mardi 12 août 2014

Quatrième étape du trek Tia / Vallée de la Noubra

Je suis si pressé de découvrir mon étape du jour que ce matin, je me suis levé dès l'aurore pour démarrer ma journée de trek un peu avant six heure trente. Une heure plus tard, je me retrouve au beau milieu de montagnes féeriques. Les lignes de crêtes  sont d'une telle pureté que je ne peux qu'être admiratif devant ce spectacle que la nature m'offre. C'est tout simplement fantastique.






Mais je ne suis pas encore au bout de mes surprises. Lorsque j'arrive en face du 
Zamjunmo La, je me retrouve devant un premier "monticule" qui, dans ce décor, ne semble vraiment pas impressionnant mais qui, en réalité, est un véritable obstacle.


Lorsque j'arrive à passer cette bosse, je me retrouve sur un premier plateau où reposent deux lacs qui se dévoilent au fur et à mesure de mes pas.


Ensuite, il me faut franchir un deuxième palier .......


...... et je retrouve ainsi sur un autre plateau où je retrouve à nouveau plusieurs lacs d'altitude. Je m'attendais à avoir du grand spectacle aujourd'hui, mais à ce point-là, je n'osais l'espérer.





Avec autant de réservoirs d'eau devant moi, il est évident que les glaciers ne sont plus très loin.




Les qualificatifs me manquent pour décrire ce que je ressens devant tant de splendeur.
Et dire que je dois encore passer le col. 
Il est peut-être là devant moi mais il se présente comme un mur infranchissable. Je me dis qu'il doit y avoir un passage plus simple ? Mais lorsque je regarde autour de moi, je dois me mettre à l’évidence, c'est bien par là qu'il faut aller. 



La paroi est si raide que pour arriver là-haut, l’exercice ressemble plus à de l'escalade qu'à du trek !!



Lorsque j'aperçois  les drapeaux à prières flottant au sommet du Zamjunmo La, c'est le soulagement.


Un tout dernier effort pour arriver sur la cime du pass.
A 5400 mètres d'altitude, le spectacle est encore plus impressionnant.


Au sommet, je me retrouve sur un petit plateau où sont disposés quelques cairns qui semblent m'indiquer le chemin à prendre.



Mais le plateau se rétrécit pour se terminer en pointe, d'où j'ai une vue panoramique sur la vallée où je dois aller.
Je regarde à gauche, mais la pente est si importante qu'il n'y a pas moyen de descendre. A droite, la pente est moins raide mais elle se dirige droit vers un glacier large. Cette voie me semble sans issue. Que faire ?!! 


 Je me risque à descendre quand même vers le glacier, mais une fois au pied de celui-ci, je dois remonter car je n'arrive pas à comprendre par où il faut passer pour rejoindre la vallée.
A nouveau sur mon piton rocheux, j'observe le décor afin de trouver un probable passage.
Après réflexion, je suis obligé de me mettre à l'évidence que l'unique voie possible, c'est de traverser le glacier. Cette hypothèse ne me réjouit guère mais c'est la seule possibilité. Je redescends donc une deuxième fois vers le glacier. 
Lorsque je suis au bord de celui-ci, je tente de mettre un premier pas, puis un second, un troisième et me voilà un peu plus rassuré car la glace ne ressemble pas à une grande patinoire bien lisse. La surface du glacier est dans un premier temps, remplie de pointes glacées s'écrasant littéralement sous mes pieds, puis d'une multitude de petites vagues, toutes aussi friables sous mes pas. Cette spécificité m'offre bien évidemment une belle surface antidérapante. Dans ces conditions, mes premiers pas timides sont vite remplacés par un pas rassuré. Si bien qu'au beau milieu du glacier, j'oublie ma situation délicate et je me permets même un temps d'arrêt pour faire des photos.



Vu du glacier, je comprends mieux qu'il n'y avait pas d'autre solution pour rejoindre sans trop de difficulté la vallée, me permettant probablement ainsi de rallier ensuite celle de la Noubra.

Je suis à nouveau en sécurité sur la caillasse. Hélas, il m'aura fallu deux bonnes heures pour faire cette jonction depuis le pass. Je vais continuer le chemin afin de descendre en altitude et trouver ainsi un terrain plus propice pour passer la nuit un peu plus au chaud. Ce sera chose faite aux alentours de 16h30.

Ce fut assurément une très grande journée, que je ne suis pas près d'oublier d'aussi tôt.
Je vais pouvoir m'endormir avec de images plein la tête et pas peu satisfait du parcours réalisé. A demain.

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