mercredi 26 septembre 2012

Visite du monastère Chede Demchog à Chemre

La vallée de Sakti est une vallée importante car c'est dans cette vallée que débute la route des caravanes qui reliait Leh, Rudok et Lhasa. Sur la route, il y a le Chede Demchog  Gonpa à Chemre. Il est construit au sommet d'une colline dont les flancs sont couverts par les cellules blanches des moines. Ca c'est mon guide qui nous le signale car nous n'avons pas encore eu l'occasion de visiter ce gonpa. 


Pour le moment, nous sommes au bus stand de Leh où nous avons trouvé le minibus faisant la liaison avec la vallée. Chemre n'est pas très très loin d'ici et il ne faut que deux heures pour faire la quarantaine de kilomètres.

Le parcours a été en tous sens très particulier. Imaginez un bus où les passagers, majoritairement des femmes, ont tous entonné des mantras durant tout le trajet. Moi qui croyais que cette tradition ancestrale avait totalement disparu ! Et bien non et dans cette atmosphère si particulière, nous avions l'impression d'être retournés des années en arrière. 


Mais nous n'étions pas encore au bout de nos surprises. Lorsque nous sommes arrivés à Chemre, ce fut l'étonnante vue sur le Chede Demchog Gonpa qui nous a sidéré.  

Encore une de ces constructions qui vous laisse pantois dès le premier regard.
Nous disons au chauffeur que nous allons au monastère, mais celui-ci nous répond que l'embranchement avec la route qui y va, est un peu plus loin. En effet, à peine trois cents mètres plus loin, le chauffeur arrête son bus et nous laisse descendre.



Lorsque nous arrivons sur le site même du gonpa, nous préférons commencer à faire un tour au milieu des chortens avant de monter visiter les temples. Au milieu des chortens, nous avons une perception encore plus grande du site.




Le tour terminé, nous empruntons le petit escalier qui nous conduit vers le haut de la colline où trône le monastère. Arrivés en haut, nous passons la porte d'enceinte. Les premiers temples se sont dévoilés à nos yeux. 


Lorsque nous rentrons dans le premier temple, c'est une nouvelle fois le grand enchantement. Nous avons devant nous un Guru Rinpotche qui semble nous inviter à rentrer. Ce Padmasambhava, Guru Rinpotche pour les ladakhis et Pema Jungne pour les tibétains, est très grand. Celui-ci n'est pas revêtu d'une robe ni de sa coiffé habituelle en tissu rouge. Ses habits ainsi que sa coiffe sont en métal parfaitement ciselé. Seul son sceptre magique (khatvanga) sur lequel sont embrochés trois crânes humains représentant une tête d'enfant, une tête d'adulte et un squelette, sont dans les couleurs  traditionnelles. Il est tout simplement superbe.
 
          


Sur les murs du temple, il y a des peintures récentes, mais les dessins sont justes et précis. Il ne manque que le tannin des années pour les apprécier pleinement La visite continue, nous redescendons dans la cour pour voir le temple principal, là où les pujas se déroulent deux fois par jour. 

Sur les murs extérieurs sont représentés, et toujours dans le même ordre, les quatre gardiens. Je vous les ai déjà décrits lorsque nous étions à Diskit, je ne recommencerai donc pas.




L'intérieur est disposé de manière toute traditionnelle. Se trouvent là, les bancs où s'installent les moines, quelques instruments de musique, un trône pour le grand Lama, une bibliothèque   etc ... Mais pour être émerveillé, il faut regarder les peintures qui sont sur les quatre murs de la salle. Ce sont des rangées entières de petits Bouddhas ...........




............. et grands Bouddhas. Ici c'est une toute  autre dimension de l'art pictural bouddhique.

 Les heures passent et nous n'avons pas encore fini la visite de toutes les salles du monastère. Il est midi et demi quand un moine vient nous proposer de venir manger avec eux tout en nous précisant que nous ne devons pas nous presser pour voir les dernières peintures et que le repas sera servi dans une demi-heure. C'est avec plaisir que nous acceptons l'invitation. 

Cela me donnera l'occasion de présenter la suite de la visite sur une autre page, car nous ne sommes pas encore au bout de nos belles découvertes.                  

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