vendredi 26 septembre 2025

De Kathmandu à Phaplu

 Départ pour une très longue journée de route.

Le rendez-vous à Chabahill est à 5h du mat, mais comme toujours au Népal, cela discute beaucoup avant d'avoir seulement l'idée de commencer à charger sacs, valises et cartons remplis de marchandises qu'il faudra déposer à Salleri. Si bien que le soleil commence à se lever lorsque nous prenons réellement le départ.


Entre Kathmandu et Phaplu, il n’y a que 200 km, mais il faudra plus de 13 heures pour parcourir cette distance. La route est tellement mauvaise que les véhicules ne savent pas se croiser, si bien qu’il y a souvent de longues files d’attente.


Curiosité au sommet d'un col qui est placardé de miroirs sur des dizaines de mètres.


Arrêt repas le long de la Sunkoshi River.



C'est après cette halte que la route va commencer à se dégrader suite aux intempéries de l'année passée.


Mais tout n'est pas négatif puisque la vallée est un marché ouvert pour les légumes et les fruits.


Nouvel arrêt pour faire ses provisions.



A 19h30, je suis enfin devant le lodge de Phaplu. 


Après avoir déposé mon sac dans la chambre, mangé du riz frit et discuté avec le patron Ram Bahadur sur nos dernières nouvelles et celles de la région, je vais dormir aussi vite car je suis complètement cassé par cette journée interminable.

Le 27 septembre

Je quitte Phaplu pour rejoindre Thaksindu via Ringmo




Assez de temps perdu, je veux que l’aventure commence au plus vite. Ce matin, je suis déjà sur la route de Ringmo sans savoir si je vais monter au monastère de Chiwang ou continuer directement sur Thaksindu. A la croisée des chemins, je décide de ne pas monter au monastère, mais de continuer vers Ringmo.
Le route est parfois inondée par l'eau qui dévale des torrents. Impossible de passer sans se déchausser. Une femme me dit d'attendre car elle va déposer des pierres pour me faciliter le passage. Merci beaucoup madame.


Plus loin, c'est un tracteur qui a quelques soucis !!!!


Ici j'ai aussi de la chance car il y a un pont, peut être un peu branlant, mais qui me fait passer les pieds au sec.


Lorsque j'arrive à Ringmo, je fais une halte repas où je suis accompagné par le chat de la maison.


Je ne suis plus très loin de Thaksindu, encore une belle montée de presqu'une heure et ma journée sera finie.
Hélas durant la montée, la pluie m'a une nouvelle fois prouvé que la mousson n'était pas totalement terminée. Il faut bien reconnaitre et admettre que le changement climatique est bien là, l'année passée j'avais déjà affronté les mêmes problèmes et voilà que cette année cela recommence. 

Le ciel s'alourdit de plus en plus, je vais bientôt être trempé jusqu'aux os.


Lorsque j'arrive au Hill Top, le patron me dit, avec un large sourire, que je n'ai pas choisi le bon jour pour venir. Directement, il m'offre un sherpa tea afin de me réchauffer.


J'aurai mis six heures pour faire cette première étape.

lundi 22 septembre 2025

Départ de Nivelles pour Kathmandu via Brussels Airport

C'est le jour du départ, nous voilà Pascale et moi sur le quai de la gare de Nivelles pour un dernier au revoir, me souhaiter bonne chance et me demander d'être prudent.


Le train est à l'heure, me voilà embarqué pour une nouvelle aventure himalayenne.



Une heure et demie après, je suis à l'aéroport et sur le panneau des départs, mon vol est déjà annoncé, je dois me rendre au comptoir numéro 10.


Jusqu'ici, tout semble aller bien, mais Pascale me téléphone pour m'annoncer que l’aéroport a été victime d'une cyber-attaque et que les vols risquent de prendre du retard.
En effet, rien ne bouge sur le tarmac !!


Dans un premier temps, c'est l'avion qui se met devant la porte d'embarquement, puis c'est au tour de l'équipage d'arriver au pas de course. Il est 14h, les choses commencent à bouger.


Sur le coup de 14h15, les premiers passagers embarquent dans l'avion.

C’est finalement avec une grosse demi-heure de retard que l’avion décolle du tarmac pour Istanbul. Ce temps n’est pas énorme mais lorsque la durée du transit pour changer d’avion n’est que d’une heure trente, cela fait une grande différence pour la poursuite du voyage.

