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jeudi 27 septembre 2012

Passage du col du Kilirma La

Pour ne pas retourner à Leh par le même chemin, nous avons prévu de continuer dans la vallée jusqu'au village de Ungla et ensuite bifurquer dans la montagne pour passer le Kilirma La et terminer le trek par les visites de deux petits gonpas qui sont isolés pas très loin du pass.

Tôt le matin, nous quittons notre logeuse tout en la remerciant à notre façon pour ce qu'elle a fait pour nous, et ainsi tout le monde a le sourire lorsque l'on se quitte.

Avant de quitter définitivement Shakti, nous montons voir le monastère qui domine le village. 



Lorsque nous arrivons là-haut, un moine sort justement de sa cellule. Juley, juley, notre homme n'a pas encore les yeux grands ouverts que deux touristes sont déjà là pour lui demander d'ouvrir la salle de prières. Il nous demande un petit moment et il arrive avec la clé. La salle n'est pas bien grande, la visite sera vite terminée. Seule la vue sur la large vallée ne nous fait pas regretter d'être monté.


 Retour à Taktok où cette fois, nous voulons au moins voir le vieux gonpa bâti contre la falaise autour de la grotte où padmasambhava (Guru Rinpotche) a médité pendant trois ans. "Tak-thog" signifie "roche noir" à cause de sa grotte. Nous verrons lors de notre visite que ce nom n'est en aucun cas usurpé. 
Si la façade a été refaite, heureusement, le reste du gonpa est resté inchangé.



 Lorsque nous pénétrons dans le gonpa, c'est à dire dans la grotte même, nos yeux doivent s'adapter au manque de luminosité pour commencer à voir quelque chose. Il fait si noir que je dois pousser mon appareil photo dans les ISO. Le résultat n'est pas très satisfaisant, mais bon, j'ai fait mon possible  !!



Comme il est impossible de vous en montrer plus, nous reprenons immédiatement le chemin du col.



C'est ici que nous devons quitter la vallée de Taksi. Le pass que nous devons franchir est maintenant en face de nous.



Les bouquetins sont là, nous aussi.

Le Kilirma La sera le premier col de l'année pour Pascale. Courage, il n'est qu'à 4750 m d'altitude !





    Y A CAS REDESCENDRE !

Ce ne sera pas si simple de rejoindre le petit gonpa qui est dans la montagne. Normalement il devrait y avoir un chemin depuis le pass. Si le chemin est bien sur la carte, il est porté disparu sur le terrain.
Seule solution redescendre sur le village de Nang.
Lorsque nous serons en bas, nouvelle désillusion : on nous dit que les gonpas sont fermés.

Y A PLUS CAS RENTRER A LEH.

mercredi 26 septembre 2012

Suite de la visite du monastère Chede Demchog à Chemre

Le repas fut excellent. Nous ne savons pas si les moines mangent tous les jours aussi bien, mais nous avons eu droit à une belle assiette de lentilles, légumes et riz qui avaient particulièrement du goût. Ce qui n'est pas toujours le cas dans ce genre de cantine.
C'est donc le ventre plein que nous continuons notre découverte de ce gonpa vraiment étonnant. Je n'arrive d'ailleurs pas à comprendre pourquoi nous avons mis tant de temps pour venir ici.



La visite du dernier temple nous conduit jusqu'aux derniers étages du monastère. Mon guide papier me signale que c'est là que se trouve une étonnante collection de statues ayant des visages de type mongol très marqué. 



La petite porte qui donne accès à ce temple très particulier, n'annonce pourtant pas que de l'autre côté résident de tels personnages. 


Lorsque j'ouvre la porte, il y a devant moi une série de cinq statues qui sont toutes assises 

devant une table basse, 


en padmasana, la position du lotus. Sur le mur de droite sont peintes de belles fresques et une représentation d'un Bouddha Avalokiteshvara avec son regard descendant vers les hommes, regardant la souffrance avec compassion, un Guru Rinpotche et d'autres statues que je ne connais pas. 
Sur le mur de gauche, il n'y a que des fresques. 
Le décor est planté et la visite peut commencer.


             



Ce que nous avons découvert tout au long de notre visite au monastère de Chemre est tout simplement incroyable. Nous avons passé presque quatre heures pour tout découvrir et encore, je ne suis vraiment pas sûr que nous ayons tout vu. Une chose est certaine, c'est que lors d'un hypothétique voyage au Ladakh, une visite dans ce monastère sera à nouveau au programme.






Nous ressortons la tête pleine de souvenirs par un couloir dérobé qui donne directement sur la vallée.


 

 Au village, un groupe de femmes sont occupées à nettoyer la récolte de lentilles à la source. Nous ne faisons que passer car la journée n'est pas finie. Nous allons maintenant jusqu'à Takthok pour passer la nuit au Tourist Bungalow.


Entre Chemre et Takthok il n'y a que six kilomètres. La distance est trop courte pour attendre le bus et nous décidons de faire le trajet à pied. A peine étions nous en route qu'un bus arriva, l'aubaine était trop tentante, nous avons fait signe au chauffeur de s'arrêter. 


A Takthok, le Tourist Bungalow a plus que doublé ses prix en comparaison à ceux décrits dans  mon guide. Hélas c'est la tendance au Ladakh et comme nous ne sommes pas d'accord avec ces principes, nous faisons immédiatement demi-tour. Puisque nous sommes au village de Takthog, nous voulons en profiter pour aller visiter le nouveau et l'ancien gonpa. Mais pas de chance, tout est fermé.



 Nous demandons a un moine artiste peintre, ou se trouve la guesthouse la plus proche ? Il faut retourner à Shakti qui est le premier village sur la route de Chemre. Pas d'autre solution que de retourner sur nos pas.

Le soleil commence à se coucher et il est grand temps de se trouver à loger. Lorsque nous sommes sur place, toutes les guesthouses sont fermées. Dans le village, nous cherchons une solution pour nous faire héberger, mais nous essuyons deux ou trois refus.  Cela sent mauvais. Allons-nous devoir retourner tête basse au Tourist Bungalow ?! Ce n'est presque pas possible de retourner jusque là car entre temps la nuit est tombée et avec elle le froid a suivi. Sur les hauteurs, il y a un petit monastère où il y a de la lumière. Est-ce que cette lumière sera notre étoile du berger ? Rien n'est sûr, mais c'est de ce côté là que nous nous dirigeons. Nous longeons des maisons lorsqu'une femme sort de chez elle pour aller prendre de l'eau. Je charge Pascale d'aller lui demander si elle n''aurait pas une place pour nous. La personne a peut-être eu moins peur d'accorder l'hospitalité à une femme, le fait est là, la réponse est affirmative et Pascale me fait signe de venir. Nous sommes sauvés  et allons passer la nuit au chaud !!