mercredi 12 novembre 2003

Balade dans les environs de Phongsali

MERCREDI 12-11-2003 : Phongsali

Nous sommes à 1400 m d’altitude. La nuit a été froide, heureusement qu’il y avait la couette.
6h30 : je vais faire des photos du lever du soleil dans la montagne.


8h : quand je rentre, Pascale est prête.
Petit déjeuner, soupe pour moi et à l’américain pour Pascale.

L’hôtelier nous a indiqué un chemin pour aller se balader. C’est en fait celui que j’ai emprunté ce matin pour faire mes photos.
Nous voilà en route sur le chemin conseillé.


Quelques kilomètres plus loin, il y a un village où plane une certaine odeur. Non pour une fois, ce ne sont pas des odeurs d’opium !!
En fait, les villageois sont en train de faire cuire du riz avec de l’alcool : c’est du lao-lao (le péquet local).Et dans presque chaque maison, c’est la dégustation.  Tant et si bien qu’à force de goûter cette spécialité, je commence à avoir la tête qui tourne.







Nous continuons notre chemin jusqu’à un deuxième village. Là, c’est à peu près le même topo. Il y a aussi une hongroise de l’hôtel qui boit du lao-lao avec des laotiens. Rebelote pour une dégustation. Ca va de plus en plus mal pour moi.






 

Nous revenons vers Phongsali où nous arrivons vers 14h30. Sur le chemin, petits serpents, criquets, papillons, … etc

Tiens, le suisse est aussi à l’hôtel !!
Dîner à l’hôtel : soupes pas terribles, avec beaucoup d’os de poulet et de légumes en gros morceaux.
Nous restons en terrasse devant notre chambre.
Nous ne savons pas quoi décider pour demain.  Rester un jour de plus, mais il ne semble pas qu’il y ait d’autres balades à effectuer tout près, sauf prendre un trek pour voir le même type de villages que nous avons vus ce matin, ou partir ?! That is the question !
Pour m’aider à réfléchir, je vais faire une petite visite de cette vieille caserne chinoise. Curieux, j’ouvre plusieurs portes, lorsque tout à coup je tombe dans une ancienne salle de torture. Cela ne pouvait pas être autre chose car il y avait des bacs en béton avec des crochets et encore bien d’autres ustensiles destinés à ce genre d’exercice !!! Ni une ni deux, je fais demi-tour et je retourne rejoindre Pascale en lui disant tout sec et sans donner d'explications,  on part demain matin.

JEUDI 13-11-2003 : Phongsali – descente de rivière jusqu’à Muang Khua

6h : le réveil sonne.
La décision était prise. Je n’aurais plus pu rester un jour de plus dans cette caserne puisque je savais qu’il s’est passé ici trop de choses pas très nettes. Nous partons, d’ailleurs les sacs sont prêts depuis hier soir.
Nous nous rendons à la petite gare des bus.
7h10 : le bureau des tickets s’ouvre. Nous prenons 2 tickets pour Hat Sa, village situé à 23km, au bord de la rivière Ou (Nam Ou).
Départ 7h45 : la route est toute descente. A Hat Sa, nous revoyons les 3 français rencontrés à  Luang Nam Tha, qui sont restés bloqués depuis hier midi dans ce trou le long de la rivière. Pas moyen pour eux de remonter vers Phongsali.
Le temps de manger une soupe et voilà déjà l’heure de prendre le bateau. Il est 9h30.
Le ciel est encore couvert, gris, mais bientôt le soleil fait son apparition.



Notre bateau glisse dans un décor merveilleux, boisé, sur une rivière plutôt calme avec quelques rapides où on se fait éclabousser. Nous avons pris le slow-boat qui fait office d’omnibus et s’arrête presque à tous les villages.




Mal aux fesses : on est assis sur une planche de bois.
14h30 : nous arrivons à Muang Khua. Le batelier ne va pas plus loin aujourd’hui.

Notre guesthouse (Namou) est au bord de la rivière.
Ici, nous retrouvons les laotiens et leurs sourires. Quoique, il y a parfois certains regards … comme ceux de ces personnes handicapées par la guerre qui nous prennent soit pour des américains, soit pour des français. Les deux n’ont pas fait que du bien dans la région et ces victimes n’oublient pas.
Souper riz frits au canard.


Petite balade dans le village, change à la banque.




18h30 : nous sommes déjà au lit. Je n’ai presque pas dormi la nuit passée et pour cause !!

VENDREDI 14-11-2003 : Muang Khua – Muang Ngoï

7h : lever, douche froide.
Nous rejoignons le débarcadère, sur la plage, des hommes déchargent d’un camion des obus datant de la guerre, restant des largages américains des bombes de trop avant de rentrer à la base (!) , ainsi que des enveloppes de bombes en forme de torpilles, dont certaines mesurant 1,5 m de long contenaient des bombes à fragmentation (de 600 à 700). Ce spectacle donne froid dans le dos. Je comprends mieux les regards d’y hier.  La région de Muang Khua  a, semble-t-il, été bien arrosée.


Ces ferrailleurs envoient tous ces débris en Chine qui a bien besoin de fer pour les fonderies.

9h : Le bateau démarre, il est plus ‘luxueux’ que celui d’hier : il y a des petites chaises avec coussins svp !
Comme hier, le bateau fait omnibus.





La rivière s’élargit, le décor change, des formations karstiques apparaissent : c’est splendide.
Un homme de type européen « style Robinson » descend la rivière sur une embarcation de fortune, en bambou : il y a des fêlés.
A 14h30, nous arrivons à Muang Ngoï, appelé aussi Nong Khiaw.
Après un riz frit au guesthouse ‘Phay Boun’, nous faisons une petite balade dans le village.
 Il y a un pont surplombant la rivière, c’est le premier depuis Hat Sa.

Normalement, il y a de l’électricité dans le village de 17h jusqu’à 8h le lendemain. Mais voilà qu’à 19h30, plus rien. Fort heureusement, ce n’est qu’une panne passagère.

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