samedi 25 février 2017

Planning du circuit

Voici le planning "approximatif" de mon circuit. Bien évidemment, ce n'est qu'une prévision, chacun de nous sait bien qu'il y aura forcément des changements une fois que je serai sur le terrain. La meilleure des préparations ne peut prévoir les difficultés auxquelles tout trekkeur peut être confronté dans une aventure aussi longue et dans un environnement ho combien difficile.




lundi 16 janvier 2017

Fin de ma prèparation de mon trek et de mes visites dans la plaine de Padum et ses environs.

Vous l'avez vu dans mes dernières préparations, si je retourne au Zanskar cette année, c'est pour, dans un premier temps, pousser un peu plus loin, mes balades dans les montagnes qui entourent la vallée de Padum. Ceci afin de remonter l'Histoire et les histoires de la région avec, comme objectif, la découverte de sculptures sur pierres  très anciennes, comme celles que j'ai vues dans le village de Konchet ou Raru. Ensuite, je rejoindrai le lac Tsomo Riri via Shade, Normoche, Satok, Tsokmetsik, Yagang, le Tso Kar etc ......




Sur la route de Rangdum / Padum, je m'arrêterai à Phe où je visiterai le vieux gonpa du XVIème siècle. Les murs de l'unique salle sont peints de fresques réalisées par le Lama Jerpa Dorje, qui a aussi réalisé celles du monastère de Dzonkhul. Pour la nuit, j'irai à la guesthouse "Darang Durung". Selon le guide de Jean-Louis Taillefer, c'est une vraie guesthouse où on vit avec la famille. 
Le lendemain, je partirai en direction de la passerelle passant sur la Doda Chu en aval de Phe. De nouveaux ponts pour voitures ont même été construits à côté des anciennes passerelles pour piétons, pour aller vers des villages plus haut en amont à Akshow et Kyagam. Le check-post a été déplacé de Abran à Kyagam.
Après la passerelle, suivre la route jusqu'à la vallée qui part vers le monastère (2h).


Dzongkhul gompa. Situé dans une vallée méconnue menant au col de l’Umasi La, le site est associé au grand maître indien Naropa, qui y aurait médité au XIème siècle. Au terme d’une piste en montagnes russes, on ne découvre cet important monastère (une trentaine de moines et de novices) qu’au tout dernier moment, avant de buter dessus.
Encastré sous un énorme auvent rocheux, il est construit autour de la grotte inférieure, à laquelle on accède par un escalier abrupt et une trappe. La roche noire, luisante de suie, est constellée d’offrandes. Une empreinte au plafond serait celle des pieds de Naropa lui-même. Le petit ermitage de Naropa semble suspendu, juste sous le ciel.

Vu qu'il n'y a aucun moyen de logement dans le coin, je passerai la nuit dans ma tente. Au matin, je partirai vers Tungri.

Depuis Dzongkul, prendre la route vers Padum et au pont, traverser la Doda Chu pour  Tungri situé sur la rive gauche. Cette année, je voudrais reprendre, comme en 2011, les traces de Michel Peissel. A l'époque, j'avais raté deux gros rendez vous avec les moines Lobsang et Nordrup Tinley, ainsi que le roi de Zangla, Kalzang Chodak Namgyal. J'ajouterai aussi au programme quelques visites que je n'avais pas relevées.




Visite à Tungri : La nonnerie de Phuntsog Ling aussi appelé Samten Chöling Monastery, Cette nonnerie abrite l'un des plus beaux et vieux Lhakhang du Zanskar. Les plus grandes statues sont celles d'Avalokiteshvara à onze têtes et mille bras. Tous les murs sont entièrement couverts de quantités de belles vieilles fresques un peu noircies. Le reste du bâtiment est occupé par une cuisine, deux salles de classe et une salle de prière, puja room, neuve et claire dont le mur du fond est occupé par les 108 volumes du Kangyur.
La nonnerie a une chambre d'hôte, de l'eau depuis 2010. 
Après la visite il me faudra trouver la maison de la famille Tinley (Nawang, Lobsang et Nordrup).


Logement chez l'habitant possible ou bien à la nonnerie.

Pour préparer ces nouvelles visites, je me suis replongé cet hiver, dans le livre de Michel Peissel " Zanskar royaume oublié aux confins du Tibet " et j'y ai relevé quelques points que je voudrais faire.

Voici deux découvertes que j'ai rajoutées à mon programme.


Sur la route de Karsha, à 4 km environ de Tungri, il y a aujourd'hui un panneau indiquant le départ du sentier vers la grotte de Dzong Bao, dans laquelle a médité Padmasambhava. Il faut plus d'une heure d'une ascension très raide pour y accéder. Peissel en parle dans son livre, mais il n'y est pas allé.
Dzong Bao (ou « grotte forteresse »). On ne peut s’empêcher de se demander par quel prodige un ermitage a été bâti là. Cette caverne où médita Guru Rimpoche, aménagée à 4000 mètres d’altitude, se cache entre deux barres rocheuses dominant un précipice.
Un lieu indétectable depuis la vallée, difficile d’accès par un sentier-raidillon et vertigineux. Balade de 400 mètres verticaux dans des éboulis pénibles !
En pénétrant dans la cavité, on découvre une cuisine à gauche et une chambre à droite. Une échelle mène à la pièce de méditation sous la roche. Le mobilier fait dans le minimalisme : un petit autel avec la statue du découvreur des lieux, Padma Sambhava (Guru Rimpoche « Précieux Maître »), quelques lampes à beurre et une poignée de kataks. Par l’ouverture s’offre un panorama majustueux sur une brochette de cimes enneigées, le patchwork des champs miniatures et le village de Sani ainsi que le gonpa, telle une maquette. Le gonpa de Sani est le plus vieux monastère de la région, c'est là qu'aurait résidé au XIème siècle le grand moine bouddhiste Panchen Naro et le saint Bhodisattva (lama) Guru Rimpoche, le fondateur du lamaïsme, connu sous le nom de Padma Sambava.
Il est fort probable que, comme sur le site d'Urgyen Dzong, j'y passerai la nuit.
Le lendemain, descente vers le chemin menant à Karsha via les hameaux qui surplombent la vallée. 
Au bas du chemin, je devrais trouver un petit chorten avec des drapeaux de prières. Là, il y aurait, imprimée dans le roc, l'empreinte d'un pied humain. Ce serait le pied de Guru Rimpoche ! D'après la légende, le saint aurait laissé cette empreinte quand il a quitté le monastère de Sani pour s'envoler vers son ermitage, la caverne que je viens de quitter. Comme disait Michel Peissel, débarrassons nous de nos habitudes d’occidental rationnel, pour cesser de mettre en doute les faits et les  personnages, et de chercher une explication à tout. Après tout, Guru Rimpoche et Norapa sont des personnages historiques qui ont vécu aux IXème et XIème siècle et qui ont effectivement propagé le bouddhisme dans de nombreuses régions de l'Himalaya. 

Après le hameau de Ramanyut, la vallée s'élargit un peu plus pour devenir une vaste plaine qui pourrait avoir été un lit asséché d'un lac de haute altitude, fermée de tous les côtés par des montagnes escarpées. C'est du moins la conclusion du même Michel Peissel.


Dans le village de Konchet se trouvent quatre pierres sculptées représentant des divinités très anciennes, que j'ai déjà vues par deux fois. Mais cette fois, je ne me contenterai pas de ces sculptures, car il paraîtrait qu'il y en a encore plusieurs autres à gauche au-dessus du hameau et une autre série à l'arrière du monastère situé plus haut dans la montagne. C'est un peu vague comme informations, mais c'est tout ce que j'ai pour le moment. Je monterai donc là-haut dans l'espoir de les découvrir !


Pour arriver au monastère de Dorje Dzong, j'aurai un dénivelé positif de plus de 300 m à faire. Là-haut, la vue sur la plaine et les cimes entourant celle-ci, devrait être une nouvelle fois splendide. 
Visite du monastère si j'ai la chance de trouver quelqu'un. Au cas contraire, je continuerai mon ascension encore un peu plus, jusqu'à une petite chapelle où derrière celle-ci, se cachent encore trois pierres sculptées. Ces sculptures seraient du VIème siècle de notre ère, donc avant la conquête du Zanskar par les tibétains. 
   
Après ces diverses recherches, que j'espère fructueuses, je redescendrai au hameau de Konchet où je passerai probablement la nuit. Si j'ai de la chance, chez l'habitant, au cas contraire dans ma tente !!


Il me faudra encore aller jusqu'à la maison la plus haute de Konchet pour voir un petit shorten juché sur un gros rocher. Sur ce rocher, il devrait y avoir des dessins d'ibex et autres animaux. Ces dessins préhistoriques sont fréquents au Ladakh, mais au Zanskar, je n'en ai jamais vu.

