mercredi 15 juin 2022

Départ de La Chapelle d'Abondance

   Cette nuit, l'orage m'a donné quelques inquiétudes puisque j'avais eu la mauvaise idée de monter ma tente dans un sous-bois et en plus, le long d'un ruisseau. Autant dire que j'avais tout faux !! Heureusement que le gros de l'orage est resté éloigné d'où je me trouvais !!

Vu les chaleurs d'hier et les précipitations de cette nuit, l'atmosphère de ce matin est lourde et moite. J'ai bien l'impression que la journée sera particulièrement difficile. Mais qu'importe, il me faut avancer. Pour l'heure, je suis toujours dans le sous-bois et cela monte continuellement. Le programme pour arriver demain à Samoëns est : le Col des Mattes 1910 m, le Col de Bassachaux 1783 m, le Col de Coux 1920 m et le Colde la Golese 1662 m. Lorsque j'arriverai à Samoëns, je pense que j'aurai droit à un jour de repos !


Mais je n'en suis pas encore là, pour l'heure j'arrive à une première clairière où le Col des Mattes est bien en vue. Pour un peu changer du parcours du GR5, après la clairière  sur Bayard, je prends la direction de la Combe de la Louennaz pour arriver au refuge de Trebentaz. Si le refuge est ouvert, j'epère bien pouvoir y manger un repas chaud. Mais vu mon expérience avec les précédents refuges, je crains fort que j'aurai droit à une nouvelle désillusion.

Après une belle ascension, j'ai le refuge en ligne de mire. Hélas, cela grimpera encore pas mal pour l'atteindre. 

Arrivé au refuge, je ne peux que constater qu'il est, tout comme les autres refuges, encore fermé. Qu'à cela ne tienne, je sors de mon sac ma casserole et le réchaud pour me faire, malgré le temps chaud, une soupe avec des pâtes. Au moins, cela m'hydratera et me donnera des forces pour passer le Col des Mattes.


Au Pass, 1930 m quand même, je jette un dernier coup d'oeil sur le chemin parcouru et la profonde vallée d'Abondance.


Il ne me reste qu'à descendre un peu, tout en suivant l'arrête de Coincon pour remonter jusqu'à Lenlevay 2004 m et ainsi attaquer le Col de Bassachaux.

La suite de la journée sera nettement plus pénible car les températures vont monter au maximum. Je suis déjà aux alentours des 2000 m et le thermomètre m'indique qu'il fait presque 30 degrés. Ce sera le début de 2 à 3 jours de canicule presque insupportable pour le trekkeur que je suis !

Au milieu de l'après midi, la chaleur est telle que je décide de monter ma tente dans une zone ombragée. La suite de l'aventure sera pour demain.

Le 16 juin 2022

Le petit air frais du matin fait du bien pour reprendre la route. Aujourd'hui, le programme sera le Col de Bassachaux et le Col de Chésery pour entrer en Suisse.


Après un passage par une route forestière, je n'aurai qu'à suivre un sentier qui me conduira directemant au Col de Bassachaux culminant à 1780 m. Après seulement deux heures de marche, j'arrive au col. Il n'est que 10 h et mon thermomètre m'indique qu'il fait déjà 29 degrés. Là, le refuge de de la Haute Bise est encore fermé, mais la propriétaire est présente pour préparer l'ouverture qui aura lieu demain. Pas de chance pour moi, mais je peux quand même me désaltérer et manger de la viande séchée accompagnée d'un morceau de pain que j'ai sorti de mon sac. Après ça, il sera bien temps de reprendre la route vers la Suisse.

 Là-haut, on a une vue imprenable sur le lac de Montriond.

A partir d'ici, il n'y a qu'à suivre une route forestière jusqu'au télésiège de la Chaux Fleurie.

Ensuite, c'est pratiquement déjà la Suisse et ses pâturages alpins. Sur ce tronçon de route, je découvrirai deux beaux lacs. Le lac Vert et le lac de Chésery à 2099 m.



Ce splendide décor est surplombé par une barrière rocheuse dont font partie le grand Mont Ruan 3040 m, les Dents Blanches 2711 m, la Tête de Bostan 2406 m et les Dents du Midi 3257 m.


Tous les trucs sont bons pour refroidir le cocotier !



Je suis maintenant dans la vallée du Lait où il y a plusieurs fermes d'alpage. Il est 17h et c'est déjà l'heure de rentrer les vaches pour commencer la traite. J'ai pourtant encore de la route à faire mais je ne résiste pas à faire quelques photos. 



Avec ce break photos, la discussion avec les vachers et le réapprovisionnement en eau fraiche, j'ai bien entendu perdu du temps. Rejoindre Samoëns aujourd'hui sera compliqué et avec la chaleur qu'il fait, je ne vais sûrement pas forcer le pas. A l'approche du Col de Coux, je décide donc de poser ma tente et de préparer le repas.

