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mercredi 13 juin 2018

En route pour une nouvelle aventure en Himalaya



Il y a des mots qui sont redoutables et leur simple évocation suscite dans chacun de nous d’inévitables rêves. Qu’ils soient bleus, gris ou noirs, ils ne peuvent qu’être forcément audacieux, et ils finissent forcément par jaillir un jour avec force de notre subconscient afin de trouver l’inévitable désir de forcer le destin de vivre notre état mental.
Pour moi, le mot partir est de ceux-là. Gonflé de perspectives d’évasion, il résume dans ses six lettres des envies de fuite vers d’autres horizons, qui ne me lâcheront plus jusqu’au jour du grand départ.
Pascale et moi avons déjà beaucoup voyagé. Nous savons désormais que ces rêves cachent sous leurs charmes bien des déracinements, bien des déchirures. Mais aussi beaucoup de richesses, pour qui ne craint pas d’affronter les embûches qu’on peut trouver en chemin. Il est évident que lorsqu’on s’applique à son enseignement, le voyage est une rude école. Mais il reste avant tout l’extraordinaire récompense de vivre une aventure hors du commun qui aidera à contempler la vie sous une forme plus éveillée et prendre conscience de notre place dans l’univers. Certes, les plus sages d’entre nous n’ont guère besoin de ce détour pour apprendre à se positionner. J’avoue, humblement, que dans mon cas, la lentille du voyage est primordiale pour mes yeux fatigués du train-train quotidien.
Depuis plusieurs années, la route qui m’entrainait dans de grandes et longues traversées en solitaire dans Himalaya, m’a toujours comblé de bonheur. Mais cette fois, je partagerai cette grande aventure 2018, avec mon épouse Pascale. Bien qu’elle connaisse déjà ces sentiers himalayens, ce sera pour elle, la première fois qu’elle effectuera un voyage au long cours. En effet, les fois précédentes, elle devait se contenter que de cinq semaines.

samedi 23 décembre 2017

Préparation du Spiti 2018

Depuis le Lahaul, il y a un longue route difficile pour monter au col du Kunzum (fermé 8 mois par an). Mais au sommet, quelle récompense ! La vue panoramique sur les hauts sommets enneigés et les glaciers immenses (notamment le Bhara Shigri, l'un des plus grands d'Asie) est magique. On entre, à cet instant, dans le district du Spiti. 


Le Spiti

La vallée du Spiti dans la région de l'Himachal Pradesh.

La meilleure période pour se rendre au Spiti est de mai à octobre. Durant les autres mois de l’année, le froid et l’enneigement des cols rendent l'accès impossible ou difficile.
Son accès est donc limité par le climat. Mais cet accès a été aussi limité, pendant longtemps, pour des raisons administratives. Même actuellement, il faut encore un permis pour accéder à une partie de cette région, permis qui sera demandé à des postes de contrôles de l'armée.

Pour obtenir le permisPour avoir ce permis à Kaza en 2017, il faut apporter 3 photos d'identité, la photocopie des pages identité + visa du passeport, ainsi que deux demandes de permis et une "aplication form" renseignées et signées, achetées 20 Rs au kiosque "canteen" dans le parc devant le bâtiment.

Au Spiti, dans un environnement aride et grandiose, on visitera des lieux toujours empreints d’une culture bouddhiste séculaire pour entrer dans un véritable sanctuaire de la culture tibétaine. Et, il en reste très peu.

Ce voyage vers ces régions isolées nous mènera sur des routes de montagne souvent étroites et encaissées qui subissent souvent des glissements de terrains avec l’afflux brutal d’eaux des fontes des neiges, des glaciers, de la mousson et des crues subites des torrents qui détruisent les ponts et les routes.

Les Spitiens ont les traits proches de ceux des Tibétains. Ici, “Bonjour” se dit “Juley”, dérivé du mot tibétain “Tashi delek”. Ils sont issus de tribus mongoles sino-tibétaines venus du Nord, des nomades Khasas d’Asie centrale, des descendants du clan Shakya du Ladack et des Mudas, premiers habitants de ce désert.

Pour découvrir les villages pittoresques de toute cette vallée, il faut sortir de la route principale et grimper dans les montagnes.

Un voyage à Spiti ne serait pas complet sans explorer les villages éloignés en haute altitude.


Le Spiti mérite un détour de plus de 15 jours pour effectuer les treks de Kibber à Dankhar et de la Pin Valley.
On retrouve au Spiti le même décor de désert d'altitude qu'au Ladakh. Les champs autour des villages donnent la seule verdure du paysage. L'hiver dans cette vallée est beaucoup plus froid qu'au Ladakh ou au Zanskar.

Les villages à visiter

Kye (3 100 m)

Sur la route principale pour rejoindre le village de Kye : visite du monastère, impressionnant sur son piton rocheux. Le monastère de Kye, au milieu des sommets blancs majestueux.  Kye est un assemblage de maisonnettes blanches posés sur un rocher, ce sont les cellules des moines, avec le monastère tout en haut.

Kye - Kibber (4 205 m).

Puis, par la piste, arrivée au village de Kibber et Gete (4 205 m), réputés comme étant les plus hauts villages habités de façon permanente. Depuis Kibber, nous ferons un trek.


Le trek commence par un chemin tracé dans la haute région du Spiti à travers des champs d'orge. Visite du joli hameau de Gete avec ses quelques maisons ; nous continuons ensuite jusqu'à Tashigang.

Tashigang.

Découverte de Tashigang, village de 20 âmes avec son mini gompa, monastère sans moine. C'est le royaume du silence, des étendues sans fin, de la nature impressionnante, des aigles qui planent très haut dans le ciel.
Continuer par un sentier régulier puis une descente de 30 min menant au lit de rivière de Shila Nalla. Il faut partir très tôt afin de traverser la rivière dans de bonnes conditions .............. Arrivée à Langza, après une longue montée.

Langza

PS : s'il est impossible de traverser la rivière et que le pont provisoire est détruit, nous serons dans ce cas obliger de retourner vers la route.
Après la rivière, marche aisée. En cours de route, visite du village d'Hikkim, puis après 30 min de marche, arrivée à Komic. 

A Langza, on voit un grand Bouddha doré assis isolé dehors. 

Komic

célèbre pour son monastère, l'un des plus haut du monde et pour ses fossiles.

De là, retour Kaza.

Kaza

Le chef-lieu du sous-district du Spiti. Marché très animé. C’est notamment là qu’il faudra prévoir les permis pour la suite du circuit au Spiti et Lahaul.
Petit rappel, Pour obtenir le permisPour avoir ce permis à Kaza en 2017, il faut apporter 3 photos d'identité, la photocopie des pages identité + visa du passeport, ainsi que deux demandes de permis et une "aplication form" renseignées et signées, achetées 20 Rs au kiosque "canteen" dans le parc devant le bâtiment.

Pin Valley



Retour sur la route principale avant d'entrer, par le pont d'Attargo, dans la vallée de la Pin. Cette vallée, célèbre pour sa faune sauvage, notamment des loups, des ibex (bouquetins de l'Himalaya), de rares léopards des neiges, est une réserve naturelle.
Nous partirons, avec quelques affaires pour passer une à deux nuits, dans la vallée de la Pin.
A Khungri, visite du vieux monastère Nyingmapa, modeste mais très particulier. On peut également visiter le monastère moderne, qui abrite une école pour jeunes moines. Possibilité de ballade dans les champs au-dessus du village, pour admirer la vue sur la vallée baignée dans une lumière exceptionnelle en fin d'après-midi.
Pin Valley jusqu’aux villages de Sagnam et Mud.
Nous poursuivons dans la vallée pour visiter les villages de Sagnam, Mund, Khar et Gulina. Au bout d'une piste, à Mud, village tibétain aux maisons-cubes chaulées recouvertes de branchages, neige, alpages, yaks, edelweiss.

De Mud, nous rentrerons à pied, par Sagnam, Mikkim, Kungri et Guling.

Dhankar (3 890 m). 

Dhankar est un grand et remarquable village qui était autrefois la capitale de Spiti. Situé à une altitude de 3890 m., le village est un spectacle inoubliable car il est accroché sur le bord de la falaise. Visite indispensable du monastère de Dhankar, le fort en ruine, le lac et les vues impressionnantes.