Si j'en parle, c'est que l'ibex était vénéré par les habitants du néolithique ce qui prouve qu'ils occupaient déjà cette vallée bien avant l'arrivée du bouddhisme. Comme disait Peissel, il est bien difficile d'imaginer comment vivaient les hommes qui avaient gravé ces dessins. Peut-être, le Zanskar était-il alors une région chaude, avec beaucoup d'arbres ?! 
Quoi qu'il en soit, ces sculptures prouvent que les régions les plus hautes de l'Himalaya sont peuplées depuis des temps très reculés. Ce qui montre bien l'esprit aventureux et la robustesse de l'homme et semble contredire la théorie selon laquelle, il aurait été contraint de gagner les montagnes hostiles, chassé des basses terres par la surpopulation. C'est toujours bon à rappeler surtout à nos amis chinois qui prétendent que les régions du Ladakh, Zanskar, Spiti et le Sikkim, sans oublier le Tibet, appartiennent à la Chine !!!!

Départ vers Karsha. Pour ce faire, j'emprunterai le chemin le plus haut, ainsi j'arriverai directement, non pas au monastère, mais à la nonnerie de Karsha.

La nonnerie comprend deux très beaux temples :

Chuchikjal Lhakhang, daté du XIème siècle, abrite un grand Avalokiteshvara à onze (chu.chik) faces (jal), qui a donné son nom bcu-gcig-l-dgon-p-\ (Chuchikjal gonpa) à la nonnerie. On a tendance à laisser de côté ce beau vieux temple parce qu'il n'est pas sur le passage le plus fréquenté et que, de l'extérieur, il ne paye pas de mine et qu'on n'y prête pas attention.
Le Dukhang, plus récent, est décoré de belles fresques et d'une statue de Khachod Drubling, la protectrice du gonpa.

Avec une école de nonnes, construite par les nonnes elles-même en 2005, la nonnerie compte 4 "chomo" confirmées et 27 "chomo chungtse" (nonnes novices) en 2011. Elle s'est agrandie de chambres pour les visiteurs. 

Au-dessus de la nonnerie et au-dessus du monastère des moines, on voit les ruines d’anciens châteaux qui n’ont pas laissé de traces dans l’histoire.

Le Monastère Karsha Chamspaling : Là, je suivrai les notes de Peissel que je ne peux pas développer ici car elles font dix pages. Mais il parle entre autre de la chapelle du village qui est appuyée à même le rocher. Il y aurait à l'intérieur, une sculpture étonnante de quatre mètres et demi de hauteur, taillée à même la roche et représentant un Maitreya debout. Au dessus, gravées dans le même rocher, se dressent plusieurs représentations archaïques de divinités du panthéon bouddhiste. Le moine Lobsang a dit à Peissel que tous ces chefs-oeuvre dataient de l'époque du roi Kanishka, au IIème siècle de notre ère.
Mais voilà que lorsque j'en parle à Jean-Louis Taillefer, il me répond : "Il y a une chose que je n'ai jamais pu voir, c'est le Bouddha sculpté dans le rocher qui se trouve dans un temple toujours fermé au pied du grand monastère des moines. On y passe devant quand on monte à pied au gonpa depuis le village le long du torrent.
J'ai su que la clé était conservée dans la maison au dessous, à droite au début de la montée.
Comme il n'y avait personne, je suis allé voir le restaurant fermé, et la patronne m'a emmené chez elle. Je lui ai demandé comment visiter ce temple, et elle m'a dit que c'était la maison en face qui avait la clé. Ce qui confirmait mon information d'une année précédente. Je suis donc revenu ensuite à cette maison, et par chance, l'homme était sur son toit-terrasse. Quand je lui ai demandé la clé du temple, il m'a renvoyé vers le restaurant. Je suis revenu au restaurant, et elle m'a renvoyé vers la maison.
Je pensais que le menteur finirait par avoir honte. mais non !"
Est ce que j'aurai plus de chance. C'est la bonne question.

Visite du gonpa de Karsha que j'ai déjà visité avec Brigitte comme guide. Ce qui m'avait permis de voir un vieux temple aux fresques incroyables. Deux temples fondés par Rinchen Zangpo sont construits à proximité du monastère : Thugsjechhenpoi Lhakhang et Lhakhang Karpo.
Nuit chez l'habitant Tzering Tobden dans le bas du village (2picerir)


Voici une petite curiosité, peut-être unique au Ladakh et au Zanskar : sur la route en montant à Karsha, caché derrière l'école, à droite, se trouve un chorten noir !

De Karsha, je rentrerai à Padum pour y acheter des provisions de nourriture et continuer mes visites jusquà Zangla.

Direction le village de S'Tongde qui est dominé par son beau monastère. La montée pour l'atteindre est rude mais la vue est peut-être la plus belle sur la vallée du Zanskar. C'est Marpa qui aurait fondé ce monastère en 1052, d'où son nom Marpaling gonpa. Ce monastère est placé sous la protection de Paldem Lhamo, l'une des grandes protectrices de la foi. Après la visite ce petit monastère, que je connais pour avoir été au festival en 2010, je continuerai plus haut dans la montagne jusqu'aux pâturages d'été du village. En chemin, nous avons une vue fantastique sur le monastère et la vallée.
La vallée oblique alors vers le nord, les rivières Tsarap et Doda ont mélangé leurs eaux afin de former la rivière Zanskar et là-bas au loin, c'est Zangla. Ma prochaine destination.

Plus grand chose à découvrir à Zangla. Ce sera un plaisir de retrouver Tundup Tsering et j'ai le secret espoir que pour ma troisième visite au village, j'aurai la chance de rencontrer le roi. J'ai plusieurs questions à lui poser concernant le voyage de Michel Peissel à Zangla. 

Quelques jours de repos chez Tundup avant le début de ma grande aventure jusqu'au lac Tsomo Riri.
Le défi est énorme et la grosse difficulté sera de gérer la nourriture, puisque sur le trajet, il n'y a pas beaucoup de village (1) et aucun point de ravitaillement avant 13 jours de trek. Après, je retrouverai un ravitaillement pour un nouveau départ de 4 jours jusqu'à Korzok au lac Tsomo Riri. Là, nouvelle possibilité de ravitaillement et un dernier trek de 8 jours  de solitude jusqu'à Pang qui se trouve sur la route Manali / Leh. J'aurai alors fini cette partie et je rentrerai à Leh pour quelques jours avant de repartir vers une aventure de 7 jours de trek.

Quelques dates qui pourraient faire changer mon programme : 

Salut Serge,

Je viens de voir que tu pourras faire la fête au Zanskar

à Karsha les 21-22 juillet et à Sani les 6-7 août.

Tu pourras faire le plein de Chang ! et de gurgur cha ! !

Bons préparatifs,
Jean-Louis.

vendredi 30 décembre 2016

Nos meilleurs vœux à tous


Que tous vos projets, toutes vos aspirations à vivre mieux soient exaucés.

vendredi 14 octobre 2016

Des nouvelles de mon délicat passage à gué de Tichit

Des nouvelles du Zanskar me sont arrivées par l’intermédiaire de mon ami Jean-Louis Taillefer. Comme toujours, les informations qu'il me donne peuvent être considérées comme des informations utiles et fiables

Voici ses propos  ....................... Je vois que tu n'es pas encore prêt pour des vacances devant la télé ! J'avais déjà mal aux jambes rien qu'en lisant ton programme ! !


Au commencement, tu ne seras pas en terre inconnue. Le Zanskar et Zangla-Shade, tu connais. Mais Zangla-Shade seul, ça doit paraître long !
J'ai vu que tu avais tracé droit de Karcha à Tongde, mais il n'y a pas de pont : il faut revenir à Pipiting (ou bien attendre le mois de février quand la rivière est gelée !).


A mon avis, pour savoir si Tichip se passe bien, il te faudra attendre la fin de l"hiver, car ça dépendra de la quantité de neige qui sera tombée. L'an dernier, tous les torrents étaient pleins car il avait beaucoup neigé. Cette année, il n'y a eu que très peu de neige et tous les torrents étaient à sec ou bien avec très peu d'eau. J'ai discuté avec des horsemen à Raru. Ils attendaient un groupe pour un trek vers Phuktal, Gotunta La et Brandy Nallah. Ils m'ont confirmé que la passerelle de Marshun avait été emportée quand le barrage a craqué, et que la Zara Chu se traversait facilement avec de l'eau aux genoux.

Donc : wait and see ! Et si je suis dans le coin, je ferais bien ce passage avec toi (avec plaisir Jean-Louis), mais ensuite je sortirai à la route. Je voudrais surtout rester plus longtemps au Spiti et au Lahaul, puis aller voir les nouveaux villages de la Nubra qui sont accessibles aux touristes depuis cette année.

Etant donné que tu n"auras pas de permis pour aller au Tsomo Riri. A Korzok, il te faudra éviter d'aller à l'entrée de la ville, car il y a un check-post à cet endroit, en plus de celui de Mahe et de celui de Upshi, mais ça c'est plus loin et tu connais.

La seule certitude pour le moment, c'est que le Chukzam (pont) de Normoche a bien été emporté. Dommage car ce pont de branchages avait été renforcé il y a seulement deux ans par les locaux et il se trouvait exactement entre Marshun et Kormoche (les locaux disent Kor...)  Donc je serai obligé de rester sur la rive droite de la Tsarap Chu jusqu'à l'affluent avec la Zara Chu et espérer que l'hiver ne soit pas trop rigoureux au Zanskar !