Le 17 juin 2022

Bien qu'il ne me reste qu'un peu plus de 5 heures pour arriver à Samoëns, j'ai bien l'impression que la journée sera aussi difficile que celle d'hier. Il est à peine 7 h du matin et j'ai l'impression que la chaleur me tombe déjà dessus comme s'il était midi ! Sans tarder, je démonte ma tente et ferme mon sac pour partir au plus vite vers le Col de Coux.

La montée n'est pourtant pas très raide mais j'ai difficile. Au sommet, je n'ai qu'une hâte, celle de repartir pour attaquer, avant que les trop fortes chaleurs n'arrivent, le dernier col avant Samoëns, celui de la Golèse.

Juste le temps de faire une photo de chaque versant et je redémarre aussitôt.



Lorsque j'arrive au sommet du Col de la Golèse, je constate avec un certain saisissement que je suis encore à 2h30 de mon étape. Cela me donne envie de souffler un coup et je cherche un coin d'ombre pour me coucher et digérer cette nouvelle !!!


Un autre trekkeur s'amène et il me demande si ça va ? Je lui réponds que la chaleur m'incommode. En effet, elle est presque insupportable. De mon côté, me dit-il, cela a eu comme effet de mettre mes pieds en compote, avec le résultat de grosses cloques infectées. Hélas, Samoëns sera ma dernière étape car il m'est impossible de continuer dans de telles conditions. ...... On se retrouvera au camping de Samoëns où il devra effectivement abandonner car ses pieds risquaient un inflammation à coup sûr.

Il ne me reste qu'à descendre sur Samoëns pour prendre deux journées de repos bien mérité.


mardi 14 juin 2022

Départ de Neuneu

A 7 h, je quitte déjà Neuneu avec l'espoir d'aller le plus loin possible. 

Une fois le camp levé, il me faut directement entamer la montée vers le col de Bise. Elle n'est pas bien longue, mais son dénivelé est continu.




A mi-parcours, un panneau m'indique que le sommet n'est plus qu'à 40 minutes.


Il ne m'en faudra pas beaucoup plus. Au Pass, je contemple une dernière fois le Lac Léman, puis je regarde l'autre versant pour découvrir le chemin que je vais devoir suivre pour arriver au Chalet de Bise.


Lorsque j'arrive plus bas, j'ai l'occasion de contempler les Cornettes de Bise dont la luminosité ne me fait pas regretter de m'être levé si tôt. Le spectacle est grandiose.


Le Chalet n'était plus trop loin. Là, je me permets une petite pause café en compagnie d'un marcheur qui lui, est parti il y a déjà deux mois de Rotterdam. Il fait donc le GR5 dans son intégralité !


Quand je quitte le Chalet, c'est pour gravir le Pas de la Bosse 1816 m.


Ensuite, c'est la grande descente dans la vallée de la Dranse d'Abondance. 



Dénivelé négatif de 800 m. Bonjour les genoux !!


La Chapelle d'Abondance est un gros bourg où il n'y a pas trop de possibilité pour trouver un coin sympa pour y mettre sa tente. Je décide donc de continuer mon chemin, dans l'espoir d'en trouver un.
Par acquit de conscience et pour être certain de ne pas me tromper de direction, je passe à l'offisme du tourisme demander où se trouve la sortie du village pour retrouver le GR5 ?  Evidemment, on m'indique une mauvaise direction et je perds 2 heures avant de retrouver le bon chemin. Je trouve enfin un coin sympa pour monter ma tente. Fatigué, je me prépare un repas chaud et vais dormir tout de suite après l'avoir manger.
J'espère que demain, tout ira un peu mieux.

lundi 13 juin 2022

Départ vers le lac Léman

 4 h du matin, gare St Laud d'Angers où je m'apprête à prendre le train pour Evian Les Bains via Lyon.



Il n'est que 14 h lorsque j'arrive à Evian les Bains. Une fois sur place, je me renseigne auprès de l'office du tourisme pour savoir à quelle heure part un bus pour St Gingolph ? On me répond que ce ne sera pas avant 17 h30 ! Etant donné que je n'ai qu'une envie, celle de partir en trek au plus vite, je me décide dès lors de faire du stop afin de rejoindre mon lieu de départ au plus tôt. L'idée fut exellente, puisque pas moins de 5 minutes plus tard, j'étais pris en charge par deux suisseses qui rentraient chez elles. Ma chance était là et il ne faudra pas plus de 20 minutes pour me retrouver au milieu du bourg de St Gingolph et à deux pas de la frontière suisse. Me voyant déparquer de la fourgonette avec mon sac à dos, un douanier français me demande si je me prépare à débuter le GR5 ? Ma réponse est oui et il me dit que le départ officiel se situe en bordure du lac et que ce serait pas mal d'y passer pour faire une photo souvenir.

Départ de ma grande traversée des Alpes.



La direction et les kilomètres sont affichés. Je n'ai plus qu'à démarrer ma folle aventure.
Mais avant, il me faut encore faire quelques provisions de pain, de fromage et d'une dernière boisson sucrée.
Voilà c'est parti. Le départ effectué, toutes mes interrogations s'estompent. Pour être franc, j'en avais pas mal, comme celle de savoir si j'irai jusqu'au bout, car le programme jusqu'à la Méditérranée est costaud. Plus de 33.000 mètres de dénivelés positifs pour 34.000 mètres négatifs. Et avec ça, un nombre impressionnant de cols à franchir. Je pense que j'ai dû lire qu'il y en avait pas moins de 50. 
Enfin, ce n'est plus l'heure de se torturer le cerveau, le choix est fait et il faut avancer !