C'est l'ancienne capitale du Spiti, située à 3 870m, soit 300 m au-dessus de la rivière de la Spiti. Le village est abrupt. La montée à pied dans la terre grise rocailleuse est délicate. Un escalier mène à un stupa qui domine la Vallée. Des drapeaux bouddhistes vert, jaune, bleu, rouge et blanc flottent au vent. Il y a comme un sentiment d’irréel face à la magie de ce lieu. Une sensation de vertige et l’impression de n’être rien face à l’immensité du décor.
Les maisons, surplombant le gompa vieux d’un millénaire, se fondent dans les roches taillées par le vent et le soleil. Une invitation à boire un chai (thé indien) ne se refuse pas. Le thé se déguste autour d’une des tables basses en bois. Chacun se sent ici un peu comme chez soi.
En contre-bas du village, pois, blé et orge poussent dans des champs verdoyants. Comme dans le reste de la région, les habitants de Dangkar cultivent d’avril à octobre et stockent des provisions pour l’hiver, long et rude.
Un escalier mène à un stupa qui domine la vallée.
Visite des deux monastères, celui de Dhankar juché sur une falaise et offrant un panorama magnifique sur la vallée du Spiti et la vallée de la Pin, et celui de Lahlung situé au fond de l'étroite vallée de la Lingti, aussi impressionnant et beaucoup moins visité que Tabo.

Autre monastère : Celui de Lalung possibilité de balade jusque là. (Lhalung est aussi connu pour ses fossiles)

Nuit au village.

Autre balade à faire : Depuis Dhankar jusqu'à un beau lac sacré d'altitude. 

Tabo (3 650 m)

Retour sur la route principale (où l'on tombe immédiatement sur un check point avec contrôle des permis. Je n'ai pas dit check-post car il n'y a qu'une simple tente qui peut être déplacée facilement, et pas une cabane en dur comme partout ailleurs), qui emprunte des gorges où rugit la rivière Sutlej, puis la rivière Spiti, pour atteindre Tabo et son monastère qui serait un de plus vieux de la région, voir du monde.
(25 km) la route « délicate entre Nako et Tabo a été réparée en 2005)

De Nako à Tabo, le bus local pour admirer ces montagnes aux couleurs changeantes, les cheminées de fées sculptées par l'érosion.
La région du Spiti est un désert minéral avec des oasis d'un vert lumineux autour des rares villages.


Tabo

Tabo n'a rien d'un village traditionnel, seulement des maisons éparpillées  autour du plus important monastère du Spiti, fondé en 996 par Rinchen Zangpo
Envoyé par le roi du Tibet occidental Yeshe Od à la recherche d'artistes, il revint avec des Cachemiris, ce qui explique le style particulier  des fresques et sculptures des 5 temples que nous visiterons. C'est une splendeur. Visite des diverses salles de ce monastère mondialement connu pour la richesse artistique et la symbolique de ses statues et de ses fresques (notamment dans le Tsug Lakhang et la salle des mandalas).
Des 108 monastères édifies par Richen Zangpo, il n'en reste que 3 : Tholing auTibet, Alchi au Ladakh, et Tabo... les autres ont été détruits au cours des envasions musulmanes et autres guerres.
Tabo est la seconde ville de cette enclave tibétaine. Des grottes, dans lesquelles les lamas viennent méditer, sont creusées dans la crête qui la surplombe. Le gompa de Tabo, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, date du Xème siècle et préserve des trésors bouddhistes très anciens. Dans la cour du monastère couleur sable, trois eucalyptus offrent quelques parcelles d’ombre pour se protéger du soleil qui tape fort en début d’après-midi. Dans une des petites ruelles de la ville, une femme âgée, souriante, tricote des chaussettes en laine de yak et fabrique des bijoux en turquoise et corail. Des châles et objets venus du Tibet sont étalés dans les petites échoppes. Dans cette région isolée, mieux qu’ailleurs, la culture et l’artisanat tibétains ont pu être précieusement conservés.

Après Tabo, la route traverse quelques villages puis s'accroche à une longue falaise au-dessus de la Spiti River jusqu'au portique qui signale l'accès au village de Gyu, 8 km plus haut.
Le grand temple neuf au-dessus du village cache le petit temple en béton au toit jaune qui abrite la momie.
Cette momie est celle du moine Gelugpa Sangha Tenzin mort à 45 ans en 1475 (datation au Carbone14). Son corps enfermé dans un petit chorten à Ghuen, à 6 km de Gyu a été découvert en 1975 à la suite d'un tremblement de terre qui a fissuré ce chorten. La police l'a surveillé pour éviter le vol et a extrait la momie en 2004 pour la placer à trois km de là dans un petit temple à Gyu (gardé par l'armée) où on peut la voir aujourd'hui.  
Cette momie est remarquablement bien conservée, avec une peau intacte et possédant encore des cheveux sur la tête. Le moine est mort dans la position assise, avec une corde autour du cou et des cuisses pour maintenir son corps en position de méditation (une pratique ésotérique enregistrée dans quelques documents bouddhistes).
Contrôlé par la police des frontières indo-tibétaine et isolé dans l’Himalaya, le village est très difficile à atteindre, mais le temple où la momie repose reste toutefois ouvert au public.
Victor Mair, un érudit de conseil à l’Université de Pennsylvanie et au musée d’archéologie et d’anthropologie, a été cité déclarant que la momie était âgée d’au moins 500 ans.

Nako

Visite du village haut perché de Nako, à l'écart de la route et du très ancien monastère attribué à Rinchen Zangpo, promenade dans ce petit village de style tibétain construit autour d'un lac et au milieu des champs de céréales et de légumes, irrigués par l'eau des glaciers qui descend dans des petits canaux.
Nous sommes en pays bouddhiste et les bannières et drapeaux de prières aux couleurs immuables -bleu-blanc-rouge-vert-jaune- flottent sur toutes les maisons.            
A partir d'ici, bonjour ne se dit plus ''Namaste'' mais ''Jullay'' !
Hébergement
Kalpa : Chini bungalow (300 Rp)
Rekong Peo
PARIKRAMA DU KINNeR KAILASH

Hors des Sentiers Battus - Marche spirituelle.

Pour les hindous et les bouddhistes, la parikrama est une circumambulation autour d'une divinité ou d'un lieu sacré comme un temple, un arbre, une montagne, un lac, un lieu de pèlerinage ou même une ville sainte.

La Parikrama du mont Kinner Kailash, la plus célèbre, est une randonnée sportive de six journées de marche. La route commence à Thangi, sur la rive gauche du Satluj par col du Charang jusqu'à la vallée de Baspa. La meilleure période pour la parikrama est le mois d'août, en particulier le jour hindou de Janam Ashtami (Jour d'anniversaire de Lord Krishna), il est aussi possible de le faire à la fin juin ou plus tard jusqu'en octobre. Le mont Kinner Kailask "la demeure éternelle de Shiva", est situé à la frontière indo-tibétaine où l'accès pour les étrangers est restreint, un permis d'entrée devant être obtenu auparavant auprès des autorités compétentes.

Le Kinnaur Kailash ou la Montagne Divine : depuis des temps immémoriaux, les habitants du nord de l’Inde effectuent un pèlerinage autour du Kinnaur Kailash. Cette montagne sacrée est dédiée à Shiva, le dieu suprême de la destruction et de la renaissance, patrons des sadhus. Le pèlerinage autour du Kinnaur Kailash s’effectue en 5/6 jours, depuis Thangi, dans la vallée de la Sutlej, jusqu’à Chitkul, en passant par le col de Charang La (5200 m).


 J 1 Rekong Peo - Lamber (2950 m) 8 km - 2h30.

Après 45 kilomètres de route, soit environ 1h30 de trajet, nous atteignons le village de Thangi d'où le trek commence. Nous devrons marcher sur la nouvelle piste non goudronnée pendant 8 kilomètres, pour arriver au village Lamber. 

J 2 Lamber - Charang (3500 m) 12 km - 4/4h30

Marcher à nouveau près de la rivière. Parfois les pins disparaissent laissant apparaître de petits buissons. Il faudra traverser plusieurs fois la rivière grâce à des ponts. "Check post" dans un camp militaire. Camp juste avant le village de Charang.

Visite

Monastère Rangrik qui se trouve après le village.
  
J 3 Charang - Lalanti (4221 m) 11 km - 4h30/5 heures

Montée raide sur l'arête en haut du village, on apprécie la vue. De la troisième arête, on commence à descendre prudemment pendant 1h30 dans des rochers. Continuer alors près de la rivière et la traverser plusieurs fois avant d'atteindre le camp. Lalanti est un bel endroit avec de nombreuses variétés de fleurs sauvages. C'est la place idéale pour poser la tente ou d’aller dormir avec les bergers. Ceux ci passent environ 3 mois dans les pâturages de Lalanti. 

