dimanche 15 mars 2009

Préparation du voyage au Yunnan & Sichuan

Préparation du voyage au Yunnan et au Sichuan


Depuis notre voyage au Ladakh, nous n’avons qu’une idée, retrouver les paysages tibétains avec ses hautes montagnes, sa steppe à perte de vue et l’ambiance si particulière des monastères.                                                                                                                   
Hélas, la politique est souvent plus forte que nos envies les plus folles. Tant et si bien qu’à l’heure où nous devions acheter nos billets d’avions, nous savions que les frontières du Tibet étaient une nouvelle fois fermées pour les occidentaux et que toute la région du Kham était toute aussi interdite.
Malgré les blocages sur les routes, nous avons décidé de réserver nos billets d’avion et commencé à préparer ce voyage, en se disant qu’il y aurait encore bien des changements d’ici là.
En effet, trois mois après la situation commençait à se débloquer pour la région du Kham alors que le Tibet restait fermé. Pas possible d’aller au Tibet, alors nous allons en chine pour retrouver l’ambiance tibétaine. Allez comprendre !!!!!!!!!!!!!!!!

Le Kham …... est l'un des territoires les plus secrets et les plus préservés qui se niche aux confins de la Chine. C’est une ancienne province du Tibet qui aujourd'hui est éclatée administrativement entre plusieurs provinces chinoises : le Sichuan, le Yunnan, et une partie de la province autonome du Tibet.                                                          
Le Kham est entaillé dans le sud par de profondes gorges creusées  par des grands fleuves, le Yang Tsé Kiang, le Mékong et le Salouen, mais c’est une région d'altitude moins élevée (3500 à 6000m) que le reste du Tibet et ses pâturages sont propices aux nomades.                                                                                                         
La région abrite un grand nombre de monastères de différentes obédiences. Il y en eu plus de 2000. Ceux de Jyecundo et de Dege ont conservés ou repris une activité importante. C'est à Dege que sont imprimés les livres sacrés des Tibétains, le Kanjur et le Tanjur.
Les guerriers Khampas furent redoutables en toutes périodes et en particulier lors de l'invasion chinoise, où ils se rangèrent délibérément sous la bannière de Lhassa. Ce sont ces mêmes guerriers qui ont escortés le Dalaï Lama dans sa fuite vers l’Inde le 10 mars 1959.
Le Yunnan, une province chinoise, s'étend entre les hautes terres du Vietnam, du Laos, de la Birmanie et aussi aux portes du Tibet. Au Yunnan cohabitent une vingtaine de minorités ethniques. Tibétains, Yi, Naxi, Bai ……… tous ont gardé leurs traditions séculaires. Cette province est la représentation d’une Chine traditionnelle et bouddhique.                                                                                                                                               
Quand au Sichuan, voisin du Yunnan, elle est aussi une région très montagneuse dont l’accès a toujours été fort difficile. Un proverbe chinois dit : « Le chemin du Sichuan est plus difficile que de monter au ciel (蜀道难于上青) ». Un autre proverbe célèbre (蜀犬吠日) fait allusion au temps souvent nuageux de cette province ; la traduction littérale est  «  Au pays de Shu, le chien aboie quand le soleil apparait (le soleil est pareil à un étranger que le chien n’a jamais vu) ». Nous avons préparé un très beau parcours avec de très belles routes de montagnes et quelques monastères pas inintéressants. Le Tibet, ou plus précisément la « TAR » (Tibet Autonomous Region), reste ouvert légalement. Le nord du Yunnan et l’ouest du Sichuan (la région à l’est du Tibet), régions tibétaines, représentent une bonne option pour tout voyageur. La région est désormais intégralement ouverte. Certes, les monastères sont peut-être moins impressionnants que dans la région de Lhassa (Yarlung Valley), mais les paysages montagneux sont bien plus fantastiques.  
Ce parcours permet donc d’avoir une fenêtre sur le Tibet, et même parfois mieux que les petites villes du Tibet. Ici, les maisons tibétaines sont magnifiques, différentes d’une vallée à l’autre, et certaines villes comme Litang sont restées franchement très tibétaines.                                                                                                                   
Nous serons tellement près de ce Tibet, celui qui nous fait tellement rêver, que nous n’avons pas eu le courage de nous refuser une petite incursion de 160 km. Ce n’est peut être pas très sage mais nous avons l’espoir que les interdictions seront, si pas levées mais du moins légèrement assouplies. Ce n’est quand même que 160 km. Pas de quoi nous jeter en prison avec un bol de riz !!!!! 



Lijiang



Première étape et premier arrêt en pays Yi sur la route des neiges éternelles. Lijiang est depuis 1400 ans le centre de la culture Naxi, minorité descendant des tribus tibétaines Qiang. Le matriarcat était de mise dans ces communautés et passer quelques jours dans la vieille ville nous donnera sûrement l'impression que ce sont toujours les femmes qui tiennent les rennes!
Au cœur de la vieille ville, les ruelles pavées, les maisons de bois, les ponts et les canaux font le charme de l'endroit. La place du Vieux marché est le centre de la vieille ville. On peut d'ici partir à la découverte des recoins et des passages oubliés. Il faudra faire l'effort de s’éloigner des rues les plus courues pour profiter d'une ambiance plus calme.
Le parc qui surplombe la vieille ville est l'occasion d'une balade. On profitera d'une superbe vue sur les toits de tuiles de Lijiang.
Lijiang a subi un tremblement de terre en 1996 mais a été bien reconstruite. Une partie importante de sa population appartient à la minorité naxi. La culture naxi s'appelle aussi culture dongba, du nom de sa religion et de ses prêtres. Cette peuplade peu nombreuse (environ 300 000 personnes), à l'origine animiste et matriarcale, jouissait d'une grande liberté sexuelle.
Visite du marché du matin, promenade jusqu’en haut de la colline du Lion d’où les vues sur les toits cendrés des maisons de Lijiang est superbe.
Soir : balade dans un Lijiang illuminé par ses multiples lanternes rouges, mettant en évidence la beauté de l'architecture.
Baisha fut la capitale du royaume Naxi jusqu'à ce que Kubilai Khan (le petit fils de Gengis Khan) le rattache à l'Empire Yuan (1271-1368). Le site n'est situé qu'à quelques kilomètres au nord de Lijiang et on peut facilement s'y rendre en vélo (c'est plat!).
Baisha est resté le petit village qu'il devait être du temps de Kubilai : les céréales sèchent sous les toits de bois et les ruelles pavées serpentent entre les maisons. Les femmes, habillées de leur blouse bleue et coiffées de leur casquette tirent de lourdes charrettes chargées de fourrage ou portent d'énormes paniers d'osiers remplis de maïs.
De belles balades dans les environs de Baisha. Un temple est accessible à pied ou en vélo dans les collines derrière le village. Se renseigner...
………… Il y a un temple entre Baisha et le village de Yuhu. C’est le temple Yufengsi indiqué sur la carte.
Pour aller de Baisha à Yuhu, il faut environ 2h en vélo sans s’arrêter au temple. Attention ça grimpe assez jusqu’au temple. Il faut partir le matin pour avoir le temps de tout faire. Pour revenir à Lijiang de Yuhu il y a une route directe qui descend pratiquement tout le temps. Et cela se fait maxi en 1h 


