samedi 23 décembre 2017

Préparation du Spiti 2018

Depuis le Lahaul, il y a un longue route difficile pour monter au col du Kunzum (fermé 8 mois par an). Mais au sommet, quelle récompense ! La vue panoramique sur les hauts sommets enneigés et les glaciers immenses (notamment le Bhara Shigri, l'un des plus grands d'Asie) est magique. On entre, à cet instant, dans le district du Spiti. 


Le Spiti

La vallée du Spiti dans la région de l'Himachal Pradesh.

La meilleure période pour se rendre au Spiti est de mai à octobre. Durant les autres mois de l’année, le froid et l’enneigement des cols rendent l'accès impossible ou difficile.
Son accès est donc limité par le climat. Mais cet accès a été aussi limité, pendant longtemps, pour des raisons administratives. Même actuellement, il faut encore un permis pour accéder à une partie de cette région, permis qui sera demandé à des postes de contrôles de l'armée.

Pour obtenir le permisPour avoir ce permis à Kaza en 2017, il faut apporter 3 photos d'identité, la photocopie des pages identité + visa du passeport, ainsi que deux demandes de permis et une "aplication form" renseignées et signées, achetées 20 Rs au kiosque "canteen" dans le parc devant le bâtiment.

Au Spiti, dans un environnement aride et grandiose, on visitera des lieux toujours empreints d’une culture bouddhiste séculaire pour entrer dans un véritable sanctuaire de la culture tibétaine. Et, il en reste très peu.

Ce voyage vers ces régions isolées nous mènera sur des routes de montagne souvent étroites et encaissées qui subissent souvent des glissements de terrains avec l’afflux brutal d’eaux des fontes des neiges, des glaciers, de la mousson et des crues subites des torrents qui détruisent les ponts et les routes.

Les Spitiens ont les traits proches de ceux des Tibétains. Ici, “Bonjour” se dit “Juley”, dérivé du mot tibétain “Tashi delek”. Ils sont issus de tribus mongoles sino-tibétaines venus du Nord, des nomades Khasas d’Asie centrale, des descendants du clan Shakya du Ladack et des Mudas, premiers habitants de ce désert.

Pour découvrir les villages pittoresques de toute cette vallée, il faut sortir de la route principale et grimper dans les montagnes.

Un voyage à Spiti ne serait pas complet sans explorer les villages éloignés en haute altitude.


Le Spiti mérite un détour de plus de 15 jours pour effectuer les treks de Kibber à Dankhar et de la Pin Valley.
On retrouve au Spiti le même décor de désert d'altitude qu'au Ladakh. Les champs autour des villages donnent la seule verdure du paysage. L'hiver dans cette vallée est beaucoup plus froid qu'au Ladakh ou au Zanskar.

Les villages à visiter

Kye (3 100 m)

Sur la route principale pour rejoindre le village de Kye : visite du monastère, impressionnant sur son piton rocheux. Le monastère de Kye, au milieu des sommets blancs majestueux.  Kye est un assemblage de maisonnettes blanches posés sur un rocher, ce sont les cellules des moines, avec le monastère tout en haut.

Kye - Kibber (4 205 m).

Puis, par la piste, arrivée au village de Kibber et Gete (4 205 m), réputés comme étant les plus hauts villages habités de façon permanente. Depuis Kibber, nous ferons un trek.


Le trek commence par un chemin tracé dans la haute région du Spiti à travers des champs d'orge. Visite du joli hameau de Gete avec ses quelques maisons ; nous continuons ensuite jusqu'à Tashigang.

Tashigang.

Découverte de Tashigang, village de 20 âmes avec son mini gompa, monastère sans moine. C'est le royaume du silence, des étendues sans fin, de la nature impressionnante, des aigles qui planent très haut dans le ciel.
Continuer par un sentier régulier puis une descente de 30 min menant au lit de rivière de Shila Nalla. Il faut partir très tôt afin de traverser la rivière dans de bonnes conditions .............. Arrivée à Langza, après une longue montée.

Langza

PS : s'il est impossible de traverser la rivière et que le pont provisoire est détruit, nous serons dans ce cas obliger de retourner vers la route.
Après la rivière, marche aisée. En cours de route, visite du village d'Hikkim, puis après 30 min de marche, arrivée à Komic. 

A Langza, on voit un grand Bouddha doré assis isolé dehors. 

