mardi 5 mai 2026

De Paiya à Kharikhola

 Nouvelle grosse journée qui me conduira à Kharikhola.
En fait, ces montées difficiles vont encore se succéder comme cela jusqu'à Thaksindu. Ensuite, ce sera un peu plus simple. Bien sûr, j'aurai encore des dénivelés importants avant d'arriver à Jiri, mais ils ne seront plus l'un après l'autre, comme c'est le cas ces jours-ci.
Aujourd'hui, je démarre directement pour passer le Kari La, qui est un col de 3135 m.


Encore une fois, tout se fait par des escaliers aux marches jamais à la même hauteur.
C'est peut-être ce qui est le plus déstabilisant !!



Compliqué ou pas, il faut monter.
Mais lorsqu'on arrive en haut, la récompence est là, avec une vue sur Kharikhola et presque tout le chemin, s'il n'y avait pas les nuages, jusqu'à Thaksindu.


Puis, c'est un mélange de route défoncée et de chemin pédestre.
Mais il y a aussi des routes en travaux.


....... Qu'importe le sol, il faut de toutes façons marcher !!


J'arrive à la descente pour Kharikhola.
Elle se fait en une demi-heure.





Le temps de boire un thé dans un lodge du village, la pluie est à nouveau présente.


Il était temps d'arriver au lodge où j'allais passer la nuit.


Le temps de monter dans ma chambre, dehors, c'est l'averse.

Le lendemain, ce sera pareil durant toute la journée. 
Cette pluie me bloquera une nouvelle journée.

7 mai

Je ne peux pas rester ici indéfiniment et malgré la pluie, je fais comme d'autres, je sors mon parapluie.


Il faut évidemment faire attention où on met les pieds pour ne pas dégringoler plus vite que prévu.



Tant bien que mal, j'arrive sans casse au pont pour franchir la Deku Khola.


A Chhirdi, il est l'heure de remonter l'autre versant de la vallée pour rejoindre Nunthala.


Malgré ce temps maussade, le berger a bien été obligé de sortir ses biques.



C'est avec soulagement que j'arrive à l'entrée de Nunthala, avec un soleil à nouveau présent.


Du coup, j'ai envie de monter directement jusqu'à Thaksindu et faire, du même coup, les 800 mètres de dénivelés positifs.


J'ai démarré depuis un bon quart-d'heure quand j'entends un moteur. C'est un tracteur. Je presse le pas pour arriver à l'embranchement de mon chemin et de la route, afin d'arriver avant le tracteur. Puis j'attends son arrivée. Il est là, je fais un signe au chauffeur qui va sûrement à Salleri via Thaksindu et je lui demande si je peux monter avec lui ?!
J'irai ainsi à Thaksindu en tracteur !!!!


Bon d'accord, cela ressemble à du rodéo, mais au moins, je suis assis !!!



Lorsqu'on arrive à la hauteur du monastère, le chauffeur me propose de continuer à pied, car j'irai beaucoup plus vite qu'avec lui. C'est vrai, du monastère, j'ai encore peut-être 20 minutes à pied pour arriver au Hill Top lodge, tandis qu'en tracteur, je mettrai probablement 3x plus de temps, car la route fait un détour énorme. Merci chauffeur, ce fut sympatique.


En chemin, je rencontre des moines revanant d'avoir fait une puja dans une maison et qui retournent au monastère.

Voilà déjà le Hill Top lodge où je vais enfin déposer mon sac.



La journée est finie et le nomade est content.


Le soir, j'aurai droit à la bonne chaleur du feu car au dehors, il fait un froid de canard.


Demain, je me prendrai une nouvelle journée de congé, car il est impératif que je fasse la lessive de tout, car tout est mouillé et moi aussi !!!

vendredi 1 mai 2026

De Bengkar à Musey

La nuit fut bonne et après le petit déjeuner avec un chapati omelette, je fais ma lessive et je prends une douche, puis je me plonge sur ma carte pour imaginer un Xème changement de programme.
Je ne sais pas si c'est à cause du changement climatique, mais il faut bien reconnaître, que dans le monde entier, il n'y a plus de saison. Ici au Népal, j'ai eu, tant en automne 2025 qu'au printemps 2026, une météo exécrable, avec de la pluie en moyenne montagne et de la neige en haute montagne. Je fais évidemment avec, là n'est pas le souci, mais je me pose quand même des questions.
En attendent la réponse, j'ai décidé de poursuivre mon aventure de cette année jusqu'à Jiri.
Cela me fera ainsi, un bon dix jours de route de plus. Cela me plait !!!


Demain, je me mettrai en route.
Au soir, on aura les informations d'un sherpa qui revient du B.C. de l'Everest.
Là-haut, la situation n'est pas brillante, il y a beaucoup de neige, il y fait très froid et la cascade de glace du Khumbu reste fermée à cause d'un immense sérac suspendu et instable de plus de 40 mètres de haut qui bloque l'itinéraire habituel. Plus de deux milles personnes  attendent au Base Camp de l'Everest. ...... Lorsque j'entends ça, je suis satisfait d'avoir quitté Chhunkung à temps et de ne pas avoir tenté le Sunder Peak.


2 mai

Il est 9h, je démarre tranquille. Je n'ai que 4 heures pour arriver à Musey, à quoi bon me presser.



Le soleil reste présent jusqu'à 10h30, puis les nuages viendront s'installer pour apporter la pluie en fin de trajet.



Lorsque je rencontre cette brave dame, j'en profite pour faire des photos d'elle à la sauvette. 


A Chaurikhaka, je fais encore quelques photos. C'est mon dernier village à traverser avant d'arriver à Musey.




Il est 13h30, je suis à la maison de Kaji & Lhami.


Hier soir, j'avais annoncé, par whapsap, mon arrivée.
La surprise fut évidemment moins grande pour eux.
Moi, j'en aurai une au soir puisqu'au repas, ce sera des momos.


Et les momos de Lhami, je vous assure que c'est un délice.




4 mai

C'est l'heure de continuer ma route. Question météo, rien ne change !!!
C'est sous la pluie que je me dirige vers Paiya.



Après Surke, m'attend une très grosse montée, avec rien que des escaliers au programme.


Et après deux heures et demie, cela commence à faire mal aux jambes.


En haut, le soulagement est total .....


.......... et encore plus, lorsque j'arrive au lodge !!


La nuit, j'aurai droit à un très gros orage.