vendredi 4 juillet 2014

Départ pour le Konzke La


Depuis mon départ, j'ai déjà eu quelques belles grimpettes au programme, mais aujourd'hui,  je vais attaquer du plus costaud, le Konzke La, un col de 4950 m. 
Pour le moment, je balade mes godasses à une altitude de 4000 m. Si bien que forcément, je n'ai pas encore eu trop de soucis pour trouver l’oxygène nécessaire pour avancer. Au-dessus de moi, le ciel est bleu avec quelques nuages, mais ceux-ci devraient normalement très vite se dissiper, il y donc de fortes chances que la journée reste belle. 



 Il est 10 heures et le cheminement vers le col ne me pose pas de problème. C'est même assez facile pour le moment. Je traverse un genre d'enclos où normalement, il devrait y avoir des animaux en pâture. Pourtant, je ne vois rien à l'horizon et je peux marcher normalement sans me soucier de quoi que ce soit. 



Je suis à 4370 m et le cœur tient toujours !!



J'arrive tout doucement au pied du Kanzke La. Au début, la montée est facile, mais très vite, le chemin se transforme en de nombreux lacets et je marche souvent sur des éboulis.


Hélas, pendant mon ascension, la météo change une nouvelle fois. Les nuages deviennent plus menaçants, la température chute brutalement.  


Je me dis que le passage du pass s’annonce une nouvelle fois bien compliqué pour moi. C'est bien dommage car au fur et à mesure que je monte, le décor devient imposant. Ce qui devait arriver arriva. Après plus de trois heures d'efforts, j'arrive sur les cimes de la montagne quand la pluie se met à tomber. 

Il y a de quoi être un peu déçu, puisque là-haut, le paysage que je contemple devrait être à l'infini, s'il n'y avait pas ces foutus nuages.  


La pluie, le vent, tout me tombe dessus. Vu que j'ai vraiment trop froid, je fais vite quelques photos puis je culbute directement sur l'autre flanc de montagne et entame la longue descente vers le hameau de Marjak. Il est 13h30.

Sur mon chemin, je découvre deux bergeries. En cette période de l'année, elles sont inoccupées toute les deux. C'est regrettable, je loupe ainsi une occasion de boire quelques thés qui m'auraient sûrement fait le plus grand bien !!


 Nouvelle petite grimpette, puis je suis dans une vallée plus large où se trouvent des emplacements qui pourraient très bien me servir de camp. Effectivement j'en choisis un avant d'arriver à Marjak. Il y a des bouses de yaks, un peu de bois et de l'eau. Tout pour me donner la possibilité de me faire un repas ce soir.

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