dimanche 23 mai 2010

Spiti. I

23 mai

Rekong Peo / Nako

Avec tout le stress évacué, nous avons passé une bonne nuit, Nous savions que cette fois, ce serait à notre tour de partir sur la terre sacrée bouddhique où nous retrouverons les fameux drapeaux à prières claquant au vent et les monastères accrochés à la montagne.
Evidemment pour poursuivre ce voyage, il faudra du coffre et du souffle pour supporter l'altitude de 3565 m, qui est celle du village de Nako où nous allons dormir ce soir.
Là-haut, fini la végétation, notre décor sera uniquement un désert rocailleux.

7h nous quittons l'hôtel et nous rejoingnons la station de bus. Nous avons le temps d'y aller, le bus pour Nako ne part qu'à 7h30.
Nous sommes à nouveau en route et à nouveau sur une route de corniche. En bas nous voyons toujours la Sutjet et elle est toujours aussi grise.
La route est étroite mais pas aussi mauvaise que l'autre jour.
Au départ, il y avait tellement de monde dans le bus que je n'avais pas trouvé de place assise. Heureusement, après une petite heure de route quelques places se sont libérées et j'ai pu m'assoir.
Quelque part à mi-chemin, c'est le contrôle des permis pour les foreigners. Un chinois ne l'ayant pas, est obligé de faire demi tour.
 


En tout cas, nous, on peut continuer, nous disons au revoir le Kinnaur et bonjour au Spiti.


C'est la pose repas, avec d'autres touristes et mister guitarman, nous allons sur la terrasse dans un petit restaurant de route pour manger un dall. Après la demi heure syndicale, le bus reprend la route des gorges.  

La longue montée pour Nako commence. Ca monte si fort qu'il faut bien toute l'écurie du vieux moteur pour arriver en haut. Le temps de faire les premières photos du Spiti et de cette vallée qui semble de plus en plus grande au fur et à mesure que nous montons.
Au loin nous voyons déjà le village. A 13h, le chauffeur tire son frein à main et les cheveaux tout chauds peuvent se reposer un peu avant de reprendre leur labeur.


Mon rôle commence, après avoir descendu les sacs de la galerie, je pars à la recherche d'une chambre. J'en trouve une avec vue imprenable sur la montagne, la vallée et les champs où l'orge commence a pousser en ce début de printemps.









Sans perdre de temps nous faisons un tour dans le village. C'est l'effervescence au village, car il y a une fête de mariage en cours. Dans la maison de la mariée, nous recevons de la tsampa et du thé. Pour ma part, je reçois aussi du tchang. J'avais déjà beaucoup lu sur les fêtes arrosées de tchang mais je n'en avais jamais goûté, voila qui est fait. 









  Nous visitons l'ancien petit monastère et à la sortie de l'enceinte, des femmes nous offrent des chapatis avec des légumes.


Après ces premiers contacts, nous rentrons à la guesthouse. 
Nous sommes sur notre terrasse ensoleillée en train de regarder la magnifique vue. Quand une femme du guesthouse vient nous chercher car la fête du mariage se poursuit sur la place principale. Les deux familles des mariés sont en costume traditionnel et effectuent, chacune à leur tour, des danses suivies de chants. Tout le village regarde la scène, ainsi que quelques touristes.








Le soir tombe et la fête continue en privé dans la maison de la mariée.
Fin de notre première journée au Spiti qui fût, le moins qu'on puisse dire, très enrichissante.



24 mai

Nako

Julley les suiveurs & suiveuses.
Nous n'avons aucun regret d'avoir un peu speedé au Kinnaur pour aller au Spiti. Depuis que nous sommes arrivés ici, nous n'avons plus eu une goutte de pluie alors qu'au Kinnaur, des touristes nous ont confirmé qu'il pleuvait toujours. 

