samedi 26 juin 2010

Zanskar. V

26 juin

Ichar / Raru ...... retour à Padum

Avant de quitter Ichar, nous voulons aller à son monastère pour assister au puja du matin. Le monastère, qui se trouve sur les haureurs du village derrière la guest house, est comme beaucoup de monastère de la région, très vieux et tout petit. Ici, il n'y a pas plus d'une vingtaine de moines.
Le puja commence et nous sommes aussitôt surpris par la qualité des chants. Chaque monastère a sa façon particulière de lire les textes. Il ne faut d'ailleurs pas être un grand spécialiste pour apprécier l'originalité des chants. Nous avons même eu droit à un "Om Mani Padme Hum", dans une version de chant en canon. Ce fut une véritable merveille qui restera encore longtemps dans le grand tiroir des bons souvenirs de ce voyage.




Comme me le disait Christian à la sortie de la puja, cette fois, nous étions tellement proches des moines, que j'avais l'impression que je n'étais plus un simple spectateur, mais un peu des leurs. Je ne pouvais qu'être d'accord avec son analyse.
C'est avec regret que nous avons quitté les moines avant la fin du puja mais nous devons reprendre le chemin de retour. Depuis le monastère, c'est la grande descente jusqu'à la rivière. A l'inverse de la veille, lorsqu'il fallait monter, cela va aujourd'hui tout seul. En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, nous sommes déjà en bas. On repasse sur le pont pour rejoindre l'autre rive de la Lungnak river et continuons jusqu'à Reru.


Le chemin est nettement plus facile que celui de l'autre rive. Nous pouvons cette fois longer la rivière, nous ne sommes plus obligés de monter à flanc de montagne et prendre ainsi le risque d'être une nouvelle fois confronter à des éboulis vertigineux. Ces passages dangereux nous prenaient beaucoup de temps et nous devions, avant d'envisager de passer, retrouver notre souffle et toute notre lucidité pour espérer passer l'obstacle sans accident.
Aujourd'hui, ces moments, plus que compliqués, font partie des souvenirs, mais il faut bien reconnaître que ce fut de loin les moments les plus chauds du trek. Une chose qu'il me faut souligner, c'est que sur ce coup là, notre petite équipe a été exemplaire. Il est clair que s'il n'en avait pas été ainsi, nous ne serions jamais passé à si bon compte.

Le chemin est donc plus facile et après seulement 3h de marche, nous voyons le dernier pont que nous devons passer avant d'arriver à Raru. Hélas, il n'annonce pas que les premiers kilomètres de la route vers Padum mais aussi le début d'une montée très raide longue de 4 km.



Nous l'attaquons avec courage mais cela ne suffit pas toujours pour arriver sans peine en haut !! 
Arrivé au village, je rentre dans une petite échoppe, sans vouloir faire trop attention au 4x4 qui est stationné.devant l'entrée. J'y réfléchirai plus tard, maintenant je préfère m'installer à une table et boire une boisson gazeuse avec Christian. Ce n'est pas ce qui m'a manqué le plus pendant ce trek mais j'ai l'impression qu'une bonne dose de sucre après tant d'efforts me fait le plus grand bien.
Tout en buvant notre boisson je demande à Christian s'il a déjà demandé un prix pour nous conduire à Padum ? Oui, c'est 1.500 roupies ! Ok, à ce prix là, on va attendre un peu.

En effet, une heure plus tard, nous en sommes à 1.000 roupies. Comme nous ne désirons plus trop faire les 6 dernières heures de marche qui nous sépare de Padum, nous décidons de monter dans le véhicule. 


Une heure et demi plus tard, nous sommes devant la guest house de Padum "Le Mont Blanc".



C'est avec un certain plaisir que nous retrouvons notre chambre. Nous pouvons enfin penser à nous reposer un peu avant de reprendre les chemins et découvrir le coeur de la vallée du Zanskar. Mais ce sera une autre histoire puisque demain c'est jour de repos !