Komic

célèbre pour son monastère, l'un des plus haut du monde et pour ses fossiles.

De là, retour Kaza.

Kaza

Le chef-lieu du sous-district du Spiti. Marché très animé. C’est notamment là qu’il faudra prévoir les permis pour la suite du circuit au Spiti et Lahaul.
Petit rappel, Pour obtenir le permisPour avoir ce permis à Kaza en 2017, il faut apporter 3 photos d'identité, la photocopie des pages identité + visa du passeport, ainsi que deux demandes de permis et une "aplication form" renseignées et signées, achetées 20 Rs au kiosque "canteen" dans le parc devant le bâtiment.

Pin Valley



Retour sur la route principale avant d'entrer, par le pont d'Attargo, dans la vallée de la Pin. Cette vallée, célèbre pour sa faune sauvage, notamment des loups, des ibex (bouquetins de l'Himalaya), de rares léopards des neiges, est une réserve naturelle.
Nous partirons, avec quelques affaires pour passer une à deux nuits, dans la vallée de la Pin.
A Khungri, visite du vieux monastère Nyingmapa, modeste mais très particulier. On peut également visiter le monastère moderne, qui abrite une école pour jeunes moines. Possibilité de ballade dans les champs au-dessus du village, pour admirer la vue sur la vallée baignée dans une lumière exceptionnelle en fin d'après-midi.
Pin Valley jusqu’aux villages de Sagnam et Mud.
Nous poursuivons dans la vallée pour visiter les villages de Sagnam, Mund, Khar et Gulina. Au bout d'une piste, à Mud, village tibétain aux maisons-cubes chaulées recouvertes de branchages, neige, alpages, yaks, edelweiss.

De Mud, nous rentrerons à pied, par Sagnam, Mikkim, Kungri et Guling.

Dhankar (3 890 m). 

Dhankar est un grand et remarquable village qui était autrefois la capitale de Spiti. Situé à une altitude de 3890 m., le village est un spectacle inoubliable car il est accroché sur le bord de la falaise. Visite indispensable du monastère de Dhankar, le fort en ruine, le lac et les vues impressionnantes.

C'est l'ancienne capitale du Spiti, située à 3 870m, soit 300 m au-dessus de la rivière de la Spiti. Le village est abrupt. La montée à pied dans la terre grise rocailleuse est délicate. Un escalier mène à un stupa qui domine la Vallée. Des drapeaux bouddhistes vert, jaune, bleu, rouge et blanc flottent au vent. Il y a comme un sentiment d’irréel face à la magie de ce lieu. Une sensation de vertige et l’impression de n’être rien face à l’immensité du décor.
Les maisons, surplombant le gompa vieux d’un millénaire, se fondent dans les roches taillées par le vent et le soleil. Une invitation à boire un chai (thé indien) ne se refuse pas. Le thé se déguste autour d’une des tables basses en bois. Chacun se sent ici un peu comme chez soi.
En contre-bas du village, pois, blé et orge poussent dans des champs verdoyants. Comme dans le reste de la région, les habitants de Dangkar cultivent d’avril à octobre et stockent des provisions pour l’hiver, long et rude.
Un escalier mène à un stupa qui domine la vallée.
Visite des deux monastères, celui de Dhankar juché sur une falaise et offrant un panorama magnifique sur la vallée du Spiti et la vallée de la Pin, et celui de Lahlung situé au fond de l'étroite vallée de la Lingti, aussi impressionnant et beaucoup moins visité que Tabo.

Autre monastère : Celui de Lalung possibilité de balade jusque là. (Lhalung est aussi connu pour ses fossiles)

Nuit au village.

Autre balade à faire : Depuis Dhankar jusqu'à un beau lac sacré d'altitude. 

Tabo (3 650 m)

Retour sur la route principale (où l'on tombe immédiatement sur un check point avec contrôle des permis. Je n'ai pas dit check-post car il n'y a qu'une simple tente qui peut être déplacée facilement, et pas une cabane en dur comme partout ailleurs), qui emprunte des gorges où rugit la rivière Sutlej, puis la rivière Spiti, pour atteindre Tabo et son monastère qui serait un de plus vieux de la région, voir du monde.
(25 km) la route « délicate entre Nako et Tabo a été réparée en 2005)

De Nako à Tabo, le bus local pour admirer ces montagnes aux couleurs changeantes, les cheminées de fées sculptées par l'érosion.
La région du Spiti est un désert minéral avec des oasis d'un vert lumineux autour des rares villages.


