mercredi 6 juin 2012

Suite de la préparation du Ladakh

Retour à Leh pour attendre l'arrivée de Pascale.

Lorsque Pascale sera là, il faudra alors s'occuper des permis pour aller au lac Tso Moriri et ceux de la vallée de la Noubra.
Avant de partir au lac qui culmine à 4.500 m, nous ferons un trek dans le Sham afin d'aider Pascale à s'acclimater à l'altitude.
  
Tour du Sham.

Trek Likir - Khaltse

Départ en bus (16h30) depuis Leh pour Likir.



La région de "Sham" (mot qui signifie "bas" en tibétain). Elle conserve de nombreux très vieux monastères comme Alchi, Mangyu et Sumdah Chung, dans leur état d'origine, ou d'autres, comme Rizong ou Likir, entièrement restaurés.  Il faut aussi s'arrêter pour visiter les restes de Basgo, une des premières places fortes des premiers rois du Ladakh.
Le trek entre Likir / Temisgang n'est pas difficile, et super joli (tout est joli là-bas). Pas de mules et muletier. Pour ce trek, il y a moyen de dormir dans les guest houses des villages qu'on traversera.
Basgo

Nous nous arrêterons d'abord à Basgo avant de rejoindre Likir.
Pour y aller bus de Leh 
Tia - Temisgang 11h, celui de Alchi 12h et celui de Saspol à 14h.

Capitale du Bas-Ladakh (Sham + Purig + Baltistan) au XV ème siècle, il ne reste de la citadelle de Basgo que des ruines et deux temples. 
Le plus grand temple, Chamba Lhaklang, conserve de belles fresques anciennes du XV ème siècle qui couvrent murs et plafond. L'autre temple Serzang Lhakhang, on y voit une statue de Maitreya en cuivre plaqué d'or et une copie du Kangyur en lettre d'or et de cuivre.
Au pied de cet ensemble, le long de la route actuelle, se trouvent de très grands chörtens parfois peints, de longs murs de mani et de belles pierres sculptées.
Le site est plutôt spectaculaire. Dans le village, au pied de la forteresse, a été construit le premier mendong (mur de "manis") du Ladakh à l'initiatve du grand roi Sengge Namgyal au début du XVII° siècle. 

Pour rejoindre Likir, prendre le bus qui vient de Leh et qui part à 16h.

*LIKIR

En 1115, le 5èmeroi du Ladakh, Lhachen Gyalpo, offrit ces terres au lama Duwang Chodjé pour construire un monastère.
Likir aurait été le premier monastère à instaurer le système des lamasseries.
Les anciens bâtiments ayant été détruits par le feu, le monastère actuel a seulement 200 ans.
Il abrite une centaine de moines de l'ordre Gelugpa (phon.: guéloukpa); il est réputé pour la sévérité de sa discipline. Le supérieur est un jeune frère du Dalaï Lama.
Une grande cérémonie avec des danses rituelles a lieu du 27° au 29° jour du 12° mois lunaire du calendrier tibétain.
Le 15 septembre 1997, la plus grande statue de Bouddha du Ladakh, plus de 21 mètres de haut, y a été consacrée.

Sumdo - Saspotse - Saspotse Gonpa

Remonter un long vallon jusqu'à Saspotse puis continuer tout droit jusqu'au Saspotse Gonpa et le Saspotse Lha Khang, qui est un peu plus loin du Gonp.
Nuit au monastère.

Saspotse Gonpa Sumdo - Yangtang

Redescendre la piste jusqu'à Sumdo, après la piste est difficile à suivre au milieu des saules et des buissons. Elle remonte ensuite un long vallon sec jusqu'au Charatse La (3.650m). Après le col,  suivre la piste jusqu'au hameau de Yangtang (3.600m) avec de grandes maisons serrées au bord d'un plateau.

