jeudi 22 juin 2006

Premier voyage au Ladakh. I

SRINAGAR - KARGIL

Réveil à 5h45 : on découvre le lever du jour sur le lac Nagin. Nous partons à 7h20 de l’hôtel et disons adieu à cette adresse merdique.
Nous rejoignons le croisement avec la route principale où notre rickshaw d’hier arrive. Il nous conduit par les rues désertes (c’est vendredi, càd jour férié pour les musulmans) jusqu’à la gare des bus. 

8h : notre bus « de luxe » (soi-disant) démarre. C’est de la folie pour sortir de Srinagar. Mais, bientôt, nous arrivons au pied de la montagne que le bus gravit péniblement.
Beaucoup de contrôles militaires.

Un peu avant Sonmag, tous les véhicules sont déviés et bloqués sur un grand parking pendant plus d’une heure. En fait, des convois militaires doivent passer. Eh oui, nous ne sommes pas très loin de la frontière pakistanaise et la ligne de contrôle indiquant la région sous administration indopakistanaise.







Bien que les visiteurs étrangers ne semblent pas être pris pour cible, nous sommes dans une région troublée où le danger est très élevé.
Enfin, nous roulons à nouveau, mais à quelques kilomètres du col Zojl La (3529 m) de la chaîne du grand Himalaya, nouvel arrêt et là pour quelques heures. Le col Zojl représente la frontière géographique entre le Cachemire et le Ladakh.



Il y a un camion en panne à l’endroit le plus étroit de la route et tout est bloqué. L’armée contrôle la circulation, celle-ci fonctionnant selon un système de convois ascendants et descendants : si on arrive au mauvais moment, l’attente peut durer plusieurs heures. L’armée ne fait passer les véhicules que par convoi de 4 ou 5 véhicules, dont d’abord les jeeps. La vue est super belle, mais quand même. 




Enfin, à 19h, nous redémarrons. La piste devient de plus en plus difficile, encore enneigée et verglacée par endroits. Le paysage est magnifique, mais il commence à faire nuit. 
Il faut de plus s’arrêter aux check points et, en tant qu’étrangers, remplir plein de papiers.
Serge a une terrible migraine.
Nous arrivons enfin vers minuit et demi à Kargil (2.700 m). Nous cherchons un hôtel, mais, à cette heure tardive, tout est fermé. Un jeune homme nous montre des chambres ultra-simplistes. Après cette journée terrible (plus de 16 heures de route pour 204 km au lieu de 12 heures), nous voulons un peu mieux. Il nous entraîne, dans un taxi, à la sortie de la ville, à l’hôtel Highland. Pas mal. Il est passé 1 heure du mat. Serge n’est vraiment pas bien et on ne veut pas trop réfléchir.


KARGIL - MULBEKH

Lever 8h30. Serge va mieux. Et enfin un bon petit déjeuner. Cela a beau être un bel hôtel, il n’y pas d’eau chaude courante et on nous apporte un grand seau d’eau chaude pour se laver !
Un bus nous emmène dans le centre-ville de Kargil où nous nous rendons au kiosque info.
Nous essayons de téléphoner en Belgique, mais les parents ne sont pas là.
Kargil se situe à mi-chemin entre les vallées alpines du Cachemire et les plaines fertiles de la vallée de l’Indus. Kargil est une longue artère commerçante (Main Bazar) flanquée de ruelles adjacentes. Pas terrible. Ville très musulmane (chiite) et cela se ressent.
Après plusieurs allers et venues entre le parking des bus et celui des taxis, nous prenons le bus de 14h pour Mulbekh : 2 heures de route pour 45 km et nous voilà dans ce petit village très calme, situé dans une vallée fertile et verdoyante, aux montagnes pelées. Cela ressemble un peu à Tamtattoucht (Maroc).


Nous avons quitté les régions musulmanes pour notre première halte bouddhiste.
Nous trouvons à loger pas cher au "Bungalow Tourist" aux chambres confortables et bien tenues, et partons en repérage jusqu’au petit monastère bouddhiste Chamba où un bouddha, statue de Maitreya, le bouddha du futur, haut de 9 mètres est sculpté dans le rocher. 






Nous poursuivons jusqu’au village.
En face du monastère Chamba, nous dînons au resto-hôtel Paradise en compagnie d’un anglais parlant plusieurs langues. Nous rentrons qu’il fait nuit sous un ciel rempli d’étoiles. Nuit froide.

MULBEKH

Lever 8h. Petit déjeuner au resto d’hier soir où nous discutons avec un québécois.
Nous partons en balade. D’abord au monastère situé en haut d’une montagne. Dur, dur, car Mulbekh est situé quand même à 3.240 m d’altitude. Le monastère (gompa) est fermé, mais le panorama sur les vallées environnantes est superbe !!!


Après être redescendus, nous reprenons la route jusqu’au hameau suivant où nous traversons la rivière par le pont. 




Là, une autre rivière vient rejoindre la rivière principale Wakha Rong. 
Nous remontons pendant une heure le canyon de l’autre rivière par des gorges étroites et profondes. 
A part 2 ânes, il n’y a personne et le paysage est magnifique.

Nous rebroussons chemin quand le sentier est interrompu par les rochers et rejoignons le croisement de rivières. Nous remontons la rivière principale Wakha Rong par l’autre côté. Mais Serge a présumé de ses forces, il est fatigué. C’est notre premier jour de marche en altitude !! Nous arrivons enfin au resto Paradise où nous buvons une bière.



Le vent se lève et il commence à faire frais. Retour à l’hôtel « Bungalow Tourist » où Serge, fatigué, se repose une heure.
Ensuite, petite balade de 2 km jusqu’au village de Wharka, qui est un alignement de petits magasins, pas terribles.
Souper au resto Paradise.
Nous demandons de l’eau chaude à l’hôtelier.






MULBEKH - LAMAYURU


Lever 5h15 pour attraper le bus de 6h, destination Lamayuru.
La route est à flanc de montagnes et passe par les cols Fatu La (4102 m) et Numika La (3728 m) et des régions désolées.

Lamayuru est un petit village situé à 3.390 m, accroché à la montagne, bâti dans un cirque de roches moutonnantes à la couleur ocre. Le monastère gompa Tharpa Ling du Xème siècle (qui veut dire lieu de liberté) domine le village, entouré de montagnes. C’est le plus ancien gompa du Ladakh.
Nous trouvons à loger dans le guest-house Niranjana de style ladakhi juste à côté du gompa. Un peu cher, mais comme d’habitude, Christian discute le prix : nous avons 2 chambres avec salle de bain commune pour 1050 roupies indiennes.

Notre chambre 205 donne sur la cour intérieure du monastère, celle-ci étant destinée à accueillir des festivités.
Je me repose pendant 2 heures (sinusite) pendant que les garçons font le tour du village.
13h : nous dînons avec une noodle soup.



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