J 4 Lalanti - Charang (4750 m) 6 km - 4/4:30 heures

Poursuivre près de la rivière, traverser les moraines et les rochers jusqu'au camp, à la base du col, près d'un petit lac entouré de glaciers. 

J 5 Base du Chitkul - Col du Charang pass (5150 m) 9 km - 8 heures

Commencer à marcher en traversant les moraines pour ensuite monter à travers des rochers après avoir traversé la rivière. Il n'y a aucune trace et la voie est vraiment raide. C'est un jour très dur. Après 3 heures de montée et après avoir passé le col, on commence la redescente pour environ 4 à 5 heures dans les rochers et les moraines. Parfois la descente est facile parfois elle ne l'est pas. Très belle descente raide jusqu'à Chitkul, le dernier village de la vallée de Baspa avant la frontière Indo-Tibétaine. Camp près d'un village dans le camping scolaire.

J 6 Chitkul – Sangla

Petite journée dans un beau décor.

Au cas où il ne serait pas possible de faire le Parikrama du Kinner Kailash, il est possible de faire une simple balade dans la vallée de Baspa.

Sangla – Chitkul

La vallée de Baspa, une des plus belles vallées du Kinnaur, est dominée par le fort de Kamru. Visite du fort et du village.

Sangla (3 450 m).
Après Sangla, on s'enfonce un peu plus loin dans la vallée de la Baspa, plus haut, à 3660 m, jusqu’à la fin  de la route.
C'est le village de Chitkul, endroit de bout du monde et surtout de bout de l'Inde puisque le Tibet est de l'autre côté des pics enneigés. La particularité des habitants de cette vallée est d'avoir adopté les deux religions que sont l'Hindouisme et le Bouddhisme. (26 km)
On y trouve de nombreux moulins à eau ou la farine est moulue au fur et à mesure.

Hébergement dans cette vallée
Sangla : Ashiana (300 Rp)
Chitkul : Thakur (250 Rp)

Sangla – Rekong Peo (2 400 m) – Kalpa (2 800 m).
Descente de la vallée jusqu'à la route principale, qui est de plus en plus spectaculaire, après quelques km nous prendrons une route à gauche jusqu'à Rekong Peo, chef-lieu du district du Kinnaur qui n'est en fait qu'un gros bourg commerçant.
Balade au milieu des pins jusqu'au monastère bouddhiste, qui jouit d'une vue imprenable sur le Kinnaur Kailash (6.050 m, autour duquel les fidèles shivaïtes effectuent un pèlerinage). Pour les amateurs de cuisine indienne, nous avons trouvé un resto  ici ou nous avons mangé des alu dum kashmiri  inoubliables... (merci Mimi pour cette info). "Little chief". En fait, c'est le plus grand de la ville, à l'étage, sur un coin dans la rue principale et il y a internet aussi.


Sarahan (1 920 m).

En descendant la rivière Sutlej, on arrive à Sarahan (1 920 m) qui se trouve dans un cadre majestueux. Ce sera notre dernière étape.
Sarahan est un petit village construit devant des cimes enneigées. La vie s'active autour du temple de Bhimakali, en pierre et bois sculpté, vieux de plus de 500 ans. Sur ses portes monumentales, on trouve des représentations des divinités hindoues à coté de signes auspicieux du bouddhisme.
On a retrouvé d’ailleurs ces représentations dans tout le Kinnaur et à Sangla, dans la vallée de la Baspa.




Les guest houses où nous avons déjà dormi au Kinnaur :

Sarahan
: Bushair (300 Rp)
Toujours des chambres confortables avec salle de bain et eau chaude.





Départ pour Shimla

Le voyage se poursuivra dès lors dans la vallée de Sutlej.

Shimla 1900 m

Shimla. Capitale de l'Etat d'Himachal Pradesh, ancienne capitale d'été du Raj britannique, c'est l'une des stations d'altitude les plus courues par les Indiens en période de fortes chaleurs.
Au sommet de la ville, il y a le temple de Jakuh dédié au dieu singe Hanuman dont la statue immense rouge peut se voir de loin. C’est vrai, j’ai oublié que Shimla compte énormément de singes !
Attention, cela grimpe pour atteindre ce temple !
Là, on médite un peu, admire la vue sur les vallées, sur les monastères au sommet des autres montagnes !

On poursuit notre visite, avec un trajet de bus puis un peu de marche pour atteindre la résidence du Vice roi des Indes, reconvertie en université pour l´administration. Car c´est d´ici que cinq mois par an, pendant la saison chaude, la cour de l´empire britannique des Indes, quittait la capitale Delhi, pour venir se réfugier sur les hauteurs tempérées…
Le bâtiment est encore en état, on peut voir blason et armoirie dominant la porte d´entrée.
Et se trouver face à cette porte de style écossais [en vogue à l´époque], dans la salle, on reconnaît l´arrière plan de certaines des photos les plus célèbres de l´Histoire moderne de l'Inde, dont une photo sur ce même perron, où l´on voit Gandhi accompagné de sa fidèle Manu, sortant d´une séance de discussions.
C’est en ce lieu que Lord Mountbatten, dernier vice roi des Indes, discuta, négocia et prépara les indépendances indienne et pakistanaise, en compagnie des leaders respectifs, dont le Mahatma Gandhi et le Pandit Nehru pour l´Inde, ou encore Ali Jinnha pour le Pakistan.

Shimla - Kalka - Chandigarh - Delhi

Départ à la gare de Shimla pour le « Toy Train » qui serpente entre tunnels (103), forêts de cèdres et forêts de rhododendrons. C’est là que le train commence sa longue descente jusqu’à Kalka. Le paysage est de toute beauté.
Train de montagne. C'est un train qui date de 1903 et qui a été construit par les Britanniques pour se rendre à leurs maisons d'été dans les montagnes. Il est très lent. Des banquettes à 90 degrés. Mais les fenêtres s'ouvrent, les portes aussi, même quand on est en mouvement. On dirait quelque chose qui sort d'un vieux western. Son charme tient surtout au fait qu'il passe dans des paysages de montagnes fabuleux. Avec ses 103 tunnels et ses petites gares, nous pouvons dire que le voyage est inoubliable puisque nous l’avons déjà fait mais dans le sens inverse.

A Kalka il n’y a pas de visite car selon les notes de Pascale lors de notre premier passage, Kalka est une bête ville sans intérêt (ce n’est pas faux !).

Souper au resto Krishna Café : très bon.

Il faudra trouver un bus pour Chandigard et de là un train pour Delhi.

Delhi

Direction Pahar Ganj et le Star Paradise dans Main Bazar ………. Comme d’hab.

Mais cette fois, il faudra aller dans une agence de voyage pour acheter deux billets pour un vol sur Katmandu.
Après balade et resto dans la rue.

Visite

Cette fois, je voudrais quand même aller le jeudi à 18 h, à la mosquée de Nizzamudin pour assister au chants souffis, appelés qawwali. Le dargah (mausolée) de Nizamuddin dans le quartier qui porte le même nom. 
Le qawwalî est un genre musical soufi, très répandu chez les musulmans d’Inde et du Pakistan. Apparu en Inde au XIVème siècle, comme pour la plupart des styles musicaux soufis, le qawwalî a pour but de rechercher la sagesse et l’amour de Dieu à travers cette musique.

Généralement, le qawwalî est joué dans des sanctuaires soufis, comme ici à Delhi, dans un mausolée.

Divers instruments peuvent être utilisés en fonction de l’importance de l’événement. A Delhi, au dargah Nizamuddin, lorsque j’y ai assisté, il y a avait 2 instruments, l’harmonium et le dholak (instrument à percussion typique du sous continent indien). Les musiciens chantent également, et le public participe en répétant parfois les paroles. Il y a un réel engouement pour le qawwalî, le public ne se contente pas d’écouter.

Dargah Nizamuddin De Delhi
Comme mentionné précédemment, un dargah est un mausolée, plus précisément soufi. Le dargah Nizamuddin de Delhi abrite donc la tombe du soufi  Hazrat Nizamuddin Auliya (XIIIème siècle).
C’est la figure clé du soufisme en Inde.

Le quartier de Nizamuddin (du moins cette partie) est agencé autour du dargah. On y trouve une petite mosquée et tout autour de nombreuses ruelles, un vrai labyrinthe ! Dans ces ruelles, vous trouverez de nombreuses boutiques de produits religieux.
Vous pouvez bien évidemment visiter le mausolée (l’entrée dans le mausolée est interdite aux femmes mais il est tout de même possible de se balader autour du mausolée pour les femmes, cette visite méritant tout de même le détour !).

