lundi 25 août 2014

Découverte de la vallée de Hanu

Je quitte ce matin Dha avec le bus de 9 heures, celui qui rentre à Leh. De Dha à Hanu Thang, il n'y a que 15 kilomètres, pourquoi les faire à pied alors que le bus est là ?!
Rigsing est d'ailleurs avec moi, car lui, doit aller à Khaltse. Mon petit trajet est ponctué de plusieurs arrêts pour permettre aux villageois des différents villages bordant la route, de charger la galerie avec des affaires qui doivent être déchargées à Leh. Je ferai les 15 kilomètres dans un temps record d'une heure dix minutes !!
Lorsque nous arrivons à l'embranchement avec la route qui monte aux différents villages de la vallée de Hanu, je fais arrêter le bus. Je salue mon ami Rigsing et le bus redémarre aussitôt. 


Me voilà fin prêt pour ma dernière exploration de ce voyage.


Dans un premier temps, je suis obligé de rester sur la route car un peu plus haut, il y a un camp militaire et je devrai, bien entendu, montrer mon permis si je veux aller plus loin.
Lorsque j'y arrive, je fais celui qui ne sait rien et je passe le corps de garde comme si de rien n'était (la route traverse toute la caserne).
Je suis évidemment vite interpellé et le militaire en fonction me demande mon permis et passeport. Mes coordonnés sont retranscrites dans un cahier, tout semble en ordre, mais le militaire téléphone quand même à un gradé pour être certain de pouvoir me laisser passer. Peut-être par manque de renseignement ou tout simplement pour renforcer son autorité, le gradé préfère venir voir de lui-même (la tête que j'ai !). Je dois donc patienter. Au bout d'un quart d'heure, le gradé finit quand même par arriver et commence à inspecte mes documents. Peu satisfait, il me demande combien de temps je compte rester à Hanu Yogma. Je réponds que je ne sais pas trop, probablement deux jours, mais qu'après, j'ai aussi l'intention d'aller jusqu'à Hanu Gongma. Satisfait de ma réponse, le gradé me demande quand même d'écrire mon adresse en Belgique au dos de mon permis. Après, tout sera en ordre et je pourrai continuer mon chemin, sans toutefois me rappeler qu'il est interdit de faire des photos dans la caserne.
Pour éviter tout problème, je veillerai à bien laisser mon appareil photographique dans sa housse durant toute la traversée du camp. 

Après le camp, j'ai directement une vue sur le premier village de la vallée, Hanu Thang. Ce village, contrairement aux autres villages de la vallée, est habité par des musulmans. D'après le guide de Jean-Louis, il y a aussi un gonpa Drigung Kargyud qui fut construit en 1998. C'est beaucoup trop neuf pour moi et je préfère continuer ma route.
Tout de suite après ce point de vue sur le village, c'est directement la grande descente qui m'emmène jusqu'à la rivière.


Là, au lieu de continuer à marcher sur la route, je préfère prendre les chemins de traverse que de continuer à marcher sur le bitume. C'est plus romantique et au moins, il y a des sujets à photographier.
Ce n'est pas du Monet, mais ce sont bien des coquelicots !!

 Hélas ma balade prendra vite fin, car je dois passer un petit pont qui me ramènera à la route. 


A midi, je mange un fried rice vegetables dans un bui bui qui se trouve juste à l'entrée de Hanu Yogma.


Le lunch terminé, je vais faire un tour au village.
Dans un premier temps, je longe les grilles de l'école, pour terminer dans les jardins. C'est une école importante et elle accueille des enfants de tous les villages de Hanu. Afin de laisser le calme dans l'établissement, je rangerai sagement mon appareil durant la visite.


Je laisse la visite du village pour plus tard et je me dirige vers le vieux monastère.


Evidemment, comme c'est souvent le cas, le gonpa domine tout le village.
Cela fait un peu mal aux jambes pour y arriver, mais une fois là-haut, je reçois une belle vue sur toute la vallée, les champs et les maisons de Hanu Yogma.


Le gonpa est fermé, c'est de la fenêtre que je ferai la photo du Bouddha de la compassion le Avalokiteshvara aux mille bras.


La visite terminée, je redescends pour une balade dans les champs.




C'est la période du battage et même si cela ne se fait plus avec les yaks, le travail ne manque cependant pas, puisque la moisson doit toujours être rentrée à dos d'homme. Malgré cela, on trouve le temps de poser pour la photo.


Lors de ma balade, j'ai trouvé une maison où tout ce travail se fait encore à la main.


Le soleil ne brille pas de la même façon pour tout le monde.


Je retourne vers la route, lorsque je rencontre une petite fille assise seul eau le bord d'un champ. Je m'arrête pour fouiller dans mon sac à la recherche de pommes. J'en ressors deux trois et les lui offre, puis elle rentre chez elle. Peu de temps après, le papa viendra me chercher pour participer dans sa maison à une puja


C'est ainsi que j'assisterai à une cérémonie qui fut vraiment incroyable en émotions.




 Difficile, voire impossible d'expliquer avec des mots, ce qui s'est passé là, mais incontestablement, ce fut un moment très fort.


Je resterai dans la maison avec les moines jusqu'au lendemain. Après le petit déjeuner, chacun s'en ira vers sa destinée.

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