lundi 4 août 2014

Départ du Yaye Tso vers Chumathang, puis retour à Leh

Déjà, je peux affirmer que mon passage au Yaye Tso est une réussite complète. Bien que je n'ai pas eu la chance de pouvoir rencontrer les nomades sur les plateaux du Kharnak, j'ai pu, en tout cas, vivre ici une expérience incroyable avec les transhumants du Yaye Tso, dont leur village d'origine est Chumatang.
Pas de grasse matinée ce matin, tout le monde se lève un peu avant le soleil. Il faut dire qu'il y a deux tranches horaire où il y a beaucoup de travail : c'est le matin, avant que les bêtes ne partent et le soir lorsqu'elles sont rentrées. Entre ces deux périodes, c'est presque le club med, surtout pour les hommes !!!!


Ce matin, la traite commence par les dimos. Dans un premier temps, elles sont avec leur petit qui tète un petit coup afin de faire monter le lait de la maman dimos. Puis le bébé est retiré et la traite peut commencer. Lorsqu'elle est finie, le jeune revient téter sa mère. 




Le lait est mis dans un récipient plus grand. 


.................. et ainsi de suite, jusqu'à ce que toutes les dimos ont été traitées. Cela a pris presque deux heures.




 Les dernières bêtes attendent patiemment leur moment pour se faire traire mais elles, sans savoir pourquoi restent en compagnie de leur petit.   


Tour à tour, une femme ira les chercher afin de récolter aussi leur lait.


Le travail terminé, toutes les bêtes sont bénies avant de les laisser partir dans les pâturages.



C'est autour des hommes d'entrer en action pour disperser les yaks et les dimos dans la grande plaine se trouvant devant le lac. Comme ce sont des bêtes imposantes, elles peuvent rester sans surveillance durant toute la journée. 

Aujourd'hui, c'est au tour des hommes d'aller garder les chèvres auprès du lac. Avant de partir, ils me demandent de faire une photo de groupe, puisque ce soir à leur retour, je ne serai plus là. Cela prouve encore une fois que le plaisir de cette rencontre fut bel et bien réciproque. Merci à vous tous, je n'oublierai pas de vous envoyer les photos.

Les chèvres sont impatientes de partir manger, elles aussi, près du lac.



Le signal est donné, c'est la ruée vers l'or vert.



 

Les hommes au boulot, les femmes s'occupent du lait qui a été récolté,


....... et aussi du fromage qui sèche sur les terrasses des maisons.




C'est la fin d'une très belle rencontre, les vingt-quatre heures de vie de transhumant au lac Yaye Tso sont à tout jamais en boite, cela aussi bien dans mon appareil photo que dans ma tête. Il est maintenant temps de fermer mon sac et de saluer une dernière fois ces femmes courageuses et accueillantes.

C'est avec une certaine tristesse que je quitte ce hameau car j'y ai passé des heures fantastiques. Des rencontres aussi fortes ne se présentent pas comme cela tous les jours. J'espère juste pouvoir repasser un jour par le Yaye Tso.



Avant de franchir le pass, je crie en direction du lac deux, trois juley pour ceux qui sont restés là. J'attends une réponse pour savoir si j'ai été entendu. D'autres juley arriveront jusqu'à moi. Je peux basculer sur l'autre flanc du Yaye La.
   

Lorsque j'arriverai sur la route menant à Leh, il n'y aura plus de bus pour aujourd'hui.


Je vais à pied jusqu'au pont de Mahe mais les militaires m'interdisent d'y mettre ma tente, en me disant que je dois aller dormir à Chumathang. Comme c'est trop loin pour y aller à pied, ils arrêteront eux-mêmes une voiture qui m’amènera là-bas.



Demain, je serai de retour à Leh pour préparer une autre aventure, vu que mon programme est terminé et que je suis encore au Ladakh jusqu'au trois septembre.
J'ai donc encore le temps de prendre un peu de repos avant de faire la vallée de Hanu et le trek qui relie Tingmosgang à la vallée de la Noubra.
Mes trois mois au Ladakh seront alors bien remplis.

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