Ma première étape est prévue aux chalets de Neuneu. Il parait qu'une fois là haut, j'aurai une paix royale pour passer une nuit divine. On verra ça !!



Au fil de mes pas et à force, je prends déjà une certaine hauteur, 930 m quand même. De là, je contemple, une dernère fois, le lac Léman.


Maintenant, direction le col de Bise, pour rejoindre le hameau de Neuneu.
Je n'en suis qu'au début et les difficultés défilent. Si bien que j'arrive déjà à mon étape du jour.


Sur place, je constate que toutes les maisons, pas plus de 6 ou 7, et l'église, sont vides. Je n'en reste pas indifférent, car savoir que je vais passer une nuit tout seul, me réjouis fortement.


A peine arrivé, je me trouve une petite place sur un terrain le plus plat possible, juste devant la petite église.


Je récompense mes pieds, pour cette première journée sans probléme, par un petit bain.


Au programme de demain, le col de Bise, le Pas de la Bosse, puis la Chapelle d'Abondance.


dimanche 20 mars 2022

La Grande traversée des Alpes

 Malgré ma préparation d'un nouveau trek dans la région du Kumbu et la fin supposée de la pandémie du Covid-19, je pense qu'il est toutefois compliqué de prévoir un trek pour une durée de trois mois au Népal. J'ai donc décidé qu'il serait plus sage de reporter ce voyage à l'année prochaine. Cette année, je vais donc faire une infidélité à la chaîne himalayenne, en m'attaquant à partir de la mi-juin, à la grande traversée des Alpes (GR5). 

Ma Grande traversée des Alpes

Le GR5, la traversée des Alpes, est sûrement une des plus belles randonnées de France. Cette qualification peut bien évidemment se discuter et chaque trekkeur aura son plus beau et grand trek à revendiquer. Mais une chose qu’il faut reconnaître, c’est que cette grande traversée des Alpes, avec ses 600 kilomètres de marche pour 33200 m de dénivelé positif et 34700 m de dénivelé négatif, est assurément un trek qui donne envie de faire. De plus, le GR5 des Alpes ne laisse pas indifférent, car les grands espaces se succèdent sans pour autant se ressembler. Pas après pas, je pourrai découvrir  l'incroyable diversité de la flore, de la faune et des paysages. Ce trek comprend la traversée de deux parcs nationaux et d’un parc naturel régional comme la Vanoise, le Mercantour et le Queyras, mais aussi des massifs moins connus mais tout aussi attrayants le Chablais, le Thabor, l’Ubaye en passant aussi par la vallée des Merveilles avant de terminer à Menton.

La traversée des Alpes va classiquement du Lac Léman avec un départ de Thonon les Bains ou de Saint Gingolph, jusqu'à la méditerranée. Pour terminer son parcours, il y a là aussi deux points de chutes, soit Nice, soit Menton.


Pour choisir son lieu de départ, il faut savoir que Thonon les Bains est accessible directement en train et que rejoindre Saint-Gingolph, c'est un peu plus compliqué. Il y a soit un bus matinal (6h34) qui part d'Evian, soit un bateau ou le covoiturage ou encore le stop.

Après avoir pesé le pour et le contre, et même si un départ de Thonon les Bains rallonge un peu le trajet (mais cela ne vient plus à 20 km de plus), je pense bien que je choisirai la petite bourgade comme lieu de départ. Le départ est d'ailleurs prévu le 14 juin, mais l'arrivée à Menton ou Nice reste indéterminé, vu que cela fait deux ans que je n'ai plus mis les pieds en montagne et que je ne sais pas trop où j'en suis avec ma condition physique. Dans ce contexte, si j'arrive à voir la mer méditerranée, ce sera déjà très bien !! 

Si le trajet principal se trouve sur le GR5, les concepteurs de ce beau chemin ont prévu des variantes. C’est-à-dire une branche balisée du GR qui fait un détour, souvent pour passer par un endroit magnifique ou spectaculaire.

C’est le cas de la variante GR55 ......

....... Ou encore La Vallée des Merveilles (variante GR52)

La vallée des Merveilles est sûrement la variante la plus connue du GR5. La bifurcation a lieu quelques jours de marche avant d’arriver à la méditerranée. Alors que le GR5 «normal» part vers Nice, le GR52 part vers Menton, en passant par cette fameuse vallée. Tous les gens qui ont fait les Merveilles conseillent fortement de faire cette variante. La vallée est parait-il magnifique, plutôt bien préservée, et le GR passe par un site archéologique exceptionnel. Des milliers de peintures rupestres dans un excellent état de conservation jalonnent le parcours. Autre avantage de cette variante : le retour à la « civilisation » à Menton est beaucoup moins violent qu’à Nice … Bon à savoir !