Qawwalî Au Dargah Nizamuddin
Pour assister à du qawwalî au dargah Nizamuddin, il faut vous y rendre le jeudi, en fin d’après-midi.
Difficile d’avoir une heure précise, ça ne semble pas être réellement fixe. Après avoir demandé à plusieurs personnes, on m’a dit 19 heures, parfois après la prière du coucher de soleil.

Le qawwalî a débuté un peu avant 18 heures (ce qui semble être l’heure la plus souvent annoncée.
Petit à petit, en l’espace de quelques minutes, la petite place qui entoure le dargah se remplit jusqu’à être ultra chargée (on est en Inde …). L’ambiance est très bonne, les gens sont relativement calmes, assis et entonnent les musiques soufis. Magnifique moment.

Comment y aller ?

Le dargah Nizamuddin est un peu à l’écart du centre de Delhi. Pour vous y rendre, vous pouvez emprunter le métro jusqu’à la station JLN Stadium. De là, prenez un rickshaw et demander “dargah Nizamuddin” il vous en coûtera quelques dizaines de roupies après négociation (20 à 30 Rs).

Pour éviter de revenir plusieurs fois dans ce quartier, vous pouvez visiter le tombeau d’Humayun dans l’après-midi et finir votre journée au dargah. Les 2 endroits étant très proches, vous pourrez effectuer le trajet à pied.

Enfin, le labyrinthe de ruelles de Nizamuddin est rempli de boutiques de produits religieux qui proposent également de garder vos chaussures (moyennant 5 ou 10 Rs). Dès l’entrée dans ces ruelles, les touristes sont repérés et les vendeurs crient “no shoes”. Avancez, vous devez retirer vos chaussures uniquement lorsque vous arrivez sur la place où se trouve le dargah et la mosquée 

…………… Et maintenat direction le Népal.

Préparation du Lahaul 2018

Avant toute chose, je voudrais remercier Jean-Louis Taillefer pour son site  http://ladak.free.fr/ où j'ai trouvai toutes ces précieuses informations, notamment ce qu'il y a à faire et à voir au Lahaul. Tout est si bien expliqué sur cette page http://ladak.free.fr/public/html/17Lahaul.pdf  ,que je n'ai eu qu'à faire un copier / coller pour avoir une découverte maximum de cette région. Après il ne me restait, forcément, plus qu'à lui demander l'autorisation de pouvoir publier ces informations sur mon blog. Ce qu'il a accepté bien volontiers. Je le remercie vivement d'avoir pu profiter ainsi de ses années d'expériences dans cette région.

Le Lahaul


La demeure des Dakinis.
Le Lahaul est constitué de trois vallées profondes et étroites, enclavées dans les replis de l'Himalaya, et arrosées par les rivières mythiques de Chandra, Bhaga et Chandra-Bhaga.
Le Lahaul est un tehsil (département) du district (province) "Lahaul & Spiti" de l'état d'Himachal Pradesh.
Ce district est mi-hindou-mi-bouddhiste, les deux religions se mêlant souvent. Un tel syncrétisme est particulièrement visible dans le temple de Trilokinath et celui de Marikula Mata à Udaipur.

KEYLONG, 3156 m.

La capitale administrative du nouveau district de Lahaul & Spiti est accrochée aux flancs abrupts de la montagne sur la rive droite de la rivière Bhaga.


Hébergement

Nordaling Guesthouse : sur la gauche dans la descente vers le new bus stand, doubles : 1000 Rs2017, bon restaurant. 
Tashi Delek hôtel : hotel_tashideleg@yahoo.in, 17 chambres doubles de 1050Rs à 1450 Rs (2011) au 4ème étage, "Family Suite" de 1650 à 1850 Rs (2011). Bon restaurant. 
Dekyid hôtel : doubles : 1300 Rs (2011) en bed & breakfast, et bon restaurant.  Hôtel Snowland : doubles : 450 Rs (2008), chères pour la qualité offerte. 
Hôtel Gyespa : doubles : 600 Rs (2012), basiques, peu entretenues. Salle à manger sombre, lumières tamisées bleues, rouges, jaunes, dans un parfum d'encens. 
Hôtel Dubchen (du bas): 400 Rs (2014), basiques, propres, sans restaurant. 
Hôtel New Gyespa : doubles : 600 Rs (2012). 
Kandroling Guesthouse : doubles : 700 Rs (2012).
Chandra Bhaga hôtel : doubles : 1200 Rs (2008). C'est l'hôtel d'Himachal Tourism qui accueille aussi les passagers du bus Manali-Leh chaque soir sous des tentes ou dans les chambres selon la saison.
Il y a peu de choses à voir à Keylong, mais il y en a beaucoup dans les environs.

A voir à Keylong :

Lahaul-Spiti Tribal Museum
Ce musée de l'art tribal mérite une visite. Il expose des découvertes archéologiques, des thankas, des affiches, des peintures, des vêtements et des objets anciens d'usage quotidien utilisés jadis dans le district. Le musée expose aussi d'anciens manuscrits en écriture bhoti (tibétain ancien).  Il est ouvert tous les jours de la semaine, entre 10h00 et 17h00 sauf le mardi.

Statues de Vairocana dans la rue principale :
En descendant la ruelle vers la vieille ville, on passe devant deux pierres noires dressées. La plus grande, que les locaux appellent "Dusko", représente en face avant Vairocana debout de 1,90 m daté du XIème siècle. L'autre pierre, de 1,20 m, est cassée au niveau de la tête et difficile à identifier. Elles sont placées contre un mur, ce qui empêche de voir la sculpture de la face arrière de la grande pierre qui est sculptée sur ses quatre faces.


Ladakh Zanskar guide pratique


Lady of Keylong 

On ne rencontrera jamais cette "Lady" dans les rues de la ville car il s'agit d'une forme sombre sous un sommet couvert de neige. Sa silhouette varie avec la quantité de neige. Une partie verticale sous le sommet ne retient pas la neige et donne l'illusion du visage d'une personne portant un sac sur le dos et tenant un bâton dans la main. Au Lahaul, comme au Ladakh, les femmes se déplacent toujours avec un tsepo (sorte de hotte en osier) dans le dos, c'est pourquoi cette silhouette humaine ne peut être qu'une "Lady".   On peut la voir depuis la route Manali-Leh en levant les yeux vers l'Est, c. à d.  vers Leh.

Visiter le Lahaul en bus publics quotidiens :

Attention : les bus ont la fâcheuse habitude de partir de Keylong avant l'heure prévue ! 
Rarik : 12h30 et 17h30, 
Udaïpur, via Tandi et Trilokinath : 8h, 10h et 16h30, 
Trilokinath via Tandi : 15h30,

Ladakh Zanskar guide pratique

La visite du Lahaul permet de parcourir les trois vallées qui portent le nom de leur rivière : Chandra, Bhaga et Chandra-Bhaga (qui s'appelle aussi vallée de Pangi).

CHANDRA-BHAGA VALLEY

Lors d'une halte à Keylong, la visite la plus étonnante à faire est celle des deux temples d'Udaïpur et de Trilokinath. Les deux villages de Trilokinath et Udaipur sont situés sur les rives opposées de la rivière Chandra-Bhaga, à 4 km l'un de l'autre à vol d'oiseau et à 16 km par la route. Ces deux temples ont la particularité d'être vénérés à la fois par les Bouddhistes et par les Hindous.  Depuis Keylong, la route descend le long de la rivière Bhaga sur 7 km jusqu'à l'entrée de Tandi, où l'on quitte la route principale avant le pont pour descendre la vallée de Chandra-Bhaga par la rive droite jusqu'à Udaïpur en passant par Tholang, Rongway, Lote, Kirthung, Shansha, Jahalman, Thirot, Moosing et Trilokinath. Ce sont de très petits villages de 50 à 100 maisons. A 50 km de Keylong on rencontre une bifurcation : à gauche on traverse la Chandra-Bhaga pour aller à Trilokinath en 6 km, sinon on continue tout droit jusqu'à Udaipur en 10 km. La rivière prend le nom de Chenab au Punjab et continue sa course à travers le Punjab jusqu'au Pakistan. Sansha et Jahalma ont un petit monastère perché.

Trilokinath, 2760 m. 