Tabo

Tabo n'a rien d'un village traditionnel, seulement des maisons éparpillées  autour du plus important monastère du Spiti, fondé en 996 par Rinchen Zangpo
Envoyé par le roi du Tibet occidental Yeshe Od à la recherche d'artistes, il revint avec des Cachemiris, ce qui explique le style particulier  des fresques et sculptures des 5 temples que nous visiterons. C'est une splendeur. Visite des diverses salles de ce monastère mondialement connu pour la richesse artistique et la symbolique de ses statues et de ses fresques (notamment dans le Tsug Lakhang et la salle des mandalas).
Des 108 monastères édifies par Richen Zangpo, il n'en reste que 3 : Tholing auTibet, Alchi au Ladakh, et Tabo... les autres ont été détruits au cours des envasions musulmanes et autres guerres.
Tabo est la seconde ville de cette enclave tibétaine. Des grottes, dans lesquelles les lamas viennent méditer, sont creusées dans la crête qui la surplombe. Le gompa de Tabo, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, date du Xème siècle et préserve des trésors bouddhistes très anciens. Dans la cour du monastère couleur sable, trois eucalyptus offrent quelques parcelles d’ombre pour se protéger du soleil qui tape fort en début d’après-midi. Dans une des petites ruelles de la ville, une femme âgée, souriante, tricote des chaussettes en laine de yak et fabrique des bijoux en turquoise et corail. Des châles et objets venus du Tibet sont étalés dans les petites échoppes. Dans cette région isolée, mieux qu’ailleurs, la culture et l’artisanat tibétains ont pu être précieusement conservés.

Après Tabo, la route traverse quelques villages puis s'accroche à une longue falaise au-dessus de la Spiti River jusqu'au portique qui signale l'accès au village de Gyu, 8 km plus haut.
Le grand temple neuf au-dessus du village cache le petit temple en béton au toit jaune qui abrite la momie.
Cette momie est celle du moine Gelugpa Sangha Tenzin mort à 45 ans en 1475 (datation au Carbone14). Son corps enfermé dans un petit chorten à Ghuen, à 6 km de Gyu a été découvert en 1975 à la suite d'un tremblement de terre qui a fissuré ce chorten. La police l'a surveillé pour éviter le vol et a extrait la momie en 2004 pour la placer à trois km de là dans un petit temple à Gyu (gardé par l'armée) où on peut la voir aujourd'hui.  
Cette momie est remarquablement bien conservée, avec une peau intacte et possédant encore des cheveux sur la tête. Le moine est mort dans la position assise, avec une corde autour du cou et des cuisses pour maintenir son corps en position de méditation (une pratique ésotérique enregistrée dans quelques documents bouddhistes).
Contrôlé par la police des frontières indo-tibétaine et isolé dans l’Himalaya, le village est très difficile à atteindre, mais le temple où la momie repose reste toutefois ouvert au public.
Victor Mair, un érudit de conseil à l’Université de Pennsylvanie et au musée d’archéologie et d’anthropologie, a été cité déclarant que la momie était âgée d’au moins 500 ans.

Nako

Visite du village haut perché de Nako, à l'écart de la route et du très ancien monastère attribué à Rinchen Zangpo, promenade dans ce petit village de style tibétain construit autour d'un lac et au milieu des champs de céréales et de légumes, irrigués par l'eau des glaciers qui descend dans des petits canaux.
Nous sommes en pays bouddhiste et les bannières et drapeaux de prières aux couleurs immuables -bleu-blanc-rouge-vert-jaune- flottent sur toutes les maisons.            
A partir d'ici, bonjour ne se dit plus ''Namaste'' mais ''Jullay'' !
Hébergement
Kalpa : Chini bungalow (300 Rp)
Rekong Peo
PARIKRAMA DU KINNeR KAILASH

Hors des Sentiers Battus - Marche spirituelle.

Pour les hindous et les bouddhistes, la parikrama est une circumambulation autour d'une divinité ou d'un lieu sacré comme un temple, un arbre, une montagne, un lac, un lieu de pèlerinage ou même une ville sainte.

