dimanche 14 octobre 2012

Festival au monastère de Gonpa Karma Dupgyud Choling (I)

Pour notre dernière journée au Ladakh, j'ai bien l'impression que nous allons être plongés profondément dans cette culture tibétaine qui nous fascine tellement. Pour des voyageurs indépendants comme nous, aller au Tibet est presque mission impossible. Alors autant profiter de l’aubaine que nous avons, pour nous rapprocher encore d'un peu plus près des grandes traditions de Lhassa. Cela fait des années que nous tournons de toutes parts autour des frontières du Tibet, sans jamais pouvoir y rentrer. Aujourd'hui, nous avons l’opportunité d'assister à une cérémonie qu'il est impossible d'organiser là-bas depuis l’invasion chinoise.  

Cette page sera divisée, un peu comme nous l'avons vécue, en deux parties. La première page sera consacrée à la partie des danses et de la présentation du monstre personnifiant les mauvaises actions de l'année écoulée. Après la pause de midi, il y aura de nouvelles danses qui nous emmèneront au moment fort de la journée, le sacrifice à l'arme blanche du "Drao" (le Démon) et le bûcher qui clôturera la journée.


Cette fois, les moines danseurs sont habillés de vêtements de cérémonies et portent des masques de divinités.


Dans la cour principale est exposé le masque du mal autour duquel les danses sacrées sont également accompagnées par des prières en musique. Le grand Lama du monastère ouvre la cérémonie. Les différents danseurs peuvent disposer de l'esplanade pour effectuer la danse Tham. C'es danses comprennent souvent des instructions morales et la victoire du bien contre le mal. Ces danses apportent aussi des mérites à ceux qui les observent. Comme chacun le sait, dans le monde bouddhique, les mérites sont très importants afin d'accéder au Nirvana. 

Les danseurs miment divers scènes de la lutte des divinités contre les forces du mal.  La couleur de l'habit porté par le personnage jouant un rôle est tout aussi importante que le masque d'une divinité représentée.



Les musiciens ne sont pas très nombreux, mais leur musique envoûtante nous projette encore un peu plus loin vers un autre univers.
C'est maintenant au tour d'autres musiciens à entrer dans la ronde et d'entraîner avec eux le grand Lama.



Il s'adressera directement à l'esprit du mal en lui lançant les esprits du bien.  





Quatre danseurs ont revêtu leurs costumes tantriques les " ornements d’os ".
C'est la tenue de danse sacrée tibétain "Citipati"



Ce sont d'autres divinités qui entraîneront le grand Lama dans une danse diabolique pour nous présenter cette fois le monstre du mal.




C'est au son du dungchen que le grand Lama sera reconduit dans la salle de prières du gonpa. 
Ici prend fin la première partie du festival.

                                                                          

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