Autre avantage sur ce GR5, c’est qu’en cas de coup « dur », ce tracé est jalonné d’une trentaine de gares SNCF et d’arrêts de bus. Soit, plus ou moins une possibilité d’un transport tous les 25 kilomètres environ. Ce qui est, avouons-le, quelque peu plus rassurant ,au cas où ! On peut retrouver facilement sur internet des listes de ces possibilités de transport.

Voici la liste

Thonon-les-Bains - gare SNCF, Saint Gingolph - autocar de Thonon-les-Bains, Chapelle-d'Abondance - autocar de Thonon-les-Bains, Samöens - autocar de Cluses, Les Houches - gare SNCF, Les Contamines-Montjoie - autocar de St-Gervais-le Fayet, Landry - gare SNCF, Tignes - autocar de Bourg Saint Maurice, Val d'Isère - autocar de Bourg Saint Maurice, Bonneval sur Arc - autocar de Modane, Bressans - autocar de Modane, Lanslebourg - autocar de Modane, Termignon - autocar de Modane, Modane - gare SNCF, Névache - autocar de Briançon, Montgenèvre - autocar de Briançon, Briançon - gare SNCF, Chateau Queyras - autocar de Mont Dauphin, Ceillac - autocar de Mont Dauphin sur réservation, Larche - autocar de Gap à Barcelonnette puis autocar de Barcelonnette à Larche, Saint-Etienne-de-Tinée - autocar de Nice, Auron - autocar de Nice, Saint-Sauveur-de-Tinée - autocar de Nice, Saint-Dalmas - autocar de Nice, Sospel - gare SNCF, Menton - gare SNCF

Avant d’aborder le tracé lui-même, je devrai encore préparer la logistique et ses points de ravitaillements afin de ne porter que la nourriture nécessaire. Ce point est important si je veux voyager le plus léger possible. Ce qui ne sera pas si évident, puisque j’ai l’intention de faire ce trek en totale autonomie, cela pour pouvoir le faire à mon rythme et de pouvoir m’arrêter lorsque j’en aurai envie. Pour cela, j’aurai besoin de ma tente et tout ce qui va avec afin de passer des nuits paisibles ! Il me faudra aussi de quoi me restaurer. Là viendra la réflexion, mais plus tard, si je vais manger chaud ou froid. Tout en sachant qu’il est possible d’avoir des plats chauds dans les refuges afin de changer des repas quotidiens. C’est évidemment aussi possible pour les nuits au cas de mauvais temps.

Ravitaillement possible :

Dans les Alpes, les points de ravitaillement sont inégalement répartis le long du GR5. Il n'est pas rare de devoir provisionner son sac pour 2 jours de rando avant d'atteindre le ravitaillement suivant.

Il est possible de faire des courses dans les villages suivants :

Du Léman au Mont Blanc : Thonon les Bains ou St Gingolph (départ), Chapelle-D’abondance, Samoëns, Sixt, Les Houches, St-Gervais-les-Bains, Les Contamines-Montjoie

La Vanoise : Bellentre, Landry, Peisey-Nancroix, Val d'Isère, Bonneval-sur-Arc, Bressans, Modane

L'Ubaye : Val Fréjus, Montgenèvre, Briançon, Ville-Vieille, Ceillac

Tinée-Vésubie : St-Dalmas-le-Selvage, St-Etienne-de-Tinée, Auron, St-Sauveur-de-Tinée, Rimplas,     La Bolline, St-Dalmas-Valdeblore

Vers Nice : Utelle, Levens, Aspremont, Nice

Vers Menton : Sospel, Menton

Les tronçons où il faut faire attention :

13h de marche entre Chapelle-d'Abondance et Samoëns, mais possibilité de manger dans des restaurants ou des refuges le long du chemin.

12h de marche entre Sixt et Les Houches, possibilité de manger uniquement dans des refuges le long du chemin.

9h de marche entre Peisey-Nancroix et Val d'Isère, mais possibilité de manger dans des restaurants ou des refuges le long du chemin.

26h de marche entre Bressans et Modane (la Vanoise), possibilité de manger uniquement dans des refuges le long du chemin.

15h de marche entre Val Fréjus et Montgenèvre, les 2 seules possibilités étant les refuges du Mont Thabor et de Vallée Etroite.

13h de marche entre Briançon et Ville-Vieille, mais possibilité de manger dans des restaurants ou des refuges le long du chemin.

25h de marche entre Ceillac et St-Dalmas-le-Selvage (pas de la Cavale), mais possibilité de manger dans des restaurants ou des refuges le long du chemin.

28h de marche entre St-Dalmas-Valdeblore et Sospel (vallée des Merveilles), les 3 seules possibilités étant les refuges de la Madone de Fenestre, de Nice et des Merveilles.

Ce qu'il faut savoir sur la réglementation des parcs naturels

Parc national de la Vanoise

Camping interdit. Feu interdit. Chien interdit. Prélèvement de fleurs, d'insectes et de minéraux interdit. Dépôt de déchet interdit. Vélo tout terrain interdit.