La Parikrama du mont Kinner Kailash, la plus célèbre, est une randonnée sportive de six journées de marche. La route commence à Thangi, sur la rive gauche du Satluj par col du Charang jusqu'à la vallée de Baspa. La meilleure période pour la parikrama est le mois d'août, en particulier le jour hindou de Janam Ashtami (Jour d'anniversaire de Lord Krishna), il est aussi possible de le faire à la fin juin ou plus tard jusqu'en octobre. Le mont Kinner Kailask "la demeure éternelle de Shiva", est situé à la frontière indo-tibétaine où l'accès pour les étrangers est restreint, un permis d'entrée devant être obtenu auparavant auprès des autorités compétentes.

Le Kinnaur Kailash ou la Montagne Divine : depuis des temps immémoriaux, les habitants du nord de l’Inde effectuent un pèlerinage autour du Kinnaur Kailash. Cette montagne sacrée est dédiée à Shiva, le dieu suprême de la destruction et de la renaissance, patrons des sadhus. Le pèlerinage autour du Kinnaur Kailash s’effectue en 5/6 jours, depuis Thangi, dans la vallée de la Sutlej, jusqu’à Chitkul, en passant par le col de Charang La (5200 m).


 J 1 Rekong Peo - Lamber (2950 m) 8 km - 2h30.

Après 45 kilomètres de route, soit environ 1h30 de trajet, nous atteignons le village de Thangi d'où le trek commence. Nous devrons marcher sur la nouvelle piste non goudronnée pendant 8 kilomètres, pour arriver au village Lamber. 

J 2 Lamber - Charang (3500 m) 12 km - 4/4h30

Marcher à nouveau près de la rivière. Parfois les pins disparaissent laissant apparaître de petits buissons. Il faudra traverser plusieurs fois la rivière grâce à des ponts. "Check post" dans un camp militaire. Camp juste avant le village de Charang.

Visite

Monastère Rangrik qui se trouve après le village.
  
J 3 Charang - Lalanti (4221 m) 11 km - 4h30/5 heures

Montée raide sur l'arête en haut du village, on apprécie la vue. De la troisième arête, on commence à descendre prudemment pendant 1h30 dans des rochers. Continuer alors près de la rivière et la traverser plusieurs fois avant d'atteindre le camp. Lalanti est un bel endroit avec de nombreuses variétés de fleurs sauvages. C'est la place idéale pour poser la tente ou d’aller dormir avec les bergers. Ceux ci passent environ 3 mois dans les pâturages de Lalanti. 

J 4 Lalanti - Charang (4750 m) 6 km - 4/4:30 heures

Poursuivre près de la rivière, traverser les moraines et les rochers jusqu'au camp, à la base du col, près d'un petit lac entouré de glaciers. 

J 5 Base du Chitkul - Col du Charang pass (5150 m) 9 km - 8 heures

Commencer à marcher en traversant les moraines pour ensuite monter à travers des rochers après avoir traversé la rivière. Il n'y a aucune trace et la voie est vraiment raide. C'est un jour très dur. Après 3 heures de montée et après avoir passé le col, on commence la redescente pour environ 4 à 5 heures dans les rochers et les moraines. Parfois la descente est facile parfois elle ne l'est pas. Très belle descente raide jusqu'à Chitkul, le dernier village de la vallée de Baspa avant la frontière Indo-Tibétaine. Camp près d'un village dans le camping scolaire.

J 6 Chitkul – Sangla

Petite journée dans un beau décor.

Au cas où il ne serait pas possible de faire le Parikrama du Kinner Kailash, il est possible de faire une simple balade dans la vallée de Baspa.

Sangla – Chitkul

La vallée de Baspa, une des plus belles vallées du Kinnaur, est dominée par le fort de Kamru. Visite du fort et du village.

Sangla (3 450 m).
Après Sangla, on s'enfonce un peu plus loin dans la vallée de la Baspa, plus haut, à 3660 m, jusqu’à la fin  de la route.
C'est le village de Chitkul, endroit de bout du monde et surtout de bout de l'Inde puisque le Tibet est de l'autre côté des pics enneigés. La particularité des habitants de cette vallée est d'avoir adopté les deux religions que sont l'Hindouisme et le Bouddhisme. (26 km)
On y trouve de nombreux moulins à eau ou la farine est moulue au fur et à mesure.

