mercredi 12 juillet 2017

Jour du festival , clap première

Vivre durant trois jours dans un monastère bouddhiste est à tout point de vue une expérience très enrichissante. Pouvoir se retrouver ainsi hors du temps et rester sans stress est tellement différent avec la vie de tous les jours. Evidemment, rester ainsi quelques jours, n'est pas forcément la même chose que d'y rester des semaines, voire des mois. Je suis d'ailleurs tout à fait conscient que la vie monastique à long terme n'est absolument pas faite pour moi. J'ai trop le besoin de bouger, rencontrer du monde et aussi de voir d'autres paysages. Même si j'en conviens, ceux qui se trouvent aux alentours du monastère sont pharamineux, mais j'aurais quand même en moi ce besoin d'aller voir toujours plus loin.

Ce matin, tout comme la veille au soir, un moine souffle dans un coquillage, qu'il utilise comme un cor, mais cette fois, c'est pour annoncer aux villageois, le début du festival.  


Mais avant d'assister au festival, je voudrais encore aller photographier une des deux sculptures bouddhiques que j'ai trouvées hier sur les terres du monastère. Etant donné que ces sculptures sont dos à dos,  je ne peux donc pas avoir une bonne luminosité pour les photographier toutes les deux au même moment. Comme cela me prendra que quelques minutes pour faire celle qui me manque, je vais donc y aller tout de suite. ....... Un petit clic et voilà ma collection de Bouddhas de la première époque bouddhique qui s'agrandit. J'ai en effet remarqué qu'il n'y avait que trois branches à leur couronne. Sur les sculptures plus résentes, les Bouddhas en portent cinq. C'est en tout cas l'explication qui m'a été faite, mais c'est sans garantie.

De retour au monastère, je me trouve une petite place sur un escalierd'où je pourrai assister à cette fête d'un autre temps. Tout à coup, des roulements de percussions se font entendre, c'est un bédas qui ouvre les hostilités devant un public local bien présent sans que cela soit pour autant la grande foule. Mais rien d'étonnant à cela, puisque l'affluence est toujours plus importante au deuxième jour. Pour faire honneur au festival, la cour du monastère a été ornée de couleurs chatoyantes. Lors du déroulement des danses, les moines portent des vêtements tradditionnels hauts en couleurs, ainsi que différents masques évoquant des divinités qui sont parfois terrifiantes. Alors que d'autres moines tirent profit des instruments tels que le tambour, timballes et trompe pour accompagner les danseurs, mais aussi faire fuir les mauvais esprits. 





Si le soleil était bien présent durant la première heure des festivités, très vite, il s'est mis aux abonnés absents pour le restant de la journée. Dans ces conditions, vu le manque de luminosité, il est difficile de faire des photos en gros plan. Je préfère donc attendre demain en espèrant que le soleil soit cette fois de la partie.


Evidemment, ce n'est sûrement pas l'avis des danseurs qui, sous leurs habits et masques, doivent souffrir d'une chaleur suffocante.

Même si ce n'est pas mon premier festival, il me faut quand même dire que je reste toujours impressionné par toutes ces danses et musiques qui m'envahissent littéralement. Elles sont rigoureusement codifiées et il est impossible de parler ici de folklore populaire.


Une dernière circonvolution réunit tous les moines autour des drapeaux de prières. C'est comme cela que prendra fin la première journée du Cham au monastère de Tongde.
A demain pour le clap deuxième, la nuit peut à présent tomber sur la vallée.



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