mardi 8 octobre 2019

De Dragnag vers Gokyo

J'aime tellement ces endroits perdus, que j'opte pour une nouvelle journée de fainéantise. Pourquoi pas, puisque je suis légèrement en avance sur mon programme. Ho, ce n'est pas que je brûle les étapes, mais comme j'ai décidé de ne pas refaire ce que nous avions fait l'anné passée, je suis de ce fait, forcément un peu en avance !

Pour l'heure, je suis sur une petite terrasse et j'observe des thars qui sont sur une arête de montagne, située juste en face du lodge. Ils ont bien envie de descendre pour manger, mais il y a un petit quelque chose qui doit les déranger car la décition semble longue à venir. Ce n'est rien mes demoiselles, puisque cela me laisse le temps d'aller chercher mon appareil photo au cas où vous vous décideriez.


J'ai toujours entendu dire que pour faire de la photo animalière, il fallait être patient, mais qu'on était souvent récompensé.





Je vais ensuite me dégourdir les jambes dans le village, entre les autres lodges.
Sur un panneau, il est indiqué : Zangla 8 heures.
A une demi-heure près, j'étais dans le bon. Bien Serge !!!


Le 9 octobre

Cette nuit, il a fait particulièrement froid si bien qu'à 7h du matin, tout est encore gelé.


Fort heureusement, quand je quitte le lodge, tout est déjà dégelé.
Je peux ainsi partir sur Gokyo sans risque de glissade.


Etant donné que cette journée sera très courte, à peine 2 heures de marche, je me suis dit que j'allais prendre mon temps sur le glacier Ngozumba pour faire des photos et profiter du moment. Ce que je n'ai pas pu faire sur le Khumbu glacier.


Dès que je quitte Dragnag, je longe la moraine du glacier qui, de ce côté, est herbeuse.
Au bout d'une demi-heure, c'est le moment de gravir la lèvre et découvrir du même coup le glacier. 




D'un coup d'oeil rapide, je cherche le chemin le plus approprié pour arriver sans encombres de l'autre côté du glacier et surtout au plus près de la dernière colline située sur la droite car je devrai la franchir avant de voir Gokyo.


C'est le moment d'entrer sur ce glacier.



Un sherpa me dirait que je n'ai plus qu'à suivre les cairns pour être certain de me trouver sur le bon sentier. Seulement voilà, il y a des cairns de tous les côtés, puisque le sentier est différent d'année en année et qu' évidemment, les anciens cairns sont encore présents. Si bien que j'ai l'impression qu'il y en a partout !!!
Avec ma boussole dans la tête, je suis celui qui me semble prendre la bonne direction.



Je passe à proximité de plusieurs lacs bleus posés entre des couleurs comprises entre le gris clair et le gris foncé, se détachent encore plus. 

Là bas au fond, c'est le Cho Oyu qui referme de bien belle façon le glacier.


Mais le Ngozumba est bien vivant. De tous côtés, j'entends d'impressionnants craquements sinistres qui sont le résultat de nombreux éboulements de ces parois de terres gorgées d'eau, qui ne résistent pas à la chaleur du soleil. Atmosphère à la Hichcock assurée !!!


......... Heureusement que je ne suis pas seul.


Après 2 heures de balade dans ce milieu extravagant, le sentier m'invite à ressortir.


Au dehors, les tétraogalle de l'Himalaya m'ouvrent la voie pour Gokyo 




 En fin de journée, j'irai encore faire une scéance photo aux bords du lac Gokyo tsho.




Demain, départ vers les 4ème et 5ème lacs, le Thonak tsho et le  Ngozumbo tsho.





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