Hébergement dans cette vallée
Sangla : Ashiana (300 Rp)
Chitkul : Thakur (250 Rp)

Sangla – Rekong Peo (2 400 m) – Kalpa (2 800 m).
Descente de la vallée jusqu'à la route principale, qui est de plus en plus spectaculaire, après quelques km nous prendrons une route à gauche jusqu'à Rekong Peo, chef-lieu du district du Kinnaur qui n'est en fait qu'un gros bourg commerçant.
Balade au milieu des pins jusqu'au monastère bouddhiste, qui jouit d'une vue imprenable sur le Kinnaur Kailash (6.050 m, autour duquel les fidèles shivaïtes effectuent un pèlerinage). Pour les amateurs de cuisine indienne, nous avons trouvé un resto  ici ou nous avons mangé des alu dum kashmiri  inoubliables... (merci Mimi pour cette info). "Little chief". En fait, c'est le plus grand de la ville, à l'étage, sur un coin dans la rue principale et il y a internet aussi.


Sarahan (1 920 m).

En descendant la rivière Sutlej, on arrive à Sarahan (1 920 m) qui se trouve dans un cadre majestueux. Ce sera notre dernière étape.
Sarahan est un petit village construit devant des cimes enneigées. La vie s'active autour du temple de Bhimakali, en pierre et bois sculpté, vieux de plus de 500 ans. Sur ses portes monumentales, on trouve des représentations des divinités hindoues à coté de signes auspicieux du bouddhisme.
On a retrouvé d’ailleurs ces représentations dans tout le Kinnaur et à Sangla, dans la vallée de la Baspa.




Les guest houses où nous avons déjà dormi au Kinnaur :

Sarahan
: Bushair (300 Rp)
Toujours des chambres confortables avec salle de bain et eau chaude.





Départ pour Shimla

Le voyage se poursuivra dès lors dans la vallée de Sutlej.

Shimla 1900 m

Shimla. Capitale de l'Etat d'Himachal Pradesh, ancienne capitale d'été du Raj britannique, c'est l'une des stations d'altitude les plus courues par les Indiens en période de fortes chaleurs.
Au sommet de la ville, il y a le temple de Jakuh dédié au dieu singe Hanuman dont la statue immense rouge peut se voir de loin. C’est vrai, j’ai oublié que Shimla compte énormément de singes !
Attention, cela grimpe pour atteindre ce temple !
Là, on médite un peu, admire la vue sur les vallées, sur les monastères au sommet des autres montagnes !

On poursuit notre visite, avec un trajet de bus puis un peu de marche pour atteindre la résidence du Vice roi des Indes, reconvertie en université pour l´administration. Car c´est d´ici que cinq mois par an, pendant la saison chaude, la cour de l´empire britannique des Indes, quittait la capitale Delhi, pour venir se réfugier sur les hauteurs tempérées…
Le bâtiment est encore en état, on peut voir blason et armoirie dominant la porte d´entrée.
Et se trouver face à cette porte de style écossais [en vogue à l´époque], dans la salle, on reconnaît l´arrière plan de certaines des photos les plus célèbres de l´Histoire moderne de l'Inde, dont une photo sur ce même perron, où l´on voit Gandhi accompagné de sa fidèle Manu, sortant d´une séance de discussions.
C’est en ce lieu que Lord Mountbatten, dernier vice roi des Indes, discuta, négocia et prépara les indépendances indienne et pakistanaise, en compagnie des leaders respectifs, dont le Mahatma Gandhi et le Pandit Nehru pour l´Inde, ou encore Ali Jinnha pour le Pakistan.

Shimla - Kalka - Chandigarh - Delhi

Départ à la gare de Shimla pour le « Toy Train » qui serpente entre tunnels (103), forêts de cèdres et forêts de rhododendrons. C’est là que le train commence sa longue descente jusqu’à Kalka. Le paysage est de toute beauté.
Train de montagne. C'est un train qui date de 1903 et qui a été construit par les Britanniques pour se rendre à leurs maisons d'été dans les montagnes. Il est très lent. Des banquettes à 90 degrés. Mais les fenêtres s'ouvrent, les portes aussi, même quand on est en mouvement. On dirait quelque chose qui sort d'un vieux western. Son charme tient surtout au fait qu'il passe dans des paysages de montagnes fabuleux. Avec ses 103 tunnels et ses petites gares, nous pouvons dire que le voyage est inoubliable puisque nous l’avons déjà fait mais dans le sens inverse.

