dimanche 20 octobre 2019

De Benkar à Musey

Après avoir fait les trois pass et en plus le Pike Peak et le Kongde, je vais commencer à redescendre et sortir du Solukhumbu. Je quitte la région avec un peu de regret car elle m'a, une nouvelle fois, apporté énormément de plaisir en découvrant tous ces hauts sommets. Bien évidemment, le circuit n'était pas des plus simples à réaliser et la satisfaction de l'avoir fait est d'autant plus grande.
Maintenant, il est temps de rentrer car au fil des passages des pass, mes genoux ont donné le maximum, surtout depuis cette longue descente depuis Kongde. Cela a vraiment été l'obstacle de trop pour eux. ........ A mon retour à Bruxelles, mon kiné aura encore du boulot afin que je puisse revoir l'Himalaya !!!

Cela dit, je vais maintenant retourner à mon aise, par la vallée en suivant la Dudh Koshi Nadi. A Kharikhola, je ferai un nouveau point pour savoir si je vais rentrer à Salleri par la vallée de la l'Inkhu Khola ou continuer simplement la route traditionelle  jusqu'à Jiri.



Fini pour moi les hautes altitudes, je suis redescendu à 2630 mètres et de ce fait, je retrouve, comme en début de périple, un ciel bien gris. On peut dire ce que l'on veut, mais un constat s'impose : la météo n'aura vraiment pas été terrible cette année. Je ne suis pas le seul à m'en plaindre puisque les locaux ont aussi beaucoup de difficultés à faire sécher les bousses de yak et ils se demandent comment ils vont pouvoir se chauffer cet hiver ?!






En chemin, je ne rencontre que des locaux et leurs caravanes de yaks ou de mules. Les trekkeurs sont pratiquement invisibles, car l'aéroprt de Lukla est très souvent fermé à cause d'un ciel trop bas ou carrément caché par le brouillard. En effet, plutôt que de prendre le risque de rester bloquer plusieurs jours à Katmandou, les agences leur proposent donc de partir au Langtang où il fait nettement meilleur.



Je profite de ces moment de solitude pour faire des photos sur la façon dont les locaux vivent quand les touristes sont absents !
Cela ne donne d'ailleurs pas des clichés bien différents : les sherpas portent toujours leurs charges incroyablement lourdes, les paysans lorsqu'ils ont fini les récoltes, labourent leurs terres et les caravaniers chargent les bêtes.



............. Et moi, j'arrive déjà à Chhuthawa avec ses rochers couverts de mantras.




Il est 14h quand j'arrive à Thyalsharoa. Là, pas besoin de monter à Lukla, il n'y a quand même pas d'avion et sûrement pas pour moi ! Je continue sur le chemin qui continue dans la vallée.


A Musey, une fine pluie commence à tomber. Comme je n'ai plus trop envie de marcher sous la pluie, vu que je l'ai assez fait au début du périple, je m'arrête donc pour passer la nuit dans le même lodge qu'à l'aller.

Le 21 octobre

Etape Musay / Paiya

Deuxième journée de retour : Je quitte Musey à 7h et cela descend jusqu'à Surke.


Le décor est le même qu'hier : forêts de sapins, rhododendrons et escaliers qui ont pas mal souffert avec les fréquenst passages des caravanes.




C'est vers les 8h que j'entre dans le hameau de Surke.
Là, je fais une halte pour boire un thé avant de commencer la montée du Chutok La (2945m).



......... C'est parti. 



La progression n'est pas facile et cela le devient encore plus, lorsque l'on croise une caravane de mules.


Cela me fait perdre beaucoup de temps, notamment lorsqu'elles décident de manger ou de regarder la montagne !




Malgré les mules et mon grand âge, j'ai tout de même su garder ma moyenne. Il n'est pas 11h et je suis au sommet.


Fort heureusement que là-haut, il y a un endroit pour se désaltérer. 
De là-haut, j'ai une vue sur Paiya qui est juste en bas.


Journée terminée.

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