YANGTANG - Ule - Hemis Shukpachan

On remontera jusqu'à Ule. Pour cela, on continue sur la route en direction de Hemis Shukpachan jusqu'au pont sur le Ule Tokpo, le torrent qui descend de Ule. Le chemin part juste avant le pont et remonte la rivière rive gauche jusqu'à une belle passerelle où l'on passe à droite. Le chemin s'améliore et passe auprés de nombreuses cheminées coiffées. Ule, hameau de 15 habitants.
Redescendre jusqu'à la route, au pont prendre à droite, suivre la route sur +/- 1 km puis prendre une piste qui descend à gauche, on rejoint ainsi la piste normal qui vient de Sumdo. Prendre à droite vers Hemis Shukpachan.
Hemis Shukpachan, est le village où nous avions déjà logé en 2006.

Hemis Shukpachan - ANG - Temisgang

Cette étape permet de voir les plus beaux paysages du trek. Passage par la vallée de Wulle, Puis montée pendant environ 1 heure vers Mebtak La(3.800), continué vers le Lago La (3.820m), une heure de marche, puis descendre vers le petit hameau de Ang. Poursuivre la descente jusqu'à Temisgang. C'est la vallée la plus riche du Ladakh. Ici, les abricots, les pommes, les noix sont abondantes, les maisons sont belles.

Temisgang - Nurla - Tar

De Temisgang descendre sur Nurla (1h) et à la sortie se reposer avant l'effort en se laissant tenter par les deux restaurants au bord de l'eau de part et d'autre du torrent.
Ensuite rejoindre la passerelle sur l'Indus à 500m de là en direction de Leh. Après la passerelle, le sentier s'enfonce dans les gorges étroites et fraîches, le long d'un petit torrent enjambé plusieurs fois par des ponts de bois ou de pierre. Au bout d'une heure, on dépasse une première maison (Tar Yokma) avant de s'enfoncer dansun canyon étroit et profond. On en sort brusquement pour découvrir Tar(2h).
Le sentier se perd au pied du village. Il faut rester au bord du ruisseau jusqu'à une passerelle près de la première maison. On traverse et dépasse les deux premières maisons et on continue jusqu'à la troisième et dernière maison sur cette rive: Kutipa, l'unique guesthouse du village. Famille agréable et bonne cuisine
Le petit Lhakhang de Tar reçoit parfois la visite d'un moine de Lamayuru.
Le retour
Redescendre à Nurla en 1h30, et prendre un des bus partis le matin de Kargil, Dah ou Témisgang (demander l'heure de passage, en principe vers 11h - 11h30).
Il y a trois autres possibilités :
1 - Franchir le Tar La et rejoindre Urtsi, puis Wanla et Lamayuru. Mais ATTENTION, le Tar La (5250 m) est un col terrible dont l'ascension par ce côté est plus pénible que l'ascension du Mont Blanc par la voie normale. Logement sans problème chez l'habitant à Urtsi, plusieurs n'attendent que ça.
2 - Franchir le Ipti La, ne pas descendre sur le village d'Ipti mais suivre le sentier à droite à flanc de montagne jusqu'au col que l'on voit en face, le Mangyu La, puis monastère de Mangyu et logement à Mangyu. Rejoindre la route de Leh le lendemain par la passerelle de Gera ou suivre la route de Gera jusqu'à Alchi.
3 - Franchir le Ipti La et redescendre sur Ipti, hameau minuscule, et rejoindre l'Indus et la grand'route. (5 h en tout depuis Tar)

Le lac Tso Moriri, sûrement le plus beau lac du ladakh

Nous y avons déjà été l'année passée, pour deux journées, ce qui est nettement trop peu pour s'imprégner de la beauté de l'endroit. Nous avons donc décidé d'y retourner cette année.

Récemment ouvert aux étrangers en raison de sa proximité de la frontière chinoise, le plateau Tibétain du Nord est une terre vierge avec des paysages magnifiques. Cette région se caractérise par de hautes et arides plaines, des sommets enneigés et des lacs d'altitude aux eaux limpides. Le lac Tso Moriri qui se situe à une altitude de 4.500m est le plus grand des lacs de l'himalaya Indien.
Cette région reculée, est accessible seulement quelques mois par an et est habitée par un peuple d'origine Tibétaine : les Changpas, bergers nomades de yaks et chèvres de pashmina. Ce peuple est le témoignage d'une culture unique.

