jeudi 4 octobre 2012

De Tar jusqu'à Mang Gyu

Même dans les endroits merveilleux, il faut forcément savoir partir à un moment donné. C'est ce que nous faisons ce matin, après un petit déjeuner copieux avec la famille Konchok. 
Pour avoir le temps de faire les deux heures d'ascension de l'Ipti La à l'ombre des parois rocheuses et terminer les derniers mètres très raides relativement frais, mon guide papier nous conseille de partir vers huit heures. C'est ce que nous faisons. 
Lorsque nous sommes au pied du col et nous nous rendons compte que cette ascension ne sera pas une partie de plaisir. Ça monte en effet très fort.


Les conseils du guide pratique sont judicieux, mais ils ne m’empêchent toutefois pas d'avoir au milieu de l'ascension une terrible défaillance. Dans ces conditions, la journée s'annonce d'ores et déjà très difficile pour moi !



 Il me faudra presque quatre heures pour voir enfin les drapeaux de prières qui sont sur le pass.




C'est Pascale qui ouvre la voie. Elle le fait très bien et je n'ai qu'à faire mon possible pour la suivre dans ce décor qui se couvre de plus en plus. Le vent s'invite  aussi et avec ces éléments réunis à 4500 mètres, il est évident que la température chute rapidement.



 Le vent a tellement soufflé fort qu'il est parvenu à éloigner les nuages. Du même coup, les montagnes nous offrent leurs panels de couleurs.


Après le Ipti La, ce sera au tour du Mang Gyu La à me faire endurer une épreuve supplémentaire. Mais avant d'arriver sur ses pentes, il nous faut marcher sur de nombreuses crêtes et vallons successifs d'où nous apercevons le hameau d'Ipti. 


Après trois heures d'efforts, j'arrive enfin au sommet. Pascale y est déjà depuis pas mal de temps.


 Le plus dur est derrière moi, la descente jusqu'à Mang Gyu ne sera qu'une formalité.

Lorsque nous arrivons, nous recevons des propositions pour dormir chez l'habitant car ici il n'y a pas encore de guesthouse. Par curiosité, nous avons été en voir une, mais  la chambre qu'on nous proposait était dans un état pas possible. Heureusement qu'avant de partir de Tar, nous avions reçu l'adresse de la soeur de Palmo Konchok qui habite à Mang Gyu et qui avait été prévenue de notre arrivée. Nous avons alors demandé où était la maison qui était indiquée sur notre papier. La chance n'est pas avec nous, cette maison se trouve dans la partie la plus basse du village. 

Demain est prévu la visite de deux gonpas qui datent tout deux du XIII ème siècle.

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