Les choses se mettent franchement bien en place. Je suis même en avance, puisque je ne pars que dans huit mois.

lundi 19 septembre 2016

Suite du programme au Ladakh de 2017

............. Après quelques jours de repos et d'achats de provisions pour avoir une autonomie de six jours, je repartirai pour un trek conseillé par mon ami Ashod. C'est à dire Spituk - Zingchen - Rumbak - Mankarmo - Matho - Stakna. Circuit avec deux cols de 4850m, le Stok La et le Matho La.
Carte du trek de Ju-Leh Adventure from Leh

Site en français http://www.ju-lehadventure.com/fr/accueil.html
Ju-Leh Adventure, Changspa road, opposite Moravian Mission School, Leh, Ladakh, India | Tel: +91 9596 811 109 | Email: info@ju-lehadventure.com
Différents dénivelés de Ju-Leh Adventure from Leh

Jour 1 Spituk à Zingchen 3700m (4-5 heures)

Spituk Pont derrière le monastère Spituk, à environ 7 km de la ville de Leh. Du pont de Spituk commence le trekking le long de la rivière Indus marchant à travers un plan plat et désolé au pied de la montagne Stok. Peu à peu, on quitte la vue de la route Leh-Srinagar et on se dirige vers le désert de l'Himalaya. En route pour Zingchen par une gorge qui donne un sentiment d'isolement complet. Passer la nuit dans le camp au Zingchen qui signifie "grand champ", où il y a seulement deux maisons.



Jour 2 Zingchen à Rumbak (3-4 heures)

Aujourd'hui, nous entrons dans le parc national de Hemis, la maison du célèbre Léopard des neiges et du bouquetin, de l'urial, de l'arghali, du renard roux, du loup tibétain, du chien sauvage (dhole), du lynx, de la marmotte et du lièvre des montagnes. Début d'une pente progressive jusqu'au village de Rumbak par une piste directe qui traverse une belle gorge. Rumbak (4000m) est connu comme un endroit pour voir et faire des recherches sur le magnifique léopard des neiges de l'Himalaya.

Jour 3 Rumbak à Mankarmo (5 -6 heures)

Le sentier jusqu'au BC du Stok La (4800m) commence progressivement, mais devient plus raide au fur et à mesure que l'on approche du pass. Du col, longue descente jusqu'à ce qu'on arrive à quelques maisons en pierre utilisées par les villageois de Stok pour les pâturages d'été. Fin de journée à Mankarmo (4000m). 

Jour 4 Mankarmo à Matho Phu via Matho La (5 heures)

La journée commence par une marche progressive vers Matho La 4850m, Le sentier vers le bas du col est en descendante facile jusque la gorge Matho. Le camp pour ce soir se fera prés du ruisseau dans la gorge.



Jour 5 Matho Phu à Matho (3 heures) Stakna et Chemre

Poursuivre le chemin à travers la belle gorge menant au pittoresque village de Matho, avec son monastère perché sur une colline. Après avoir visité le monastère et profiter de la vue sur le paysage environnant, rejoindre le monastère de Stakna (nez du tigre), qui se trouve sur un éperon rocheux au bord du l'Indus. Stakna est un monastère que je ne manque jamais de visiter. 
Départ pour un autre beau monastère dans cette région : le monastère de Chemre situé dans l'importante vallée de Sakti où débutait la route des caravanes reliant Leh, Rudok et Lhasa. Sur la route, il y a donc ce fameux Chede Demchog  Gonpa. Il est construit au sommet d'une colline dont les flancs sont couverts par les cellules blanches des moines.

Fin de journée en espérant pouvoir dormir au gonpa.

Jour 6 Chemre - Tiksey - Shey retour à Leh.


Départ de Chemre pour le monastère de Tiktse. 

Ce gonpa est un fantastique ensemble architectural qui couvre de haut en bas une colline, sur la rive droite de l'Indus. Je me ferai une joie de redécouvrir cet ensemble architectural certes imposant mais doté d'une finesse incroyable.

Départ pour Shey 


Shey a été la capitale du Ladakh au 15èm siècle. Ici, les souverains ont fait preuve d'une inlassable activité de bâtisseurs, comme en témoignent les nombreux chortens et temples qui ont tous été restaurés.

Après la visite, retour à Leh où prendra fin mon aventure 2017. Même si tout se passe comme prévu, ce circuit s'annonce plus compliqué à organiser que les précédents. Ce qui le sera surtout, ce sont ces périodes d'isolements. Bien sûr, j'ai déjà connu cela, mais cette fois, elles seront nettement plus longues et il faudra que je calcule bien mon coup pour avoir assez de nourriture avant de rejoindre un point de ravitaillement "possible". Comme dirait l'autre, c'est pas gagné !
Là où je n'aurai aucune difficulté, c'est lorsque je serai dans la plaine de Padum et cela jusqu'à Zangla. 
De Zangla à Shade, il n'y a rien et il me faudra 5 jours de vivres.
De Shade à la route Manali Leh, il faudra 6 jours de plus car à Shade il n'y aura que de la tsampa à acheter.
De Sangtha à Korzok, j'en aurai pour 5 jours
De Korzok à Pang, il faudra prévoir 7 jours 
Et pour le dernier trek de Spituk - Zingchen - Rumbak ........ etc, 5 jours au minimum.

Bien sur, j'aurai déjà acheté des sachets sous vide de viande séchée à Bruxelles et d'autres fortifiants que je ne trouve pas là-bas. Mais quand même, cela restera LE gros problème à résoudre si je veux aller jusqu'au bout de cette aventure.

mercredi 14 septembre 2016

Préparation Ladakh 2017

Voici les cartes de mon périple 2017. A coup sûr, je ne pars pas sans appréhension étant donné que pendant ce circuit, bien après le village de Shade, à la hauteur de Tichip, j'aurai un passage à gué important de la Zara Chu. Cela ne m'enchante guère, mais je n'ai pas d'autre solution si je veux rejoindre Sangta. Pour éviter au maximum les problèmes, il est impératif que je ne parte pas trop tôt dans la saison, cela afin d'arriver à ce fameux gué dans la dernière semaine de juillet. J'éviterai ainsi les eaux de la fonte des glaces et forcément, des eaux trop tumultueuses. Si ce passage à gué s’avérait impossible, je n'aurai guère d'autre solution que de faire demi-tour et passer par Phuktal pour sortir du Zanskar. A voir sur place. Inbouddha !



Je commence le détail de mon trajet à Padum, étant donné que je ne sais pas encore comment je vais rejoindre le Zanskar. Cette année, la ville de Srinagar était une nouvelle fois confrontée à des violences politiques qui ont fait des dizaines de morts et des centaines de blessés dans des manifestations qui ont débuté cet été en dépit du couvre-feu imposé dans la vallée du Cachemire. Le gouvernement a tiré à balles réelles à plusieurs reprises sur les manifestants. Ces protestations sont d'une ampleur inédite depuis 2010. Et en 2010, j'y étais avec Pascale et Christian (ami d'Angers). Tous trois, nous savons fort bien qu'il vaut mieux ne pas trop s'aventurer dans la vieille ville ! J'en ai rapporté d'ailleurs des photos très explicites. A voir sur ma page  http://www.errances-en-sacados.be/search/label/Trek%20Zanskar%202010?updated-max=2010-06-14T09:47:00%2B02:00&max-results=20&start=6&by-date=false 

Ceci dit, il sera fort possible que j'évite Srinagar pour démarrer depuis Leh. Dès lors, je passerai par Tar, Lamayuru avant de filer au Zanskar.

Jour 1 Padum - Sani

Sur la route de Rangdum / Padum, je m'arrêterai à Phe, où je visiterai le vieux gonpa du XVIème siècle. Les murs de l'unique salle sont peints de fresques réalisées par le Lama Jerpa Dorje, qui a aussi réalisé celles du monastère de Dzonkhul. Pour la nuit, j'irai à la guesthouse "Darang Durung". Selon le guide de Jean-Louis Taillefer, c'est une vraie guesthouse  où on vit avec la famille. 
Le lendemain, je partirai en direction de la passerelle sur la Doda Chu en aval de Phe. De nouveaux ponts pour voitures ont même été construits à côté des anciennes passerelles pour piétons, pour aller vers des villages plus haut en amont à Akshow et Kyagam. Le check-post a été déplacé de Abran à Kyagam.

Après la passerelle, suivre la route jusqu'à la vallée qui part vers le monastère (2h).


Tungri

Petit village à l'écart de la route. Partagé en deux par un torrent de montagne, Tungri est surmonté par un monastère de nonnes qui abrite un très vieux Lhakhang. 
Au village, je devrai me renseigne si le moine Tinley de Karsha est encore en vie et si par l’affirmative, il est là. Le moine Tinley est le moine qui a accompagné Michel Peissel lors de sa traversée du Zanskar. En 2011, lorsque j’ai suivi ses traces au Zanskar et découvert des gravures qu’il citait dans son livre relatant son aventure, je n’ai pas eu l’occasion de rencontrer le moine au monastère

Voici ce que j’écrivais en 2011 ………………………….. nous montons une dernière fois jusque chez Brigitte, la française du monastère. Une dernière tasse de thé, un dernière petite couque. Un moine arrive en visite, c'est le Lama Sonam Wangchuk. Je profite pour lui poser des questions sur les moines qui accompagnaient Michel Peissel dans sa découverte du Zanskar. Les noms que je possède, sont Lobsang et Nodrup Trilé et aussi Nawang. Le moine, qui parle un peu français, me répond que les deux frères se nomme Tinley et pas Trilé. Je rectifie et demande si je pourrais les rencontrer ? Hélas ils ne sont pas là, ils sont dans leur famille à Tungri.
Brigitte nous écoute étonnée car elle ne connaissait pas cette histoire et elle me dit que c'est dommage qu'ils ne soient pas là car ce sont des hommes intelligents qui ont beaucoup voyagé. Le rendez-vous est manqué, ce n'est pas trop grave, ce sera peut être pour une autre fois, je suis content qu'ils soient toujours en vie..............


