lundi 14 juillet 2014

Journée de repos au monastère de Dad

A cet endroit de la vallée (Dad), il y a deux hameaux, celui de Shehyen avec son gonpa et à une quinzaine de minutes plus loin, il y a le hameau de Dango. Inutile de dire qu'à cette époque de l'année, ces deux hameaux sont totalement vidés de leurs occupants puisque les nomades sont, soit dans les bergeries, soit dans les doksas ou tout simplement sous leurs tentes durant tout l'été. 
Ce matin, je me suis levé assez tôt car je voulais absolument assister à la puja célébrée par le moine qui m’accueille si gentiment. 







 Sur le coup de 7h30, le moine vient ouvrir le gonpa pour y faire ses offrandes.


Pendant qu'il s’exécute, j'en profite pour faire le tour de la salle de prières où sont conservées les divinités habituelles, mais aussi de belles fresques.

 

 

Voici la porte qui mène au Gonkhang, lieu des esprits. Il est rarement possible de visiter ce genre de pièce, sauf dans certains monastères où il faut demander l'autorisation. Elle est généralement très lugubre et les divinités sont toujours voilées, sauf les jours de festival. 


 


La puja terminée, je vais voir une autre salle de prières située sur le toit du gonpa.


 

La pièce est assez simple, mais je constate avec plaisir qu'elle est dédiée au Guru Rinpoche.
 


Le moine et moi allons prendre le petit déjeuner ensemble. Après, j'irai faire un tour dans les deux hameaux des alentours.

Je commence bien évidemment par celui de Shehyen.


La première chose que je découvre avec stupeur sur mon chemin, c'est cette machine infernale qui est annonciatrice de la construction d'une prochaine route. 
C'est évident, depuis déjà quelques années, le Ladakh, cette terre bénie des dieux, est lui aussi tourné vers la mondialisation. Comme je ne suis pas ici pour porter des jugements, je préfère donc m'abstenir de tout commentaire.






 Tout a l'air abandonné. Mais détrompez-vous, les peaux de yaks ne font que sécher au soleil, pendant que les drapeaux dispersent les prières au gré du vent dans toute la vallée. 


Ici, une selle et une vieille baratte tibétaine pour faire du thé au beurre.
Je doute franchement, qu'une fois la route construite, tous ces petits trésors puissent encore rester ainsi au soleil en toute sécurité.


Le tour est vite fait et je me dirige maintenant vers le hameau de Dango.



Dango est une copie conforme à Shehyen, mais un rien plus petit.



Masures et murets remplis de bouses de yak séchant au soleil. 
Elles permettront de cuisiner et se réchauffer un minimum en hiver.




Je termine mes visites des deux hameaux et je rentre au gonpa pour prendre quelques notes sur mon voyage que je retranscrirai plus tard sur mon blog.

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