mercredi 19 juillet 2017

De Padum à Karsha

Karsha est le seul village de la région possèdant à la fois un monastère et une nonnerie. Les batiments des deux communautés sont facilement repérables puisqu'ils sont chacun construit à flanc de falaise et dominent de ce fait toute la vallée.
Depuis Padum, que j'ai quitté ce matin, il ne m'aura fallu qu'une heure et demie pour me retrouver au bas du monastère.


Lorsque j'arrive dans le village, je vais directement déposer mon sac dans la même guesthouse que lors de mon premier passage ici. Etant donné que j'avais prévenu de mon retour pour le festival du monastère, le propriétaire avait donc réservé ma chambre. Après avoir bu un thé, je décide de monter au monastère. Dans un premier temps, je passe le long d'un mur mani et j'apperçois une gravure de Avalokiteshvara, la déesse de la compassion ( je vous en ai déjà parlé dans une autre page). Cette gravure a véritablement été faite par un grand artiste car le résultat est admirable. La photo prise et apès avoir pris le temps d'admirer cette oeuvre, je continue à monter vers le gonpa. L'ascenssion est à couper le souffle, au propre comme au figuré. Au fur et à mesure que je progresse, la vallée semble m'offrir ses plus beaux atouts.




Pour y être déjà monté à plusieurs reprises, je sais que je ne suis pas au bout de mes surprises et qu'une fois là-haut, j'aurai un panorama gigantesque sur le Zanskar.
Pas après pas, je vois tout d'abord apparaître les cellules des moines, puis c'est au tour des moulins à prières à se faire remarquer et à m'inviter à leur faire faire deux ou trois tours afin que les prières qu'ils contiennent, puissent se disperser dans toute la vallée.

Un dernier effort et j'arrive à la porte du monastère.



Là-haut, il y a déjà un moine qui contemple le paysage zanskhari. Etant donné que nous ne sommes pas égoïstes, nous allons aussi vous faire profiter de cette vue,  à nonante degrés.



Dans la grande cour, des moines sont occupés à faire des tormas pour le festival qui ne commencera qu'après demain à 14 heures. Comme tout est éphémère ici sur terre, il est tout aussi normal que ces effigies seront elles aussi détruites pendant les deux jours des festivités. Pour ne pas trop déconcentrer les moines dans leur travail, je vais visiter les différents temples attenants à cette cour.





Lorsque ma visite est finie et que je ressors du temple, un moine me fait signe qu'il va m'ouvrir un autre temple.


Dans celui-ci, les peintures murales ne sont pas très anciennes, par contre, il y a trois belles statues.

Le tour du monastère fini, il ne me reste qu'à redescendre à la guesthouse.



Je pense ma journée est terminée, mais le patron me dit que ce soir, il est invité à un mariage et me demande si je veux l'accompagner ? J'accepte toutes les occasions pour connaître la vie des zanskarpas, loin des touristes.


Je ne serai pas déçu.


Un seul constat, le chang coule à flot.



Etant donné que la première partie du mariage, c'est à dire lorsque la mariée arrive au village de son futur mari, se passe aux abords de la maison située en pleine campagne, je n'ai pas d'autre choix que de faire mes photos avec comme seul éclairage, les phares d'une voiture.



Et c'est évidemment franchement compliqué de faire des photos très nettes.





Au travers de ce cérémonial,   les deux familles confirment ainsi les bons compromis pour un mariage durable.
S'il y aurait encore des points litigieux, le chang aidera à aplanir les derniers points de friction.
Vive les jeunes mariés.

Afin de laisser les invités s'amuser commre ils l'entendent, je laisserai maintenant mon appareil photo en stand by.

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