Sur la route de Karsha, à 4 km environ de Tungri, un panneau indique le départ du sentier vers la grotte de Dzong Bao, dans laquelle a médité Padmasambhava. Il faut plus d'une heure d'une ascension très raide pour y accéder.

Visite des villages de Ramanyut, Nangbaphal, Resing, Hongshet et pousser la balade sur jusqu'au Dorje Donzong Chomo Ling et le Tahang Gonpa. Là en haut, il devrait y avoir une petite piste qui rejoint Karsha via Sendo et le Chuchikjal Gonpa

Jour 2 Karsha

Le monastère de Karsha est l'un des plus importants de la région et sûrement un des plus beaux monastères du Zanskar. Magnifiquement situé à flanc de montagne qui domine la plaine de Padum de toute sa blancheur, il fait penser inévitablement à celui de Lingshed. Monter sur le toit terrasse le plus haut pour découvrir toute la plaine avec la chaîne de l'Himalaya en fond d'image, demande une bonne gestion de son effort pour ne pas affoler son cœur. Heureusement, cet effort est récompensé par une vue panoramique splendide sur les villages de Tongde, Padum, Pipiting et Sani, et sur les sommets enneigés de la chaîne himalayenne et de la chaîne du Zanskar.

Karsha, fondé au XIIème siècle, est le plus grand centre gelugpa de la région. 160 moines en dépendent et on y trouve aussi une école monastique, sous la tutelle du frère du Dalaï Lama. Son architecture en escaliers accrochés à la falaise est tout à fait remarquable.
Les temples principaux, ainsi que le gongkhang, la chapelle des divinités protectrices, dominent l’ensemble des bâtiments. On y accède par une cour d’où l’on a une vue magnifique sur la grande plaine du Zanskar, encadrée de toutes parts par les montagnes. En contrebas, la plus vieille partie du monastère est une chapelle dédiée à Avalokiteshvara, le Bouddha de Compassion.

Jour 3 Tongde

En continuant encore plus au nord-est et en passant le pont sur la rivière Doda pour atteindre la rive droite, on aperçoit les premières maisons du village de Tongde dominé par son beau monastère. Le monastère est perché sur une colline eu nord-est de la plaine de Padum. Une des attractions principales est le Gon Khang « les chambres des protecteurs » du monastère. Ce Gonpa, est placé sous la protection de Paldem Lhamo, l'une des grandes protectrices de la foi. Là-haut, la vue sur la vallée du Zanskar est fort différente qu’à Karsha. Il faut même passer le Gonpa vers les pâturages d’été pour avoir une vue imprenable de la vallée avec le monastère.
La vallée oblique vers le nord et les rivières Tsarap et Doda se retrouvent afin de former la rivière du Zanskar.

Jour 4 - 5 Direction Zangla

De Tongde, il faut compter une bonne journée de marche pour rejoindre Zangla. Balade sans intérêt si ce n’est la visite du temple de Tsazar. Mais comme je l’ai déjà fait, je pense que je vais prendre la route en espérant que le bus venant de Padum passe vers les 15h30.

A Zangla, retrouvailles avec Tundup Tsering et sa femme, ainsi que la hongroise Monica. J’y passerai sûrement deux nuits pour raconter toutes nos histoires qui se sont passées depuis déjà trois ans.
Une visite chez le roi s’impose car j’ai des documents à lui remettre. Après, je monterai au château afin de constater l’avancement des travaux.
 
Départ pour Shade



jour 6 Zangla - Zangla Sumdo 3825m

Pour ces quatre prochains jours de trek, il est impératif de prévoir assez de nourriture car il n’y a aucun village sur le trajet. Sur les sentiers, on aura peut-être la chance d’apercevoir des camps de nomades, mais là encore, c’est sans garantie, puisque par définition, un nomade se déplace souvent ! Il faut donc prévoir d’être autonome à 100 %. Autre ustensile indispensable, c'est une bonne paire de sandales, car il y a énormément de passages à gué. A tel point qu'on ne quitte plus ses sandales pendant la majeure partie des deux premières journées. Petit conseil supplémentaire, attention aux coups de soleil sur les pieds.

Depuis Zangla village, il faut monter jusqu’au Royale Place et redescendre vers la vallée par le sentier qui part à la gauche du château pour rejoindre la Zumlung Chu tout en laissant un doksa sur la droite. De là, il faut environ cinq heures de marche facile, mais avec de nombreux passages de la rivière pour rejoindre le camping de Zangla Sumdo. Il est impératif d’avoir des bonnes sandales. A la sortie des gorges, on arrive directement au milieu des bosquets où il est possible d’y mettre sa tente.

Jour 7 Zangla Sumdo - Ningri La base camp

Du camp, on laisse le Charchar La à gauche et on remonte encore la rivière avec ses passages à gué. Au bout de deux heures, la gorge se resserre et on arrive face à un éboulis. Inutile de regarder à gauche ou à droite, avec l’espoir de pouvoir l’éviter ! Le sentier est très peu visible mais il commence sur le côté gauche. Après, c’est à vous de jouer afin de monter au plus facile entre les grosses pierres. Tout en haut de l’éboulis, la rivière réapparaît et il faut continuer à la suivre tout en effectuant une série de up / down. Au bout de deux bonnes heures, on arrive à la fin de la gorge. A droite, c’est la montée du Siachan La avec une bergerie au début de la montée. A gauche, on découvre le Ningri La dont le sommet est encore à trois heures de marche. Possibilité de passer la nuit près de la rivière. La journée est finie

Jour 8 Ningri La base camp - Yarinchu

On commence la journée par une montée raide à travers de verts pâturages sur le côté gauche et un ravin escarpé qui descend en-dessous. L’ascension devient de plus en plus raide et les points de vue de plus en plus spectaculaires jusqu’au sommet.
Il faut bien trois heures pour atteindre le pass du Ningri La ( 5175m ) car la dernière partie est rendue très difficile par la nature du terrain qui est du schiste noir et pour compliquer l'affaire, la pente est vraiment fort pentue. Arrêt obligatoire pour souffler et admirer le panorama avec ses nombreux pics et découvrir par la même occasion tout le chemin parcouru et aussi celui qui reste à faire.. Descente raide jusque dans la vallée Niri Chu. De là, c'est une demi-heure jusqu’à un doksa très vert près de la rivière avec possibilité d’un beau campement.

Jour 9 Yarinchu – Lar La - Ningri

Du camp, on traverse la rivière presque immédiatement pour continuer le long de la rive droite sur un sentier relativement plat. Arrivé dans un défilé, il faut compter les canyons que l’on rencontre sur la gauche car au troisième, il faut trouver un chemin qui monte sur un plateau. Il ne faut surtout pas continuer sur la rive de la Niri Chu car on sera bloqué par un passage de la rivière entre deux falaises qu’il est impossible à franchir.
Lorsqu'on est sur le bon chemin, juste en haut, on arrive à un alpage. Le chemin est alors bien visible pour continuer jusqu'au Lar La. Au pied de celui-ci, il faut prendre légèrement sur la droite tout en gardant la vue sur les sommets et sur la pass qu’il faut franchir. Cela ne pose alors pas de complication car au fur et à mesure que l’on avance, le chemin est mieux tracé. Une fois là-haut, la vue est encore plus étonnante car nous voyons en un seul coup d’œil tout le chemin parcouru depuis deux jours. Descente en S qui permet d’arriver à un doksa avec ses terrains plats pour monter la tente. Nous sommes alors juste en-dessous du chemin qui monte au pass du Rotang La

Jour 10 Ningri - Rotang La - Shade

Il faut moins de trois heures pour monter au 4890 mètres de Rotang La, une montée relativement facile jusqu’au doksa des villageois de Shade ( 4470m ). Du doksa, les lacets du sentier montent progressivement vers le pass qui n’est plus très loin. La vallée du côté de Shade est colorée dans les tons de jaunes, oranges et rouges. C'est une descente très agréable et facile jusqu’à Shade, avec une petite crête autour de nous. Juste avant le village, nous passons une vaste collection de chortens blanchies à la chaux, des signes de l'importance de Shade comme une ancienne route de commerce ...
Shade c’est le bout du monde et le village n'est pas souvent visité par les trekkeurs, bien  qu'il soit excessivement intéressant. Ici je retrouverai la famille de Rigzing avec grand plaisir.
Shade est entouré de vastes champs d'orge, de pommes de terre et pois mange-tout. Ils ont aussi des serres où l'on cultive des radis, la coriandre, le chou, le chou-fleur et des carottes. Les villageois vont tout à tour faire paître leurs troupeaux et les protéger contre les nombreux loups et les léopards de neige dans la région! Le retour des troupeaux vers les 17h est un véritable spectacle.
Jusqu’ici, j’étais sur un tracé connu. En quittant Shade, je vais plonger littéralement dans l’inconnu. C’est une autre aventure qui commence.