Zhongdian ( Xamggyi’nvilha ) et la steppe à perte de vue.

Shangri-la s'appelait Zhongdian jusqu'il y a peu. Ce chef-lieu de préfecture autonome tibétaine au Yunnan a changé officiellement de nom quand on a conclu que le district de Zhongdian était l’endroit mystérieux mentionné dans le roman "Lost Horizon" de James Hilton, écrit en 1933.
En continuant vers le Nord du Yunnan sur près de 200 km, nous arrivons à Zhongdian, perdu au milieu de la steppe. Ancienne étape sur la route des caravanes du thé, aux portes du Tibet, la ville se situe à 3 300 m d'altitude.
Une balade dans la vieille ville nous permet de découvrir des maisons construites en torchis avec une façade en bois. Ses petites rues pavées restent très agréable. Balade dans le vieux Shangri-La nocturne : c’est la magie des lanternes rouges.
Les femmes de Zhongdian portent une jupe et une casquette bleue, ainsi qu'une grande pièce de feutre attachée dans le dos sous leur panier d'osier.
Tout au sud de la vieille ville, on peut visiter un petit temple qui fait face au moulin à prières géant de la ville. Situé sur une colline, l'énorme monument doré est actionné toute la journée par des bouddhistes.
Ancienne étape sur la route des caravanes du thé, aux portes du Tibet, la ville se situe à 3.300 m d'altitude.
À Shangri-La, la population est fort mélangée : Tibétains, Hans, Hui, Bai, Yi, Naxi, Mongols... Pour communiquer entre eux, ils parlent un dialecte commun qui emprunte au mandarin (avec un autre accent) et ajoutent des mots de vocabulaire de l'une ou l'autre ethnie. Hui est le nom donné à la minorité musulmane, de langue han, implantée surtout au nord ouest de la Chine et au Yunnan, à la suite des conquêtes mongoles (XIIIe siècle). Beaucoup de Hui sont commerçants. Ils portent une petite calotte blanche sur la tête. Les Bai font partie d'une minorité tibéto-birmane du Yunnan. À Shangri-La, ils sont présentés comme des commerçants nés. Les Yi sont une autre minorité tibéto-birmane du Yunnan. Les Naxi forment une troisième minorité tibéto-birmane. Les femmes naxi portent un costume sophistiqué. Sur l'arrière, 7 rondelles représentant les étoiles de la grande ourse. Devant : bretelles simplement croisées = jeunes filles ; bretelles croisées et nouées = femmes mariées e; les femmes plus âgées portent souvent une casquette bleue.
Nous nous dirigerons à vélo au milieu de la steppe, mais aussi au milieu des yaks pour rejoindre le lac Napa Hai qui est à 8 km au nord ouest. Cette balade rend compte de l’immensité de ce paysage.
Au Nord de la ville, le monastère de Songzanlin, "le monastère à l'arc-en-ciel".
La lamaserie Songzanlin (Monastère de la Forêt Songzan) s'étend sur le flanc de la montagne Foping, dans le nord du comté de Zhongdian. Elle fut construite sous la dynastie Ming (XVIIe s.) et constitue l’une des treize plus grandes lamaseries de la contrée du Kangzang. La « contrée du Kangzang », habitée par le peuple Zang (Tibétains), s'étendait sur la région que couvrent maintenant les provinces du Tibet, du Sichuan et du Yunnan. Dans sa période la plus prospère, plus de 3000 moines habitaient le monastère; maintenant, il n'en compte plus que 800. Composée de bâtisses à toit plat échelonnées sur le versant de la montagne, la lamaserie ressemble à un village d'une architecture unique.
Ce monastère est un centre gelukpa (les bonnets Jaunes) du Sichuan et du Yunnan. Il a été construit au XVIIe siècle, d’après les plans du Potala. Il s'agit d'un des 13 monastères que le 5e Dalaï-Lama a fait construire dans la région, sur les territoires des 13 seigneurs locaux de l'époque. Ce temple conserve huit statues de Bouddha plaquées d’or, bon nombre de sculptures, d’instruments de rites bouddhiques, de thangkas et des collections de livres. 700 moines environ vivent dans les maisons autour de cet assez grand monastère.
Adossées à un versant de la montagne, les constructions de ce monastère épousent les contours montagneux.
C'est un véritable dédale de temples où visiteurs, pèlerins et moines affluent.
La salle principale comporte 108 colonnes géantes et est illuminée par quantité de lampes au beurre. Plus de 1.600 moines peuvent y prendre place pour psalmodier les écritures bouddhiques. Il faudra se renseigner sur les heures des Puja de ce monastère.
En visitant les monastères du Tibet, du nord-ouest du Yunnan et de l'ouest du Sichuan, vous percevrez de nombreuses différences dans l'architecture des temples, la tenue des lamas et les règles qu'ils observent. En effet, le bouddhisme tibétain n'est pas homogène et plusieurs grandes écoles cohabitent dans la région.
Sakya La fondation de l'école Sakya en 1073 est attribuée à Khon Konchok Gyalpo. La région Tsang au Tibet central est connue pour sa terre grisâtre, c'est de là que vient le nom Sakya : "terre grise". Les bâtiments Sakya sont peints de bandes rouges, blanches et grises qui symbolisent respectivement le Bouddha de la Sagesse, la Déesse du Pardon et le Bouddha à la main de diamant. L’école Sakya est plus connue sous le nom de "doctrine colorée" ou "doctrine rayée". Elle enseigne aux hommes à faire le bien et à fuir les mauvaises actions. A la différence des autres écoles, les adeptes de Sakya peuvent se marier.
L'apogée de Sakya fut atteinte sous la dynastie Yuan (1206-1368) lorsque Chogyel Phagpa fut nommé tuteur impérial par l'empereur Kubilai Khan (le petit fils de Gengis Khan).
Le monastère de Sakya est situé dans la préfecture de Xigaze, dans le sud ouest du Tibet. Il abrite de nombreuses reliques ainsi que des ouvrages rares. Les monastères de Tagong (préfecture de Ganzi) et de Zhongsha (environs de Dege) sont également d’importants monastères Sakya.
Kagyu Fondée au 11ème siècle, la doctrine Kagyu insiste sur l'étude des Tantras et affirme que les Tantras doivent être transmis oralement d'une génération à l'autre. Marba et Milha Riba sont les fondateurs de cette école. Comme ils portaient des robes blanches, Kagyu est également appelée l'école Blanche. Elle a joué un rôle important dans l'histoire du Tibet. En effet, les dynasties Yuan et Ming donnèrent le contrôle politique local du Tibet aux grands moines de l'école. Le monastère de Babang est le plus important monastère Kagyu, il est situé dans le comte de Dege.
Gelug L'école Gelug fut fondée par Zhongkhapa (1357-1419) après une période de reforme religieuse visant à mettre fin au laxisme qui régnait dans les temples de toutes les écoles. Les lamas portent des chapeaux jaunes, donnant à l'école le surnom de "bonnet jaune".
L'école Gelug, qui signifie "Ordre Vertueux" demande à ses adeptes de suivre une discipline très stricte, de ne pas se marier, de ne pratiquer aucune activité économique et d'observer à la lettre les règles des monastères.
Après la mort de Zongkhapa, ses disciples construisirent un grand nombre de monastères comme Zhaibung, Sera et Zhaxilhunbu. Le monastère de Ganzi appartient également à l'école des chapeaux jaunes.
En 1542 (dynastie Ming), Gelug introduisit le système de la réincarnation du Bouddha vivant. En 1578, le roi mongol Altan Khan confère le titre de troisième (les deux premiers furent nommés à posteriori) "Dalai Lama" à Sonam Gyatso (le dirigeant du monastère Zhaibung). Le mot Dalai Lama signifie "océan de sagesse". Ce système fut définitivement établi quand l'empereur Shun Zhi de la Dynastie Qing nomma Ngawang Losang Gyatso 5ème Dalai Lama en 1652.
L'école Gelug s'imposa peu à peu comme l'école la plus importante au Tibet, et elle l'est encore aujourd'hui.