Permis valable 7 jours. La demande se fait soit dans une agence ou directement au bureau du tourisme dans la rue où se trouve le parking des taxis près de la poste.


Remontée de la vallée de l’Indus en direction de la frontière tibétaine. Après Upshi, nous poursuivons le long de l’Indus jusqu’au pont de Mahé, souvent dans des gorges. Après Mahe, nous quittons la vallée pour entrer au coeur du Rupshu, la région la plus isolée du Ladakh. Par une piste sablonneuse, nous rejoignons le fameux lac Tso Moriri, aux couleurs turquoises.
On appelle le Rupshu (ou Changtang) la partie indienne de l’immense plateau tibétain qui s’étend sur plus de 2000 Km d’est en ouest. L’altitude moyenne du Rupshu est de 4500 m, trop haut pour une vie sédentaire. Seuls les nomades vivent là, avec leurs yaks et leurs chèvres.

Mahe - Sumdo

Mahe le point de contrôle principal pour accéder au Tso Moriri, Après c'est la route qui traverse une gorge étroite, il y a 15 km pour le village de Sumdo qui se trouve à l'intersection de la route qui remonte au Tso Kar .
On y trouve des gueshouses, sinon, au TCV (Tibetan Children Village).

Sumdo - Korzok

Départ pour Korzok, Je détaille le trajet, mais il est clair que si nous avons la possibilité de nous faire prendre en stop, ce ne sera pas de refus. Inbouddha !
Le trajet de +/- 45 km traverse un paysage extraordinaire sur la piste du lac.
En route nous passerons le Nusgur La (4.800m), le col Kyargar La (4.900m) pour arriver au lac Kyagar Tso. Balade à travers des terres arides habitées par des colonies de marmottes (Phya en ladakhi). Après c'est la descente vers le lac Tso Moriri.

Le grand lac Tso Moriri, dont la couleur bleue saphir change avec le soleil.

Le village de Korzok se situe à 4.620 m au bord du lac Tso Moriri est, parmi les collines arides, la seule installation permanente du Rupshu, Le reste de la région est habité par les nomades Chang-pa, réfugiés du Tibet. Les nomades vivent sous tentes et suivent une ancienne routine bien établie, d'un pâturage à l'autre. Les quelques champs d'orge de Korzok sont probablement les champs les plus hauts du monde.
En haut du village, le monastère se présente comme une immense bâtisse rectangulaire dont un côté, plus élevé, abrite le temple.
Les 3 autres côtés qui ferment la cour intérieure sont destinés aux habitations des moines et aux dépendances (cuisine, entrepôt, garde-manger, etc..).

Le monastère de Korzok porte le nom de Monastère Thupten Drubgyud Tendar Chöling, nom donné par His Holiness, le 14ème Gyalwang Karmapa. Il a été fondé ente 1851 et 1861 pendant l'année du Cheval de Terre, grâce aux financements du chef du village de Rukso, près du lac Tso Moriri. Le monastère fait partie des monastères de Jang-Lang Na Gonpa, situé près du Mont Kailash au Tibet.

Lac de montagne long de 45 km, le Tso Moriri est le plus grand des lacs de l'Himalaya Indien et rejoint la frontière chinoise du Tibet.

Loin du monde moderne

Cette région reculée, est accessible seulement quelques mois par an. Elle a été classée par la convention Ramsar comme site Ramsar et est protégé par le 'Department of Wildlife Protection' qui veille à la préserver comme un sanctuaire important pour la faune, hébergeant des marmottes, léopards de neige, kiangs (ânes sauvages), aussi bien que diverses espèces d'oiseaux. La pêche et la navigation y sont interdites.