Jour 11 - 12 Shade

Une journée dans le village et une Journée balade le long de la Niri Chu.

Jour 13 Shade - Tso Tok

De Shade, descente de la vallée à travers les champs en suivant l’enchaînement de chortens et de murs de manis. C’est toujours tout droit jusqu’à la Niri Chu (rivière que je retrouve après l’avoir laissée il y a deux jours avant l’ascension du Lar La). Suivre la Niri Chu sur la gauche. Impossible de se tromper. Le sentier qui surplombe la rivière est facile jusqu’au Gonpa de Tantak qui est tenu par une famille ladakhi. Dernière occasion de voir des gens avant plusieurs jours. Je profiterai pour demander si la partie du trek jusqu'à Tichip et surtout le passage à gué est possible durant cette période. Les anciens savent !!!          
Redescendre du village pour retrouver le sentier et la rivière ainsi qu’un camping ground. Après le camp, suivre le sentier jusqu’à un petit pont de bois (10mn) qui franchit la Tok Chu. C’est là que je dois laisser le chemin traditionnel qui va à Phuktal pour aller au lac par la vallée de la Tok Chu.

Pour aller au lac Tso Tok

Info de Jean Louis Taillefer.

Alors, dans ce cas, notes bien de monter au lac en restant sur la droite du vallon. On aperçoit un beau plat sur la gauche dès le départ, et j'ai traversé pour monter dessus et marcher à l'aise pendant ...  au moins 10 minutes. Ensuite, ce ne sont que des blocs de rochers qu'il faut contourner, escalader, redescendre, un vrai parcours du combattant. Je me suis même demandé si ça valait le coup de continuer sans savoir exactement combien de temps ça allait me prendre. Heureusement le lac valait le déplacement.
C'est seulement en redescendant que j'ai vu tous les petits cairns qui jalonnaient les bons passages. Tout se passe sur la droite, c'est à dire la rive gauche du torrent (souterrain la plupart du temps).
A un moment vers le bas, tu verras un beau sentier partir sur la droite. C'est celui qui conduit vers Yarshun et Marshun, puis la route Manali-Leh. Il ne faut pas le prendre, mais continuer dans une mauvaise pente de terre et de pierres. En bas, tu trouveras les cairns jusqu'au lac. C'est un vrai jeu de piste, car trouver des vieux cairns au milieu de tous ces rochers, ce n'est pas évident. Il faut prévoir au moins 3h pour le détour, car on n'a pas envie de repartir tout de suite avec la possibilité de descendre sur la rive du lac.

Pour aller au Tso Tok Phu,


il y a un petit changement de dernière minute.
En 2015, la rivière a eu une grosse crue et le pont (sur lequel je t'ai pris en photo avec Pascale) a été emporté, et le lit du torrent a été bien nettoyé par la même occasion.

Donc, quelques centaines de mètres après le départ sur la droite, donc en rive gauche, la nouvelle trace traverse en rive droite puis revient plus loin en rive gauche. Arrivé au départ du sentier vers le Gotunta La, il faut descendre dans le lit de la rivière en se tenant sur la droite et remonter tant bien que mal en cherchant les cairns restés en place ou refaits. Le tout se termine sur la moraine qui retient le lac, soit une bonne heure de marche (1h15 pour moi) depuis le pont (qui a été reconstruit en 2016).

Tso Tok - Nialo Kontse La BC

Redescendre par le même chemin jusqu’au sentier d’accès au Nialo Kontse La, Gotunda La et Normoche que j’ai laissé en montant au lac. Rejoindre très vite un emplacement de bivouac où il y a une source.

Il est toutefois possible de continuer le même jour sur le chemin en direction du Nialo Kontse La (+/- 1h) pour atteindre le véritable BC.

Jour 14 Nialo Kontse La BC - Nialo Kontse La - Gotunda La - Normoche

Assez longue journée entre terre et ciel avec le franchissement de deux cols avant de s'engager dans une descente interminable jusqu'à Normoche, un village au bord de la Tsara Chu. 
Franchir à gauche un éboulis pour enfin arriver sur une surface verdoyante (20min). Prendre à gauche un sentier qui serpente. Après une demi-heure de marche, on arrive sur une nouvelle surface plane, continuer sur la gauche avant de continuer cette fois sur la droite en direction du Nialo Kontse La.
Petit faux plat pour repartir sur une grosse montée afin d’arriver au pass. Là-haut, la vue est à couper le souffle et en un seul coup d’œil, on observe le chemin accompli ces derniers jours. Par temps clair, on peut même observer le Pandang La (4850m).

Au sommet du Nialo Kontse La, il faut redescendre par une légère pente par la gauche. Au fil de la légère descente apparait sur la gauche le Tso Tok.
Après on s’en va traverser une grande étendue herbeuse qui donne accès à une montée avec en point de mire le passage du Gotunda La.

Passage en zigzag rocailleux pour trouver un sentier d’où on voit toujours le lac Tso Tok. Poursuivre le sentier avant de franchir une épaule qui donne sur la piste principale du Gotunda La.
On est maintenant sur la dernière montée bien tracée du pass (5100m).
Dans la descente sur un bon sentier bien tracé avant de partir un peu sur la gauche et franchir une épaule herbeuse derrière laquelle se cache un petit lac alimenté par une source d’eau claire (25min, camp possible si on est en retard). Attention, c’est le dernier endroit où on peut trouver de l’eau avant la fin de la journée (Normoche).

De l’autre côté du lac, on remonte légèrement jusqu’à franchir une épaule de rochers (15min) et on poursuit jusqu’à une dernière épaule (20min). On domine une immense vallée anciennement glaciaire au fond de laquelle on distingue le petit lac le Natsyang Tso. La suite de la descente est plus raide avant d’arriver dans un canyon. Pas d’autre choix que de suivre la gorge vers l’aval et, après quelques méandres, on débouche sur un plateau au-dessus de la Tsarap Chu (30min).
Fin de journée, le camp se situe juste en face du village abandonné de Marshun qui se trouve sur la rive opposée. Pour l’eau, on remonte 200m dans la gorge pour aller la quérir à une source qui coule en rive gauche.

Info Djullé84 sur VF


Au dernière information, la passerelle de branchages de Marshun a été renforcée (info d'un ami du Zanskar), et on peut donc éviter le gué de la rive droite en empruntant le Chukzam de Marshun pour passer rive gauche, puis continuer vers Yarshun, et tant bien que mal jusqu'au petit pont de Tichip où l'on repasse rive droite de la Tsarap Chu.

Dernière info et une confirmation 
La passerelle renforcée n'existe plus. Elle a été noyée dans le lac formé par le glissement de terrain du 01/01/2015, puis a été emportée avec l'eau quand le barrage a craqué le 07/05/2015. On ne peut donc plus aller ni à Marshun ni à Yarshun.
La traversée du gué de la Zara Chu est un passage obligé.

Info Willemspie sur VF

Autre info : Pour l'avoir fait, je peux te dire que le chemin rive gauche entre les 2 ponts était très difficile voire dangereux. C’est là qu’il est important que je prenne conseil aux anciens de Tantak.

Jour 15 Normoche - Satok

Ici c’est le trajet sur la rive gauche de la Tsarap Chu, au cas où il ne serait pas possible de franchir le Chukzam de Normoche.

Du campement de Normoche, il faut descendre pour longer la Tsarap Chu après avoir traversé les ruines de bergeries. Puis le sentier évolue une vingtaine de mètres au-dessus de la rivière. On rejoint le site abandonné de Chomo gompa juste en face du village, lui aussi délaissé, de Yarshun. Tous les villages ont été abandonnés il y a une dizaine d’années déjà. Passé les ruines de Chomo gompa, on redescend vers la rivière.

Après on reprend pied sur une banquette sableuse (35mn). Pour ce trajet, il est impératif de le faire le matin afin d’éviter l’inondation du sentier qui longe la rivière. Pas trop de difficultés jusqu’à Tichip.
Confluent de la Tsarap Chu - Zara Chu (à Tichip)

C’est ici que je redoute les problèmes. Le passage à gué jusqu’à mi-cuisse de la Zara Chu. 
Si les eaux sont trop hautes, je devrai passer la nuit ici et franchir le gué de bon matin afin d'éviter les eaux tumultueuses.

................. Une fois de l’autre côté, reprendre la marche rive gauche de la Tsarap Chu d’abord en suivant la rive puis à hauteur après une remontée plutôt raide.

C’est là que l’on laisse sur la droite le pont d’où aboutit le sentier de la rive gauche de la Tsarap Chu qui desservait Yarshun et Marshun en son temps. Continuer le long des berges sableuses pour rentrer dans une superbe gorge dans laquelle la Tsarap Chu s’engouffre. On remonte un peu, passer une épaule puis retour de l’autre côté pour longer la rivière. On remonte encore une fois pour franchir un torrent de montagne qui sort d’une gorge et continué pour rejoindre l’ancien village de Mune Le.