Zhongdian / Deqen

En nous rendant dans la Préfecture Autonome Tibétaine de Deqin, nous serons enchantés par la mystérieuse tranquillité qui flotte sur ces paysages aux contours éternels.
Trois monts enneigés - Meili, Baimang et Haba - dominent de leur magnificence un paysage traversé par les fleuves Jinsha (Yangtzé) et Lancang (Mekong) qui coulent à flanc de montagne avec un escarpement vertigineux. Les lacs de plateaux disséminés dans les vastes prairies, brillent comme autant d'agates incrustées dans un gigantesque tapis d'émeraude.
Les yaks paissent dans les verts pâturages tachetés de fleurs colorées tandis que les forêts virginales abritent une foule d’oiseaux et d’animaux rares.
Mère nature a doté Deqin de richesses naturelles incommensurables et en fait un havre de paix pour les 100.000 Tibétains, Lisus, Naxis et Yis qui y vivent. Braves et travailleurs, ils vivent en harmonie les uns avec les autres.
Trois comtés - Zhongdian, Deqin, et Weixi - sont sous la juridiction de la Préfecture Autonome Tibétaine de Deqin, située au carrefour du Yunnan, du Sichuan et du Tibet.
Le mystérieux et enchanteur comté de Zhongdian, où se situe le chef-lieu de la préfecture, est le cadre du «Shangri-la, paradis caché » du roman « Horizon Perdu » (1933) de James Hilton.
Un peu avant la ville de Benzilan, nous devrons passer un pont.
La route continue vers le col Lak. Les paysages deviennent encore plus fabuleux. Site immense, vues sur les montagnes partiellement enneigées, yaks, tentes des semi-nomades et enfin le col avec son abondance de drapeaux de prières. Arrivée à Deqen, la plus haute ville du Yunnan 3480 m.


Deqen

Visite au Feilaci ou Feilaici Temple, très beau petit temple fort ancien (VIIe siècle, sous la dynastie des Tang, souvent partiellement détruit et toujours reconstruit comme à l'origine). Le 10e panchen lama s'y est rendu en 1986. En poursuivant la route sur 800m, on trouve une rangée de chortens d’où on peut admirer un panorama somptueux sur les Meili Xueshan. Spectacle superbe et inattendue découverte du Mont Meili enneigé, se dévoilant au détour d'un virage. La montagne est invaincue, même si ce n'est pas la plus haute (quand même 6740m). Face à la montagne sacrée, les fidèles se prosternent, allument leurs bâtons d'encens ou les feuilles de cyprès aspergées d'eau sacrée, font trois fois le tour de l'âtre par la gauche en récitant des mantras et en formulant un vœu. Ils joignent les mains et s'inclinent devant la montagne. Abondance de drapeaux de prières.
De là on peut marcher et après 1 km, on a des superbes vues des glaciers (s'il fait beau). Puis faire du stop en direction de Xidang. Se faire arrêter au pont sur le Mekong. De là, 6 km de marche le long des gorges, magnifique (pour les flemmards, bus à 15 h depuis Deqin,13 y).