Bivouac autorisé autour des refuges suivants :

Aussois : La Dent Parrachée (GR5) - Le Fond d'Aussois (GR5)

Bonneval-sur-Arc : Le Carro

Champagny-en-Vanoise : La Glière

Peisey-Nancroix : le Col du Palet (GR5 - * )

Pralognan-la-Vanoise : La Valette ( * )

Saint Bon-Courchevel : Les Lacs Merlet

Termignon : L' Arpont (GR5 - *) - La Femma ( * ) - La Leisse (GR55 - * )

Val d'Isère : Le Fond des fours ( * )

( * ) = Refuges du Parc national de la Vanoise - 3.5 € la nuit

Et dans les conditions suivantes :

Utilisation d'une tente ne permettant pas la station debout. implantation pour 1 nuit, entre 19 et 8 heures du matin uniquement pendant la période de gardiennage du refuge concerné comprise entre le 1er juin et le 30 septembre dans la limite de la capacité d'accueil du lieu prévu pour le bivouac.

Parc naturel régional du Queyras

Pas de réglementation spécifique.

Parc national du Mercantour

Camping interdit. Feu interdit. Chien interdit. Prélèvement de fleurs, d'insectes et de minéraux interdit. Dépôt de déchet interdit.

Bivouac autorisé à plus de 1 heure de marche des limites du parc ou d'un accès routier.

La vallée des Merveilles

Incluse dans le parc du Mercantour, une réglementation spécifique à la vallée des Merveilles s'ajoute à celle du parc.

Il est interdit de toucher les gravures rupestres. Les bâtons à pointe ferrée sont interdits. Il faut obligatoirement être accompagné d'un guide pour quitter les sentiers balisés.

Voilà ce qu’il faut savoir sur ce que l’on peut et ne pas faire sur le GR5.

Je vais maintenant attaquer le programme de ce trek. Il est évident que je ne vais pas le faire au jour le jour. Cela fait deux années que je n’ai plus mis les pieds en montagne (cause de Covid), je ne sais donc pas comment mon corps va réagir à des efforts successifs. Comme il faut bien faire un plan de trek, je le fais sur base d’autres trekkeurs. Mais je n’ai toutefois pas l’intention de suivre leur rythme. D’ailleurs à 70 ans, je ne saurais plus le faire !!!!

                                                        Programme du trek GR5

Il va de soi que le deux tableaux, sont uniquement là pour connaitre les dénivelés et non pas pour le nombre d'étapes. Les kilomètres ne sont pas plus importants, puisque dans la montagne, on parle toujours en nombre d'heures.




Du Léman à Chapelle d'Abondance

Premiers pas sur le GR5 dans les Alpes, et première mise en jambes : monter de Thonon les Bains (386m) au Col de Bise 1915m ou départ à Saint Gingolph (à voir sur place). Au départ de Thonon-les-Bains, cette étape invite à quitter le bassin Lémanique pour rejoindre le massif du Chablais, le long d'un sentier en balcon au-dessus du lac.

Le GR® 5 part de la gare SNCF de Thonon (431 m) à droite (est) dans la rue Jean-Blanchard. Au Pôle emploi, tourner à droite (sud) en direction d’une passerelle qui permet de franchir la voie ferrée puis de gagner la place de Crête par un passage souterrain obélisque rappelant le passage des troupes napoléoniennes lors de la campagne d’Italie (eau potable au pied du monument). Passer à droite de l’entrée de l’hôtel L’Arc en Ciel et, au carrefour suivant, rester à droite. Longer la place, passer devant l’école des Charmilles et s’engager dans le petit chemin de Trossy. Face à un terrain de sport, prendre à gauche la montée du chemin des Harpes qui mène à un carrefour. Poursuivre en face dans le chemin de la Vionnaz ; il mène au pont qui enjambe la voie rapide, puis atteint la forêt communale de Thonon, appelée bois de Ville. Poursuivre jusqu’au carrefour de chemins (490 m). Des rives du Léman à l'alpage de Bise, c'est une belle mise en jambes. Avec l'ascension du col de Bise, l'immersion dans le cœur des Alpes est immédiate !

Jonction avec le GR5 venant de Saint Gingolph.

Malgré la saison, avec le vent et l'altitude, l'air risque d’être frais au col de Bise. Dépasser les chalets, une nouvelle bosse pour arriver à la Chapelle d'Abondance.

De Chapelle d'Abondance à Samoëns

Ce tronçon sera très aérien avec pas mal de cols au programme, avec aussi le passage de la frontière franco-suisse au Col de Chésery (attention, les balisages suisses sont différents). Le col des Portes de l'Hiver est le premier passage à 2000m. Retour en France après le col de Coux.

Après plus de 1000m de descente sans intérêt, on arrive à Samoëns. Ce sera l’occasion de faire un ravitaillement dans une supérette. Possibilité de campement après le village le long de la rivière Griffe.