Toujours en rive gauche de la Tsarap Chu, le village abandonné de Mune Le.

On traverse le plateau pour trouver derrière la maison en ruine le sentier qui descend, traverser une rivière sur un plateau. Continuer sur ce plateau jusqu’à s’élever pour franchir une épaule rocheuse. Poursuivre à flanc d’un large couloir. Après c’est un enchaînement de plateaux qui se terminent au fond d’une cuvette au pied d’une cascade (10min).

On traverse à flanc de falaise d’où on a une vue sur la rive opposée. La suite, on traverse un plateau morainique. Au bout du plateau se trouve un chorten qui annonce l’arrivée sur le domaine de Satok. On laisse un chemin partir sur la gauche et on descend rejoindre les maisons basses du village. Traverser les champs laissés en jachère pour passer à proximité des maisons abandonnées et remonter sur un petit promontoire. Fin de journée. Hélas pas d’info sur une source.

Jour 16 Satok - Tsokmetsik

Dernière journée sur la rive de la Tsarap Chu. Poursuivre le sentier balcon à mi hauteur de la rivière et qui franchit de nombreux collets et des thalwegs.

Après le village, il faut monter jusqu’au chorten pour une vue sur le village. Puis continuer pour traverser un plateau herbeux et attaquer ensuite une partie difficile pour son instabilité. Mais pas trop de soucis, il n’y a que réellement que deux passages de quelques mètres qui posent un réel problème.
Juste après, on passe au niveau de la source Bouddha Chen Chumik (30mn) qui alimente Satok.

Puis une grosse montée est au programme. Ne pas manquer de quitter un peu le chemin et longer la falaise afin de profiter de la vue exceptionnelle sur la Tsarap Chu qui coule 300m plus bas.

On rejoint le col et on poursuit en descente douce sur la gauche tout en s’éloignant un peu de la rivière. On s’en va vers un vallon qui remonte jusqu’à un collet. On évolue de cuvette en cuvette. Voir sur la gauche une coulée de basalte. Faux plat et une petite grimpette jusqu’à un petit col (15min) d’où on aperçoit la suite de l’étape. Là commence une série de up / down en +100m/-100m bien sévères.
Après 45 min d’effort, on arrive à hauteur d’un ruisseau qui sort d’une gorge creusée entre deux murailles. Le site se nomme Umlung et dispose d’une source (5min). C’est la seule avant l’arrivée à Tsokmetsik. Ne pas oublier de remplir les gourdes.
On remonte à flanc sur la droite jusqu’à un petit col (30min) d’où on a une très belle vue sur les méandres de la Tsarap Chu au niveau de la bergerie de Chodongma qui se trouve près de la gorge de la Pukongma Chu. Après la bergerie, on redescend pour repartir vers un nouveau col (30min).

C’est ici que l’on quitte les falaises rocheuses pour évoluer dans un décor beaucoup plus aride.        Suivre la pente douce à flanc de moraine pour rejoindre le plateau sur lequel se trouve le village abandonné de Lahaul.
On continue maintenant jusqu’à Tsokmetsik,
Au bout du plateau, on s’engage sur le sentier qui permet de rejoindre le bord de la Tsarap Chu (45min) et on remonte de suite en écharpe rejoindre un nouveau plateau morainique (15min au passage un piège à loups). Redescendre immédiatement sur une large bande de sable fin en bordure de la Tsarap Chu (5min), que l’on traverse dans sa longueur avant de se trouver au pied de la dernière côte de la journée. 10min plus tard, c’est la traversée d’un plateau puis on descend pour arriver à un espace avec des arbres au bord de la Tsarap Chu. Ensuite, nouvel espace verdoyant à la sortie du vallon de la Marang Togpo. Avant de traverser la petite rivière prendre de l’eau pour le repas du soir. Un peu plus loin, on trouve un espace gazonné pour la tente.

Jour 17 Tsokmetsik -  Marang La BC

Sur la gauche, on part dans le vallon étroit le long du petit torrent. Immédiatement après, c’est le passage d’une gorge d’une centaine de mètres et on trouve un chemin en rive gauche. La vallée se rétrécit à nouveau et il faut continuellement se frayer un chemin dans la végétation. Après les broussailles, on marche directement dans le lit de la rivière. On sort après 25 min de marche de galets en galets pour trouver sur la gauche un sentier à flanc de moraine, qui s’éloigne du lit de la rivière. Après une montée bien raide, on reste sur un plateau (10mn) et on redescend jusqu’à retrouver la rivière et pénétrer dans une gorge. On laisse partir la rivière sur la droite, pour s’élever sur un sentier qui se trouve sur la gauche en direction d’un petit col (10mn), on y trouvera les ruines de la bergerie de Tranbok Yogma. On poursuit au milieu d’une zone de blocs effondrés avant de retrouver la rivière et on repart sur une forte pente sur la gauche.

C’est la remonté d’un large couloir le long d’un torrent pour déboucher sur un replat bordé sur la gauche de collines recouvertes de buissons ras. On est à Tranbok Gongma (20min c’est le camp de base du Marang La). Il y en a un autre à +/- 1 h. A voir sur place.

On poursuit en direction du fond du vallon pour partir vers la droite dans un couloir d’éboulis. La pente s’adoucit quelque peu (30min) sur une sorte de replat, mais la pente repart de plus belle à l’approche du fond du vallon. C’est là que l’on commence à voir le col.
Le chemin est bien tracé, mais la pente est raide et on prend vite de l’altitude. On rejoint un nouvel emplacement de camp (30mn), avec eau à la cascade sur la droite.

Jour 18 Marang La BC - Marang La - Bong La - Lungo

Suivre le chemin toujours bien tracé qui part à gauche puis à droite pour franchir une épaule au-dessus d’aiguilles rocheuses (1h30). De là, le sentier escalade en zigzag avant d’arriver sur un petit replat. Là, on part sur la droite sur un sentier en pente qui se dirige vers le col. On atteint le Marang La (1h30, 5300m).
Descente sur un mauvais sentier rocailleux au début qui se transformera en gros cailloux après. La descente terminée, on retrouve une trace en rive gauche du torrent au niveau d’un resserrement.
Poursuivre la descente dans une large vallée large sur le lit de la rivière jusqu’à un emplacement de camp en rive droite au lieu-dit Takstago (45min, source).
Resserrement de la vallée et le torrent va se faufiler dans une gorge étroite qu’il ne faut pas passer car un sentier de contournement part sur la droite et on retrouve de suite la vallée juste après.  La vallée part sur la gauche et s’élargit. Un chemin bien tracé en rive gauche (45min).
Puis on traverse une étendue sableuse prénommé Tozak. Juste derrière une petite moraine (20mn), on trouve le départ du sentier d’accès du Bong La (4670). Quelques lacets, le pass n’est plus très loin. C’est là que l’on retrouve la Zara Chu que j’ai franchi à Tichip il y a déjà 3 jours. On atteint le Bong La.

Descente du Bong La vers la vallée de la Zara Chu.

Tout de suite après le pass, on suit un sentier balcon qui s’en va faire le tour de la vallée creusée par la Zara Chu. D’ici je retrouve la région du Kharnag ! Oui là même où je suis sorti, sous la pluie, lors de ma dernière traversée en 2014. Dans quelques heures, après Sangtha, je retrouverai la piste qui me conduire une nouvelle fois sur la route Manali / Leh. A la différence que cette fois j’ai la ferme intention de rejoindre directement le Tsomo Riri. Si du moins les forces de la nature me le permettent !  

On retrouve la Zara Chu à l'approche du village abandonné de Lungo
Ici encore, il n’y a pas trop de complications pour garder le cap, puisque je n’aurai qu’à suivre la rivière avec d’inévitables up and donw. On rejoint deux maisons isolées du village de Lungo, maintenant abandonnées (20mn). On poursuit jusqu’au moment où l’on se trouve face à la sortie d’un petit canyon en rive droite. Traverser la rivière en plusieurs bras. On arrive alors au village de Lungo.  Fin de journée.

Jour 19 Lungo – Sangtha - Yagang

On traverse l’étendue gazonnée en direction du nord pour passer au milieu du groupe de maisons du village abandonné de Lungo. On rejoint le bord de la rivière. C’est la première traversée de la Zara Chu (20min). Une fois sur la rive gauche, on marche près de 600m pour retrouver l’eau et traverser dans un premier temps la Tozak Chu et, juste après, la Zara Chu.
On remonte en rive droite la Zara Chu.

La vallée de la Zara Chu entre Yakbu - Zabuk Yogma - Sangtha - Yagang
On retrouve la Zara Chu pour une nouvelle traversée (30min). On continue de remonter la vallée à présent en rive gauche. On dépasse un piège à loups (25min). On laisse sur la gauche un deuxième vallon qui conduit à Zabuk Gongma alors qu’au loin se profilent les maisons du village abandonné de Sangtha (25min). Dernière série de murs de manis que l’on longe.
Piste carrossable. On remonte pendant 2h30 pour arriver au village nomade de Yakhang, occupé seulement en août. Ici, les maisons sont de vraies maisons, et tout en haut du village, la plus grande maison est un monastère de nonnes : Padma Otbar Chosling ou Tshang Khang Ritröd. En 2008, cinq nonnes y habitent.