A partir du pont sur le Mékong, prendre à droite pour se rendre au pied du Mingyong glacier. Il y a un bus pour Mingyong depuis Deqin (c'est de toute manière un peu loin du pont).
Plusieurs endroits sont bons pour apprécier le paysage des monts enneigés. Le premier est de descendre le mont enneigé Baimang, le long de la route nationale 214. À cet endroit, les visiteurs peuvent avoir un panorama des monts enneigés Moirig, mais la route est étroite et on ne peut pas y rester longtemps. Le deuxième endroit est la terrasse d’observation Wunongding. Elle se trouve à 15 km de la ville de Dêqên, sur la route nationale 214 entre Shangri-la et Dêqên. Il y a 13 pagodes blanches et la terrasse est large. Le troisième endroit est la terrasse Shaoxiangtai (pour brûler de l’encens), au temple Feilai. Le village de Feilaisi se trouve à 11 km de la ville de Dêqên, sur la route nationale 214 qui va jusqu’au Tibet. Les Tibétains locaux et les passants s’y arrêtent pour brûler de l’encens et implorer la chance. C’est un bon endroit pour admirer le lever et le coucher du soleil. Maintenant, cette terrasse est une destination disposant d’installations touristiques complètes, entre autres des restaurants, des bars et des auberges. La plupart des touristes peuvent y passer la nuit pour admirer le lever et le coucher du soleil, et c’est un endroit pratique si on veut aller au village de Yubeng et au glacier Mingyong.
Les monts Moirig
Les monts enneigés Moirig sont situés dans le district de Dêqên, département autonome tibétain de Diqing, dans le nord-ouest de la province du Yunnan. Leur cime principale, le pic Kawagarbo (également connu comme le prince des monts), se dresse à 6.740 m d’altitude. C’est le mont le plus élevé du Yunnan. Autour de lui, il y a 13 montagnes dont l’altitude est supérieure à 6.000 m. Constituant le groupe le plus imposant, ces monts enneigés s’étirent sur plusieurs centaines de kilomètres.
Les monts enneigés Moirig sont célèbres pour leur magnificence et leur mystère. Dans les années 1930, un chercheur des États-Unis les a appelés « les plus beaux monts du monde ». Il est important de mentionner qu’en raison de sa structure géologique complexe et du climat changeant, le pic Kawagarbo n’a jamais été conquis. Du début du XXe siècle jusqu’en 1996, des groupes d’alpinistes ont essayé d’atteindre son sommet, mais ils ont tous échoué. Après 1996, le gouvernement a interdit l’alpinisme dans la région.
Le temple Lianhua (fleur de lotus), au pied du pic Kawagarbo, est l’endroit le meilleur et le plus proche pour admirer cette cime des monts Moirig. Sur le versant méridional du pic, il y a une chute d’eau d’une hauteur de 1.000 m. Elle est particulièrement magique en été. L’eau de la fonte des neiges descend de la cime enneigée, de sorte qu’elle est très pure. Dans l’esprit des pèlerins, l’eau de cette chute est sacrée. Ils vont s’y doucher pour attirer la chance. Dans les gorges et les forêts, il y a une multitude de lacs alpins. Les visiteurs y gardent tous le silence, de peur d’offenser les dieux. En effet, dans l’esprit des fidèles du bouddhisme tibétain, une forêt bien conservée est considérée comme un lieu sacré.
Les glaciers sont également très célèbres. Beaucoup de glaciers et de moraines se trouvent au pied du pic Kawagarbo. En raison des fortes précipitations et de la température élevée, les mouvements des glaciers sont très actifs. Pendant la saison des pluies, les glaciers s’étendent jusqu’aux forêts, situées à 2.600 m d’altitude, et pendant la saison sèche, ils fondent et se retirent de nouveau au niveau des 4.000 m. Ce sont des glaciers maritimes modernes de mousson. À cette basse latitude et à cette haute altitude, les glaciers forment un phénomène rarement vu dans le monde. Parmi ceux-ci, le glacier Mingyong est le plus magnifique. Il a 8 km de long, 500 m de large et couvre une superficie de 73,5 km2, allant du niveau des 5.500 m d’altitude jusqu’à une zone forestière à 2.700 m. Quand le soleil se lève, les glaciers fondent, et des centaines ou même des milliers de morceaux de glace s’effondrent dans un bruit assourdissant.
Au pied de la montagne, le petit village tibétain de Yubeng, peu peuplé et entouré de montagnes, est bien préservé. Situé dans un paysage magnifique, ce village est aussi appelé le « pays des merveilles ».
Les monts Moirig sont également un lieu sacré connu un peu partout. En langue tibétaine, kawagarbo signifie « dieu du mont enneigé ». Selon une légende, un démon à 9 têtes et 18 bras venait souvent dans le village pour tuer des gens et boire leur sang. Plus tard, ce démon a été maté par un maître bouddhiste et il s’est converti à cette religion. Il est devenu un guerrier courageux et est maintenant considéré comme un gardien bouddhique. Depuis lors, le Kawagarbo est un mont sacré pour le bouddhisme tibétain. Dans les régions tibétaines, il se classe au premier rang parmi les huit monts sacrés, son statut est supérieur au mont Qomolangma de l’Himalaya.
Autre exemple, les gens sont réticents à aider à transporter le cadavre de quelqu’un qui n’a jamais effectué le pèlerinage à ce mont, puisqu’ils considèrent son cadavre comme impur. Au début de l’automne et de l’hiver de chaque année, un grand nombre de pèlerins d’endroits éloignés du Tibet, du Qinghai, du Sichuan et du Gansu y viennent. La scène des Tibétains qui se prosternent et qui font le tour du Kawagarbo est étonnante. Selon les registres, de tels pèlerinages ont lieu depuis 700 ans.
"Le vrai voyageur ne sait pas où il va." (proverbe chinois)
Après Deqen, fascinés par ce monde tibétain à portée de main, nous choisissons de continuer notre route encore plus vers le Nord, dont la montagne toute proche marque la frontière réelle Tibet-Yunnan et de continuer sur Markam (au Tibet) pour retourner ainsi vers le Sichuan. Dans l’espoir que les chinois nous laissent passer. Bonne nouvelle : sur tous les itinéraires en provenance de l’est (Yunnan, Sichuan, soit Dali-Zhongdian, Litang et Ganzi) et du nord-est (Qinghai, soit Xining-Yushu), les checkpoints ont été supprimés. Il se dit aussi, sur internet, que l'accès par l'ouest (Xingjiang, soit Kashgar) est de nouveau sans problème. Se faire pincer sans Alien Travel Permit n'attire généralement pas trop d'ennuis.
L'une des plus belles sections de tout le Tibet : notamment sortie de Deqen, et dans la montée du col (10km). Vues fantastiques sur une chaîne culminant à 6000 m.