Pittoresque et minuscule village groupé au sommet d'un promontoire dans un cadre de montagnes boisées, à 56 km de Keylong, Trilokinath est célèbre pour son temple qui abrite une statue vénérée aussi bien par les hindous que par les bouddhistes.  Le village compte 35 familles et environ 400 personnes, presque toutes hindous. Un bus de Darhamsala amène chaque jour des pèlerins bouddhistes à Trilokinath tant que le Rohtang Pass est ouvert.

Visites :
     
• Trilokinath temple. Ce temple est l'une des destinations les plus sacrés du Lahaul & Spiti.  A l'entrée du temple flottent quantités de drapeaux à prières qui font penser qu'on approche d'un temple bouddhiste, mais on voit vite qu'il s'agit d'un temple en forme d'obus construit dans le style classique des temples hindous introduit dans les montagnes aux VIIe et VIIIe siècles.  Passée la porte extérieure, on entre dans une cour dont le centre est occupé par un petit taureau Nandi en marbre blanc et le Lingam de Shiva en granite.
La porte suivante donne accès à un chemin de ronde intérieur entièrement ceinturé de plus de 100 moulins à prières. La deuxième porte ouvre sur une petite salle abritant un grand portrait du Dalaï Lama, deux vieilles thankas noircies, et des portraits et statues de divinités hindous.  Au fond, une mini-chapelle abrite une statue, de 25 à 30 cm de haut, en marbre blanc  représentant une divinité dont on ne voit que la tête car elle est couverte de kataks et d'écharpes blanches. L'histoire ou la légende rapporte que cette statue d'un Avalokiteshvara à six têtes faisait partie d'un groupe de cinq trouvées dans le lac Oma Tso, au dessus de la ville. Cette statue a été volée, remplacée une première fois par une autre en pierre noire, et à nouveau remplacée par un Avalokiteshvara à six bras en marbre blanc, portant Amitabha dans sa couronne. Cette statue est vénérée   - par les Hindous comme étant Shiva, et  - par les Bouddhistes comme étant Avalokiteshvara.
 
Festival

Chaque année, pendant la 3ème semaine du mois d'août se tient le festival de Pauri, grande fête de trois jours qui attire de nombreux sâdhus et les fidèles de diverses religions. De nombreuses lampes sont allumées en l'honneur de Shiva.  Au matin, la statue de Lord Trilokinath est baignée dans du lait et du yaourt au son des conques. Les dévots font le tour du temple au son des tambours et des bugles en suivant un cheval qui est sensé porter le Lord. Le cheval est ensuite baigné dans de l'eau sucré et nourri avec un fourrage de bonne qualité.

• Le Lac Sacré  "Oma Tso".

Au dessus de Trilokinath, cinq petites statues de marbre blanc représentant Rangjung Pakspa Chenrezig ont été trouvées dans le lac Oma Tso (oma = lait, tso = lac), vide aujourd'hui. On peut voir ces statues dans cinq temples :
- à Trilokinath au fond du temple mi-hindou mi-bouddhiste
- à Stakna dans le Dukhang
- à Tingmosgang dans le Chenrezig Lhakhang
- à Urgyen Dzong près de Shergol
- à Leh dans le Chamba Lhakhang (jamais ouvert, paraît-il).
Une fois par an, ces statues sont dépouillées de toutes les kataks et autres offrandes qui les recouvrent. Cette mise à nu se fait souvent le jour de la fête du monastère. 
                                                                                                                                
Hébergement :

Presque tous les commerçants louent de petites chambres très sommaires pour 150 Rs2012.

Transport :

Trois bus quotidiens partent de Keylong tous les jours. Au-delà de Trilokinath, le bus dessert Hinsa, Shakoli, Bardang et Lobber. Pour le retour, il y a un bus pour Keylong à 7h00 et 15h00.  Le bus pour Dharamsala repart chaque jour à 7h00.

UDAÏPUR, 2655 m.

A 60 km de Keylong et 16 km de Trilokinath, le village d'Udaïpur est presque entièrement hindou avec quelques rares bouddhistes. Il s'est d'abord appelé Markul d'après le nom de la déesse Devi Marikula, puis le Raja : Udai Singh, de Chamba lui a donné son nom actuel : Udaïpur, en 1695. Les montagnes qui l'entourent ont un aspect totalement alpestre. Les pentes sont couvertes de pins et d'épicéas, et la ville est à la lisière d'une forêt de cèdres.

visites

Daté du XIème siècle, Hindou à l'origine, puis Bouddhiste et redevenu Hindou, le Marikula Mata Temple, dédié à la déesse Devi Marikula est connu pour ses sculptures en bois noir du Lahaul qui couvrent son plafond et ses murs, ainsi que pour ses statues taillées dans le même bois. Deux nandis de pierre repeints en jaune gardent l'entrée en haut de l'escalier. On entre par une épaisse porte basse en bois noir, gardée par les deux gardes Hanuman et Beyru, en statue monoxyle de 2 m. Le haut des murs et le plafond en bois noir sont sculptés de nombreuses divinités de très belle qualité, représentant des scènes du Ramayana et du Mahabharata. Un panneau du plafond représente Bouddha Sakyamuni assis en lotus prenant la terre à témoin. En se redressant après avoir passée la porte très basse, le spectacle est somptueux.  Au fond, face à l'entrée, se trouve le mini-temple dans lequel on entre baissé et il faut se mettre à genoux pour voir une minuscule statue en argent noirci de la déesse Kali,  sous sa forme de Mahishasura Mardini dont Marikula Devi est une manifestation, à peine visible dans ses tissus jaune d'or étincelants.  Selon une croyance locale, ce temple a été construit par le même maître artisan qui construisit le temple d'Hadimba à Manali.
- Au milieu de la courte rue qui mène au temple, on passe près de la Heavy Stone, une pierre arrondie posée sur le sol qu'il est impossible de soulever. La légende en a fait un orteil de Vajrakaya.
- à chercher : une empreinte de pied sur le rocher avant d'arriver au temple, et une autre empreinte de pied à 200m en descendant vers la rivière, sous un grand arbre, et deux autres de l'autre côté de la rivière.

Udaïpur : Marikula Mata Temple

Hébergement

Il y a trois guesthouses à Udaïpur : Amandeep gh, Thakur gh, Youngpha gh, pour 200 Rs (2011), et plusieurs minuscules dhabas le long de l'unique rue dans laquelle les locaux se promènent par plaisir, comme autrefois dans les villages de Provence.

Transport

Les deux bus quotidien de Keylong (63 Rs 2013) font une pause à Jahalman et un détour par Trilokinath.  Pour le retour, les bus quittent Udaipur à 8h et à 16h. Durée : environ 3h.
Pour voir les deux sites le même jour sans louer un taxi : Avec les bus locaux, il est possible de visiter Trilokinath et Udaïpur dans la journée.

- Prendre le bus qui part de Keylong à 8h et arrive vers 11h à Trilokinath avec un arrêt-breakfast entre 10h et 10h30 à Jahalman. (C'est l'occasion d'assister à 10h pendant 20 minutes à la rentrée en classe d'une école publique indienne : tous les élèves en uniforme de l'école, dans un alignement militaire, chantent l'hymne indien, puis récitent leurs leçons avant de rentrer en rang et au pas dans leurs classes respectives, au son d'une grosse caisse.) 

- A Trilokinath, visiter le temple avant sa fermeture à midi, et prendre un lunch dans un petit dhaba avant de partir à pied vers 12h30 en empruntant un bout de route puis un sentier vers le village suivant de Hinsa. Au bas du village, passer entre l'école et la tour-relais de téléphone, pour trouver le sentier qui descend jusqu'à une solide passerelle sur la Chandra-Bhaga.  - On remonte sur la route au village de Kukumseri d'où il reste 2 km pour arriver à Udaïpur, soit en tout 4 km depuis Trilokinath (au lieu de 16 km par la route). On a le temps de visiter Marikula Devi Temple et de flâner dans l'unique rue du village avant de rejoindre le bus-stand pour revenir à Keylong avec le bus de 16h. (fait en juillet 2013)

CHANDRA VALLEY

La vallée de Chandra commence au pied du Kumzum La, le col qui sépare le Lahaul du Spiti. La rivière reçoit ses eaux du lac de la Lune, Chandra Taal (4300m.) en hindi. Ce lac peut se visiter en allant au Spiti car on y accède à pied ou en voiture, en 8 km depuis Batal au pied du Kumzum La.

TANDI, 2882 m. 
 
Étant donné que les temples de Tupchiling et de Gandhola, au dessus de Tandi, sont reliés par une route aux autres temples de la rive gauche de la Bhaga, l'ensemble est traité plus loin dans le paragraphe relatif à la rive gauche de la Bhaga River.

