconseillaient de suivre ce chemin. Il est par endroits presque impraticable.


Avec un peu d'attention, cela passe sans trop de problème.


Alors que je pense avoir fait le plus dur, je me retrouve un peu avant d'arriver à la route, devant un éboulement très important. Si bien que je comprends vite qu'il me sera impossible de le franchir en restant debout. Je range mon appareil photo dans mon sac à dos et pour m'alléger avant de descendre l'éboulis, je fais glisser mon sac jusqu'à la route qui se trouve dix mètres plus bas. Mon sac descendu, il ne me reste plus qu'à faire de même !!!




Tant bien que mal, j'arrive à rejoindre mon sac sans dommage corporel.
Mais je voudrais quand même m'arrêter à la première maison venue pour demander si je peux avoir un seau d'eau pour me rafraichir car je suis recouvert de poussière des pieds à la tête et mon sac n'est pas mieux.


.............. Comme prévu, à la première maison, je fais ma demande. Il ne me faudra pas des tonnes d'explications pour qu'on me fasse entrer afin que je puisse me laver et continuer mon chemin, de façon un peu plus présentable. Les gens sont vraiment charmants par ici.
J'arrive à Kanji sur le coup de midi. Je me dis qu'il est peut-être un peu tôt pour m'arrêter. Après avoir mangé un en-cas, je continue directement vers le Lamjura La. Je verrai bien jusqu'où j'irai.


............. Vers seize heures, j'arrive à Sete en même temps que la pluie. Cela tombe bien, puisque je me trouve devant un lodge.

Le 4 novembre

Il est juste sept heures quand je démarre déjà ma journée.
Il faut dire que j'ai passé une nuit exécrable à cause du vent et surtout du bruit de la pluie  tombant sur le toit de tôle.



Aujourd'hui, ma journée ne sera pas très longue car j'ai l'intention de m'arrêter une nouvelle fois au lodge de Gomum. Ils seront bien étonnés de me revoir !!
Le chemin est bien sûr le même, je ne vais donc plus trop donner d'explications, ni faire de photos.






Un peu avant Gomum, il y a un autre petit lodge. Le monsieur est tout seul et me demande si je veux boire quelque chose ? Question de se faire un peu de sous puisque cela devient si rare dans la région !!! Je comprends parfaitement et je fais donc une pause chez lui.
Un thé, puis un deuxième afin qu'il puisse mettre un peu de beurre dans ses épinards.
Au moment de partir, mon homme me demandera même si je ne veux pas rester dormir dans une de ses chambres ? Là, je suis obligé de refuser sous prétexte qu'il est encore un peu trop tôt pour arrêter !


Lorsque j'arrive au Tashidelek lodge, le patron me demande évidemment ce que je reviens faire chez lui, puisque j'étais parti pour Jiri. Je lui explique que je refais le chemin pour aller au festival de Chiwang. Là, il n'en revient pas, et il commence à me faire une parodie burlesque d'un moine dansant et dans un éclat de rire, il me demande si c'est pour voir ça que je fais tout le chemin ? Son numéro est trop bon et je ris également !! ..... Evidemment, il en remet une couche lorsque sa femme revient de sa récolte de tomates.
On passe une soirée merveilleuse,
Au soir, un bulldozer arrive et éclaire tout le parvis de la maison.
Ce sont les ouvriers qui garent leur engin pour venir manger un dal bhat.


Aucun commentaire:

Publier un commentaire