De Samoëns à les Houches

Le profil de cette partie du GR5 montre que ce ne sera pas de tout repos. Au programme, belles grimpettes et dénivelés raides (+1500m, -650m, +900m, -1500m) avec un passage au sommet du Brévent. Le début de la montée est accidenté, à travers les gorges de l'ancien lit du Giffre.

Mais fort heureusement, le décor est beau, avec ses cascades classées : la cascade du Rouget, la reine des Alpes et la cascade de la pleureuse et de la Sauffaz.

Ensuite, c’est le collet d'Anterne, les chalets d'Anterne, le lac d'Anterne pour aboutir finalement au col d'Anterne. Puis c’est directement la montée du Brévant. Là-haut, dans un écrin de falaises, voir le massif du Mont Blanc se révéler centimètres par centimètres est une pure merveille. Après le Col, nouvelle grosse descente jusqu'au pont d'Arlevé, qui est démonté chaque hiver pour être reconstruit au printemps (voilà pourquoi il ne faut pas partir trop tôt dans la saison !). Si on n’a pas envie de faire les 1500 mètres de la descente à pied, il y a le téléphérique de Chamonix qui offre la tentation de l'emprunter pour nous épargner un mal aux jambes assuré !! Aussi non, un sentier traverse une forêt de conifères marquée par des trouées, cicatrices laissées par des avalanches. A Houches, nouvelle possibilité de ravitaillement.

De les Houches à Grande Berge

Encore une journée avec une ascension de 1500 mètres. Décidément, les journées sont rythmées par les montées et les descentes. Vive les Alpes !!

Le bas de la vallée des Contamines Montjoie n'est pas très enthousiasmant et il faut attendre d'arriver au chalet du Nant-Borrant pour s'élever et retrouver des panoramas exceptionnels.

A partir du Col de la Croix du Bonhomme, le sentier devient un peu plus aérien et très plaisant.

Passé le refuge (109 places quand même !), le sentier slalome avec la crête des Gittes pour redescendre vers le Plan de la Laie. Ce sera un bel endroit pour poser ma tente dans une prairie alpine fleurie à 2000m. Mais attention au vent qui peut souffler très fort là-haut. Il est peut-être bon de trouver une petite cuvette plus abritée.

De Grande Berge à Landry

Un col puis une grande descente peu raide pour arriver à Landry. Mais attention, l'itinéraire jusqu'au col de Bresson n'est pas facile à trouver, car il s’effectue entre rochers et neige. Du col, on aperçoit le refuge de Presset. Après c’est plus simple, il reste peu de dénivelé, mais le GR descend par une piste carrossable de faible pente, ce qui rend la descente très longue. Valezan, village très particulier parce que construit tout en dénivelé, il y a 9 lacets du haut jusqu'en bas ! Après on arrive à Bellentre puis il faut longer l'Isère jusqu'à Landry.

De Landry aux chalets de la Grassaz

Le trajet est simple, il s'agit de monter en direction du parc de la Vanoise. Le sentier remonte la vallée en pente douce et le refuge de Rosuel (au profil si particulier tel une vague) marque l'entrée dans les Alpes sauvages. Le passage au lac de la Plagne est un bel emplacement pour le bivouac à 2300m d'altitude.

De la Grassaz à Sollières

Poursuivre l’ascension vers le col du Palet. Le passage du col est balisé par des pierres le long du sentier et un cairn de bonne taille, qui donnent à l'endroit une allure de sanctuaire himalayen.

Descente à travers le domaine skiable de Tignes, jusqu'à la station où je passerai du GR5 au GR55.  Pour traverser le parc national de la Vanoise dans un décor sauvage aux panoramas grandioses et découvrir la beauté de la haute-montagne et de sa faune sauvage. Pour cela, il faut remonter juste en face en direction du col de Fresse.

Le chemin grimpe vite au-dessus de 2500m d'altitude, puis bientôt 2758 pour franchir le col de la Leisse, le col le plus haut du GR5. Attention sur la possible présence de névés. Ce passage est magnifique, patchwork de prairies, rochers, lacs d'altitude et neiges éternelles.

Arrivé au pont de Croé-Vieil, il faut suivre le torrent de la Leisse pour rejoindre un peu plus loin le GR5, puis quitter pour tracer droit dans la pente afin de redescendre à Termignon. Passer au refuge d'Entre-Deux-Eaux pour rejoindre le refuge hyper-fréquenté de Plan-du-Lac pour prendre les sentiers plus ou moins pentus pour descendre dans la vallée de la Maurienne. Récupérer à Termignon le GR5, appelé chemin du petit bonheur.

De Sollières au col de la vallée étroite

Reprendre le chemin du petit bonheur pour descendre la vallée de la Maurienne. Le chemin marque un écart en remontant à la Norma pour descendre ensuite à Modane. Emprunter la voie la plus rapide sous la forme d'un sentier très escarpé dans une gorge, passant devant un panneau indiquant que le sentier est submergé en cas de forte pluie.

Départ Modane 1100m, arrivée col de la vallée étroite 2434m. Ca fait donc 1334m de dénivelé d'une traite, c'est parti.