LA ROUTE DEQEN-GARTOK (MARKHAM).

Juste à la frontière, le Checkpost n’existe plus (2006). Heureusement car c’est le long de gorges que la Chine a judicieusement choisi de tracer la frontière de la TAR. Judicieux, on ne peut moins : la rivière bouillonnante, la paroi rocheuse, et la route taillée à la dynamite en corniche n’a pas d’échappatoire. Si une jeep (donc risque de police) se trouvait sur la piste, ce serait le contrôle assuré. Vous le savez sans doute, le Royaume des Cieux et autres Perles de l’Himalaya, n’est pas vraiment autorisé. Oh, si vous montrez patte blanche, ou plutôt quelques billets verts, y’a toujours possibilité de discuter « backshinet » !!!!!
Le manque de chance serait dommage car cette région est l’une des plus belles sections de tout le Tibet : notamment à la sortie de Deqen, et dans la montée du col, vues fantastiques sur une chaîne culminant à 6.000 m. Après le col, paysage un peu plus banal avec de hautes vallées plates peuplées de nomades.
Longue descente après le petit col à la sortie de Deqen, puis on remonte (avec quelques petites bosses avant Hongshuan), la vallée jusqu'à la limite de la province. Après, longue montée progressive au col. Après, une descente assez courte, on remonte tout aussi tranquillement le long de la rivière jusqu'à Gartok (Markham). Dénivelé cumulé : 3.300 m. Le point de convergence des axes Yunnan-Tibet et Sichuan-Tibet (par le sud).
Soit nous dormons à Markam ou nous continuons pour prendre la piste du Sichuan jusqu’à Chuwanang ou bien Batang. Au sortir de la petite ville, le checkpost est à l’ouest du carrefour.

Si ce circuit n’est pas possible, il y a la possibilité de rejoindre le Sichuan par ……….
En revenant de Deqin, si on veut aller au Sichuan (Xiangsheng, Litang) sans repasser par Zhongdian, on peut prendre un bus pour Benzilan (à mi chemin entre Deqin et Zhongdian,19 yuans, 3h30), aller visiter le monastère (Dhondrupling Gompa, à 22 km, y aller en stop). Le lendemain vers 8 h, aller prendre le bateau pour franchir le Mekong (5 yuan, cher!). On arrive à Waka où y a un bus pour Derong (20 yuans, 3h30). Très beau trip, le long des gorges du Mekong, puis après, une fourche le long d' un affluent. Paysages très sauvages. De Derong, prendre un minibus pour Xiangcheng (200 yuans, mais on est 4 donc 50 par tête, un peu cher mais y a guère le choix. Il y a parfois des bus moins chers mais horaires très irréguliers car la route est pourrie...
A Xiangcheng, dormir dans la guesthouse tibetaine, décor sympa et typique et ils ont des douches chaudes (attention à ne pas vous électrocuter!). Allez faire un tour au monastère.
De là, bus pour Litang. Litang est une petite ville tibétaine très typique, à 4.000 m d'altitude où la plupart des habitants (très sympas et curieux à notre sujet!) sont en costume traditionnel.
Allez faire un tour au monastère: les moines super gentils vous feront visiter, vous inviteront à boire le thé au beurre de yak (si vous le supportez!).


Batang / Litang


Sans trop savoir d’où nous partirons. Nous serons à Litang au soir puisqu’il n’y a pas plus de 160 km entre Batang et Litang. 80 km de plus si nous partons de Markam.
Litang est une ville importante historiquement. C'est dans cette ville qu'a débuté en 1956 la révolte des Khampas contre les Chinois. Celle-ci s'est étendue rapidement à tout le Kham, puis en 1957 et 1958 à l'Amdo, et en 1958-1959, à l'actuelle région autonome du Tibet. En 1959, Lhassa est sous contrôle chinois et le Dalaï-Lama s'exile en Inde, à Dharamsala.

Depuis mille ans, ce peuple d’anciens guerriers tibétains se regroupe près de Litang - la plus haute ville du monde.

C'est une petite ville de 30.000 habitants posée au milieu d'une immense prairie entourée de sommets enneiges. Nous sommes à 4.000 m.

Tout autour de Litang, des pâturages et des collines puis de hautes montagnes, pas un village jusqu'a l'horizon.

Ici la majorité de la population est tibétaine. Les silhouettes et les visages des gens sont vraiment étonnants. Des visages burinés par le soleil des hauts plateaux, des vêtements fourrés aux longues manches qu'ils portent entourés autour de la taille comme s'ils n'avaient pas trop confiance au beau temps. Les hommes portent des cheveux très longs, noués en tresse ornées de bijoux.

Litang

Nous sommes en terre bouddhiste, on trouve donc à Litang cinq monastères regroupant 300 moines, des bonnets jaunes. Le plus ancien de ces monastères fut construit pour le 3eme Dalai-lama (1543 - 1588). De la terrasse du monastère le plus élevé, la vue est formidable.
La lamaserie est ceinturée par un magnifique mur surmonté de shorten (ou stupa). Un sentier permet d’effectuer le tour complet à l’extérieur de la lamaserie. Les pèlerins parcourent ce sentier sans fin en récitant des prières …. C’est la « Kora » (chemin des prières) le pèlerinage bouddhiste.
Ce monastère est très grand (le quart de celui de Labrang, c'est dire s'il est quand même grand), sa visite, gratuite hors donation, vaut la peine.
Un sentier, ancienne piste à l'occasion fréquentée par des jeeps, part de la gauche, montant jusqu'à un col à 4.375 m en 3 km, vue de haut sur la ville et les montagnes. La monté est rude car elle est souvent à 10%, et même 20-25% à la fin. A cette altitude, ça ne pardonne pas !

