mercredi 18 juin 2014

Départ pour la grande aventure

12h30 : je viens de descendre du bus à la hauteur du premier pont du village de Shergol. C'est évidemment ici que ma grande aventure va réellement commencer puisque je considère mon passage à Leh comme un passage obligé afin d'obtenir les différents permis nécessaires pour aller au Tsomo Riri et dans la région de Mahe.
Me voici donc à Shergol où je ne m'attarde pas trop et je me dirige directement vers le village de Serzing qui est le dernier village avant de rejoindre les gorges conduisant à l'ermitage d'Urgyen Dzong. 

Petit coup d’œil au passage sur le très beau monastère troglodyte. Hélas, je dois me contenter de juste le photographier, étant donné que les moines n'y sont que très rarement présents. La photo faite, je continue donc mon chemin. 


Ma progression est rapide jusqu'au moment où je dois franchir un pont qui semble être là depuis un bon bout de temps. Je n'ai pas d'autre alternative que de prendre mon courage à deux mains et espérer qu'il puisse encore supporter une dernière charge ! Je m'aventure avec la plus grande prudence mais cela ne suffit pas. A peine ai-je posé le pied sur la troisième planche, que celle-ci se dérobe et en moins de temps qu'il faut pour le dire, je me retrouve à quatre pattes sur des planches encore moins stables que celle tombée dans l'eau. Je suis en très mauvaise posture. Pourtant, il me faut absolument me redresser au plus vite, sous peine de prendre la même direction que la planche. Au bout de plusieurs tentatives, j'arrive à me redresser, mais il me faut encore trouver mon équilibre avant de penser à pouvoir remettre un pied en avant. Le temps me semble une éternité avant que je puisse enfin retrouver la terre ferme. Après cette opération kamikaze, le pont qui n'était déjà pas des plus fringants avant mon passage, est maintenant juste bon à rentrer dans l'histoire ladhaki !!!! Je me demande d'ailleurs, comment j'ai pu passer sans me casser la figure ?!



Inutile de me poser trop de questions, des frayeurs j'en aurai sûrement encore d'autres avant que je n'arrive au lac Tsomo Riri.  Je continue donc mon chemin dans cette vallée verdoyante de Pokhar jusqu'à  Serzing.  De là, les gorges ne sont vraiment plus très loin. Je prends de suite la direction de celles-ci, car à cette heure de la journée, les habitants du village sont tous dans les champs et il n'y a guère que quelques enfants pour me crier, en guise de bienvenue, de grands julley. Je réponds par un autre julley et je continue vers les gorges sans tarder.


Lorsque j'arrive sur place, il me faut encore gravir une série de marches pour arriver dans la partie la plus étroite du canyon. C'est ici que les choses vont une nouvelle fois se compliquer. Après avoir passé des échelles qui m'ont aidé à passer une cascade, je me retrouve devant une longue série de congères. Nous ne sommes qu'en juin et l'été n'a visiblement pas encore commencé. Par chance, les plaques de glace sont toujours bien solides sous mes pieds et je me sens inévitablement plus en sécurité sur cette glace que sur le pont que j'ai franchi tout à l'heure. Sécurité ne veut pas dire que ma progression est facile. J'ai effectivement toutes les peines du monde à rester en équilibre sur ces patinoires et chaque pas est une véritable prouesse pour pouvoir rester debout. C'est donc avec soulagement que je franchis le dernier obstacle et que je vois alors s'élargir les gorges. 

Je vais maintenant devoir attaquer une dernière montée. Hélas, elle est particulièrement raide et après les efforts que j'ai dû fournir pour passer la série de congères, cette montée me fera perdre le peu de souffle que j'avais encore. 


J'arrive péniblement en haut mais la récompense est là puisque tout le site d'Urgyen Dzong s'offre à moi. 
Même avec un ciel bouché et un décor sans soleil, le spectacle est grandiose.
Après un bon moment de contemplation, je me dirige à présent vers les grottes de méditation, là même où Guru Rimpoche a médité pendant plusieurs années. L'endroit est forcément très vénéré et des centaines de drapeaux à prières y flottent de tous côtés.




 Parmi les nombreuses grottes, je repère celle où j'ai déjà dormi lors de mon premier passage. Je décide d'y retourner vu que son accès est facilité par une échelle de fortune.  
Depuis mon palace 5*, j'ai une vue panoramique sur tout d'Urgyen Dzong.
Que demander de mieux après une journée difficile ?!

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