jeudi 31 octobre 2019

Départ de Jumbesi pour Gomy

Il faut bien quitter, une fois pour toute, Jumbesi et son monastère où j'ai passé deux très belles journées. C'est donc avec des pieds de plomb que je démarre ce matin, surtout que je sais que la journée sera loin d'être facile.


Au programme, la montée du Lamjura La avec ses 3530 mètres, alors que mon point de départ n'est qu'à 2700 mètres. C'est dire la difficulté qui m'attend !
La suite ne sera pas plus simple puisque ce sera une descente avec un dénivelé négatif de 1900 mètres avant d'arriver à Kanji. Bien évidemment, et heureusement, ce programme est prévu sur deux journées. Ensuite, il me restera encore une belle montée pour arriver à Deurali et redescendre tout droit sur Jiri. Cette ville sonnera la fin de mon trek. Il ne restera qu'à rentrer en 4x4 à Katmandou.


Mais pour le moment, je ne suis que dans la vallée menant sur les pentes du Lamjura La. Et avant que je n'arrive à Jiri, pas mal de choses peuvent encore se passer.


Deux heures plus tard, je me trouve au pied du Lamjura La et le décor commence à changer.


Alors que je monte à mon aise, arrivent d'autres amoureux de l'Himalaya. Mais ceux-là sont nettement plus pressés !! Ce sont les participants du Solukhumbu trail.
Une épreuve qui démarre de Jiri et qui se termine à l'Everest Base Camp et qui dure vingt-quatre jours.


Je suis tellement époustouflé par leurs performances que je ne peux qu'applaudir à chaque passage.


Me voici à l'embranchement du Pike Peak et du lamjura La. Evidemment, cela me rappelle de sacrés souvenirs. Mais je ne prends pas le risque de repasser par le Pike, même si, pour cause de brouillard, je n'avais rien vu là-haut. Je pense qu'il est plus sage que je continue sur le Lamjura !!


Après un premier bois de sapins, je me retrouve au bord d'une clairière pour arriver à la dernière maison avant les premières pentes du lamjura.





C'est parti pour un peu plus d'une heure trente de montée.


Je ne quitterai plus cette sapinière jusqu'au sommet.



Mais au fil des minutes, la météo commence à changer, le soleil disparait pour faire place au brouillard.



Lorsque j'arrive en haut, c'est à nouveau la purée de pois.
Encore heureux que je ne suis pas parti sur le Pike Peak. J'aurais encore été bon pour me perdre une nouvelle fois !!!



En haut, je prends le temps de boire un black tea dans le seul bui-bui qui se trouve au sommet, avant de poursuivre  sur un sentier à découvert  pour rejoindre un chemin qui était la voie classique vers l'Everest, en tout cas, celle d'Edmund harry. Mais depuis ce temps là, une route est en construction et ce trek est complètement mort car plus aucun trekkeur ne passe par ici.



............ Si bien qu'en chemin, je ne trouve que des lodges vides et laissés à l'abandon, comme s'il y avait eu la peste. 




Je me suis même posé la question, à savoir à qui profitera cette route qui a tué toute vie sur son passage.
Après plus de deux heures de marche dans ce no man's land, j'arrive cependant à un lodge encore ouvert.
Je le reconnais, c'est celui où Pascale et moi avions dormi l'année passée.



Inutile de dire que je suis stupéfait par ce que je constate car tout est vide et il n'y a plus que la patronne et son mari. Alors qu'il y a à peine douze mois, cela grouillait de monde ici. Par curiosité, je pousse la porte où nous avions passé la nuit. C'est propre mais un peu froid. Fort heureusement, la patronne me donnera une chambre plus accueillante.




Malgré la situation de cette famille, ils n'oublient pas de fêter la nouvelle année !!!



Le 1er novembre

Le lendemain matin, après un bon petit déjeuner, car l'adresse est toujours aussi bonne, je continue mon avancée dans ce no man's land. Heureusement que le soleil est revenu pour me donner un peu de baume au coeur.






Au fil des heures, la vie a tendance à vouloir reprendre ses droits.


J'en profite pour m'arrêter afin de boire un thé au soleil.



Une longue descente de trois heures s'amorce. En bas, ce sera mon étape à Kinja. 


La bonne nouvelle, c'est que le chemin restera bon jusqu'en bas.








Il est quatorze heures et je peux déposer mon sac dans ce lodge tout aussi vide que ceux qui étaient plus haut. Cette fin de parcours est franchement très atypique et je crains fort que cela ne soit comme cela jusqu'à Jiri !!

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