GONDHLA, 3100 m.
 
A 18 km de Keylong, le village, très bas au-dessous de la route, est dominé par "Thakur Castle", une résidence royale du Thakur de Gondhla. Du château du XIIIème siècle, il ne reste qu'une large tour carrée haute de huit étages construite plus tard au XVIIème siècle. Aujourd'hui fermée, elle menace de s'effondrer. On pouvait y voir des arcs, des flèches, des carquois, des catapultes, des fusils et des canons à côté de costumes anciens, de meubles et de divinités.  L'objet le plus intéressant à voir était "Sharab Raldi", autrement dit "l'épée de la connaissance et de la sagesse", celle que Manjushri tient dans sa main droite levée au dessus de sa tête dans toutes les fresques le représentant. Cette épée a été donnée à un ancêtre du Thakur de Gondhla par S.S. le Dalaï Lama. Elle semble avoir été faite selon la technique de Tolède (Espagne) : de minces fils d'acier sont battus ensemble au marteau jusqu'à obtenir la forme désirée. Ils laissent des lignes fines visibles dans la longueur de l'épée. Il parait que cette épée n'a jamais été montrée à des étrangers.
Le gonpa, Mani Gonpa, reconstruit récemment sur les ruines de l'ancien gonpa du XIXème siècle est décoré de fresques d'une qualité remarquable. Le moine qui les réalise y travaille depuis cinq ans (en 2012). Il peint des fresques depuis l'âge de 17 ans, soit depuis plus de 30 ans. On peut voir, entre autres, les quatre Lokapalas (Gyalchen Dezhi), les seize Arhats, la lignée Marpa – Milarepa – Gampopa. La vitrine, face à l'entrée, abrite de vieilles statues de bois dont Padmasambhava et Green Tara.
Près de la Govt. School, un très grand rocher sculpté entre le Xème et le XIIème siècle représente trois Bouddhas debout. De gauche à droite, on voit Maitreya avec un chorten dans sa couronne et un lotus à la main droite, Avalokiteshvara au centre un mala à 27 grains à la main droite et une fiole à la main gauche, et Vajrapani dont les attributs se devinent à peine. Avlokiteshvara mesure environ 4,5 m et ses voisins 2,5 m. Peu visibles, et oubliés, ils sont au soleil quelques minutes autour de 14h.
Ni hôtel ni guesthouse à Gondhla en 2012, mais une resthouse. (Dans l'état d'Himachal Pradesh, les resthouses sont ouvertes aux touristes.)

SILA CAVE

En levant les yeux au dessus de Gondhla en direction de Keylong, on aperçoit la grotte de Sila Cave. Elle servit de grotte de méditation pendant des siècles. On trouve deux chortens à l'intérieur. Au dessus, il existe plusieurs grottes plus petites et l'une d'elles garderait l'empreinte de la couronne de Gotsangpa dans le rocher du plafond. Au cours des 15e et 16e siècles, les locaux ont construit un temple entouré de chortens près duquel on peut voir les pieds des Dakinis enchâssés sur l'autel. "Deux pierres extraordinaires marquées par l'empreinte du pied de Gotsangpa et d'une Dakini." (à vérifier)?

SISSU, 3095 m. 

A 33 km de Keylong, la commune de Sissu comprend neuf hameaux dispersés, dont Labrang et Shashin. Elle est le centre culturel et religieux de la vallée. Près du village, sur la rive opposée de la Chandra River, on voit la haute et majestueuse cascade vénérée et sacrée, "Palden Lhamo Dhara", demeure de la Dakini Palden Lhamo, protectrice du Dharma et mère de tous les Bouddhas. Une passerelle en amont sur la rivière permet de s'en approcher.  Au pied de Sissu, au bord de la rivière Chandra, un petit étang sert de halte aux canards et aux oies de Sibérie lors de leur migration vers les plaines indiennes pour l'hiver, ainsi qu'à leur retour au printemps. On peut voir aussi deux dalles de fontaine datées des XIème et XIIème siècle.
Le hameau de Labrang possède un gonpa, Ranglo gonpa, dédié à Palden Lhamo dont il conserve une très ancienne statue. Très vénérée par les villageois depuis le XVème siècle, cette statue rayonne miraculeusement de la chaleur.
Au bord de la route, le hameau de Shashin a dédié son temple à Ghepan (ou Gyephang), une divinité hindoue reconnue et respectée dans tout le Lahaul, dont il est le protecteur. L'entrée dans ce temple est interdite aux étrangers. Tous les deux ou trois ans, le dieu Ghepan est sorti du temple pour une procession. Un autre temple est dédié à Ghepan sur son lieu de naissance à Shansha, sur la route d'Udaïpur.

Divers : On trouve deux épiceries, deux hôtels, une guesthouse et un camping. Pour se rendre de Keylong à Sissu, le bus Darcha-Kullu passe au new bus stand de Keylong vers 8h00.

KHOKSAR – DAMPHUG, 3140 m.

On est au pied du Rohtang Pass. Un check-post enregistre tous les véhicules et tous les passagers. C'est l'occasion d'une halte dans l'un des nombreux restaurants. Une guesthouse permet d'y passer la nuit pour avoir le temps de visiter le monastère que l'on aperçoit de l'autre côté de la rivière à Damphug au pied de la falaise, et gardé par un moine d'Hemis ?
Visite des gonpas, grottes et empreintes au sud de Keylong (rive gauche de la Bhaga).

 TANDI, 2882 m. 
 
Tandi est situé au confluent des rivières Chandra et Bhaga, à seulement 8 km de Keylong. Chandra est la fille de la lune, et Bhaga est le fils du soleil. Ce confluent est un endroit sacré car il symbolise l'union de deux divinités complémentaires. Après leur réunion, la rivière prend le nom de Chandra-Bhaga.  Le village n'a aucun hébergement. On y trouve quelques dhabas près du pont, plusieurs ateliers de mécanique auto et la seule pompe à essence du Lahaul (en 2013).

TUPCHILING, 2930 m.

On accède à pied à Tupchiling (ou Thubcholing) en 10 minutes depuis le pont de Tandi, par une raide montée sur un sentier cimenté,  ou bien par une route de montagne, face à la pompe à essence, qui grimpe jusqu'au hameau de Tupchiling, puis relie les autres hameaux de ce versant : Kardang, Labchang et Piukar.                                                         
Là, un énorme temple neuf en petites pierres noires abrite une seule grande statue de Bouddha Sakyamuni prenant la terre à témoin. (En 2013,) Les autres statues en bronze de l'ancien temple sont gardées dans une pièce en attendant que l'aménagement du temple soit terminé. Dans le bâtiment voisin, les moines gardent les plus belles et les plus vieilles pièces de Gandhola et de Tupchiling dans une vitrine. De là, en 1 h. par un bout de route puis un sentier cimenté sur la droite, on monte au .....

......... GANDHOLA ou GURU GHANTAL GONPA, 3225 m.  

Il passe pour être le plus vieux gonpa du Lahaul. Cet endroit est vénéré depuis le VIIIème siècle car Padmasambhava y donna ses enseignements. Le premier gonpa fut construit au XIIème siècle, reconstruit aux XIVème et XVème siècles, puis entièrement restauré en 1959 sur une ossature en bois, et un toit en tôle ondulée.  Il est rattaché au gonpa de Stakna, près de Leh, et fait partie de la lignée Drukpa Kargyud du bouddhisme bhoutanais. Il abritait une statue en pierre noire de la déesse hindoue Kali1, appelée ici Vajresvari Devi, qui a été volée il y a quelques années. Depuis, la tête en marbre blanc du fondateur Guru Ghantal est gardée dans un lieu secret par crainte des vols. Des statues en bois de Padmasambhava, de la déesse hindoue Brajeshwari et d'autres divinités en bronze sont gardées dans la salle de prière du moine.  Les autres pièces de valeur ont été descendues au gonpa gardé de Tupchiling. Parmi les chortens autour du gonpa, certains ont encore d'anciennes peintures. Il paraît que le grand moulin à prières tourne de lui-même lors de certaines pleines lunes ! Ghantal Festival de la pleine lune de juin n'est plus célébré.  Ce gonpa est l'un des points de départ et d'arrivée du tour de la montagne : Drilbu Ri kora, en un jour. Cette kora consiste à atteindre la crête de la montagne et à faire le tour d'une suite de huit petites pyramides qui évoquent les huit chortens symbolisant les huit parties de la vie de Bouddha. Ces huit pyramides se voient très bien depuis Keylong. Cette pratique a duré jusqu'au XIXème siècle. 
Après Gandhola, il faut 25 minutes pour redescendre à la petite route, puis moins de 1h de marche jusqu'à Gotsang, où l'on peut voir, avec l'aide d'un habitant, l'empreinte du pied de Gotsangpa sur une roche. Depuis Gotsang, une raide montée de 35 minutes non-stop conduit à .........