Lorsque l’avion se pose à Istanbul, il ne me reste que 45 minutes pour rejoindre la porte d’embarquement F16. Dès la sortie du bus qui m’a déposé devant le hall des transits, c’est une course qui m’est imposée pour traverser au plus vite le grand hall. Fort heureusement, je ne dois pas me présenter à un contrôle, juste une présentation de ma carte d’embarquement. Ma course se poursuit jusqu’à la porte F16. A bout de souffle, j’arrive devant cette fameuse porte alors que tous les autres passagers sont déjà installés dans l’avion. Les hôtesses me disent que les portes ne sont pas encore fermées. Ouf ! C’est donc soulagé que je m’installe sur mon siège.

C’est alors que je commence à réfléchir sur ce qui est arrivé à mon sac à dos. Selon moi, il est impossible qu’il soit dans l’avion pour Katmandu. Avec seulement 45 minutes d'escale, c’était mathématiquement impossible que le personnel ai eu le temps de faire le transfert.

Après un vol sans problème et sans trop m'être cassé la tête sur le problème de mon sac, je débarque le lendemain à 6 h du matin à Katmandu. Après avoir fait ma demande de visa, payer les 125 € dus et fait tamponner mon visa de 3 mois, je me retrouve à présent devant le tapis roulant où doit arriver mon bagage. Mais comme sœur Anne, je ne vois rien arriver. Je me dirige alors au bureau des réclamations où on me dit que mon sac est resté à Istanbul. A la question de savoir si mon bagage arrivera demain, on me répond que le prochain vol provenant d’Istanbul est seulement prévu pour après-demain, c’est à dire jeudi !!!! On me remet un papier pour me permettra de rentrer jeudi dans le hall des arrivées pour enfin récupérer mon sac.

Me voilà donc bloqué à Kathmandu avec juste mon argent, mais pas une seule affaire personnelle. Je prends un taxi pour le quartier de Bodnath où je resterai là jusqu’à l’arrivée de mon sac à dos. Entre temps je serai bien obligé d'acheter, brosse à dent, dentifrice etc. Question de rester présentable !!!!

Heureusement, Bodnath est toujours aussi accueillant.


Mais dans l'après-midi, c'est un déluge qui s'abat sur Kathmandu. Il est temps de rentrer à l'hôtel afin de rester au sec.


Dehors, tout est très vite inondé.


L'orage est passé, je me risque d'aller manger chez mon chinois préféré que je vais revoir pour la première fois cette année. Par chance, les rues sont redevenues presque sèches. Même si certains préfèrent prendre de la hauteur pour ne pas se mouiller les pattes !!!




Le 24 septembre

Journée de repos et de koras autour du grand stupa. Je retrouve mes marques et mon endroit préféré de Kathmandu. J’en profite pour aller changer de l’argent et retourner manger dans mon petit resto chinois.

Fin de journée au calme dans ma chambre car demain, je devrai me lever tôt pour aller récupérer mon sac à l’aéroport.

 


Le change n'est pas trop mauvais, je fais la transaction pour avoir assez d'argent pour tout mon séjour.


Le 25 septembre

5h30, je me lève et je décide d’aller à pied jusque l’aéroport. Il n’y a que 4 ou 5 km depuis Bodnath, cela devrait pouvoir se faire facilement.

6h30, me voilà en route. A 8h, je suis devant le hall des arrivées, mais un garde me dit que je ne peux pas rentrer par ici, et que je dois aller de l’autre côté du bâtiment pour passer la sécurité. 

Là, tout se passe très vite. Le vol provenant d’Istanbul a déjà atterri et je vais directement devant le tapis no 5 pour attendre mon sac.


Il arrive tout tranquillement. Je ne sais pas qui est le plus heureux de se retrouver, mais en tout cas, ce sont de belles retrouvailles pour moi.


 Nous sortons enfin à deux de l’aéroport et nous entrons dans un taxi pour se rendre au quartier de Chabahill afin d’y réserver un 4X4 pour Phaplu pour le lendemain. La réservation est faite avec un départ prévu à 5h du matin. 


De Chabahill, il n’y a que 2 km pour Bodnath où nous retournons à pied.
Dernier resto chinois, puis retour à l'hôtel car demain, il n'y aura pas de grasse matinée.


L'aventure va pouvoir enfin commencer.