jeudi 20 juillet 2017

Visite de la nonnerie de Karsha

Hier soir, lorsque je suis redescendu du monastère, j'ai rencontré Jean-Louis Taillefer dans le village. Lui aussi est à Karsha pour assister au festival. Une discussion s'instale et il me dit que dans un des bâtiments situé juste au début du chemin menant au gompa, il y aurait différentes gravures sur la paroi de la falaise qui ne sont visibles qu'une fois à l'intérieur du bâtiment. Hélas, me dit-il encore, je n'ai jamais eu l'occasion de trouver la peronne possédant la clé, mais il doit bien y avoir quelqu'un qui y rentre tous les jours pour changer l'eau des bols à offrandes !!! Sur ces affirmations, je réponds que c'est le moment de chercher la bonne personne et avec un peu de chance, cette fois, on la trouvera. C'est ainsi que je suis allé poser la question dans ma guesthouse. On me montre une maison où le propriétaire devrait normalement avoir une clé. Jean-Louis et moi allons jusqu'à ladite maison afin de trouver notre St Pierre bouddhique. Hélas, lorsque nous arrivons sur place, nous devons bien nous mettre à l'évidence, il n'y a personne. Jean-Louis me confirme que c'est comme d'habitude pour lui ! Je décide de retourner à ma guesthouse afin de savoir vers quelle heure l'homme devrait aller dans le batiment. On me répond que normalement il va vers les sept heures. C'est parfait et nous nous donnons donc rendez-vous demain matin à six heures quarante cinq au moulin à prières, en bas du monastère. 
Lorsque le lendemain matin, j'arrive sur les lieux du rendez-vous, Jean-Louis est déjà là. Normal, cela fait si longtemps qu'il attend de pouvoir voir ce Chamba, il ne va tout de même pas rater le coche une nouvelle fois !! Nous attendons trois quart d'heure et il n'y a
toujours personne en vue. Puis quelq'un arrive enfin et d'un geste de la main, je lui demande si c'est lui qui a la clé ? Avec un sourire et un balancement de la tête, il répond affirmativement. Bingo, c'est le jour de chance, nous allons découvrir ce que Jean-Louis cherche depuis tant d'années.
Au premier étage de la maison, nous constatons qu'il y a un temple.



Les quatre gardiens des quatre horizons annoncent l'entrée du temple.
Dans celui-ci, nous devinons dans la pénombre des fresque sur les murs.

 

Il fait tellement sombre qu'il est heureux que nous ayons des appareils photos digitals, car aussi non, il serait impossible de photographier quoi que ce soit.


Dans un autre coin, deux statues de divinités sont là avec des khatas comme offrandes. 


Puis sur la paroi rocheuse, il y a bien une gravure, mais il est impossible de deviner quelque chose, même avec une lampe de poche.


Notre homme nous dit qu'on aura l'occasion de voir la tête de Chamba (Bouddha) lorsque nous serons aux étages supérieurs !


 En fait, nous constatons aussi d'autres gravures sur une autre paroi.

Et un étage encore plus haut, nous voyons enfin la tête de Bouddha sculptée dans la roche.


C'est sur cette tête de Bouddha que nous terminons notre visite.
Inutile de dire que nous sommes satisfaits et nous le disons à notre guide que nous remercions vivement. 

Après cette visite importante, je vais maintenant monter voir la nonnerie Chuchikjal. Vu de loin, les batiments sont nettement moins importants que ceux du gonpa, mais peut-être y a t'il aussi des choses à voir ?! Jean-louis m'avise que si je cherche, je trouverai un Lhaktang du XIème siècle. Mais là aussi, il faudra trouver la clé !!!
Jean-Louis me laisse à mes recherches en me souhaitant bonne chance.
Pour monter là haut, je me dis que aller par l'ancienne voie serait sans doute plus judicieux.

 


En chemin, des stupa me conduisent vers le haut de la montagne où se trouve des ruines d'un ancien palais qui n'était pas royal, mais appartenait à une famille richissisme pour l'époque.  


De là-haut, ces propriétaires avaient une vue imprenable.


Et leur énorme stupa. A l'origine, ce stupa était un empilement de pierres au cœur duquel était enfermé une relique du Bouddha. Il y a quelques années et grâce à un homme zanskarpa et une assiociasion européenne, ce stupa fut restauré de bien belle façon.




 

  

Cet homme qui s'occupe de ce stupa et tout ce qu'il y a autour, me montre également un véritable trésor, mais il me fait promettre de ne pas en dévoiler le lieu, ni d'en publier la photo. Je n'en dirai donc pas plus et si vous voulez découvrir ce secret, il faudra aller sur place. 


Je me dirige maintenant vers la nonnerie pour aller voir le Lhakang dont Jean-Louis m'a parlé.
En chemin je remarque encore une belle gravure qui se trouve sur le coin d'un autre stupa.


Evidemment, quelqu'un a déposée en offrande un peu de beurre de yak et le beurre a coulé et graissé la pierre. C'est hélas une habitude qui persiste toujours. Dommage.

J'arrive comme prévu devant le vieux temple. Il est bien du XIème siècle comme l'annonce l'écriteau.


Il ne me reste qu'à trouver la clé.


Cette fois, c'est nettement plus simple et en moins de trois minutes, je tombe sur la bonne personne.
Lorsque je rentre dans l'unique pièce, la salle de prières, c'est directement le grand étonnement


Devant moi se dresse une statue de Avalokiteshvara aux onze vissages et à ses pieds d'autres divinités.

 

Sur les murs, il y a bien sûr des fresques d'époque.





 Elles sont parfois déteriorées par le temps et les intempéries mais dans l'ensemble, ces oeuvres sont pour le moment épargnées.

Il ne me reste à présent plus qu'à rendre visite aux nonnes dans leurs temple.
Je n'y resterai pas trop longtemps car elles sont occupées à donner cours au jeunes nonnes.


 Dernier regard vers l'autre versant de la montagne où le monastère est accroché et aussi de l'autre côté vers Pipiting et Padum. 

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