S’il fait beau c’est là que je reprendrai mon circuit que j’ai dû abandonner en 2014.

En juillet, pour rencontrer les nomades, il faut continuer jusqu'à Spangchen. Pour cela, on reprend la piste jusqu'à une passerelle métallique qui permet de traverser et de prendre la piste de la rive gauche. Spangchen est au fond d'une vallée adjacente facilement repérable par les nombreuses traces des animaux. Il faut 2h30 à 3h00 depuis Yakhang. L'endroit est surprenant. Le vallon est étroit, un torrent coule au milieu des tentes noires installées de part et d'autre. Le soir, les yaks en liberté circulent au milieu des enfants qui jouent. Les femmes traient les chèvres parquées. Un tuyau de poêle fumant dépasse sur chaque tente. Le modernisme avance.

Jour 20 Spangchen - Pangunagu (Tso Kar) 4590m. 5h30.

Info Jean Louis Taillefer.

Au départ de Spangchen, les drailles des chèvres sont un bon raccourci, sinon, en suivant la piste on redescend jusqu'à la vallée de Zara qu'on va remonter dans la poussière jusqu'au camp de Zara. Quelques chortens, quelques murs de mani, des habitats sommaires, puis la piste plonge sur More Plains où l’on retrouve la route Manali-Leh après 4 heures de marche depuis Spangchen.
On suit la route en direction de Manali pour prendre l’embranchement vers le Tso Kar. Il faudra quitter cette route qui se dirige directement vers Tukje pour prendre la piste vers Pangunagu en contre-bas.
On ne voit pas le Tso Kar depuis Pangunagu. Il faut continuer la piste vers Nuruchen pendant 30 minutes pour avoir de beaux points de vue sur le lac et ses rives blanchies par le sel.

La dernière partie de ce trek, me réservera encore bien des surprises, avec la découverte des hauts plateaux des régions du Rupshu & du Korzok, et en point d'orgue, la vue imprenable sur le Tsomo Riri dans la descente du col Yalung Nyau La qui culmine à 5430 mètres.

Jour 21 Spongunagu - Tso kar - Nuruchang

Du camp au pied du lhato contourner l’enclos grillagé par la droite. Rejoindre la piste sableuse puis passer devant le camping « officiel ». Poursuivre de façon monotone sur la piste sableuse à distance des marécages. Ce n’est que lorsque j’arriverai à l’extrémité Est du lac du Tso kar (1h, 4545m) que l’intérêt grandira puisque je pourrai descendre longer l’étendue d’eau en suivant la rive recouverte d’une croûte de sel. Possibilité aussi d’admirer le ballet de quelques volatiles qui ont élu domicile sur les banquettes herbeuses pour y nicher et profiter de l’écosystème spécifique de cette cuvette saline. Tout autour, ce ne sont que chaînes de montagnes érodées qui composent un panorama assez exceptionnel.

Le lac du Tso kar

Rejoindre la piste un peu plus loin pour atteindre un chorten (45mn, 4555m). En montant un peu au-dessus du chorten et que l’on domine davantage le lac, c’est un spectacle permanent d’ombres et de lumières qui façonnent l’espace. Fascinant ! Poursuivre sur la piste pour traverser un « village » et atteindre un mur de manis possédant de beaux spécimens de pierres gravées (15mn, 4560m). Quelques mètres après, traverser le « village » de Riyul et au croisement de pistes, il faut prendre vers la droite pour remonter sur une piste une plaine sableuse à l’herbe rase jusqu’à l’austère village du bout du Monde de Nuruchang (1h10, 4660m). Au-delà de la dernière maison poursuivre vers le fond de la vallée et rejoindre le bord de la rivière qu’il faut suivre quelques temps. Au niveau d’un enclos à bestiaux bâti sur la droite à flanc de moraine, traverser à gué la rivière (belle perspective du fond de la vallée avec ses montagnes enneigées) pour poser la tente rive droite sur le gazon.
Terme de la journée (30mn, 4720m, eau dans la rivière).

Jour 22 Nuruchang – Rajun Karu 2h45

Deux possibilités d’itinéraires pour rejoindre le plateau de Rajun Karu.

- soit après le camp, passage à droite par le large col sans nom que l’on avait en point de mire lors de la montée vers Nuruchang.

- soit un peu plus à gauche le col du Horlam Kongka que l’on atteint en franchissant un petit collet pierreux depuis la base du précédent, ou alors la remontée de la vallée de la Spanglung.

C’est ce chemin que je prendrai. Marcher sur des banquettes herbeuses en rive droite avant que celles-ci ne laissent place à un lit de galets. Atteindre un ancien campement nomade (45mn, 4800m) duquel il faut partir un peu dans la pente sur une trace pour contourner un écart de la rivière. Puis revenir très vite dans le lit de la rivière pour longer la base d’une falaise ruiniforme peu amène (20mn, 4820m) au pied de laquelle on trouve de nombreuses têtes d’urial, le mouflon du Ladakh.

Le parcours le long de la rivière est très agréable car après le virage sur la gauche opéré par la gorge, il se poursuit à nouveau sur des banquettes d’herbe rase épargnant chevilles et genoux du randonneur.
Distinguer à l’avant l’amorce d’un plateau gazonné, la rivière se rétrécit au niveau d’une tourbière.  Il faut franchir d’un saut le torrent et marcher sur la rive gauche. Longer la base d’une moraine détritique (40mn, 4840m). Le chemin court à mi-hauteur sur le rebord droit du plateau désertique et c’est l’occasion de rencontrer les premiers troupeaux des nomades (prendre garde aux chiens lors du croisement d’un des troupeaux).

Se diriger par un faux-plat montant vers l’extrémité de la vallée au pied du col qui s’ouvre entre les deux « collines » d’en face. L’espace devient quasiment sans fin avec en toile de fond des montagnes bombées qui tutoient les 6000m et qui ferment l’espace. Elles semblent être un mur, mais au-delà de leurs passages altiers, elles cachent de nouveau un nouvel espace infini.
Descendre vers le plateau rocailleux au milieu duquel les "résidences" d’été des nomades sont souvent installées.

Campement de nomades à Rajun Karu.

Chacun vaque à ses occupations. Possibilité ainsi assister à de nombreuses scènes de la rude vie de ces habitants des grands plateaux, qui trait les dimos et les brebis, qui fait le fromage, qui lave le pelage des chèvres pashmina, etc.

Les enfants curieux de l’autre, surtout s’il vient d’ailleurs, ne manquent jamais une occasion de rencontrer l’étranger. Ils ne quémandent rien, juste le bonheur du partage d’un instant, un sourire complice. Après le campement des nomades, se diriger vers la rive droite de la vallée et s’établir pour la nuit un peu à l’écart sur des espaces gazonnés au bord de la rivière (1h, 4950m).
La nuit sera sans aucun doute assez froide sous la tente.

Jour 23 Rajun Karu - Kyamuyuri La - Kostse La – Sherma 4h30

Traverser la grande plaine sur laquelle sont implantées les tentes des familles de nomades pour aller chercher le chemin qui démarre sur la droite du thalweg. Commencer par une montée assez douce jusqu’à croiser le lit du petit torrent et passer rive gauche où la pente se redresse pour rejoindre une prairie d’altitude à l’aplomb du col. Contourner par sa gauche et par une trace à flanc dans des éboulis de schiste qui débouche au Kyamuyuri La (1h45, 5430m).

En prenant de la hauteur, belle vue étendue sur le paysage traversé ces derniers jours et plus particulièrement sur la cuvette du lac de Tsokar dont les eaux resplendissent sous les rayons du soleil matinal. Descente dans un large vallon verdoyant. Sur la droite se dévoilent quelques pics encapuchonnés de neige. Ils font partie de la Korzok Range que le passage altier du Gyama La (à plus de 5800m…) permet de traverser pour aller vers le nord.

Dans la descente du Kyamuyuri La.

Dans la vallée fluviale de la Gyamsharma au milieu de laquelle broutent de nombreux troupeaux de moutons et de chèvres sans oublier ça et là quelques yacks placides. Il faut rejoindre les tentes de nomades au pied du Kostse La au lieu-dit Gyama Barma (1h15, 5200m).
Le deuxième col de la journée s’inscrit à la droite d’une crête assez rectiligne qui précède la montagne noire plaquée d’un grand névé. Dès le départ, le chemin propose une pente soutenue qui ne faiblira pas jusqu’au cairn sommital. Le  Kostse La a tout d’un grand, mais seulement 200m de grimpette assez exténuants (55mn, 5380m).

Pour terminer la journée, petite descente tranquille avec à l’horizon quelques nouveaux pics appartenant à la Korzok Range jusqu’à un petit torrent auprès duquel il u a la possibilité de mettre la tente sur des banquettes herbeuses. C’est Sherma (25mn, 5150m, eau dans le torrent).