Litang / Xinlong / Garzê

Départ en bus pour Garzê. La gare routière de Litang tôt le matin (horaire de départ de la plupart des bus)
Pour ce trajet, je n’ai rien trouvé comme renseignement.
Mais comme je pars du principe, que s’il y a une route et des villages, il doit bien avoir alors un moyen de transport !!!!!
Nous ferons sûrement un arrêt dans le village de Xinlong afin de pouvoir se restaurer et de faire une petit visite des lieux.
Après, nous continuerons sur Garzê.


Garzê 

voit un nombre de plus en plus important d'étrangers séjourner ici comme arrêt intermédiaire entre Serxu et Kangding ou sur leur chemin occidental à Dege. C'est un endroit amical pour passer une nuit et à un lamasery.
Garzê.
Ganzi (en Tibétain, le Ganze, le Garze, le Kandze, etc.) dans la vallée expansible de façon saisissante. La ville de Ganzi est un endroit superbe dans le Sichuan occidental. La vie religieuse de la ville est dominée par l'école de Geluk du bouddhisme tibétain. Monastère de Garzê, un énorme établissement. La ville avec son marché actif se repose dans une vallée à 3.800 m, entouré par la montagne de Chola. La ville est peuplée par des Tibetains et Khambas.
Gandze est une petite ville poussiéreuse avec plein de monastères aux alentours et de magnifiques vues sur la chaine des Chola Shan. Le monastère de Gandzi (Garze Gompa) vaut bien la visite : perché en haut de la colline, vous pourrez non seulement y admirer les montagnes environnantes, mais aussi, à l'intérieur, une magnifique collection de plusieurs centaines de sakyammunis (petites statuettes en or) et dans une chambre adjacente 125 et quelques splendides peintures tibétaines sur soie.
A 15 km de Gandzi (faîtes du stop), il y a Beri Gompa, rien de transcendant mais jolie balade. De là, si vous continuez le long de la rivière après le pont, la rivière étant à votre gauche, vous trouverez Kolo (Golo? Kolong?) Gompa, Djeudjo Gompa, Yague Gompa et Gueso Gompa. Mais attention, c'est un peu loin (une dizaine de kms jusqu'au dernier).
De Gandzi, vous pourrez ensuite continuer sur Serxu (Sitchou) au Qinghai ou sur Dege, à la frontière avec le Tibet Ouest.