Balade le long du lac

Etant donné que le permis n'est valable que 7 jours, il sera impossible de faire le tour complet du lac et d'aller jusqu'à Mahe à pied. Nous allons donc nous limiter. 
On peut aussi monter au-dessus de Korzok, c'est nettement plus haut, mais on a le lac en enfilade.

Il faudra aussi se renseigner car normalament il devrait avoir un bus qui par de Korzok pour Leh, le 1er octobre.

Retour à Leh en bus

Vallée de la Noubra

Le permis.

Il s'agit d'un permis collectif pour 4 personnes minimum, délivré par une agence de voyage de Leh moyennant 50 ou 100 roupies par personne. Il est valable une semaine. Il faut fournir une photocopie des 4 premières pages du passeport, celles qui portent le nom et le visa. Une combine permet de circuler seul ou à 3 avec le permis collectif. Il faut entre 24 et 48h pour l’obtenir.
Avant le départ : faire au moins 3 photocopies du permis : 2 exemplaires pour les check post à l'aller et autant pour le retour.

Vallée interdite, vallée heureuse, les qualificatifs ne manquent pas pour évoquer cette superbe oasis encaissée entre les deux chaînes du Karakorum.
Ouverte depuis 1994, elle fut un passage obligé des caravanes, le long d’une des routes de la Soie qui permettait les échanges sino-indiens.
Dans une zone de dunes, proche de la vallée, circulent encore quelques chameaux « de Bactriane », victimes de la fermeture des frontières suite à l’invasion chinoise du Tibet en 1950 qui empêcha leur retour vers les déserts de Gobi et du Taklamakan.
Isolée du reste du Ladakh, la vallée de la Nubra est étonnamment prospère, grâce à un micro climat clément, qui lui permet notamment de produire les meilleurs abricots du Ladakh.
Elle fut, dans le passé, un centre important pour les caravanes qui rejoignaient Yarkand, au sud de la Route de la Soie. En témoignent encore les quelques dizaines de chameaux de Bactriane qui arpentent les dunes de la vallée de la Shyok.
Les maisons à toit plat, blanchies à la chaux, et les monastères bouddhistes sont aujourd’hui les composantes humaines principales de l’univers ladakhi, vastes espaces minéraux colorés, parsemés d’oasis verdoyantes. 



Vers la vallée de la Nubra

Départ en bus ou en taxi 4x4 collectif pour Diskit. 

Bus : mardi, jeudi, samedi à 5h30 6h00. 69 Rs 118 km
Taxi : il faut aller jusqu'à la route de la Noubra, 1 km après la sortie de Leh, les taxis sont là, sur une petite place à partir de 6h30. facile à trouver.

La route

La passe de Khardung à 5.600 m d'altitude offre une superbe vue sur l'Himalaya et le Karakoram. Epoustouflants paysages de montagnes. Passage des cols de Sasir et Karakoram. Continuation pour Diskit. Emotions quand le bus doit croiser des camions sur cette route sinueuse et étroite, marches arrière impressionnantes... Ki ki so so Larghyalo ! (les dieux sont vainqueurs) dit-on chez les Bouddhistes tibétains lorsqu'on a triomphé d'un danger.
Au départ de Leh, à 3.515 m, la route s'élève dans le paysage désertique propre à tout le Ladakh. Elle va monter jusqu'au Kardong La ("La" = col) qui culmine à 5.620 m. Le panorama est grandiose, la démesure des chaînes montagneuses himalayennes laisse le spectateur pantois et béat.
40 km entre Leh et le sommet du col. Au début de la descente, un arrêt à 12 h dans un camp militaire pour le contrôle des passeports permet de prendre un repas en faisant la queue au milieu des militaires. C'est ensuite la longue descente vers la Nubra. Malgré son altitude, ce col est le seul à rester praticable toute l'année, car les chutes de neige sont ici très faibles à cause de l'extrême sécheresse de l'air. Il ne reste jamais fermé plus de deux ou trois jours.
Un peu plus loin, on paie 100 roupies pour entrer dans la réserve naturelle que constitue la vallée de la Nubra. Après un autre check post à 14 h à l'entrée de Khalsar, on atteint le large fond plat de la vallée. 6 km plus loin, les panneaux de la seule bifurcation de la région indiquent : Diskit 15 km, Hunder 24 km et Sumur 15 km.