Aujourd'hui, longue journée de marche. Nous passons deux cols qui se trouvent à l'arrière du village. Très belle balade avec des vues incroyables sur les vallées que nous surplombons de plus de 1000 m. Au-dessus de nous, la vue n'en est pas moins belle puique tous les sommets sont enneigés.
Evidemment, nous avons craché nos poumons car les différentes grimpettes étaient assez raides. Heureusement que notre adaptation à l'altitude est en bonne voie, nous ne ressentons presque plus de symptômes. Cela fait quand même plus d'une semaine que nous voyageons entre des altitudes qui varient entre 2000 à 3600 m.









Nous allons pouvoir continuer notre circuit. Demain nous nous dirigerons vers Tabo où se trouve le plus important monastère de la région, monastère fondé en 996 par Rinchen Zangpo avec la complicité des meilleurs artistes de l'époque.





25 mai

Nako / Tabo

Véritable plaisir de voyager dans les régions bouddhiques. Cela avait déjà été le cas au Yunnan, Sichuan, Ladakh, Kinnaur et maintenant au Spiti. A chaque fois, nous retrouvons les mêmes sourires et cette gentillesse toute particulière. 
Quel regret n'avons nous pas de ne pouvoir aller au coeur même de cette civilisation qui est le Tibet. Gardons quand même espoir ou restons assez fous pour croire à un changement radical au sein même de la politique chinoise !
Mais pour l'heure, nous sommes bel et bien au Spiti et toujours à Nako où nous attendons le bus qui doit nous conduire à Tabo qui est à seulement 53 km d'ici. Ce sera donc une toute petite étape qui ne devrait poser aucun problème. 
Ca c'est en principe car on nous annonce qu'il y a un éboulement très important après le village de Sumdo. Nous ne devrions pas avoir de problème pour continuer notre route car un autre bus nous attendra de l'autre côté de l'éboulement. On verra bien si ce sera aussi simple !
Ok nous sommes dans le bus. Cela n'a pas été sans mal mais nous y sommes ! En effet lorsque le bus est arrivé à Nako, il était déjà rempli et personne ne devait en descendre. Visiblement, le chauffeur n'avait pas trop envie de nous laisser monter et de charger son véhicule encore un peu plus avant le terrible col qu'il doit franchir après Nako.
Mais bon, il a fini par changer d'avis et s'est arrêté à une bonne centaine de mètres de nous, si bien que nous avons dû faire une sorte de course de fond, chargés de nos sacs, pour rejoindre le véhicule.
Il faut voyager debout, il n'y a vraiment rien d'autre à faire. Les premiers kilomètres, la route monte vraiment très fort. Ce n'est alors pas très difficile de pouvoir se tenir aux mains courantes qui sont au dessus de nous, mais une fois au sommet, c'est alors une tout autre histoire puisque le bus dévale litéralement la montagne. En moins de 10 kilomètres, nous sommes déjà le long de la rivière Spiti, qui est un bon mille mètres plus bas. Pour augmenter encore un peu plus le spoumanté, la route de corniche est parfois moins large que le bus. Autant vous dire que dans ces cas là, il faut vraiment faire confiance au chauffeur !!!!!

 A Sumdo, nous devons descendre pour une nouvelle vérification des permis. Mais notre trajet s'arrête net 5 kilomètres plus loin, c'est le moment où nous devons alors tous descendre puisque c'est ici qu'a eu lieu l'éboulement.


 Oui, en effet, ce n'est visiblement pas un simple glissement de terrain mais c'est tout un pan de la montagne qui s'est écroulé sur la route.
Comme prévu, nous devons escalader l'obstacle et reprendre un autre bus qui nous attend un bon kilomètre en aval.






Le voyage peut reprendre. Cela devait être un petite étape, mais en définitive, les 53 kilomètres nous les avons fait en 4h30.
A Tabo, nous avons choisi le guesthouse du monastère et demain, nous le visiterons, bien qu'aujourd'hui, nous y avons déjà été faire un petit tour, mais on vous en dira plus demain après sa visite complète.

Amis du voyage, bonsoir

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