mardi 5 janvier 2010

Préparation du voyage dans la vallée du Zanskar

La vallée du Zanskar

L’univers déchiqueté créé par la confrontation des continents indien et asiatique a permis au Zanskar de rester ce petit royaume isolé pendant des siècles. Cette spécificité perdure dans le monde moderne et les villages des vallées zanskari vivent encore à un rythme traditionnel, bercés par les saisons : le très long hiver, la fonte des neiges, les semailles et les moissons …….
La vallée du Zanskar compte environ 15 000 habitants très majoritairement boudhistes et paysans. Les conditions climatiques très rudes et le manque criant d'eau ne permet pas une culture intensive, les villageois ne cultivant que de quoi survenir à leurs besoins propres et immédiats. Les principales cultures sont l'orge, les petits pois et le blé. Les villageois possèdent parfois un petit potager dans lequel ils font pousser quelques pommes de terre, tomates, haricots et autres légumes. Il n'y a aucun arbre fruitier au Zanskar, les fruits sont rares et tous sont importés en camions du Ladakh ou de Srinagar. Le bétail se compose de yaks, dzos et chèvres, chaque famille possédant généralement 1 ou 2 chevaux afin de se déplacer.
La vie des Zanskarpas est totalement imprégnée de la religion bouddhiste et chaque acte de la vie est prétexte à une cérémonie orchestrée par les moines ou les nonnes. Du lever au coucher et même durant la nuit, les zanskarpas sont en union avec leurs dieux et le milieu naturel dont leur survie dépend. La religion prône bien sûr le respect de ce milieu naturel et les divinités sont omniprésentes sur une montagne, au pied d'un arbre, à la naissance d'une source, au milieu d'un champ ou au bord d'une rivière. Le mode de vie des Zanskarpas n'a qu'assez peu évolué même si les mentalités des jeunes diffèrent maintenant de celles de leurs ainés. L'on peut encore retrouver le mode de vie ancestrale de ces populations tibétaines en hiver lorsque les touristes ont disparu et que les familles réunies retrouvent les vêtements d'antan et les occupations de toujours. Seuls quelques occidentaux assez privilégiés bravent alors les glaces de la rivière Zanskar afin de vivre quelques jours exceptionnels au rythme lent d'un des mondes les plus isolés de notre monde!

Pour se rendre au Zanskar depuis Leh

Il n'y a plus de bus officel direct pour le Zanskhar. Il faut prendre le bus pour Kargil et là, prendre un bus pour Padum.
Il y a aussi des taxis collectifs privés pour le Zanskar,
Le bus pour Padum en deux jours coûte 500 roupies. Une halte pour la nuit à Rangdum.


Rangdum

Est le premier monastère que l’on rencontre en venant de Kargil par la piste carrossable. De belles statues sont renfermées dans le hall. On peut voir une grande statue de Bouddha.
Si les choses n’ont pas changé, nous devrions passer la nuit ici avant de continuer en bus sur Padum. A voir.

Visites depuis Padum :

Padum s'est avéré être une base de trekking célèbre et une destination touristique populaire. Sur le chemin, pas mal d'endroits intéressants pour les visiteurs dans les environs qui peuvent être visités dans le cadre de randonnées agréables.
Beaucoup de choses à voir

Padum

Est une petite ville à majorité musulmane, ce qui ne va pas toujours sans poser de problèmes dans une vallée bouddhiste.
La ville est arrosée par la rivière Tsarap qui vient de l'Est et dont les berges abritent quelques villages de moyennes importances (Reru, Ichar, Testa) et certains monastères dont le plus célèbre est celui de Phuktal, accroché à la falaise dans un site grandiose et extrêmement sauvage

Padum à Phuktal

A deux jours de marche de Padum mais plusieurs villages sur la piste.

Bardan

Le monastère est perché sur un rocher comme une sorte de petit château fort. Il y a un très grand moulin à prières dans la cour intérieure.

Mune

Il y a un joli mandala sous le chorten dessous lequel on passe à l'entrée du monastère. Dans le monastère, les salles de prière sont assez sombres. Les peintures murales des couloirs ne sont pas en très bon état. La cuisine est une pièce creusée dans la roche, roche noircie au cours du temps par les fumées des feux de bois.
Poursuivons ensuite notre chemin vers Raru.

Ichar

En route, le village fortifié d'Ichar. Là-bas, admirer la vue du plus haut point du village.

Purne

Petite étape en boucle vers le monastère de Phuktal.
Visite du célèbre monastère suspendu de Phuktal, petit joyau d'architecture, construit dans la roche même.

Phuktal

A Phukal, nous attend l'inimaginable spectacle qu'offre le monastère. Accrochées à la paroi abrupte, les cellules blanches des 80 moines entourent les temples abrités dans une grotte où coule une source sacrée. Le temple le plus ancien daterait du XI°s. Le gompa aurait été fondé par Pagpa Sherap, le Traducteur du Zanskar, au début du XII°s. Au XV°s, Sherab Zanpo, disciple de Tsong Khapa, en fait un monastère de l'ordre Gelugpa.

Retour à Padum

Retour Purne, Ichar, Reru, Padum

Padum à Karsha 

Quitter Padum jusqu’à Pipiting, après le village, continuer la piste tout droit jusqu’au pont qu’il faut franchir pour rejoindre l’autre rive du Zanskar. La piste rejoint en une dizaine de kilomètres le magnifique monastère de Karsha. 

Karsha

De Padum à Karsha 2 à 3 h.
Le monastère de Karsha est l´un des plus importants de la région et sûrement un des plus beaux monastères du Zanskar. Magnifiquement situé à flanc de montagne qui domine la plaine de Padum de toute sa blancheur et fait penser inévitablement à celui de Lingshed. Monter sur le toit terrasse le plus haut pour découvrir toute la plaine avec la chaîne de l'Himalaya en fond d'image, demande une bonne gestion de son effort pour ne pas affoler son cœur. Heureusement, cet effort est récompensé par une vue panoramique splendide sur les villages de Tongde, Padum, Pipiting et Sani, et sur les sommets enneigés de la chaîne himalayenne et de la chaîne du Zanskar. Fondé au XIIème siècle, c’est le plus grand centre gelugpa de la région. 160 moines en dépendent, et on y trouve aussi une école monastique, sous la tutelle du frère du Dalaï Lama. Son architecture en escaliers accrochés à la falaise est tout à fait remarquable.
Les temples principaux, ainsi que le gongkhang, la chapelle des divinités protectrices, dominent l’ensemble des bâtiments. On y accède par une cour, d’où l’on a une vue magnifique sur la grande plaine du Zanskar, encadrée de toutes parts par les montagnes. En contrebas, la plus vieille partie du monastère est une chapelle dédiée à Avalokiteshvara, le Bouddha de Compassion.
En continuant encore plus au nord-est et en passant le pont sur la rivière Doda pour passer rive droite, l'on atteint les premières maisons du village de Tongde dominé par son beau monastère. La montée pour l'atteindre est rude mais la vue y est peut-être la plus belle sur la vallée du Zanskar.

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