jeudi 7 septembre 2017

Départ pour Ursi et .........

Je viens juste de me réveiller et par instinct, je regarde ma montre. Il est déjà sept heures et je constate que dans ma tente, il fait encore bien noir. Je sursaute et ouvre directement ma tente. C'est l'horreur car je constate que sur mon sac, qui est resté dehors, il y a une couche très légère de neige. Aussitôt, je lève les yeux au ciel et je constate que la météo a totalement changé depuis hier soir et qu'il y a maintenant de gros nuages menaçants au-dessus de moi.

Evidemment, il n'est plus question d'espérer un beau lever de soleil. Non seulement, car il faut lever le camp au plus vite de peur que ma descente vers Ursi ne se complique sérieusement. Inutile de dire qu'à ce moment-là, je n'en mène pas large.
 Sans même sortir le restant du lunch box que j'avais entamé hier soir, je démonte ma tente au plus vite, referme mon sac, vérifie si je n'ai rien oublié sur place afin de laisser le coin dans l'état où il se trouvait à mon arrivée et je pars au plus pressé vers le sommet du Tar La.
Hélas, ce n'est pas le tronçon le plus facile et j'ai quelques difficultés à trouver le bon sentier. A un moment, cela devient même presque de l'escalade.


Une demi-heure plus tard, j'arrive tout de même au sommet.
C'est déjà un certain soulagement pour moi. Il ne me reste qu'à redescendre, en espérant que la neige ne vienne pas jouer les trouble-fêtes. La situation est déjà assez complexe comme cela !!


Je franchis la cime et je jette un coup d'oeil sur la déclivité qui m'attend.
Autant le dire tout de suite, c'est presque la stupeur qui m'envahit. Mon seul réconfort est que la météo semble meilleure sur le versant sud. 


Au départ du sommet, le sentier est légèrement tracé, mais il disparait très rapidement. Si bien que je fais la majeure partie de la pente en ayant le village de Ursi en point de mire afin d'espérer de garder la bonne direction.


Sans vouloir me prévaloir, c'est ici que le trekkeur a besoin de toute son expérience de la montagne pour éviter l'accident. 


S'il y a moins de photos de cette partie du parcours, c'est que pour tout vous dire, je n'avais pas vraiment ma tête à ça. Il fallait continuellement faire attention où je posais les pieds et chercher un tracé le moins dangereux possible.
Petit à petit, la situation se simplifie et je peux enfin profiter un peu plus du décor.



Maintenant, je suis certain de pouvoir relier Ursi avec une météo pas trop défavorable.
Le village est d'ailleurs en vue. 



Cette fois, c'est réellement gagné, Ursi est bien là devant moi.
C'est fait, le Tar La est dans la poche.


J'aurai mis trois heures pour faire la descente. Il était temps que j'arrive car mon ventre crie famine. Je vais pouvoir, d'abord, me ravitailler en eau et puis finir le lunch box que Palmo m'avait si gentillement préparé.


Ursi me souhaite d'ailleurs la bienvenue.


Le beau temps est revenu, mais hélas pas pour très longtemps, puisque moins d'une heure plus tard, un terrible orage va éclater. Je devrai marcher sous la pluie jusqu'au moment où une voiture s'arrêtera pour me prendre jusqu'à Lamayuru où je vais rester quelques jours pour un repos bien mérité. Avant de rentrer sur Leh et me préparer pour le retour à la maison. 

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