Jour 24 Sherma - Yalung Nyau La – Korzok 4h30

Du camp de Sherma au bord du torrent suivre le chemin qui contourne le mamelon pour passer au-dessus des campements de nomades et rejoindre le lit de la Kyagar Nugma, large rivière qui prend ses aises entre bancs de galets et tourbières. Arriver à Gyama et il va falloir passer à gué de l’autre côté pour s’engager dans le thalweg qui s’ouvre en face en direction du sud-est. Suivre un chemin bien tracé en rive droite qui présente une pente modérée jusqu’au passage d’un petit ressaut morainique. Traverser de grandes étendues herbeuses à mi-hauteur de la rivière. Finis les pâturages, voici une gorge un peu plus minérale (1h45, 5360m) sans que la pente s’accentue. Longer le lit de galets. Après quelques méandres et un ou deux changements de rive, voici un large plateau d’altitude (25mn, 5400m) bordé sur sa droite de nouveaux pics enneigés appartenant à la Korzok Range.

Arrivée sur le plateau du Yalung Nyau La.

Paysage assez surprenant alors que l’on s’attendrait plutôt à devoir être confronté à un col minéral de la plus stricte obédience ladakhie. Eh bien non, il y a bien un col et il correspond à la bordure sud du plateau. Rejoindre en quelques minutes en suivant une trace à flanc qui part sur la gauche. Voici donc le Yalung Nyau La (10mn, 5440m) marqué d’un simple cairn et les sempiternels drapeaux flottant au vent.

Notable apparition furtive d’une partie du lac Tsomoriri pour l’instant entre deux falaises d’éboulis. S’engager dans la descente. Celle-ci commence par une petite combe herbeuse suivie d’un défilé rocheux très sommaire qui se poursuit par un parcours sur des moraines sableuses. Comme supposé, le panorama sur le bassin du lac Tsomoriri s’agrandit. Un très grand spectacle. Descendre plusieurs verrous morainiques de cette ancienne vallée glaciaire en suivant un chemin sableux qui zigzague au mieux de la pente. A partir de 5100m, la quasi-totalité du lac se dévoile attestant de sa forme allongée et de ses imposantes proportions. Continuer à descendre quelques bosses morainiques avant de suivre le fil d’une moraine centrale qui va conduire à l’entrée d’une cuvette sableuse qui s’est creusée au pied des Mentok I et II, les pics les plus méridionaux de la Korzok Range.
Descente vers Korzok.

Traverser ce « reg » dans toute sa largeur pour atteindre une portion de verdure (1h35, 4675m), puis continuer après un chorten posé en rive droite de la Korzong chu au pied du village des nomades. Atteindre l’extrémité sud de la cuvette pour s’engager en rive gauche le long de la rivière dans un défilé rocheux de toute beauté au milieu duquel paissent de nombreux bovins (10mn, 4670m).
Suivre un chemin aménagé qui rejoint un pont en béton à l’entrée du village de Korzok encore invisible, caché qu’il est par une épaule rocheuse. Un peu plus bas, c’est l’entrée du village (25mn, 4620m.

Nuit sous tente parachute avec un bon repas.

Jour 25 Korzok

Korzok, ce n’est sûrement pas le plus beau village, mais l’intérêt est sa vue panoramique sur la cuvette du lac du Tsomoriri et les chaînes de montagnes enneigées qui le bordent à l’est (Chamser Kangri et Lungser Kangri, tous deux dépassant les 6600m.

Journée de repos et achat de nourriture pour la suite du trek.

Jour 26 Korzok – Kyandam (4500 m) 5/6 H

 Le Tsomo Riri fait 19 kilomètres de long pour 3 kilomètres de large. Le lac Tsomoriri est l'un des lacs les plus hauts du monde. Il se situe dans le Sanctuaire de Chanthang "Changthang Cold Desert Sanctuary".

La région abrite le grand bharal (Pseudois nayaur), le mouflon du Tibet (Ovis ammon hodgsoni), le kiang (Equus kiang), le loup de Mongolie (Canis lupus chanko), le lynx (Lynx isabellina) et le léopard des neiges (Uncia uncia).

Journée Le long du lac Tsomoriri.



Le lac se joue du ballet des nuages proposant une alternance de teintes turquoise, bleu pétrole ou indigo. Elles tranchent sur les rouges et ocres des montagnes de la rive opposée. C’est enchanteur ! C’est d’ailleurs ce qui permet de ne pas trouver le temps long sur des longues portions de ligne droite… Enfin, au niveau d’une petite plage (1h45, 4550m), le sentier propose une petite grimpette au milieu de blocs de granit rose pour contourner une calanque rocheuse. On retrouve les étendues sableuses un moment avant de s’engager sur une « Plaine des Sables ». Se rapprocher de l’extrémité du lac où le paysage minéral se teinte progressivement de vert. On passe une bosse et voici le delta de la Phirse chu (2h, 4550m) où quelques animaux paissent sur la tourbière proposant une herbe riche et tendre.

C’est une journée de marche assez longue sur la rive ouest du lac Tsomo Riri. Il me faudra une grosse journée, si pas plus pour aller jusqu'au campement de Kyandam. Dénivelé quasi nul.

Jour 27 Kyandam - la Vallée du Phirse Chu .

Lhatho à Kyangdam est l'une des extrémités du lac Tsomo Riri formée d'une prairie qui descend dans le lac formant une sorte de zone humide de la zone où les oiseaux migrateurs peuvent être aperçus. Kyandam signifie terre des Kyangs (Les ânes sauvages). Ceci est une vue très pittoresque avec des pics himalayens élevés autour des eaux bleues cristallines du lac. 

Selon mes renseignements, il se peut que les nomades descendent des alpages par la vallée du Phirse Chu. J'ai donc l'intention d'aller à leur rencontre et ensuite rejoindre la route Manali / Leh. C’est là que je terminerai cette première partie de la grande boucle du Zanskar au Tsomo Riri pour finir au fond de la vallée de la Phirse Chu.

De Kyandam, il faut continuer sur Nurchu Sumdo. Un peu après ce lieu-dit, il faudra bifurquer à droite et suivre la Phirse Chu pendant 25 km jusqu'à Thargang. A noter qu'ici, j'ai compté en km vu que je n'ai rien trouvé sur le net me détaillant un peu cette partie de trek. Je me demande si je suis pas le premier qui va sortir du Tsomo Riri par ce tracé ! En tout cas, je suis parti pour un minimum de 50 km avant de retrouver la route Manali / leh. Tracé que je suis bien obligé d’effectuer pour sortir de la région, vu que je ne possède pas de permis et qu'il sera dès lors impossible de partir par Mahe, où il y a un shek point juste après le pont.

Sur ce tracé qui longe la rivière traverse plusieurs lieux-dits (à la moyenne de 4 km heure), j'estime qu'il me faudra 2h30 pour à Kulmoche (4710m) et encore 1h30 pour Lameke. Dans ces deux endroits il y a des espaces verts, j'espère donc y trouver des nomades. S'il y en a, je resterai dormir chez. A voir sur place.

Jour 28 Lameke - Latho Gongma - Manecha (4760m)

Sur cette étape qui n'est pas très en pente, il y a aussi deux coins herbeux, donc possibilité de rencontrer les nomades, même si je pense que j'aurai nettement plus de chance de les voir après le Manechan La, dans les environs de Thargang, où les étendues herbeuses sont nettement plus grandes.
Il faudra compter 1h pour le trajet Lameke Latho Gongma et 2h au minimum pour rejoindre Manechan BC du Manechan La. A Manechan, on laisse sur la gauche un sentier qui part vers la Pangyo Chu.
Toujours tout droit pour ce petit col du Manechan La. Au sommet, descente de trois heures pour arriver à Thargang. Fin de journée. Il y a de l'eau pour le repas.

Jour 29 Thargang - Khola - Phuang

Sur ce tronçon, je prévois des étapes plus courtes, bien que celle-ci fera quand même 4h30. Mais toujours dans l’optique d'une rencontre, je ne désire pas me dépêcher en cette fin de circuit car les paysages sont sûrement magnifiques et fort désertiques.

Jour 30 Phuang - Lanyar - Zozogong    

Le trek est maintenant une promenade à travers des paysages arides de désert froid. Il est très fréquent de voir des ânes sauvages dans cette partie de la vallée.

Jour 31 Zozogong - Thelakung La - Trakstago


Départ pour le Thelakung La. Du pass, on peut voir la belle vallée de Rupshu car il se propage bien au-delà. Descente sur un chemin facile pour arriver dans une gorge qu’il faudra franchir avant d'arriver à Trakstago.

Jour 32 Trakstago - Numa - Yele More - 

Le trek continue de traverser la rivière à plusieurs reprises. On abordera une nouvelle gorge étroite qu'on évitera par un sentier sur le côté gauche.
Pas d'autre réelle difficulté en cette fin de trajet. Bientôt on arrivera sur les rives du Sumkhar Chu.
Ce sera la ligne droite pour retrouver la route de Manali / Leh.

Jour 33 Yele More - Pang

Une promenade facile sur un lit de la rivière. On passera à travers une large gorge où le vent a sculpté les parois. Beau tableau pour terminer cette partie de circuit.


Je me retrouverai sur la route Manali / Leh. Il me faudra maintenant trouver un véhicule pour rentrer à Leh. Je ne serai pas trop difficile sur le mode de transport, un bus, ou un taxi collectif, même un camion me ferait largement l"affaire. 
Là bas retour à la guesthouse pour une grande lessive et me préparerai pour un autre trek dans la région.