samedi 20 novembre 2004

Visite de Pindaya

SAMEDI 20-11 Pindaya

Nous prenons notre petit déjeuner avec Christelle et Véronique et décidons de partir ensemble à Pindaya en taxi.
8h15 : la voiture nous attend pour 50 km de route. Oui, mais la batterie de la voiture est à plat. Des hommes (dont Serge) poussent la voiture dans une descente, mais rien n’y fait. Arrivée en bas de la côte, la voiture ne veut toujours pas démarrer. Le chauffeur fait appel à un de ses copains ayant une jeep et des câbles pour alimenter la batterie. Heureusement qu’il y a la petite touche européenne dixit Christelle, pour faire démarrer la voiture.

Enfin, nous voilà partis. Il est 8h30. Comme d’habitude, la route n’est pas très bonne.
Nous nous arrêtons à Aungban où c’est jour de marché. Nous y achetons des cigares cheerots (pour nous et pour Jan). C’est un marché authentique où nous sommes les seuls touristes.
Nous repartons en taxi jusque Pindaya, avec quelques arrêts photos sur la campagne birmane.


La ville de Pindaya s’étend au fond d’une grande vallée verdoyante encadrée de montagnes rocheuses et boisées.
Le taxi nous amène à flanc de montagne presque devant l’entrée de la grotte aux 8094 bouddhas. Il y a même un ascenseur extérieur qui est un peu incongru (très kitch) dans le paysage.
Il faut payer pour tout : pour les appareils photos (on dit qu’on n’en a pas), pour l’entrée, …
Cette grotte est un lieu de pèlerinage important pour les bouddhistes. Pour nous, c’est une succession de bouddhas, de toutes les formes, de toutes les grandeurs, accumulés dans un grand désordre dans diverses grottes. C’est bien, sans plus.



A la sortie de la grotte, il y a un grand festin pour des pèlerins. Ceux-ci ont fait leurs prières d’une façon très pieuse, alors que les moines ont l’air de s’en foutre.
Nous avons une belle vue sur la vallée et la région depuis l’esplanade de l’ascenseur.
Après avoir redescendus les marches, nous nous arrêtons chez un guérisseur où nous achetons quelques produits (pour la douleur, pour les migraines de Serge). Nous y buvons un thé.

Des gens essaient de faire voler une petite montgolfière en plastique (en prévision de la fête de la pleine lune) mais il y a trop de vent. 
Nous reprenons le taxi qui nous dépose devant une fabrique d’ombrelles en papier shan. Nous en achetons 2 (dont une pour Océane).

Nous rentrons sur Kalaw avec un arrêt chez un apiculteur. Nous lui achetons du miel artisanal et il nous montre la reine d’un essaim d’abeilles.


Arrivés à Kalaw, Serge et moi allons manger une noodle soup puis rentrons à l’hôtel pour faire nos sacs. Mais voilà, il y a de nouveau une coupure d’électricité. Et à la lueur des bougies, ce n’est pas facile.
Christelle et Véronique viennent nous proposer d’aller manger indien : très simple, très typique, très bon.

DIMANCHE 21-11  Kalaw

Lever vers 7 h. Nous déjeunons avec les françaises. Elles descendent sur le lac Inlé, tandis que nous, nous comptons aller en train jusque Thazi pour rejoindre ensuite Yangoon.
8h30, nous nous disons adieu. Nous fermons nos sacs et nous nous rendons à la gare ferroviaire. Mais là, nous apprenons qu’il n’y a pas de place dans le train de 11h, seulement dans celui de 19h et en classe ordinaire ! Comme nous voulons voir le paysage, nous réservons nos tickets pour le lendemain matin et rentrons à l’hôtel. Les gens de l’hôtel se marrent un peu.

Après s’être renseignés sur une petite balade à faire dans le coin, nous décidons d’aller à un monastère qui est situé sur la plus haute colline avoisinante. Nous tournons un peu dans le village pour trouver le bon chemin. Nous voilà dans les collines où nous avons de très belles vues sur Kalaw et sur la région. 



Après 1h30 de marche, nous arrivons au sommet. Un jeune moine nous fait un semblant de visite. C’est plus un lieu de méditation qu'un monastère.




 Bouddha, est en représentation après sa période de jeune, au lieu d’être bien portant, est maigre, mais serein. C’est la première fois qu’on voit une tel statue de Bouddha.



Pas de route pour arriver là-haut, tout même la nourriture est apportée à dos d’homme.
Nous redescendons à Kalaw.