La montée des lacets de Valfréjus

Plus on monte et plus la vallée, étroite à basse altitude, s'ouvre largement vers le haut. Les couleurs y sont magnifiques, avec des contrastes de rochers noirs et ocres qui dominent les prairies alpines. Sur la droite, le mont Thabor domine l'arc de cercle formé par les crêtes.

Du col de la vallée étroite à Chantemerle

Arrivé à un hameau de refuges, le GR5 oblique à droite pour la montée au col de Thure.

Dans la descente, suivre le torrent de Robiou, bien souvent à sec. Arriver au beau village de Névache.

Il reste une belle bosse (800m de dénivelé) à passer pour arriver à Briançon, le prochain point de ravitaillement. La montée vers la Porte de Cristol se fait sur un sentier jusqu’au sommet à 2483m.

Le GR5 suit une crête dénudée entre 2400m et 2600m avant de descendre sur Briançon. C’est parti sur les pentes de la Grande Peyrolle. En cas de mauvais temps, il est préférable de rejoindre le col de Granon (2404m) et de prendre le premier chemin à gauche, qui redescend dans la vallée jusqu’à Chantemerle, commune de Serre-Chevalier (Itinéraire en rouge)

De Chantemerle au lac de Roue

Rejoindre Briançon pour ravitaillement et retrouver le GR5. La citadelle Vauban sert de point de mire.

Le GR5 s'élève à nouveau le long du torrent des Ayes, pente régulière jusqu'au col du même nom. Les arbres disparaissent et après une transition de prairies, les cailloux se font de plus en plus présents. Le paysage est magnifique à la montée, mais l'est un peu moins à la descente. La végétation a bien changé depuis la Vanoise, on arrive dans le sud, l'environnement est beaucoup plus sec.

Après un passage assez long sur du bitume, on s’engage sur une côte pour atteindre le lac de Roue.

Du lac de Roue à Ceillac

Du lac, on s’engage dans une descente d’où on commence à apercevoir le magnifique Chateau-Queyras. On s’engage vers les 1000m d’ascension jusqu'au col Fromage. Le chemin serpente dans les alpages parallèlement au torrent. Au col, il y a une baraque en mauvais état qui sert d'abri. Au cas où !

A Ceillac, nouveau ravitaillement.  Après Ceillac se trouve le très beau lac miroir et ensuite, on se dirige seulement vers le col Girardin à 2700m. Mais avant d’y arriver, mon programme annonce quand même 5h de montée après Ceillac.

De Ceillac au vallon de Plate Lombarde

On quitte Ceillac pour se lancer dans une grosse montée avec l’espoir de passer au lac miroir par beau temps. Dès le lac miroir passé (2214m), la pente est raide. De l'autre côté, face au sud, on descend la vallée de l'Ubaye. Il faut passer par l'impressionnant pont du Châtelet pour passer dans la vallée adjacente pour arriver dans le vallon de Plate Lombarde.

Du vallon de Plate Lombarde à Larche

Belle montée vers le Vallonnet. Entre les cols du Vallonnet et de Mallemort, l’environnement est magnifique et reposant, mélangeant prairies et eau avec harmonie. Arriver aux baraquements de Viraysse constitués d'une caserne à 2500m et d’un fort à 2700m d'altitude.

Un virage à 90° à droite et Larche se dévoile, petit troupeau de maisons en fond de vallée. Il ne reste plus qu'à descendre.

De Larche à la cabane Fouque

GR5 à Larche pour la cabane Fouque : sans difficulté puisque le chemin est presque plat. Un abri en bois situé au sommet d'une petite butte est approprié pour passer la nuit.

De la cabane Fouque à Auron

Depuis la cabane Fouque, le sentier est en pente douce, très douce même, pour remonter un vallon à travers les prairies alpines avec en point de mire le Pas de la Cavale. C'est le premier col à passer, qui affiche 2671m. On passe le lac du Lauzanier, là le sentier s'élève mais reste facilement praticable. Une fois arrivé au col, l'autre face est totalement différente, des falaises créent un grand vide et le panorama est grandiose.

Une courte remontée au col des Fourches puis prendre la direction de Bousièyas. On passe une ancienne caserne militaire, des bâtiments dont ne subsistent que les murs. Après on attaque les pentes du col de la Colombière. Au col d'Anelle, il y a une fontaine pour un approvisionnement en eau fraîche. Les montagnes russes continuent pour arriver à St-Etienne-de-Tinée

C’est à présent une nouvelle rude grimpette pour aller vers Auron. Cette montée se fait dans un coupe-feu à travers la forêt. La pente est forte, les lacets très serrés (un virage tous les 4-5m).

De Auron à Roure

Le sentier est jalonné de nombreux oratoires (tantôt St Joseph, tantôt St Etienne et parfois la vierge Marie). Passé le col du Blainon, les paysages du parc national du Mercantour se dévoilent. Les pentes recouvertes de prairies sont parsemées d'arbres et de granges. C’est maintenant la descente qui va à Roya, qu’il faut traverser avant de remonter en face. C’est l’entrée du Parc National du Mercantour. On s'engage dans des gorges assez resserrées, qui s'ouvrent au-dessus de 1900m sur un cirque très dénudé délimité par des crêtes culminant à plus de 2800m. Il faut maintenant se diriger vers la barre de Sallevieille qui, vue de là, semble infranchissable. Le sentier oblique vers la gauche et se fraye un chemin à travers l'enchevêtrement de cailloux pour passer l'obstacle. Ne reste plus qu'à franchir le col de Crousette.

