lundi 11 août 2014

Troisième étape du trek Tia / Vallée de la Noubra

Il est 8 heures et je démarre la journée en me disant que ce soir, il me faudra être au plus près du Zamjunmo La, si je veux franchir ce col, qui fait quand même 5400 mètres, demain avant midi. Normalement, je devrais y arriver mais il ne faudra pas traîner en chemin pour ensuite franchir les quatre passages à gué avant le milieu de l'après-midi. Après, j'aurai tout le loisir de me trouver un petit coin d'herbe pour monter ma tente.

La première heure commence par une belle montée. Cela fait évidemment un peu mal aux jambes, les muscles n'étant pas encore très chauds. Cela monte tellement bien qu'en à peine vingt minutes de marche, je ne vois même plus l'endroit où j'avais planté ma tente hier soir. C'est tout dire!  Hélas pour moi, au fur et à mesure de ma progression, le chemin a souvent des tendances à disparaître. Si bien qu'il me faut fréquemment marcher dans de la caillasse.



Ce n'est bien sûr pas des plus évidents mais l'aventure n'en est que plus belle car cela prouve bien que ce trek n'est pas encore très emprunté. Je ne suis évidemment pas le premier qui passe par ici car je trouve beaucoup de cairns sur mon chemin. J'entretiens d'ailleurs un certain dialogue avec eux puisque par leur présence, ils m'indiquent que je suis dans la bonne direction. C'est tout à fait rassurant lorsque l'on est seul dans un tel environnement. 


C'est déjà assez dangereux comme cela alors s'il fallait encore se faire envahir par les doutes, ce serait alors mission impossible.


Inutile de gamberger. Je suis dans la bonne vallée et le Zamjunmo La va se dévoiler lorsque je rentrerai dans la prochaine. Je n'ai donc plus que, grosso modo, un peu plus de quatre heures de marche pour arriver au pied du col. Tout va donc très bien pour moi et je n'ose même pas m'imaginer les décors grandioses que je vais sûrement découvrir lorsque je serai là-haut au milieu de plusieurs grands glaciers. 


L'autre bonne nouvelle, c'est que la météo reste, malgré l'altitude, au beau fixe.
J'arrive à présent à la fin de la première vallée. Je vais devoir passer les passages à gué. Mais lorsque je suis à leur niveau, je constate, avec plaisir, qu'il n'y a presque pas d'eau et que je peux les franchir sans même enlever mes godasses.


Il n'est que treize heures et je prends le temps de faire quelques photos



C'est maintenant tout droit.


L'amour et la mort au beau milieu de l'Himalaya.


Je ne suis pourtant pas au plus près du col, mais l'endroit me plait et je décide de ne pas aller plus loin aujourd'hui.


Je sens que la journée que je vais vivre demain, sera une des plus grandes que je n'ai jamais vécue lors de mes aventures dans cet Himalaya qui m'a pourtant déjà donné de grandes joies.

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