mercredi 8 octobre 2025

Visite de Lukla

Ce matin, je monte avec Kaji à Lukla pour visiter le monastère et regarder les touristes débarquer de leurs avions, avant qu’ils ne se lancent dans leur trek pour le « Everest Base Camp » (puisqu’ils ne connaissent que ça !).

Le trajet vers Lukla se fait par un chemin que je ne connais pas. C’est le chemin qu’emprunte tous les matins Kaji pour aller au monastère. Sur le trajet, il m'explique que c'est son papa qui a gravé ce rocher de Mantra et qu'il a repeint le rocher l'année passée. 


On continue à monter.


Un bon 30 minutes plus tard, nous sommes presque en haut et Kaji me fait voir un beau panorama découvrant la vallée qui va vers Namche.


Lukla et le monastère ne sont plus très loin, mais avant d'y arriver, nous devons encore longer un long Mur Manis.




Nous arrivons au monastère.



La visite peut commencer. Accompagné de Kaji, qui possède toutes les clés, j'ai l'occasion de visiter toutes les pièces du monastère.


Ce monastère n'est pas très grand, mais il y a quand même des choses intéressantes.



Comme ces deux dessins muraux.


La visite terminée, nous allons maintenant rendre visite à un enfant qui est une réincarnation du grand lama Nawaing Tele Kunkep. L’enfant, vu son jeune âge, vit encore chez ses parents et ce n’est que dans quelques années qu’il partira dans le sud de l’Inde pour y étudier dans un grand monastère et revenir ensuite au monastère de Lukla. En chemin, je profite pour faire une photo d'une statue d'un Bouddha se trouvant derrière une vitre. Avec les reflets des nuages sur la vitre, cela donne un bel effet.


Ensuite, petit tour à l’aéroport.

L'aéroport est asphalté et seulement accessible aux hélicoptères, aux petits avions au décollage et atterrissage courts comme le DHC-6 Twin Otter ou le Dornier 228. La piste a une inclinaison de 12 % et une largeur de 20 m pour une longueur de 527 m. La pente de 12% permet d'accélérer ou de décélérer rapidement l'avion, mais elle requiert des compétences professionnelles en raison de la courte piste disponible. Ce qui donne aucun droit à l’erreur pour les pilotes.

La majorité des vols sont effectués le matin lorsque les conditions météorologiques sont optimales, mais il est courant que des retards surviennent sous l'influence du brouillard et des nuages, car les pilotes volent à vue puisqu’ils ne disposent pas de pilote automatique. Voilà pourquoi cet aéroport est considéré comme étant le plus dangereux au monde. Même s’il faut relativiser cette considération car l’aéroport n’a connu "que" seulement cinq accidents, avec un seul accident commercial mortel depuis 2008 qui a entraîné 18 décès.



Puis Kaji me dit qu'il doit passer à l'hôpital, je vais donc avec lui. Lorsque l'on passe l'entrée principale, je rencontre la femme de Lhakpa Sherpa de la View Point Guest House de Bengkar qui est ici car elle est grand-mère pour la première fois.
Je fais quelques photos que j'envoie via WhatsApp directement à Lhakpa, resté à la GH.


Ils s'apprêtent d'ailleurs à rentrer à Bengkar avec le bébé dans un couffin.
Entre Lukla et Bengkar, il y a quand même 11 km !!


Les voilà partis ......... Il est difficile d'imaginer cela en occident.
Au passage, je donne rendez-vous à Cheki demain à la GH.


Retour à Musey par la rue principale de Lukla et ensuite par le même chemin qu'à l'aller.



Où le transport sur le chemin de Namche continue.


Ce soir, pour le repas, ce sera des momos.


Et des momos maison, cela se prépare avec application.


Pour une dégustation succulente.


Belle dernière soirée avant de partir à Bengkar. Merci la famille.
Famille qui n'est pas complète, puisque la fille ainée est à Kathmandu pour ses études universitaires.


lundi 6 octobre 2025

Départ pour Surkey

 Ce n’est qu’au matin du 6 octobre que je peux enfin reprendre ma route. 
C'est le moment de dire au revoir à Gelju et son épouse. Namaste et un grand merci pour m'avoir hébergé durant ces 5 jours. Pour me souhaiter bonne chance, chacun m'offre une thaka.