 A 14h, nous mangeons une noodle soup. Je rentre au guesthouse pour laver quelques affaires tandis que Serge va se faire masser. Malgré que le massage birman soit plus dur, cela lui fait du bien.
Nous allons encore boire 2 bières avant d’aller souper au même resto indien qu’hier soir. On désigne du doigt le plat qu’on désire manger : chapati + curry + triangle (légumes + viandes) + crêpe + thé.

20h15 nous sommes au lit.

jeudi 18 novembre 2004

Balade à Kalaw


JEUDI 18-11 trek de 2 jours

8h45 : après avoir pris le petit déjeuner, nous voilà en route pour 2 jours de trekking. Heureusement, le rythme n’est pas trop rapide.

Le terrain est vallonné et nous traversons quelques villages shan, palang et pa-o (karens noirs). Nous avons le plaisir de rencontrer des villageois dans leurs champs.

Nous passons par le réservoir de Kalaw, construit par les anglais. Nous y faisons un petit arrêt et discutons avec le guide sur la Birmanie. Il nous dit, avec un large sourire, qu’il a failli mourir deux fois. La première fois par le choléra et la deuxième fois, c’était lorsque l’armée lui a tiré dessus et pour prouver sa bonne foi, il nous montre les cicatrices !!!
Durant ces 2 journées, nous avons posé pas mal de questions à notre guide. Que pense-t-il des militaires ? Il les ignore. Quand son neveu (militaire) vient lui rendre visite, celui-ci doit être en civil et non en uniforme. aussi non, dit il, il reste devant la porte !! Nous lui demandons aussi si c'est bien que les touristes viennent au Myanmar ou faut-il boycotter le pays, comme le préconise Aung San Suu Kyi  ? NON, les touristes doivent venir car même s’ils remplissent les caisses de l’Etat-armée par les droits d’entrées sur les sites, ils font aussi vivre des petites entreprises et le peuple. C'est dit.



 …………….. Beaux paysages de collines avec de nombreux pins, plantations diverses, beaucoup de thé et de rizières.


Nous arrivons à Dunglar vers midi. Un repas népalais, sans viande, mais délicieux.
Comme nous logerons là cette nuit, nous laissons nos sacs.


Après une petite sieste dans ce paysage magnifique, nous reparons vers 14h pour visiter 2 autres villages Tar-Yam et Yar-Thit. Nous nous arrêtons pour boire un thé chez l’habitant. Nous poursuivons notre chemin et nous arrivons devant de grandes maisons (de plus de 60 mètres de long) où vivent jusqu’à 60 personnes des tribus Palaung.
Notre guide nous dit que ce type de grande maison a tendance à disparaître. Nous entrons dans une de ces maisons et y buvons un thé. Les habitants nous proposent des sacs et des napperons. Serge achète une petite pipe à opium (vide !).






Cet après-midi, ce fut une petite balade instructive. Nous revenons Dunglar pour voir le coucher du soleil sur les montagnes. Il fait vite frais.
Deux autres petits groupes de touristes sont arrivés au gîte. Nous soupons à l’intérieur du gîte, où le foyer utilisé pour la cuisine, dégage pas mal de fumée. Comme repas : soupe aux haricots et plats népalais, toujours sans viande : un vrai régal.
Nous ne tardons pas à aller au lit. En fait, c’est une pièce unique avec un super grand lit de 4 personnes : la tête des 2 françaises ! On est sous une grosse couette car il ne fait pas très chaud. Les cloches des vaches se font entendre. Mais à part ça, pas un bruit !

VENDREDI 19-11 trek de 2 jours (suite et fin)

Serge se lève tôt en espérant voir le lever du soleil sur les montagnes. Mais de ce côté-là, le panorama est bouché par les arbres.

Après une toilette très succincte à l’eau froide ( brrr ) et un bon petit déjeuner (crêpes, thé, confiture), nous reprenons la route à 8h30. Cette étape sera un peu plus longue qu’hier, mais le terrain sera plus plat.
De nouveau, nous traversons quelques villages (Hin Kha Coue) où, nous visitons l’école, voyons le battage du riz dans les champs.
Notre guide sert aussi d’infirmier pour cette population pauvre des campagnes. Pendant notre trek, il soignera 2 blessés.



Nous rejoignons vers midi la gare ferroviaire de Myn Saing Gare. 