....... GOTSANG LAMA GONPA

Ce gonpa drukpa lié à Stakna, construit dans les années 1990, comporte plusieurs habitations pour les moines, un temple et la grotte de méditation d'été de Gotsangpa, qui est toujours entretenue. On peut voir au plafond une empreinte de pied d'une Dakini. La légende dit qu'en une enjambée Gotsangpa pouvait rejoindre sa grotte de Yurdong Cave située juste en face sur l'autre versant de la vallée, pour y passer l'hiver. En contournant le gonpa, on peut voir au dessus de la grotte une aiguille de pierre haute de 2 mètres, qui aurait été dressée par Gotsangpa lui-même. C'est certainement le point de vue le plus spectaculaire de tous les gonpas du Lahaul, avec une vue panoramique sur tous les sommets enneigés.  Une piste carrossable sinueuse récente monte jusqu'au pied du monastère.
Un sentier permet d'aller de Kardang Gonpa à Lama Gonpa en 30 minutes et inversement.
(à lire à la fin de Kardang Gonpa)
Pour les montagnards : une raide montée dans les pins puis très haut vers les alpages, et la traversée acrobatique d'un profond vallon permet d'arriver à Kardang gonpa par le haut.

 KARDANG GONPA

On le voit dans la montagne face à Keylong sur l'autre rive de la Bagha River. On peut s'y rendre en voiture depuis Tandi, et aussi à pied depuis Keylong en 1h45.  En début de saison, c'est une belle promenade au milieu de milliers de fleurs. En prenant comme repère le Tashi Delek Hotel dans la rue principale, on finit de remonter la rue, puis on continue tant qu'elle descend. Quand elle remonte, prendre la ruelle étroite et cimentée qui descend à gauche. On passe devant la grande pierre noire sculptée d'un Vairocana debout de 1,90 m, datée du XIème siècle et une autre divinité sans tête de 1,20 m. Ensuite descendre par des escaliers puis un sentier cimenté jusqu'à une passerelle métallique sur la rivière Bhaga au fond des gorges, soit en tout 30 minutes. Il reste à remonter de l'autre côté en suivant le sentier cimenté jusqu'au gonpa en 1h environ au milieu de prêles, millefeuilles, pélargoniums, ancolies, fraisiers, rosiers sauvages roses ou jaunes très odorants.  En passant au village de Kardang, Il faut aller voir les sculptures de trois divinités et visiter le gonpa du village.
En cours de route, on traverse ...........

............... KARDANG VILLAGE, 3500 m.

Jadis capitale du Lahaul, on peut voir, dans la rue principale, des gravures rupestres datées du Xème ou XIème  siècle représentant Avalokiteshvara à gauche, Vajrapani au centre, Maitreya à droite. 
Et juste en face, presque effacé au milieu des habitations, le modeste gonpa du Lama Gozzangwa.

KARDANG SHABJES GONPA

Shabjes signifie imprimer, graver, car une roche à l'intérieur du temple porte les empreintes miraculeuses des genoux et des organes génitaux du yogi Gyalwa Gotsangpa, qui a tenté d'embrasser une dakini qui s'est fondue dans cette roche. Le temple est entouré d'une kora intérieure de 108 moulins à prières en cuivre. Au fond en vitrine un Sakyamuni doré et un autre plus ancien. Les fresques des murs représentent des divinités connues.
Après cette visite, on revient en arrière jusqu'à un chorten à l'intersection d'une rue à droite. Il reste 35 minutes d'ascension pour arriver devant le grand ……

............... KARDANG GONPA

Là, une immense terrasse sur piliers au dessus du vide offre une vue panoramique sur Keylong et toute la Bhaga Valley. Le gonpa appartient à l'école Drukpa Kargyud. En entrant, on voit au fond, de gauche à droite, trois grandes statues de Vajradhara, Bouddha Sakyamuni et Padmasambhava et de part et d'autre les 108 volumes du Tangyur et les 200 volumes du Kangyur, en plus de belles statues d'argile.  Les murs sont couverts de fresques sur papier collé. De part et d'autre de la porte on retrouve les 4 Lokapalas dans un ordre peu habituel : 3-4 || 2-1. Parmi d'autres maîtres ou divinités, on voit le grand maître Yogi tibétain : Shakya Shri très maigre en position de méditation. Tout en haut des trois autres murs, les fresques récentes retracent la vie de Bouddha Sakyamuni, et au-dessous une multitude de scènes mythiques du bouddhisme. La première construction du gonpa date du XIIe siècle. Il tombait en ruines quand il a été restauré en 1912 par le lama Norbu de Kardang. C'est aujourd'hui le plus grand monastère du Lahaul, et il héberge un grand nombre de moines et de nonnes. Les lamas peuvent se marier et généralement ils restent avec leur famille au cours des étés pour travailler dans les champs. En hiver ils retournent au gonpa pour méditer. Le fondateur Lama Norbu est mort en 1952 au Zanskar dans la grotte de Naropa à Dzongkhul. Sa tête et son cœur ne brûlèrent pas lors de la crémation et ont été amenés à Kardang Gonpa où ils sont conservés dans un petit stupa d'argent dans le gonpa (au fond à gauche).

LABCHANG GONPA Depuis Kardang gonpa

Il faut à peine plus d'une heure à pied pour arriver à Labchang gonpa.  Gardé pas trois nonnes, et très bien entretenu, on y trouve une statue de Padmasambhava entouré des deux Dakinis : la bleue Singha Mukha à tête de lion à sa gauche, et la danseuse rouge Vajravarahi à sa droite. La descente à la passerelle sous le village est difficile, il est préférable de continuer jusqu'à Piukar.

PIUKAR et CHUKTRA GONPA

Après Labchang gonpa, il faut une heure de marche monotone sur une petite route pour arriver à Piukar, fin de la route, puis 15 minutes de plus pour monter jusqu'à Chuktra gonpa. C'est un gonpa imposant gardé par quatre nonnes.
L'intérieur est vide sauf une très grande statue de Padmasambhava haute de deux étages érigée dans les années 60. Ensuite, Il faut redescendre à Piukar d'où un sentier abrupt conduit en 30 minutes à une passerelle sur la Bhaga et l'on remonte sur la grand-route en 30 autres minutes au niveau du hameau minuscule de Sitingri. Avec la malchance de ne pas être pris par un véhicule pour revenir à Keylong, il faudra marcher pendant 1h30 pour y arriver.

Visite des gonpas, grottes et empreintes au nord de Keylong (rive gauche de la Bhaga)

Les pentes de la montagne sur la rive droite de la Bhaga sont abruptes et les sentiers d'accès sont raides qu'on y monte à pied ou en voiture. En avançant en direction de Leh, on passe sous Yurdong gonpa, Shashur gonpa, Bokar gonpa, Gumrang gonpa et Tayul gonpa.

YURDONG CAVES 

La montée à ces grottes, dans lesquelles a été construit un petit gonpa, se fait à pied en 30 minutes sur un beau sentier cimenté qui commence à l'entrée de l'atelierstation-de-gasoil des bus de HRTC à Biling.  Cette photo a été prise depuis Lama gonpa, de l'autre côté de la vallée. On devine un visage dans la roche au dessus de la grotte
Vers 1220, Gyalwa Gotsangpa a médité dans ces grottes. Celle-ci, exposée au sud, était sa grotte d'hiver, et celle de Lama Gonpa, exposée au nord était sa grotte d'été. Les locaux pensent que le visage que l'on devine dans la roche au dessus de la grotte (quand la luminosité s'y prête), est le sien.

BILING 

Dans le village de Biling en contre-bas de la route, on vénère depuis des siècles l'empreinte d'un pied de Gyalwa Gotsangpa. Le moyen le plus sûr et le plus rapide pour la voir est de descendre la route sur 100 m. après l'atelier des bus HRTC, puis de prendre le sentier qui descend à gauche le long d'un caniveau en ciment. A côté d'une maison à l'abandon, au milieu des champs de pommes de terre, un tarchen signale le mur dans lequel est enchâssée la roche. Cette empreinte est profonde et bien marquée. 