A Kalka il n’y a pas de visite car selon les notes de Pascale lors de notre premier passage, Kalka est une bête ville sans intérêt (ce n’est pas faux !).

Souper au resto Krishna Café : très bon.

Il faudra trouver un bus pour Chandigard et de là un train pour Delhi.

Delhi

Direction Pahar Ganj et le Star Paradise dans Main Bazar ………. Comme d’hab.

Mais cette fois, il faudra aller dans une agence de voyage pour acheter deux billets pour un vol sur Katmandu.
Après balade et resto dans la rue.

Visite

Cette fois, je voudrais quand même aller le jeudi à 18 h, à la mosquée de Nizzamudin pour assister au chants souffis, appelés qawwali. Le dargah (mausolée) de Nizamuddin dans le quartier qui porte le même nom. 
Le qawwalî est un genre musical soufi, très répandu chez les musulmans d’Inde et du Pakistan. Apparu en Inde au XIVème siècle, comme pour la plupart des styles musicaux soufis, le qawwalî a pour but de rechercher la sagesse et l’amour de Dieu à travers cette musique.

Généralement, le qawwalî est joué dans des sanctuaires soufis, comme ici à Delhi, dans un mausolée.

Divers instruments peuvent être utilisés en fonction de l’importance de l’événement. A Delhi, au dargah Nizamuddin, lorsque j’y ai assisté, il y a avait 2 instruments, l’harmonium et le dholak (instrument à percussion typique du sous continent indien). Les musiciens chantent également, et le public participe en répétant parfois les paroles. Il y a un réel engouement pour le qawwalî, le public ne se contente pas d’écouter.

Dargah Nizamuddin De Delhi
Comme mentionné précédemment, un dargah est un mausolée, plus précisément soufi. Le dargah Nizamuddin de Delhi abrite donc la tombe du soufi  Hazrat Nizamuddin Auliya (XIIIème siècle).
C’est la figure clé du soufisme en Inde.

Le quartier de Nizamuddin (du moins cette partie) est agencé autour du dargah. On y trouve une petite mosquée et tout autour de nombreuses ruelles, un vrai labyrinthe ! Dans ces ruelles, vous trouverez de nombreuses boutiques de produits religieux.
Vous pouvez bien évidemment visiter le mausolée (l’entrée dans le mausolée est interdite aux femmes mais il est tout de même possible de se balader autour du mausolée pour les femmes, cette visite méritant tout de même le détour !).

Qawwalî Au Dargah Nizamuddin
Pour assister à du qawwalî au dargah Nizamuddin, il faut vous y rendre le jeudi, en fin d’après-midi.
Difficile d’avoir une heure précise, ça ne semble pas être réellement fixe. Après avoir demandé à plusieurs personnes, on m’a dit 19 heures, parfois après la prière du coucher de soleil.

Le qawwalî a débuté un peu avant 18 heures (ce qui semble être l’heure la plus souvent annoncée.
Petit à petit, en l’espace de quelques minutes, la petite place qui entoure le dargah se remplit jusqu’à être ultra chargée (on est en Inde …). L’ambiance est très bonne, les gens sont relativement calmes, assis et entonnent les musiques soufis. Magnifique moment.

Comment y aller ?

Le dargah Nizamuddin est un peu à l’écart du centre de Delhi. Pour vous y rendre, vous pouvez emprunter le métro jusqu’à la station JLN Stadium. De là, prenez un rickshaw et demander “dargah Nizamuddin” il vous en coûtera quelques dizaines de roupies après négociation (20 à 30 Rs).

Pour éviter de revenir plusieurs fois dans ce quartier, vous pouvez visiter le tombeau d’Humayun dans l’après-midi et finir votre journée au dargah. Les 2 endroits étant très proches, vous pourrez effectuer le trajet à pied.

Enfin, le labyrinthe de ruelles de Nizamuddin est rempli de boutiques de produits religieux qui proposent également de garder vos chaussures (moyennant 5 ou 10 Rs). Dès l’entrée dans ces ruelles, les touristes sont repérés et les vendeurs crient “no shoes”. Avancez, vous devez retirer vos chaussures uniquement lorsque vous arrivez sur la place où se trouve le dargah et la mosquée 

…………… Et maintenat direction le Népal.

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