lundi 23 juin 2014

En route pour le festival du monastère de Lamayuru

Il n'est pas encore 5 heures du matin, le jour n'est pas encore levé, mais moi je suis bien obligé d'être debout si je ne veux pas louper le bus pour Lamayuru. Comme il part aux premières heures de Kargil, j'ai tout intérêt à ne pas traîner. Le rendez-vous à Lamayuru est important puisque c'est aujourd'hui que débute le festival au monastère. De plus, mon ami Jean-Louis s'est occupé de réserver deux chambres à la Tharpaling guesthouse, la moindre des choses, c'est d'être là.
C'est donc avec beaucoup d'énergie que je ferme mon sac. Je jette un dernier coup d’œil dans la chambre pour vérifier que je n'ai rien oublié et me voilà parti pour me poster au bord de la route et attendre l'arrivée du bus. Nul besoin de chercher un arrêt du bus au Ladakh, il y en a très peu, étant donné que tous les bus s'arrêtent là où vous êtes. Pour ma part, je me choisis quand même un endroit où je peux le voir arriver de loin. Ce qui arrive vers 6h30, un petit signe au chauffeur et le bus s'arrête. Je monte et vu que le bus n'est pas trop rempli, je me choisis une bonne place. C'est franchement plus agréable comme ça, car dans le cas contraire, il faut bien sûr rester debout. Pour mon plus grand plaisir, je suis donc assis pour faire les quelques 50 km qui me séparent de Lamayuru. Le trajet va prendre trois heures.
Arrivé à lamayuru, je suis accueilli par la patronne de la guesthouse qui attend toujours la descente des voyageurs afin de grappiller un probable client. Mais aujourd'hui, ce n'est pas le cas car sa guesthouse est soldout. Elle a un papier entre les mains avec l'inscription "Serge (le belge)". Sans aucun doute, je reconnais l'écriture de Jean-Louis. Elle me confirme qu'il y a de la place pour moi dans la guesthouse et que Jean-Louis va arriver. En attendant qu'il arrive, je vais prendre mon petit déjeuner dans le resto de Rigzin. Lui n'est visiblement pas au courant que je devais arriver et quand je rentre chez lui, ses yeux s’illuminent par le fait de la bonne surprise. Les juley fusent et un thé arrive aussitôt. Je lui dis que j'ai le ventre vide. Pas de problème qu'il me répond, tu veux quoi ? Une omelette et des chapatis me suffiront !! Ok, je te fais ça tout de suite. 
Sur ces entrefaites, Jean-Louis arrive en me disant : je me doutais bien que tu étais là puisque j'ai vu passer le bus !
.............. Nous avons beaucoup de choses à nous dire puisque notre dernière rencontre date d'il y a deux ans, déjà. Le temps passe décidément très ou trop vite !!
Entre-temps, l'omelette arrive et je commande deux autres thés.
Le repas terminé, je propose d'aller à la guesthouse pour déposer mon sac dans la chambre, puis de rejoindre le monastère, question de voir s'il s'y passe déjà quelque chose.
Lorsque nous arrivons au gonpa, un attroupement s'est déjà formé. Ce n'est évidemment pas pour nous, mais pour accueillir un grand Lama italien venu pour assister au festival. 



Pendant que le Lama est reçu dans des salles de prières où nous ne pouvons pas aller, nous faisons un tour dans d'autres salles qui sont encore accessibles.





 En tant que spécialiste, Jean-Louis me signale qu'il voudrait me faire découvrir un temple, qui habituellement est fermé au public. Il faut donc profiter de l’aubaine. Je suis déjà souvent passé par ici, mais j'ignorais qu'il y avait encore des salles "secrètes".
C'est donc avec beaucoup d’intérêt que je le suis.




Les squelettes Citipati (manifestations de Mahakala, divinité irritée et protectrice) dont les rituels nous rappellent le caractère précaire de la vie.


 Ce temple n'est composé que de deux pièces, dont une salle est consacrée aux dieux protecteurs. Ce Gonkhang est sûrement la pièce la plus intéressante, mais il y règne une atmosphère incroyable. A voir absolument.



Il est grand temps que nous remontions au gonpa, si nous voulons
 voir le début du festival.


C'est alors que je rencontre une dame d'un âge certain occupée à exécuter une kora.
Une kora étant une circumambulation autour d'un lieu, elle s'effectue toujours dans le sens des aiguilles d'une montre.



 Lors de mes précédents voyages au Ladakh, j'ai déjà eu l'occasion de publier des photos de certains festivals, comme celui de Choglamsar en 2012. Cela restera l'un des plus beaux de tous ceux que j'ai pu voir jusqu'à présent. Etant donné que j'aurai encore l'occasion d'assister à d'autres  festivals cette année et au risque de lasser, je suis donc obligé de faire une synthèse de mes photos.


















Ce n'est que le lendemain que le festival se termine officiellement, par la bénédiction des maisons du village par les moines.






FIN du festival à Lamayuru.

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