jeudi 13 juillet 2017

Jour du festival, clap deuxième

Cette deuxième journée commence avec selfie, geste couramment pratiqué de nos jours ..


..... et par des traditions ancestrales sacrées, comme la transe chamanique.


J'ai hélas raté le début de cette cérémonie qui a débuté dans le vieux temple où se trouve la statue de Palden Lhamo, un dharmapala protecteur des enseignements du Gautama Bouddha dans l'école Gelugpa du Bouddhisme tibétain et aussi une déité courroucée considérée comme protectrice principale du Tibet. C'est donc dans ce petit temple et devant la statue de SA divinité protectrice, que la chamane fait ses prières et commence à rentrer en transe afin de pouvoir se connecter en douceur avec l'énergie puissante de Palden Lhamo.


Palden Lhamo sur son cheval.

Ce n'est que lorsque la chamane est entièrement possédée du corps de Palmo Lhamo que la transe est la plus forte et que tout son corps commence à trembler fortement. Puis, d'un seul coup et avec une volonté incroyable, la chamane se précipite hors du petit temple pour aller rejoindre en courant le pujari (l'officiant) de la puja dans le grand temple. Sa fougue fut telle que si je ne m'étais pas mis au plus vite sur le côté après avoir fait ma photo, elle m'aurait heurtée violemment et sans retenue, car visiblement elle ne me voyait pas. Impressionnant.


Accroupie à côté du pujari, elle lui parle à voix basse, mais avec une grande énergie corporelle. Elle va même jusqu'à dévoiler de son enveloppe protectrice, la plus belle des statues de Palden Lhamo, celle qui est hautement sacrée au monastère (que je ne pourrai jamais photographier), en la montrant du doigt, pour bien faire comprendre à l'officiant que ce qu'elle dit, c'est surtout Palden Lhamo qui le veut. 
La scène est surréaliste et d'une force incroyable. Lorsqu'elle termine ses oracles, la chamane s'en retourne dans le petit temple, mais cette fois la porte restera fermée. La puja est terminée.
Il ne me reste qu'à photographier l'effigie représentant les maux de l'année, qui sera brûlée par les moines à la fin du festival. 


Mais les préparations du deuxième jour du festival ne sont pas finies. Il faut encore faire venir les quelques animaux qui seront bénis dans la cour lorsque les festivités commenceront.
La plupart des annimaux sont d'ailleurs déjà présents, il ne reste (qu'à) faire venir le yak.


Mais la bête n'est pas du même avis, elle n'est pourtant pas au bout de ses émotions ! Pourtant sans le savoir, ce yak après avoir été béni aura un statut tout à fait particulier dans sa hiérarchie et sera sacré pour le reste de sa vie.


Clap du deuxième jour du festival.

Aujourd'hui, tout le village s'est donné rendez-vous au monastère.


Les festivités peuvent commencer avec la bénédiction des animaux, chèvre, chien et yak. Cette bénédiction est exclusivement faite aux animaux de couleur noire.


Le yak n'étant toujours pas d'avis à se laisser faire, sa bénédiction se passe dans un coin de la cour, si bien que je n'en ai rien vu.



Ces quelques photos de zanskarpas nous prouvent encore une fois que les peraks sont bels et bien rangés dans les placards.




A part deux, trois petits détails, le déroulement de la journée se passe de la même façon que hier. Mêmes danses, mêmes masques et mêmes habits.
  



Seul le soleil a fait quelques apparitions timides. 




 Le festival se termine, comme prévu, avec la destruction par le feu de tous les maux que nous avons tous faits durant cette année. Mais les choses se sont déroulées tellement vite que j'ai loupé le bucher.



Après ces trois jours passés au monastère de Tongde, il me faut continuer ma route car d'autres rendez-vous m'attendent, comme la venue du Dalaï Lama à Padum,  


capitale du Zanskar que je vais rejoindre dès demain matin.
Merci Tongde gonpa pour ce beau souvenir.

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