Garzê / Dege

La route pour Dege est sublime. En cours de route, on verra les crêtes neigeuses de la trés haute montagne de Chola strectching 6.168 mètres et le glacier de Xinhua qui descend presque jusqu’à la route à 4.100 M. Chola lui-même a été mesuré la première fois en 1988. Du bus au passage au sommet du col (+/-5.100 m) de La de Tro (Chola), les tibétains à bord jetteront les papiers colorés de prières par les fenêtres et chanter pour seulement espérer que tout le monde arrive en sécurité jusqu’à Dege.
Tandis que les vues sont ici phénoménales, les conditions de circulation peuvent être de plus en plus difficiles sur la route étroite et verglacée.
De Mani (Maniganggo) Montée en bus (1 heure), en direction du col de Tro La jusqu'au lac Yilun, cœur d'une réserve naturelle récemment créée. Installation du campement. Trekking sur les bords du lac. Le Yilun est un lac sacré : toute une rive est parsemée d'énormes rochers gravés de mantras. En décor de fond, les majestueux sommets de la chaîne de Derge, dont les glaciers descendent à proximité du lac : l'Alaska en terre bouddhiste !
Le conté de Dege est le coeur de la région du Kham. Cette zone est le véritable centre de la culture tibétaine et est historiquement le grenier des hauts plateaux.
Dege (prononcer comme "reggae") a toujours été un royaume indépendant, aussi bien du temps de l'Empire chinois que du pouvoir du Dalai Lama de Lhassa. Le clan dirigeant la région maintient son contrôle pendant 47 générations, jusqu'à ce que Dege soit définitivement placé sous contrôle chinois dans les années 1950. Pendant un demi siècle, la région a été totalement fermée à l'extérieur et les sauvages montagnes du Kham, à 30 km de la frontière tibétaine, ont protégé les monastères et tout le fond culturel qui a tant souffert à Lhassa au cours des 50 dernières années.
Dege a été rouvert aux voyageurs en 2000, les routes ont été améliorées et il est aujourd'hui moins dangereux de passer le col de la Tro'la, à 5.100 mètres d'altitude. Les environs de la ville permettent de découvrir une culture tibétaine incroyablement préservée. Il est en effet toujours plus simple de se rendre à Lhassa en avion que de s'enfoncer dans l'ouest du Sichuan par la route.
La superbe imprimerie de la ville est l'attraction majeure, mais les visiteurs sont encore rares dans les temples de Babang et de Zhongsha, à plusieurs heures de très mauvaise piste et protégés par de hautes montagnes.
L'imprimerie dresse ses hauts murs pourpres en haut de la ville. Il faut en faire le tour par la gauche avant d'accéder à l'entrée. Elle a été construite entre 1729 et 1750 et constitue toujours un grand lieu de pèlerinage. Des dizaines de personnes tournent autour de l'édifice en actionnant leurs moulins à prières.
En 1950, l'imprimerie fut fermée par le gouvernement chinois et transformée en hôpital, mais les livres ont pu être préservés par la population. En 1979, l'interdiction est levée, et 100 ouvriers travaillent aujourd'hui à l'impression des sutras avec les mêmes techniques traditionnelles qu'au 18ème siècle. Aucune machine électrique n'est utilisée et le travail se fait près des fenêtres, à la seule lumière du jour. Au rez de chaussée, des ouvriers préparent l'encre et lavent les blocs de bois. Les textes sont en effet gravés à la main en relief dans des planchettes, certaines datent du 16ème et du 17ème siècle.
Au premier étage, le papier est imprimé à la main : un homme enduit la planche d'encre et la recouvre d'une feuille, son partenaire frotte énergiquement afin que l'encre pénètre le papier. Ils répètent ces mouvements d'automates à l'infini tandis que les sutras s'accumulent sur la petite table à côté d'eux. Plus haut, des images sacrées sont imprimées sur des tissus jaunes ou blancs avec des modèles en métal, vieux de plusieurs siècles.
L'imprimerie de Dege est également depuis deux siècles la plus grande bibliothèque de la région : elle contient 80% de l'héritage littéraire tibétain. Les ouvrages sacrés des cinq courants du bouddhisme sont gardés ici, mais aussi des livres rares d'histoire, de physique et de philosophie.
Le marché commence à s'installer dans les rues de Dege. Les bouddhistes les plus fervents entament leur 5ème tour de l'imprimerie.
Aucun bus ne se rend au monastère de Babang depuis Dege. Il faut donc organiser le voyage en minibus soi même, le prix dépendra de vos capacités de négociation.
Il est également possible de se rendre à Babang à pied à travers les montagnes depuis Dege. Selon les locaux, la randonnée (ardue) prend une journée. Vous pourrez sûrement trouver des guides en ville.
Il faut 5 heures pour aller jusqu'au monastère, il faut donc prévoir au moins deux jours. Quitte à s'engager sur ces mauvaises pistes autant combiner la découverte de Babang avec celle du monastère de Zhongsha à 5 heures de Babang et 6 heures de Dege.
Le minibus sort de la ville en direction du monastère de Babang (également appelé Palpung). Il faut longer le fleuve Jinsha (Yangtzi) pendant 2 heures (l'autre rive, c'est le Tibet!) avant de s’engager sur une très mauvaise piste qui serpente dans la montagne pendant plus de trois heures. Enfin à un petit village au pied de Babang, 30 minutes de grimpette très ardue mènent au monastère. A 3.900 mètres d'altitude, loin de tout, Babang Si est ici surnommé le "petit Potala". C'est le monastère Kagyupa (bonnet blanc) le plus important de la région, il a été construit, il y a plus de 800 ans et son activité est toujours intense.
De superbes fresques ornent les murs intérieurs ainsi que les plafonds et les pourtours des portes et des fenêtres. Le petit Potala abrite un atelier de fabrication de "modèles" en bois qui servent ensuite à l'impression des sutras. Des ouvriers postés près des fenêtres découpent méticuleusement le bois afin de faire apparaître en relief et en négatif, le texte tibétain : un travail de fourmi avec des outils microscopiques ! Leurs paillasses s'étalent dans la même pièce, ils doivent se mettre à l'ouvrage dès les premières lueurs du jour car aucune lampe électrique n'est utilisée.
La nuit à Babang coûte 25 yuans. Apportez votre sac de couchage car les couvertures laissent à désirer. Apportez également des provisions. Les moines offrent le thé, le yak séché et des bonbons mais on ne peut acheter rien d'autre en haut (en revanche, il y a une sorte de restaurant dans le village en bas).
Zhongsha est un grand monastère Sakya, également surnommée "temple coloré" à cause des bandes grises, blanches et rouges qui recouvrent les temples et les maisons des lamas.
Le gris symbolise la Main de Diamand du Bouddha, le blanc représente la déesse du Pardon et le rouge le Bouddha de la sagesse. Zhongsha est localement appelé Dzongsar, il est situé dans le comté de Dege, à 6 heures de route de la ville. On peut également y accéder depuis Babang en 5 heures de piste ou en 7 heures de marche à pied.
En 1073, le lama tibétain Kongchong Gyalpo construit le monastère de Sakya, y enseigne ses propres disciplines ésotériques et fonde ainsi l'école de Sakya encore très répandue dans le Tibet actuel. "Sakya" signifie "terre blanche" en tibétain, il désigne la montagne grise sur laquelle se dresse le monastère.
Zhongsha est situé sur une colline, son superbe temple surplombant les petites maisons des lamas. Un sentier abrupt permet d'y accéder depuis le petit village de Meisu. Il est possible de visiter sans problème le hall du temple mais il faudra arriver au bon moment pour pouvoir entrer à l'intérieur. Zhongsha est également connu pour son "foxue" : son université de lamas. De nombreux moines de monastères Sakya viennent y étudier les sutras.
Zhongsha est plus accessible que Babang car un bus dessert tous les jours Meisu au départ de Dege. Les habitants du village et les lamas parlent mandarin, la communication est donc plus facile. Des restaurants et des pensions permettent de passer un jour ou deux à Zhongsha sans aucun problème. Tous ces avantages rendent Zhongsha moins mysterieux et moins impressionnant que son voisin de Babang, mais l'excursion vaut quand même le coup !
De Dege à Luhuo, nous ferons le voyage d’une traite.
Retour par la même route. Pas d’autre solution mais c’est aussi pour le plaisir des yeux !!!! Luhuo. Dormir au Kassa Fandian, à gauche en sortant de la station de bus, une guesthouse tibétaine.
Nous pouvons aussi aller dans le village de Danda avant de redescendre sur Tagong. Pour cela, il faut bifurquer à gauche à Pamai en rentrant dans le village

Dawu, il y a (bien sûr!) un monastère qui n'est pas mal, mais pas exceptionnel, bien qu'on puisse y voir de grandes statues des lamas du temps jadis.

