dimanche 28 septembre 2025

De Thaksindu à Jubhing via Nunthala

 Après une bonne nuit reposante, je pars, sans déjeuner, pour Nunthala. C’est une descente de 3,5 km sur un chemin pas trop mauvais, mais encore rendu glissant par la pluie. 



Il ne me faut que 2h30 pour arriver à l’entrée de Nunthala. Je passe naïvement devant le premier lodge en me disant que j’irai manger dans un lodge au centre du village. Mais là, j’ai la mauvaise surprise de constater que tous les lodges sont fermés et qui le village est pratiquement désert. Les seules personnes que je rencontre, c'est un couple d'agriculteurs qui est occupé à moudre de l'orge grillée pour en faire de la tsampa (aliment de base traditionnel tibétain, riche en nutriments et facile à préparer, souvent mélangée avec du thé au beurre salé).


Puisque je n'ai pas le courage de faire demi-tour pour aller m'alimenter dans le seul lodge encore ouvert, c’est donc le ventre vide que je commence la descente vers Chhirdi. 


Bien évidemment, puisque le chemin n'est plus trop fréquenté, de nombreux endroits sont difficilement praticables. Tant bien que mal, je continue à descendre.
Je suis enfin sur une partie bien meilleure, car Chhirdi n'est plus très loin et c'est d'ailleurs là que je rencontrerai la seule personne qui remonte sur Nunthala et elle semble tout étonnée de voir encore un touriste ici !!!


Après 3 heures de descente, c’est sur les genoux que j’arrive à hauteur de cette nouvelle route qui fait aujourd'hui Salleri-Surke. Le terme route n'est peut-être pas ce que je devrais écrire, car elle ressemble plus à une piste tout terrain qu'à une route. Mais les 4x4 et camions y passent pour approvisionner la région. Ils ont donc remplacé les caravanes de mules qui faisait vivre tous les villages. Voilà donc pourquoi les habitants qui n'ont pas de terres à cultiver, s'en vont pour la plupart à Kathmandu ou tente de rester pour survivre.


Me voilà donc à Chhirdi où il y a un resto de passage qui sert de relais routier. Je m'y arrête pour me reposer une bonne heure afin de reprendre mes esprits. 


J'aurais bien voulu aussi y manger, mais l'endroit laisse vraiment à désirer et il ne donne vraiment pas envie d'y manger. Dommage car j'ai toujours le ventre vide depuis ce matin, mais fort heureusement, Jubhing n’est plus qu’à 3 km et je sais que là, j’y trouverai un hôtel convenable avec une cuisine qui l'est aussi.

Me revoilà en route pour ce dernier tronçon. Cette fois, plus de sentier, je reste bien sagement sur la route et je franchis la Dudh Koshi Nadi ( Rivière du Lait), c’est la rivière qui prend sa source des glaciers de la région de l'Everest et qui traverse le Parc National de Sagarmatha, par le tout nouveau pont. Fort heureusement, il n'est plus nécessaire de passer sur l'ancien pont suspendu car il n'est plus entretenu et ne donne plus trop confiance. 


Une demi-heure plus tard, je vois mon lodge où je vais enfin pouvoir poser mon sac dans ma chambre. Je 
m’effondre sur le lit en attendant un bon Sherpa stew (Shakpa ou shyakpa) qui est un ragoût sherpa savoureux, nutritif et plein de saveurs. Idéal après une journée comme je viens de passer .... de par ma faute bien évidemment !!!!

 
La nuit sera sûrement bonne.

Le 29 septembre

De Jubhing à Bupsa via Kharikhola.

La nuit fut bien requinquante. La leçon d'hier m'a servi et cette fois, je ne pars pas le ventre vide. C'est donc après un bon petit déjeuner que je me dirige vers Bupsa via Kharikhola. 

Ici, le chemin est parfait, même si la montée est importante. 


Le journée est belle, le soleil est là et je prends le temps de m'arrêter pour manger la pomme que j'ai reçue en partant de l'hôtel ce matin.


En chemin, je croise même une caravane de mules que je laisse bien évidemment passer sous peine de me retrouver rapidement allongé dans le décor ou voire plus, obligé de prendre un bain forcé !!!!

   

Comme l'étape n'est pas très longue, à mi-chemin, je fais un stop chez une petite dame pour boire un thé. Elle est bien sympa car elle ajoutera de la cardamone dans mon breuvage.


Après une heure, je suis à Kharikhola au pied du grand escalier qui mène au monastère.
Je ne monterai pas aujourd'hui, je le ferai au retour de mon trek dans les hauteurs du Khumbu ......


.......... Mais je prends le temps de faire quelques photos. D'abord de l'ensemble du village et aussi de Bupsa qui est là-bas, tout en haut de la première colline.


En traversant Kharikhola, les nuages se font de plus en plus menaçants. A mon avis, je vais à nouveau me faire mouiller comme dans la montée de Thaksindu.


Pour éviter tout désagrément, je presse un peu plus le pas.



J'arrive à la rivière, je passe le pont et je m'arrête pour faire des photos du vieux moulin à eau, qui lui aussi moud de l'orge grillée.


Je repars pour une dernière montée pour Bupsa qui se fait normalement en 1h30. 


Je mettrai un peu plus car la pluie ne m'a, à nouveau, pas épargné.
Je mettrai quand même 30 min. de plus pour arriver à l'Everest Guest House.
Lorsque j’arrive chez mon ami Geljun Sherpa, les retrouvailles sont sympas mais pas inattendues car nous sommes en contact sur WhatsApp.


Le 30 septembre

Il est temps pour moi de me reposer. Aujourd’hui, comme peut-être demain, j’envisage de rester ici. L’adresse est bonne, c’est donc l’endroit idéal.

Le programme des jours suivants sera la vallée de l’Hinku, vallée que je ne connais pas du tout.


Le 1 octobre

Ce matin, il fait à nouveau beau, mais nous apprenons que la météo va se dégrader sérieusement ces prochains jours.


Et en effet, ce sont véritablement des trombes d’eau qui vont tomber durant 4 jours, à tel point que je serai obligé de rester à Bupsa durant toute cette période. 
Je serai non seulement bloqué, mais je devrai aussi changer mon itinéraire et partir directement vers Lukla au lieu de faire la vallée de l’Hinku Khola. C’est très dommage car j’étais venu cette année au Népal pour faire spécialement cette vallée et continuer jusqu'au Mera Peak. 
Geljun Sherpa m'explique que cette vallée est ce qu'il appelle une jungle qui au départ est déjà plus humide que la normale. En fait, la "jungle" est une forêt très dense de rhododendrons et avec la pluie qui est tombée ces derniers jours, tout doit être gorgé d'eau. Je n'avais d'ailleurs jamais connu une telle météo au Népal. Un orage a même claqué durant 20 heures d'affilée et à chaque grondement, la pluie redoublait de plus belle. Ces 20 heures resteront inoubliables car un tel orage dans la montagne, j'aime autant vous dire que cela fait vraiment du bruit. C'est le moins que l'on puisse dire !!!!!

Le 5 octobre

Nous pouvons enfin mettre le nez dehors. Il ne fait pas encore soleil, mais la pluie s'est au moins arrêtée de tomber.



Il faudra attendre la fin de journée pour avoir ce fabuleux spectacle pour nous faire oublier toutes les heures difficiles que nous avons vécues.

 

C'est full moon, avec un changement de météo possible.

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