mercredi 4 juillet 2018

Visite du vieux gonpa de Phey et du monastère de Dzongkhul

Pour notre première journée au Zanskar, la météo a complètement changé. Nous avons au-dessus de nos têtes un ciel d'un bleu turquoise qui ferait rêver beaucoup de bretons !!!!


Au programme de ce jour, nous voulons aller jusqu'à Dzongkhul, parce que la balade est belle, mais il y a surtout là-bas une très belle grotte de méditation où médita le mahasiddha Naropa. Celui-là même qui médita au monastère de Lamayuru. En faisant cette visite, la connexion des deux monastères sera faite. Il y aura une troisième connexion, puisque son corps serait enchâssé dans le célèbre chorten Kanishka de Sani (qu'on verra plus tard au festival de ce monastère)
Ici, Narapo avec ses deux disciples Marpa et Milarepa.


Avant de partir vers Dzongkhul, nous voulons visiter le petit gonpa de Phey, situé tout en haut du village. Pour y aller, nous longeons une série de murs mani où il y a de nombreuses pierres gravées de divinités bouddhiques. Ce qui est assez rare vu que d'habitude, les pierres ne sont gravées que du Mantra "Hom Mani Padme Hum".
Je ne peux résister à en photographier une belle série.








Puis, nous poursuivons jusqu'au gonpa d'où nous avons une belle vue sur toute la vallée du Pentse Chu. 
Au bout de nos efforts, nous arrivons devant le gonpa. Mais notre déception est grande car celui-ci est en réfection. Une équipe de népalais monte des  nouveaux murs extérieurs et pour rentrer dans le gonpa, nous devons faire de l'escalade pour arriver à l'entrée du gonpa.

L'intérieur est petit mais magnifique. Dommage que les peintures soient recouvertes de bâches en plastique, mais même à travers, on devine des peintures superbes. 





PS: Ici je lance un appel à l'aide à Jean Louis Taillefer s'il veut bien fouiller dans ses archives afin d'y rechercher des photos qu'il aurait faites du gonpa avant ces travaux. Merci à lui.
La réponse n'a pas tardé : 
... je vais t'envoyer
toutes les photos que j'ai, elles sont du 09/08/2009.
Ce n'était pas bien beau à l'époque, comme tu vois.
Jean-Louis 
ladak.free.fr
Un tout grand merci, je savais que je pouvais compter sur toi.









Nous pouvons à présent partir sur Dzongkhul. Nous descendons la route en direction du pont qui enjambe la rivière Pentse Chu. En cours de route, nous rencontrons des femmes travaillant aux champs. 



Je désespère de voir enfin le pont quand tout à coup, au détour d'un virage, le voilà enfin.


Après son passage, nous nous dirigeons vers le village de Trogta où nous arrivons aux alentours de 12h30. A la première maison, nous demandons de laisser nos gros sacs pour l'après-midi, le temps d'aller et de revenir au monastère.
Nous repartons d'un pas plus léger. Comme j'ai fait le même trajet l'année passée, je connais le chemin. Nous franchissons un petit pont, puis empruntons un chemin qui longe la rivière Malung Togpo.


C'est un raccourci par rapport à la route, mais c'est quand même plus ardu et un peu dangereux de marcher sur des rochers parfois instables. Finalement, le chemin rejoint la route au grand soulagement de Pascale.


La balade se poursuit dans une vallée verdoyante et aux roches colorées.

 

Enfin juste en face d'une cascade se cache le fameux monastère de Dzongkhul, que l'on aperçoit qu'au dernier moment.



Pour arriver aux portes du monastère, il y a encore une dernière montée à faire. Elle est raide mais de là, nous voyons la vallée dans son ensemble.


Nous arrivons à la porte du gonpa qui est fermé. Un moine âgé s'avance en souriant, avec la clé. Nous montons à l'étage supérieur et nous arrivons à la grotte de méditation où sont regroupés plusieurs statues de divinités. Dont celles de Guru Rinpoche, Avalokiteshvara et bien sûr, Naropa, ainsi que l'empreinte de son pied. 





 

 Je crois la visite terminée, lorsque le vieux moine me dit qu'il existe une deuxième grotte bien plus haut dans la montagne. Mais vu son âge, il va appeler quelqu'un qui nous y conduira et ouvrira la porte.


Lorsque je constate le nombre élevé de marches qu'il faut grimper, je suis un peu moins chaud d'entreprendre l’exercice.


Mais lorsque nous arrivons en haut et que nous pénétrons dans cette deuxième grotte, nous sommes complètement charmés par les deux belles statues de Norapa.


Ainsi que les fresques murales.
L'effort en valait vraiment la peine.



Les photos ne sont hélas pas de grande qualité mais l'endroit était tellement sombre que l'on distinguait à peine les dessins sur les murs. Ce n'est d'ailleurs qu'après avoir fait les photos que je découvris vraiment l'oeuvre et ses couleurs.



La visite est terminée, il est passé 16h quand nous redescendons vers Pragta. La famille qui a gardé nos sacs, nous offre thé et yaourt. Comme il n'est pas possible de loger sur place pour cause de mariage dans le village, nous reprenons notre barda et repartons cette fois vers le village d'Ating où nous allons trouver de quoi loger.

mardi 3 juillet 2018

Départ pour le Zanskar via "Kargil" le modernisme

Au fil des années, l'évolution suit son cours. 


La meilleure chose à faire à Kargil, c'est de trouver un taxi collectif pour le Zanskar et de partir au plus vite. 


........ Bien heureusement, on nous indique quand même la direction à suivre. Alors allons-y sans plus attendre !!
Autant dire tout de suite, nous avons eu un temps dégueu pour faire ce trajet. Les photos en attesteront.



 A 4h 30 du mat, nous sommes devant la porte de la GH et nous attendons notre taxi collectif pour le Zanskar. Lorsque le taxi arrive, le chauffeur attache nos bagages sur la galerie, tandis que nous nous installons tout à l'arrière de la jeep, côté droit. Le chauffeur poursuit sa "récolte" de clients dans Kargil, puis il prend la direction de la Suru vallée.


Notre chauffeur n'est heureusement pas un fangio car l'état de la route est désastreux et nous sommes déjà brinquebalés de gauche à droite ..... enfin dans tous les sens ! De plus, la météo devient mauvaise, il pleut et il fait froid. 


Je parviens toutefois à prendre des photos malgré le fait qu'il fasse gris.
Elles ne seront pas de grande qualité, mais elles serviront quand même de témoignage.









Bien évidemment, sur une telle route, le véhicule est forcement sujet à des problèmes techniques. C'est le cas et cela m'amuse bien !!! 





Nous arrivons vers 11h sur la plaine de Rangdum. Là, deux arrêts obligatoires pour le contrôle de passeports. Le deuxième est plus sérieux puisque c'est l'armée qui le fait. On ne rigole donc pas avec l'autorité !!!



La route et la météo sont toujours aussi mauvaises et sur la montée du Pensi La, les premiers flocons de neige fondante font leur apparition. 





La visibilité est tellement nulle qu'on distingue à peine le glacier Darung Drung.


Cela s'améliorera toutefois quelque peu en descendant dans la vallée.






Après plus de 12 heures de route, nous arrivons au village de Phey où nous demandons au chauffeur de s'arrêter car nous sommes arrivés à destination.
Nos aventures au Zanskar peuvent commencer.