Après le col, il me faut monter encore quelques dizaines de mètres sur un chemin à flanc de montagne pour se retrouver sur une crête qui offre la même vue qu'à la proue d'un navire. C'est une longue descente qui attend les trekkeurs, pour passer de 2480m à 1096m. Le GR traverse une région encore très alpestre avec de vieux chalets d'alpage en bois. Après une partie presque horizontale aux abords de la vacherie de Roure, le GR5 plonge pour descendre dans la forêt. Cette forêt s'ouvre sur le plateau suspendu à 1400m du hameau de Rougios. La suite n'est guère intéressante, puisque le GR5 suit une piste forestière d'où on n'a quasiment aucune vue, jusqu'à ce que les toits du pittoresque village médiéval de Roure.

De Roure à la vacherie de Salèse

Le profil de cette journée promet une nouvelle randonnée éprouvante. Descente que la carte annonce comme rude jusqu'à Saint-Sauveur-sur-Tinée suivie d'une montée de 2000m de dénivelé jusqu'au col du Barn.

A la sortie du village, une nouvelle ascension pour arriver à Rimplas, charmant village bâti sur un épaulement rocheux et dominé par un fort imposant.

C’est l’approche pour Saint-Dalmas-Valdeblore. Là je devrai ravitailler en eau et en nourriture (pour 2 jours 1/2) pour partir par le GR52. Mais je devrai aussi faire une évaluation de mon état physique pour savoir si j’ai encore assez de ressource pour m’aventurer sur ce GR52 qui semble nettement plus technique que le GR5. A voir sur place s’il ne serait pas plus judicieux de terminer à Nice plutôt que s’obstiner d’aller vers Menton.

C’est donc ici que les deux GR se séparent. Après Saint-Dalmas-Valdeblore, c’est déjà l’ascension qui commence. Après, le sentier traverse alternativement des bandes de forêts et des bandes sans arbre, probable résultat d'avalanches. Il faut toujours monter, traverser des vallons, suivre des flancs de montagne, passer des collets. L’arrivée au lac de Millefonds constitue un havre de paix pour le trekkeur.

La descente, d'abord dégagée, entre ensuite dans une forêt clairsemée. Très longue descente jusqu’à la vacherie du Collet.

Les chemins se démultiplient et s'entrelacent avec le torrent.

De la vacherie de Salèse au lac de Basto

La grimpette ne fait « que » 1000m jusqu’au barrage du Boréon. Le GR52 emprunte le bon côté du vallon, celui qui permet de marcher à l'ombre jusqu'à 9h passé.

Une fois sorti de la forêt, le lac de Trécolpas offre une vue magnifique. Le GR52 serpente, monte et traverse la montagne pour descendre plein sud et atteindre la Madone de Fenestre.

La montée au Pas du Mont-Colomb devrait être rude. C'est rare sur un GR, mais il parait qu’on se retrouve devant un mur de pierres  presque infranchissable sans y mettre les mains.

Le Pas du Mont-Colomb est une étroite ouverture à travers les pointes de pierre. La descente de l'autre côté débute dans un couloir très raide. Arriver au lac de la Barme, qui ouvre la vue sur le refuge de Nice accroché sur un promontoire rocheux à la base du Mont Clapier.

Avec ma préparation, j’ai compris que la montée à la Baisse du Basto devrait être technique et difficile. Le lac du Basto est à 2500m d'altitude.

Du lac de Basto aux ruines des Castés

La suite du programme, traverser la vallée des Merveilles. C'est un coin sauvage et doublement préservé, du fait du parc national du Mercantour mais aussi de la zone archéologique réglementée.

L’ascension de la Baisse de Valmasque est le dernier obstacle avant de voir la mer. C’est là qu’on rentre dans la vallée des Merveilles pour voir les gravures rupestres le long du chemin. La plus impressionnante est intitulée « le Christ ». Puis le paysage change, la vallée s'ouvre et se couvre en fond de plusieurs lacs. Il faut passer 4 lacs avant de monter au Pas du Diable.

Le chemin suis le flanc de la montagne et offre une vue dégagée. Puis c’est la descente vers Sospel.

Des ruines des Castés à Menton

La dernière journée est relativement facile. Même s'il y a 2 cols à franchir, ils frôlent seulement les 1100m.

Depuis le Col du Razet, on peut apercevoir Menton et la côte. Le Col du Berceau sera la toute dernière ascension de cette Grande traversée des Alpes.

Avant de terminer, je voudrait faire un spécial thanks à Jérôme Maire qui sans son site http://www.gr5.fr/gr5/index.html  ma préparation aurait été beaucoup plus difficile. Encore merci à lui