SHASHUR GONPA

Sha-shur dans le langage local désigne les genévriers bleus géants (Juniperus recurva) qui poussent autour du gonpa. A 6,5 km de Keylong par une petite route, on monte à ce gonpa, fondé au XVIème siècle sur les ruines d'un gonpa plus ancien, par Lama Deva Gyatso envoyé de Nawang Namgyal, le roi du Bhoutan. Ce gonpa est rattaché à Stakna et à l'école Drukpa1 du Bouthan. En 2012, on y compte 9 moines et 2 moinillons. Un sentier cimenté de 3 km permet d'y monter depuis Keylong à pied en moins d'une heure. Le départ dans la butte de terre a été raboté par l'élargissement de la route au niveau de l'ancien bus stand, mais ensuite le sentier cimenté est facile à suivre. Un départ plus facile se fait par un escalier qui semble mener à une vieille maison (presque en face de Mentokling guesthouse & restaurant sur la route) mais cet escalier monte le long de la maison et rejoint le sentier cimenté. Après 30 min. on traverse la piste carrossable, et on retrouve le ciment qui s'arrête brusquement plus haut. Là, il faut monter à droite sur la piste, la traverser et prendre les six marches dans le talus en face pour retrouver le ciment jusqu'au gonpa.  Un long escalier conduit à une porte qui s'ouvre sur une cour intérieure : à gauche un grand mani wheel, en face le Lhakhang entouré d'une kora de 112 moulins à prières. Lorsque Deva Gyatso fut incinéré après sa mort, son cœur n'a pas brûlé et a été enfermé dans la statue noire au centre de la vitrine à l'intérieur du Lhakhang. Ce gonpa abrite des peintures murales représentant les 84 siddhas du bouddhisme, et une fresque de la vie de Bouddha. 

Festival

Le très populaire festival de "Shashur Tseshe" avec les "Sham dances" des moines masqués se tient tous les ans pendant trois jours à partir du 10ème jour du 5ème mois lunaire, en même temps que le festival d'Hemis. On déroule ce jour-là une grande thanka de 4,5 m.

POKAR GONPA 

A quelques minutes de Keylong, dans le virage à gauche après le premier gué sur la route de Darcha, il faut prendre le sentier qui monte en 40 minutes à Pokar gonpa, de l'école Drukpa Kargyud, lié à Stakna.  A l'intérieur, un très vieux et grand moulin à prières, et de vieilles statues dont Bouddha Sakyamuni, et Avalokiteshvara à 1000 bras.


GUMRANG 

A 30 minutes en descendant de Pokar, ou à 30 minutes de Keylong par une petite route, Gumrang village abrite Tonpa Gonpa, attibué à RinchenZangpo (958-1055), bien qu'il ait été daté du XIIème siècle. A voir absolument car il abrite de très très vieilles statues en bois dont Varochana à 4 têtes, entouré de 10 autres vieilles statues. La clé est gardée dans la maison au-dessous.
Un très vieux chorten très probablement de Rinchen Zangpo a été construit à la demande des habitants pour protéger leur village des avalanches qui ravageaient régulièrement ce pan de montagne. Le village est toujours là, ce qui les conforte dans leur croyance. A partir de là, on peut avoir une belle vue, et une belle photo, de la Lady de Keylong, en 30 min. Dépasser le village et traverser la piste carrossable, puis passer sur la terrasse de la maison d'en face, monter entre la maison et l'étable pour prendre un très bon chemin. Suivre la trace bien marquée, puis monter jusqu'à avoir une belle vue sur la Lady.  Retour par le même chemin. Si on le continue, il semble se diriger tout droit vers Tayul gonpa, à condition de pouvoir traverser le vallon abrupt et le torrent (à vérifier).

TAYUL GONPA, 3900 m

A 6 km de Keylong, ce gonpa fut fondé au début du XVIIèmesiècle par un lama tibétain, au dessus du village de Sitingri. Le Lhakhang abrite une statue de Padmasambhava haute de 3,6 m entouré à droite de Singha Mukha, la Dakini à tête de lion, et à gauche de la Dakini rouge Vajravarahi, et de part et d'autre les 108 volumes du Kangyur. Sur les murs beaucoup de divinités sur trois rangs, avec les seize arhats tout en haut et les quatre lokapalas de part et d'autre de la porte. On y voit aussi un très grand moulin à prières contenant des millions de mani, qui se met parfois à tourner de lui-même, ce qui est considéré comme un signe de bon augure. Ce phénomène s'est reproduit en 1986. Un Tulku Ladakhi du monastère de Stakna a rénové et agrandi le gonpa dont il a décoré les murs. Le nom Ta -Yul signifie Place (yul) choisie (tam). Le gonpa est rattaché au gonpa Drukpa Kargudpa de Stakna.
A 1h30 du gonpa, par un sentier difficile à suivre, on trouve la grotte de Tara, Drolma Phuk, avec une image (sur)naturelle de Tara dans la roche. Plusieurs nonnes ont médité longtemps dans cette grotte. Certains jours, on peut y entendre la musique des Dakinis (relevé sur le livre "Garsha").
Accès au gonpa : Depuis Keylong en direction de Darcha, dans le virage à gauche après le second torrent sur lequel un grand pont est en construction, un sentier conduit d'abord au hameau de Chhering puis à Tayul, soit 1h sur la route et 1h sur le sentier. Les petites habitations semblent en ruines, mais elles abritent les cellules des quatre nonnes, et un bâtiment neuf contre le gonpa est l'habitation d'un moine.  Une piste permet d'approcher à quelque distance du gonpa en 4x4.
Accès à la grotte : Impossible à décrire. On finit toujours par perdre les petits cairns qui le jalonnent.
Sur la route de Darcha.

GHEMUR, 3253 m. 
 
Ce hameau est situé à 18 kilomètres de Keylong et à 2 km de Jispa sur la rive droite de la rivière Bhaga, sur la route Manali-Leh. En juillet, les moines exécutent la "Sham dance" le 19ème jour du 5ème mois (22/7/2016 et 12/7/2017) dans la cour du gonpa Chokor Samtan Choling, fondé au XIVè siècle, déplacé et reconstruit en 1979 après avoir été détruit par une avalanche. L'arrière salle contient une statue dorée de Vajradhara et une statue magique de Vajravarahi, la reine des Dakinis. Le Thakur de Gushal est maintenant installé dans ce village. Il y a une guesthouse à Ghemur.

JISPA, 3275 m.   

A 22 kilomètres de Keylong, la rivière Bagha est ici très large et très peu profonde. Le Photang fut construit en 1994 pour accueillir le Dalaï Lama venu accorder l'habilitation du Kalachakra à Jispa. On y trouve hôtel, lodge et tentes.

DARCHA SUMDO, 3333 m.  
  
C'est un check-post important, à 24 km de Keylong, où sont enregistrés tous les passagers et tous les véhicules. On y trouve de nombreux restaurants sous tente et des possibilités d'hébergement sous chaque tente pour 100 Rs (2011). L'endroit est froid, mais les couettes sont très chaudes. Un très grand pont est en construction depuis 2013 pour remplacer les deux ponts qui enjambent les deux bras de la rivière.  Le cœur du village de Darcha se trouve plus loin à l'entrée de la vallée qui remonte vers le Baralacha La.
La traversée du Zanskar vers Padum et Lamayuru commence ici, ou plutôt commençait, car une piste carrossable dépasse aujourd'hui (en 2017) le Shingo La, ce qui permet de "sauter" les trois premiers jours de trek. Cette route est le départ d'un grand chantier routier qui doit rejoindre Padum puis Nimmu (dans la vallée de l'Indus en aval de Leh) en 289 km en passant sous le Shingo La (tunnel à venir) puis en empruntant les gorges de la Zanskar.

PALAMO, 3640 m. (contraction de Palden Lhamo)

Il n'y a pas de village ici, c'est l'endroit où la route passe rive droite de la rivière sur une gorge très étroite. Sous le pont, au ras de l'eau (attention, descente très risquée !), une sculpture naturelle fait penser à Palden Lhamo, la protectrice du Tibet et des Dalaï Lama. Un petit tabernacle noirci par la fumée des bougies permet de lui rendre hommage sans avoir à désescalader la falaise.

Quitter Keylong

vers Kaza (Spiti) : Il n'y a pas de bus direct depuis Keylong. Il faut prendre le bus pour Delhi à 6h30 jusqu'au croisement de Gramphu à 8h15, et attendre là le bus pour Kaza venant de Manali vers 9h15. Arrivée à Kaza vers 16h00. - Des taxis privés sont également disponibles à Keylong.