Géographie

La vallée de la Nubra est le point le plus au nord de l'Inde, à 2.500 km du cap Comorin, l'extrémité sud de l'Inde. Cette large vallée à fond plat est à 3.000m au dessus du niveau de la mer, soit 500 m de moins que la vallée de l'Indus à Leh. Les températures y sont donc plus élevées.

Diskit :

La vallée de la Nubra. En ladakhi, Nubra signifie "verte", on peut donc espérer y voir un peu de verdure. Ca changera de la roche que l'on voit aux alentours de Leh.
Pour loger, le l'Olthang Guest House, est une très bonne adresse.
La "Sunrise Guest House" à Diskit offre un excellent hébergement autant pour le confort que pour la qualité de la nourriture.
Diskit et Hunder. Ces deux villages sont situés à l'endroit le plus large de la vallée de la Shyok, au pied de la montagne et loin de la rivière. Diskit, ville principale de la vallée, est protégée par un très beau monastère (de l'ordre gelukpa) perché, dont l'accès est jalonné par une kyrielle de 108 chortens. Beau point de vue sur la confluence entre Shyok et Nubra.
Les maisons sont très dispersées et les rues sont en fait des chemins bordés de buissons épineux larges et serrés. POURQUOI ? Parce que chameaux, chevaux, yaks, ânes, chèvres et moutons vivent en totale liberté, et ces haies d'épines protègent les jardins et les champs de céréales de tous ces voraces brouteurs.

Visite du monastère. Montée à pied (1h00) et la puja est à 6 h du mat. Balade dans le village.



A pied et avec nos sacs, on rejoindra le village de Hunder qui est à 7 km. Très belle balade par la route ou à travers les dunes en direction du Karakorum et du K2.
Rejoindre le petit monastère. Là, c'était le point ultime autorisé aux étrangers. La frontière chinoise est à 120 km. Mais depuis 2 ans, les étrangers peuvent aller jusqu'à Turtuk, avant dernier village avant la frontière pakistanaise.
Dunes et chameaux mais ce n’est pas le Sahara non plus ! Il est impossible de s'y perdre car relativement petit, bourré d'oasis, et les villages ne sont jamais espacés de plus de 8-9km, du moins à l'ouest.
Marche facile le long de la Shyok : belles dunes où se promènent encore des chameaux de Bactriane.
Le Moon Land Guest house. Situé dans un grand jardin agréable. Chambres simples et le seau d’eau chaude est gratuit !
Beaucoup de maisons dispersées au milieu de champs d'orge et de blé.
Nuit à Hunder.
Le lendemain, nous visiterons le vieux gonpa gelugpa. Il abrite une grande statue de Chamba Bouddha entouré des Bodhisattavas.
Sur la colline, au-dessus du gonpa, deux petits temples : le premier est orné de grandes fresques peu travaillées et d'une grande statue de Bouddha, le second a des fresques trés abîmées et abrite une statue de Chamba Bouddha avec deux de ses disciples. Leur situation
haut perchée offre une vue imprenable sur la vallée. En redescendant de la colline, il faut contourner le mani wall dans le sens rituel et, arrivé au milieu du mur du côté de la rivière, avancer vers le lit de la rivière perpendiculairement au mur. On passe alors près d'un rocher de moins de 2 m de haut sur lequel est gravé une esquisse de Chamba Bouddha. La tradition populaire affirme que cette gravure est naturelle et ne provient pas de la main de l'Homme. Une lampe à huile brûle en permanence à ses pieds.
Rejoindre la route et continuer à pied jusqu'au moment ou le bus de Turtuk, qui part à 14 h de Diskit, nous ratrappe.

A Turtuk, il faut monter au village pour trouver la Maha guesthouse.

Nous resterons 2 ou 3 jours au village afin d'avoir le temps de faire les différentes balades.

