lundi 6 octobre 2025

Départ pour Surkey

 Ce n’est qu’au matin du 6 octobre que je peux enfin reprendre ma route. 
C'est le moment de dire au revoir à Gelju et son épouse. Namaste et un grand merci pour m'avoir hébergé durant ces 5 jours. Pour me souhaiter bonne chance, chacun m'offre une thaka.


Le sac sur le dos, me revoilà parti pour la suite de mon aventure sous un ciel qui est à nouveau devenu bleu. Que demander de mieux ?!


Les chemins sont évidemment détrempés mais restent tout à fait praticables.

Le chemin, je le connais puisque c’est celui que j’ai l’habitude de prendre quand je me rends dans le haut du Khumbu. Cela sera l’occasion de revoir et d’aller dormir dans des lodges de personnes que je connais assez bien et qui seront sûrement heureux de me revoir.

Je me dirige maintenant vers le col du Khari La. Après 1h30 de montée, je suis au sommet. Les drapeaux de prières sont là pour me signaler que la descente sur Paiya va commencer.

Ici, plus question de prendre des chemins de traverse, ils ont carrément disparu avec la construction de la route. Et pour une fois, je dois bien avouer que je n'en suis pas mécontent. La route est devenue vraiment le bon plan. La descente est nettement plus facile qu'avant où on fallait suivre un chemin qui avec le temps et les nombreux passages de caravanes de mules, était devenu réellement dangereux. Pour donner une idée ce que c'était réellement , voici 2 photos souvenirs.

Aujourd'hui, tout est tellement plus facile que j'en ai même oublié de faire une photo de cette belle route ! 


En à peine 1h plus tard, j’arrive déjà à l'entrée de Paiya pour constater que même le vieux pont qu'il fallait franchir pour entrer dans le village est devenu obsolète.

Le modernisme a rendu la progression plus facile, hélas ce n'est pas le cas pour tout le monde.


Avant de continuer mon chemin sur Surkey, je me retourne pour quand même faire une photo de ce flanc de montagne qui accueille aujourd'hui cette route.


 En direction de Surkey, j'ai le choix de rester sur la route ou de prendre l'ancien chemin. Etant donné que le chemin est bon, je choisis bien évidemment celui-ci. 



En 2h30, j’arrive à Surkey. 


Malgré le fait que Musey ne soit qu’à 2 petites heures de marche, je décide de rester ici pour passer la nuit afin de ne pas brûler les étapes.


Le 7 octobre

Après une bonne nuit dans un lodge de passage népalais, càd avec le minimum vital, je reprends ma route pour Musey. Malgré les up and down, le trajet se fait facilement. 




En 1h45, je suis à l’entrée de Musey et 10 minutes plus tard, j'arrive à la maison de Kaji et son épouse Lhami Sherpa chez qui je resterai 2 nuits. 


Lhami est là pour m'accueillir, puis je dépose mon sac dans ma chambre.


Entretemps, Lhami a déjà eu le temps de me préparer un dal bhad.


Après le repas, je vais prendre une bonne hot shower .....
......... me voilà tout propre.


Puis je remonte dans ma chambre pour remettre de l'ordre dans mon sac.
Je constate par la même occasion que la pluie s'est remise à tomber.
Ce qui n'empêche pas d'avoir un embouteillage de caravanes de mules devant la maison !!
C'est normal, puisque la route s'arrête à Surkey et que le gaz et les provisions doivent bien continuer à monter vers et dans le parc National de Sagarmatha. Là bien évidemment, il n'y aura probablement jamais de route, car le parc rapporte tellement d'argent à l'état, que la construction d'une route pourrait incontestablement nuire à cette manne prolifique.


Demain, je monterai à Lukla avec Kaji qui va me faire visiter le monastère. Oui Kaji, malgré qu'il soit marié est aussi moine.
Il est à noter à ce sujet que les moines tibétains traditionnellement ne se marient pas, car le vœu monastique implique le célibat, mais il existe des exceptions, notamment dans le bouddhisme tantrique où certains maîtres laïcs (lamas) peuvent être mariés. 
Voilà donc pourquoi mon ami Kaji est un moine marié et a deux enfants.
Entre-temps, Kaji est rentrée à la maison et a retrouvé Lhami dans les serres du potager.

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