27 juin

Journée de repos à Padum

Aujourd'hui, c'est dans la chambre du guesthouse Mont Blanc que je passe le plus clair de mon temps. Je ne sors que pour aller manger et accompagner Christian jusqu'au bar "de la dernière chance" afin d'aller chercher sa petite blonde pétilliante préférée. Son nom "Kingfisher", la meilleurs bière capsulée du coin. Evidemment, nous devons aller la chercher en toute discrétion puisqu'ici au Zanskar, nous sommes bizarrement en terre musulmane et que l'alcool est normalement interdit. 
Un problème qu'il nous faut régler dans les prochains jours, c'est celui de savoir comment nous allons quitter le Zanskar. Nous aimerions rentrer à Kargil en bus local, mais nous avons les pires difficultés pour avoir une information à ce sujet. Si on pose la question à 10 personnes, il est clair qu'on aura autant de réponses différentes.
Devant ces diffilcultés pour avoir une information précise, nous décidons de ne rien décider et préférons préparer notre départ pour le monastére de Karsha. Après nous aurons le temps de s'occuper du problème.

28 juin

Padum / karsha

C'est bien connu, les jours de congé passent beaucoup trop vite. J'aurais bien aimé une petite rawette, mais, en cette fin de voyage, nous avons encore des visites à faire dans la vallée.
Ce matin, après un bon petit dej au Mont Blanc, nous nous occupons de nos sacs. Pour cette balade jusque Karsha, nous aurons cette fois chacun un petit sac avec juste quelques affaires personnelles.




Nous voila en route. Avant d'y arriver, nous devons traverser le village de Pipiting et la grande vallée, puis longer la rivière qui ne s'appele pas encore le Zanskar mais la Stod River, le Zanskar ne se formant qu'un peu plus loin au confluent de la Stod et de la Tsarap juste en face du monastère de Stongde.







Après 3 heures de marche sous un soleil de plomb, nous arrivons au pont qui enjambe la Stod River d'où nous avons une belle vue sur le monastère qui domine fièrement, depuis le 12e siècle, toute la plaine de Padum. 
Le Monastère de Karsha est encore aujourd'hui le plus grand monastère de la vallée et à la particularité d'être bâti, tout comme celui de Phuktal, à flanc de montagne.
Avant de visiter le monastère, nous nous rendons au village pour trouver une guest house. Il ne faut pas longtemps pour se faire proposer une adresse, mais elle ne convient pas.  Nous cherchons une autre guest house qui est plus confortable. Après avoir installé nos sacs, nous montons au monastère. Je vous l'ai dit, le monastère de Karsha est le plus grand dans vallée du Zanskar. Du haut de sa falaise, l'ensemble est imposant. Les nombreuses maisons des moines semblent avoir été déposées en parfaite harmonie avec la montagne.
Avant d'arriver au niveau des petites maisons, nous devons gravir un escalier interminable. 



Lorsque nous arrivons tout en haut, la vue que nous avons sur la vallée est époustouflante. Ici le décor a encore une autre dimension. Nous pouvons contempler la vallée sur des kilomètres carrés et si cela ne suffisait pas, nous avons aussi droit en toile de fond à des montagnes qui culminent facilement à plus de 6.000 mètres. Encore un de ces endroits où je ne regrette pas d'avoir mis les pieds.






Nous continuons la visite du monastère. Les principales salles sont perchées tout en haut, elles en sont d'ailleurs les bâtiments les plus anciens (12é siècle). Ici les salles ne sont pas en rénovation et nous pouvons les découvrir à notre aise. 



                     


J'aurais sûrement aimé assister au puja du matin, hélas on n'en a pas eu l'occasion. Ce sera pour la prochaine fois. Oui en effet, je pense bien revenir ici l'année prochaine, mais ce sera cette fois avec Pascale. Elle a été de tous les voyages, du plus facile au plus difficile et aujourd'hui, alors que je fais un des plus beau, elle n'est pas là.

Après la visite, je redescends seul au village et je repars directement vers la gorge qui se trouve à l'arrière des dernières maisons. L'endroit est très sympa.





En haut, la lumière est plus douce, la vallée semble cette fois encore plus belle. Je profite le plus longtemps possible de cette vue incroyable avant de rentrer à la guest house pour rejoindre Christian qui lui a fait des photos dans un autre coin.

Nuit très calme dans cette guesthouse bien agréable.

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