Cette fois, nous allons aussi monter jusqu'à la cascade que se trouve tout en haut dans la montagne à l'arrière du petit monastère. Je ne l'ai pas fait l'année passée car le courage me manquait d'aller si haut. Cette fois, je ne laisserai pas passer l'occasion.

Retour vers Diskit

Balade jusqu'au monastère et dans les alentours.

Diskit vers Sumur et le reste de la vallée


Sumur est le premier village important de la vallée. Un vieux gonpa désaffecté est devenu un endroit propice à la fabrication du Tchang, cette bière d'orge qu'on boit dans tout le Ladakh.
Sumur possède un grand monastère dont la situation est moins spectaculaire que celui de Diskit, mais qui mérite d'être visité. Il sert de séminaire pour les futurs moines de la vallée et héberge 60 jeunes moinillons.

Panamik est connu pour ses sources chaudes.
Mais il est inutile d'y aller pour la raison suivante : les sources ont été phagocytées par les militaires du camp voisin, qui en ont fait leur laverie à linge et leurs bains-douches privés.
En 2006, les militaires sont partis et un projet de réhabilitation a été lancé.
La vie suit son cours à son rythme, même dans les endroits les plus reculés de la planète.

La limite pour les «foreigners» a été repoussée quelques km plus loin, jusqu'à Hargam. C'est de là que part la route qui emprunte un pont tout neuf sur la Nubra et permet d'aller au monastère d'Enza (5 moines), puis à Murgi, Kuri, Charasa (fin de la route, 1 guesthouse) et Burma. Un minibus fait le trajet Diskit-Charasa tous les jours.
Charasa mérite une visite, c'est le plus bel endroit de la vallée.

Retour à Leh.
Les bus qui vont à Diskit un jour, reviennent à Leh le lendemain. Avec seulement deux arrêts aux checkposts, sans pause repas, il faut 7 heures pour rentrer à Leh.
Prévoir de quoi manger.

La vallée de Sakti


La vallée de sakti, est tout simplement une vallée mythique, puisque c'est le début de la route des caravanes qui reliait Leh - Rudok - Lhasa. Voilà pourquoi j'ai voulu absolument finir ce voyage ici.

Plusieurs bus quotidiens font les 40 km qui séparent Leh à cette vallée

Bus pour Sakti, Chemrey, Taktok
4 fois par jour, sauf dimanche
retour immédiat
8h, 10h, 12h, 17h30
Durée 2h 
Nous remonterons la vallée vers les villages et monastères pendant trois jours.

A 45 km de Leh, vers le col de Changla, le village et la Gompa de Chemre sont perchés en haut d’un pic rocheux. On pense que la Gompa a été construite au 17e siècle par Stagtsang Raspa sous le patronnage du roi Sengge Namgyal. Ce monastère appartient aux Drugpa Kargyudpa, «  l’ordre des bonnets rouges ».

Pour dormir, il y a un tourist bungalow tenu par un moine à Takthog, 5 km plus loin.
Le bungalow est au pied du vieux gonpa. Attention,le moine ne prendpas la peine d'ouvrir le portail du jardin car il est rare qu'il y a des touriste. Il faut contourner le pilier du portail ou escalader le mur pour signaler sa présence. Bonne chambre, très bon dîner et breakfast léger.

Takthog qui veut dire «  le toit de roche «  car les murs et le toit de la Gompa sont taillés dans la pierre.
On dit qu’au 8e siècle Padmasambhava s’y arrêta pour méditer lors de son voyage pour le Tibet. Le monastère de Takthog est construit autour de cette grotte.
C’est le seul monastère de la secte de Nyingmapa dans tout le Ladakh. Nyingmapa est l’ordre monastique tibétain le plus ancien et il met l’accent sur les enseignements secrets du tantra.
Dans la montagne de l'autre côté de la vallée, on aperçoit la petit tâche verte de Tsanpo gonpa.

Au retour sur Leh, nous nous arrêterons à Stakna, Tikse et Shey.

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