lundi 10 juillet 2017

Du Village de Hongshet à la nonnerie de Tahang jusqu'à Karsha

Depuis que je suis au Zanskar, les journées se suivent à une vitesse folle et chaque jour apporte son lot de surprises. J'espère qu'aujourd'hui, il en sera de même et que je vais pouvoir trouver les gravures sur pierre et sur roche qui sont éparpillées un peu partout aux alentours du village de Hongshet. Pourquoi y a t'il plus de gravures dans cette partie-ci de la plaine de Padum qu'ailleurs ? La raison est très simple, c'est parce que les premiers habitants du Zanskar sont venus par le même chemin que moi, sans la piste évidemment, et sont restés bloqués ici car il n'avaient pas la possibilité de franchir les rivières Doda et Zanskar.


Très pressé de découvrir tout ça, je suis cette fois en route en même temps que les bergers qui partent faire brouter les biques dans les pâturages au dessus du village.


 Je fais un bout de chemin avec eux, mais nos routes se sépareront très vite car d'autres sommets m'attendent.


En tout cas, la vue que j'ai d'ici est déjà gigantestesque, je peux même voir Padum qui se trouve là-bas tout au fond de la plaine. Mais je pense que je ne suis pas encore au bout de mes surprises car le chemin est encore long avand d'arriver à la nonnerie.


Après un quart d'heure de marche, j'arrive à une première terrasse où sont construites quelques maisons , de même qu'un stupa qui domine encore un peu plus le panorama.


 Vu d'ici, la retenue d'eau semble nettement plus petite !


Inutile d'aller trop vite, le but de ma journée est de trouver des sculptures. Ma première découverte se fera contre un mur d'une de ces maisons.


Là, il est facile de constater que la sculture est bouddhique puisqu'elle représente un stupa.



Cette balade est incroyablement belle. Mes sensations sont multiples, mais de toute évidence, j'ai l'impression de n'être qu'une fourmi dans cette immensité des lieux.
Ca monte continuellement et après une heure, me voilà, une nouvelle fois, dans un hameau. Comment peut-on habiter si loin de tout ? Pouvez-vous vous imaginer les hivers que ces gens doivent subir alors que dehors, il fait moins quarante degrés ?!!


Je dépasse le hameau et continue ma progression. Lorsque je me retourne une heure plus tard, ce même hameau a pratiquement disparu sous mon regard.


Voilà des nonnes dans les cultures. Elles me demandent où je vais ? Je réponds à la nonnerie là haut ! Pas besoin d'aller si haut, il y en a une autre dans le village que vous venez de passer !! Oui c'est possible, que je réponds, mais je préfère aller jusqu'au vieux temple. Cela n'a pas l'air de trop leur plaire, comme s'il y avait là-haut quelque chose que je ne peux pas voir. N'en déplaise me voilà à nouveau en route.


Cette fois, j'y suis. Je comprendrai très vite pourquoi on préfèrait que je ne monte pas jusqu'ici. En fait, cette nonnerie est uniquement habitées par de vieilles nonnes venues finir leurs jours ici. 


 Alors évidemment, comme disait le grand Jacques : Elles vieillissent à petit pas. De petits chiens en petits chats. 
Puis elles meurent à petits pas A petit feu en petit tas ....... et patati et patata.

Elles sont si loin de tout que même ce stupa a l'air d'être posé sur la lune. 

Evidemment, il n'est pas question de rentrer dans la nonnerie et encore moins de pouvoir visiter les temples. C'est bien dommage car sous ce stupa, il y a de très belles peintures. Mais pour voir cela, j'ai dû franchir un muret sans être vu par les bigotes. 



Ne me trouvez pas irrespectueux. Je suis tout simplement faché qu'on puisse tout faire pour me persuader de ne pas monter voir cette ancienne nonnerie transformée en centre d'accueil pour nonnes fatiguées par les années de bons et loyaux services.
Bouddhiste ou pas, il y a des choses que je pense qui ne se font pas. On ne peut parquer comme cela des êtres humains en attente de leur mort, alors que d'autres nonnes toutes aussi vieilles, restent dans leur nonnerie. Alors pourquoi le faire ici ? 
Mais évidemment, je peux me tromper, le débat est ouvert. En tout cas, c'est dit.

Après ma visite en catimini, je me suis enfui dans la montagne afin de chercher ce que j'étais venu trouver, des pierres sculptées. Hélas là-haut, je n'ai plus rien trouvé. Je suis donc redescendu dans le monde des vivants.


Je suis aller revoir une série de sculptures que je connaissais déjà, mais qui font toujours plaisir à revoir. Ce sont celles que Michel Peissel signalait dans son livre sur le Zankar.




Je termine avec la plus ancienne sculpture. Celle-là je l'ai trouvée sur le chemin de Karsha.




Arrivé à Karsha, je n'ai plus qu'à retourner à la guesthouse. Demain, je repartirai pour aller à Tongde pour assister au festival de son monastère, les douze et treize juillet. Quand au monastère de Karsha, j'y retournerai les vingt et un et vingt deux juillet puisque ce sont aussi les dates du festival dans ce monastère.

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