Nous mangeons dans une gargote de la gare, puis continuons par les campagnes pour arriver au guesthouse à Kalaw, où nous sommes tout contents de nous rafraîchir et de récupérer notre linge propre. 
Nous allons manger avec les françaises, Christelle et Véronique, dans le resto un peu chic du 1er jour à Kalaw.

lundi 15 novembre 2004

Dernière balade autour du lac et départ pour Kalaw

LUNDI 15-11 Nyaungshwe

Lever 7h. Petit déjeuner à la terrasse avec Claudio et 2 hollandais.
Aujourd’hui, c’est journée repos, avec petite balade dans le village et achat de cartes postales.
On va jusqu’au musée Shan, mais il est fermé. Nous rentrons à l’hôtel et nous nous installons à la terrasse pour écrire les cartes postales.
Dîner au resto d’à côté : 2 noodle soup. Petite sieste.
Cet hôtel (Bright hotel) est un vrai plaisir. Nous sommes à peine installés sur la terrasse qu’on vient nous servir du thé, sans que nous n’ayons rien demandé.

Serge va se faire masser tandis que je paresse à la terrasse.
Serge revient enchanté de son massage birman, plus dur que le thaïlandais. L’italien Claudio a aussi été se faire masser.

Nous allons manger à 3 au resto indien Snow Himalaya : très bon !
Pour les birmans, c’est la saison froide. Le soir, nous européens, nous sommes en t-shirt ou avec un petit gilet, mais la serveuse était avec une veste, un bonnet et des chaussettes. Heureusement que les birmans n’habitent pas chez nous.

22h au lit.

MARDI 16-11 Mang Thawk

Nous nous levons à 6h et prenons ensuite un petit déjeuner copieux à la terrasse.
6h40 : nous assistons au lever de soleil très rapide ainsi qu’au défilé des moines venant chercher leur nourriture à l’hôtel : on ne voit pas la fin de la file.
7h40 : nous louons des vélos à l’hôtel où nous disons adieu à Claudio.
Nous nous dirigeons vers la côte-est du lac et allons jusqu’à Mang Thawk. De nouveau, la route devient presque de la piste et est par endroits très difficile.
Nous arrivons vers 9h au village de Mang Thawk. C’est jour de marché et quelques femmes de l’ethnie pao, avec leurs vêtements noirs en 2 pièces et sur la tête, des serviettes éponges colorées et leurs joues badigeonnées de tanaka (poudre de bois jaune protégeant du soleil) proposent des fruits et légumes.




 Nous continuons vers le monastère de Maing Thauk. Cela grimpe et avec les vélos, cela n’est pas facile.
Nous arrivons à la pagode où nous avons un beau panorama sur le lac Inlé et les villages lacustres avoisinants. Une vieille femme nous invite à boire du thé et manger du pop-corn. Nous lui offrons une orange. Sont également présents 2 moines. Mais la conversation n’est pas très longue car ils ne parlent presque pas anglais.



 Après s’être promenés dans le monastère, nous reprenons nos vélos pour la descente vers le lac. Doucement, car les freins des vélos ne fonctionnent pas très bien.
Nous arrivons à l’hôtel vers 14h. 


MERCREDI 17-11 Kalaw

Aujourd’hui, nous quittons le lac Inlé et notre bonne adresse de guesthouse pour poursuivre notre voyage pour Kalaw.
7h : un taxi nous emmène jusque la gare ferroviaire de Shwenyaung, en compagnie d’un américain et d’une française. Nous réservons nos tickets pour Kalaw et montons dans le petit train.


8h10 : voilà le train qui s’ébranle. Cahin-caha, il avance doucement entre les collines verdoyantes pour monter en altitude jusque Kalaw à 1300m. Les paysages sont agréables et colorés.





Nous arrivons à 11 h à Kalaw, soit 3 heures de train pour +/- 70 km.
Nous rejoignons le Golden Kalaw In Guesthouse pour y déposer nos bagages.
Nous allons mangeons des nouilles sur le marché, puis allons boire une bière.
Kalaw est une ville sans prétention. Il n’y a pas grand-chose à visiter, à part 2 pagodes.
Nous rentrons à l’hôtel où nous retrouvons 2 françaises vues à Mandalay. Elles projettent de faire un trekking de 2 jours dans les environs avec un guide. Vu les explications, cela ne semble pas trop difficile et nous décidons de participer à ce trek.
Nous faisons les petits sacs pour partir 2 jours et prenons chacun 3 litres d’eau.
Le soir, au resto, nous prenons des plats plus élaborés et tous très succulents, notamment la salade de poulet : miam.