Le sac sur le dos, me revoilà parti pour la suite de mon aventure sous un ciel qui est à nouveau devenu bleu. Que demander de mieux ?!


Les chemins sont évidemment détrempés mais restent tout à fait praticables.

Le chemin, je le connais puisque c’est celui que j’ai l’habitude de prendre quand je me rends dans le haut du Khumbu. Cela sera l’occasion de revoir et d’aller dormir dans des lodges de personnes que je connais assez bien et qui seront sûrement heureux de me revoir.

Je me dirige maintenant vers le col du Khari La. Après 1h30 de montée, je suis au sommet. Les drapeaux de prières sont là pour me signaler que la descente sur Paiya va commencer.

Ici, plus question de prendre des chemins de traverse, ils ont carrément disparu avec la construction de la route. Et pour une fois, je dois bien avouer que je n'en suis pas mécontent. La route est devenue vraiment le bon plan. La descente est nettement plus facile qu'avant où on fallait suivre un chemin qui avec le temps et les nombreux passages de caravanes de mules, était devenu réellement dangereux. Pour donner une idée ce que c'était réellement , voici 2 photos souvenirs.

Aujourd'hui, tout est tellement plus facile que j'en ai même oublié de faire une photo de cette belle route ! 


En à peine 1h plus tard, j’arrive déjà à l'entrée de Paiya pour constater que même le vieux pont qu'il fallait franchir pour entrer dans le village est devenu obsolète.

Le modernisme a rendu la progression plus facile, hélas ce n'est pas le cas pour tout le monde.


Avant de continuer mon chemin sur Surkey, je me retourne pour quand même faire une photo de ce flanc de montagne qui accueille aujourd'hui cette route.


 En direction de Surkey, j'ai le choix de rester sur la route ou de prendre l'ancien chemin. Etant donné que le chemin est bon, je choisis bien évidemment celui-ci. 



En 2h30, j’arrive à Surkey. 


Malgré le fait que Musey ne soit qu’à 2 petites heures de marche, je décide de rester ici pour passer la nuit afin de ne pas brûler les étapes.


Le 7 octobre

Après une bonne nuit dans un lodge de passage népalais, càd avec le minimum vital, je reprends ma route pour Musey. Malgré les up and down, le trajet se fait facilement. 




En 1h45, je suis à l’entrée de Musey et 10 minutes plus tard, j'arrive à la maison de Kaji et son épouse Lhami Sherpa chez qui je resterai 2 nuits. 


Lhami est là pour m'accueillir, puis je dépose mon sac dans ma chambre.


Entretemps, Lhami a déjà eu le temps de me préparer un dal bhad.


Après le repas, je vais prendre une bonne hot shower .....
......... me voilà tout propre.


Puis je remonte dans ma chambre pour remettre de l'ordre dans mon sac.
Je constate par la même occasion que la pluie s'est remise à tomber.
Ce qui n'empêche pas d'avoir un embouteillage de caravanes de mules devant la maison !!
C'est normal, puisque la route s'arrête à Surkey et que le gaz et les provisions doivent bien continuer à monter vers et dans le parc National de Sagarmatha. Là bien évidemment, il n'y aura probablement jamais de route, car le parc rapporte tellement d'argent à l'état, que la construction d'une route pourrait incontestablement nuire à cette manne prolifique.


Demain, je monterai à Lukla avec Kaji qui va me faire visiter le monastère. Oui Kaji, malgré qu'il soit marié est aussi moine.
Il est à noter à ce sujet que les moines tibétains traditionnellement ne se marient pas, car le vœu monastique implique le célibat, mais il existe des exceptions, notamment dans le bouddhisme tantrique où certains maîtres laïcs (lamas) peuvent être mariés. 
Voilà donc pourquoi mon ami Kaji est un moine marié et a deux enfants.
Entre-temps, Kaji est rentrée à la maison et a retrouvé Lhami dans les serres du potager.