mardi 25 juillet 2017

Zangla deuxième jour

Pour mon deuxième jour à Zangla, je vais me rendre à la maison du roi afin de voir s'il est au village. Etant donné que le dicton dit "Jamais deux sans trois", et que cette fois, ce sera ma troisième tentative, il y a donc des chances pour qu'il soit présent.
Il n'est que neuf heures, c'est peut-être un peu tôt pour rendre visite à un homme d'un certain âge. En attendant, je vais à la nonnerie.



Arrivé devant le chorten de passage indiquant le chemin à suivre pour la nonnerie, je constate, jste après celui-ci, la présence de nonnes préparant le breakfast. Pourquoi pas, il n'est en somme que neuf heures trente !
Ce plat mijotant à souhait au soleil a l'air tellement appétissant que j'en ai l'eau à la bouche. Cela doit sûrement se remarquer car une des nonnes me dit que dans cinq minutes, ce sera prêt et que je pourrai manger avec elles.

Le repas terminé, je fais un tour dans la nonnerie mais elle est en totale réfection et il est impossible de visiter la moindre petite salle. Pour ne pas être venu pour rien, je fais un tour entre les bâtiments.


Mais le chantier est partout, tant et si bien que je ne peux rien visiter. Aussi non, j'aurai pu découvrir ceci.


 je préfère donc aller me balader dans cette plaine qui se trouve devant moi. 


 Sur ma droite, à flanc de coline, se trouve l'ancienne nonnerie. Quelques bâtiments sont encore présents, mais dans l'ensemble, ce ne sont à présent plus que des ruines. J'y suis monté il y a trois ans et je n'ai rien trouvé qui puisse me faire remonter cette année.




Ici je voudrais "encore" remercier Jean-Louis Taillefer, qui m'a écrit " Si tu n'as rien trouvé, c'est que tu n'as pas bien cherché !". Et j'ai reçu ces six photos qui confirment bien que j'ai en effet très mal exploré ces bâtiments délabrés. 
Voici ces fameuses photos. 



Lorsque je vois cela, il est effectivement dommage que je sois passé à côté de ces peintures.
Il est évidant que si j'avais lu plus profondément son guide de voyage "Ladakh/ Zanskar", j'aurais été parfaitement renseigné sur les ruines de Philaphug.
Moralité de l'histoire, on n'est jamais assez renseigné. Allez donc aussi voir sur 
ladakh.free.fr

.................. Cette vaste étendue ne comprend que des champs et la saison des récoltes bat son plein. Si bien qu'il n'y a pas que moi dans ces champs.





Des femmes récoltent, d'autres rapportent les récoltes dans leur tsépo (panier qu'on porte sur le dos).


L'école où je ne manque jamais d'aller faire un tour dans les classes.



Je m'y suis trouvé au bon moment puisque c'était l'heure de la récréation.


Il est onze heure, il est temps de rejoindre le roi.


Pour y aller au plus vite, je passe à travers champs.


Après la grande poste, je tourne à droite et me voilà devant la maison du roi. 
Je suis là, mais je dois bien reconnaître que je ne sais pas trop quoi faire pour ne pas faire d'impair.
Je vois une voisine et je lui demande si le Gyapo est chez lui ? Comme elle me répond par l'affirmaive, je suis déjà content. Maintenant, je dois me faire annoncer !
Le coup de chance arrivera sous peu. 
Je remarque une femme avec un enfant qui semble se diriger vers la maison du roi. Ni une ni deux, je vais vers elle et repose la même question que tout à l'heure : Julley, est-ce que le Gyapo est-il chez lui ? La femme qui est la fille du souverain, me répond que pour le moment, il fait ses prières, mais qu'en attendant qu'il ait fini, je peux entrer dans la maison.


Voilà comment je me retrouve dans la cuisine royale en train d'attendre sa majesté du king from Zanskar.


Pour passer le temps, je m'amuse à photographier quelques photos souvenir qui pendent au pêlé-mêle de la famille.
Soudain, des bruits de pas dans la maison se font entendre et la fille me prévient que le roi arrive.



Il est évident qu'au début, la conversation est malaisée, mais au fil du temps, l'atmosphère se détend et nous avons même droit à des moments de franches rigolades.


Même si ceux qui sont les plus beaux furent lorsqu'il s'occupa de son petit-fils.



Un vrai pépé gateau qui alla même prendre l'air sur le balcon pour que l'enfant reçoive quelques rayons de soleil.


Je  suis ensuite invité au repas de quatorse heures avec une thenthuk royale, c'est à dire des légumes et des pâtes accompagnés de deux ou trois morceaux de viande de mouton séchée.
Pendant le repas, je me risque à lui demander s'il possède des photos de Michel Peissel lors de son épopée au Zankar en 1976 ? Il me répond que cela est fort possible, mais qu'il verra cela après le repas. Celui-ci terminé, le Gyalpo monte à l'étage, mais lorsqu'il redescend, il est bien obligé de me répondre qu'il n'a rien trouvé. Cela n'a évidemment rien de grave puisque j'ai bien été approvisionné à Tungri.
Le temp passe et vers les quinze heures trente, je prends congé du roi. Lorsque je sors de la maison, le Gyalpo Namgyal est sur son balcon pour me faire un dernier signe de la main. La rencontre fut belle.

La journée n'est pas terminée pour autant.
La luminausité devient belle, je vais faire une dernière série de photos autour de l'ancien palais.





Mon bonheur aurait été total si j'avais pu entreprendre le trek depuis Zangla jusqu'à Shade. Je dois m'incliner devant la puissance de la nature himalayenne.
Demain, je retournerai à Padum pour prendre directement la direction du monastère de Bardan où j'essayerai d'y rester dormir.

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