Danba, dormir à l'hôtel de la station de bus, les autres n'acceptant pas les étrangers. Vous pouvez aller visiter les tours de garde des Qiang, localement appelées Gudiao, imposantes tours qui servaient autrefois de postes d'observation. Il y en a pas mal le long de la route. Faites du stop et arrêtez vous dès que vous les verrez, celles sur votre gauche sont accessibles par un petit pont. En fait, il y en a pleins d'autres sur les collines, toutes visibles de parts et d'autres de la route, choisissez celles qui vous inspirent... Ca fait une étape sympa.
Arrivée à Tagong, dominée par la cime glacée Zhara Lhatse (5800 m). Dans l'après-midi, visite du monastère Sakya Pa de Lhagang. Voir le coucher de soleil sur la chaîne du Zhara Lhatse.
A Tagong, manger chez SALLY, et demandez des tuyaux pour les balades environnantes. Il y a un plan sur le mur. La balade jusqu'à la nonnerie est extraordinaire.
En rentrant dans le village, un peu après le portique, il y a une guesthouse tibetaine sur votre gauche, joli décor intérieur (encadrement des lits peints, fresques). Pas de salle de bains bien sur, vous commencez à être habitués! Inutile d'aller au guesthouse gouvernemental, c'est plus cher et ça a bien moins de caractère.
Visitez le monastère (entrée 10 yuans, mais il semble que l'argent aille aux tibétains) et n'oubliez pas d'aller faire un tour derrière le bâtiment principal pour voir la centaine de chortens, ni de jeter un œil aux rouleaux à prières dehors.
Vous pouvez aussi aller vous promener vers les pâturages à la sortie du village en direction de Daofu ou paissent paisiblement des yaks et où vous pourrez visiter les tibétains qui vivent sous des tentes. Belles vues sur les glaciers dans le lointain... Pour partir de Tagong, comme les bus ne semblent pas vouloir s'y arrêter, cherchez un minibus, attendez qu'il soit plein et en avant !!

Supplément vers le parc de Yading

Daocheng / Yading

Durant cette étape, nous passerons des cols importants pour arriver à une altitude de 3.750 m à Daocheng. En tibétain, Daocheng signifie « vaste étendue de terres dans la vallée montagneuse ». En effet, le siège du district de Daocheng est réellement situé dans une large vallée.
Normalement, nous allons maintenant en direction de Yading qui se trouve au milieu des trois montagnes sacrées. Tout dépendra du temps qu’il fera puisque nous devrions faire un trek de 2 jours dans le Yading national park.
Balade dans le parc Yading

La Montagne enneigée de Sanhu est le site le plus célèbre de Yading. Elle est le 11e lieu le plus saint du bouddhisme sur un classement mondial de 24 sites. La Montagne Sanhu est constituée de trois pics dont le pic nord appelé « Xiannairi », ce qui signifie « bouddha Guanyin » connue comme la seule bouddha femme. Avec une altitude de 6.032 m au-dessus du niveau de la mer, ce pic qui est le point culminant de Daocheng, symbolise aussi la charité et la sérénité. Le pic sud, appelé pic « Yangmaiyong » et qui représente le bouddha Wenshu, symbole de la dignité et de la pureté, a une altitude de 5.958 m. Le pic est « Xianuoduoji » qui signifie « bouddha Jingangshou », représente la beauté et le courage et s'élève à 5.958 m d'altitude. Ces trois pics sont entourés d'une trentaine de monts de petite et moyenne tailles.
Dans cette région teintée de mysticisme, les chaînes de montagnes aux pics enneigés avancent d'ouest en est et du nord au sud. Les trois fleuves parallèles, les glaciers, les lacs, les forêts, les pâturages et les sources chaudes complètent ce panorama naturel spectaculaire.

Balade dans le Yading national park.

L'automne est la meilleure saison pour visiter Yading alors que le paysage est tout à fait splendide. (octobre/novembre) .
Le pâturage de Luorong est le meilleur endroit pour admirer les trois montagnes sacrées.

L'entrée au parc est de 128 yuans.
Vous pouvez aussi partir du village de Yading où de nombreuses guesthouses se sont ouvertes.
Le premier jour, il faut partir à 7h du matin de Daocheng. Vous mettrez 3h30 pour atteindre le début de votre excursion. Le site chinabackpacker présente une bonne carte et un circuit réalisable en 2 jours.



Stages:
Walking
time
* Height
difference
Remarks
1. Entrance - Chonggu Lodge
1 hour
100 meters
Easy ascent. Follow the wide, paved trail. Suivre la large piste asphaltée
2. Chonggu Lodge - Luorong Pasture
1.5 - 2 hours
150 meters
Easy ascent. Follow the wide, paved trail. Suivre la large piste asphaltée
3. Luorong Pasture - Milk Lake
3 hours
600 meters
Tough, long ascent. Cross the bridge in Luorong Pasture, hike toward Jampelyang, walk along the west shore of the stream. The trail is easy to find as Milk lake is visited by most travelers. longue ascension difficile. Traversez le pont en Luorong des pâturages, de la randonnée pédestre vers Jampelyang, marcher le long de la rive ouest de la rivière. Le sentier est facile à trouver que le lait est le lac le plus visité par les voyageurs.
4. Milk Lake - First Col
30-45 minutes
250 meters
Tough ascent. Follow the trail along the north shore of Milk Lake. The trail leads to the first col. Plus rudes. Suivre le sentier le long de la rive nord du lac de Lait. La piste mène au premier col.
5. First Col - First Hut
1 hour
400 meters
Descent. Reaching the first col, turn to the north, walk along the steep slope beneath Chenresig, pass an emerald lake and reach the first hut in one hour. Descente Atteindre le premier col, se tourner vers le nord, à pied le long de la pente raide sous Chenresig, passer un lac d'émeraude et d'atteindre la première cabane en une heure.
6. First Hut - Several Huts**
1 hour
100 meters
Easy to follow the level trail, keep the north direction. There is an entrance to descend west to the Kasi Hell Gully. Facile à suivre la piste, conserver la direction nord. Il ya une entrée à descendre vers l'ouest jusqu'à la Kasi Hell Gully.
7. Several Huts - Second Col
1.5 - 2 hours
600 meters
Tough ascent. Tibetan praying flags hanging on the second col can be seen far away from the col. Plus rudes. Drapeaux de prière tibétains suspendus sur le deuxième col on peut voir loin du col.
8. Second Col - Pearl Lake
1.5 - 2 hours
900 meters
Long descent. A long downhill walking to Pearl Lake accompanied by the view of Chenresig's magnificent north face. Longue descente. Une longue descente à pied de Pearl Lake accompagné par le point de vue de Chenresig magnifique face nord.
9. Pearl Lake - Chonggu Lodge
30 minutes
100 meters
Descent. Wide, paved trail. large sentier pavé.



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