vendredi 12 janvier 2018

Préparation Katmandou 2018


Kathmandu la capitale

La vallée de Katmandou compte trois villes importantes : Katmandou, Patan et Bhaktapur.         
Katmandou est situé à quelques kilomètres à l'ouest de l'aéroport. Patan, un peu plus au sud, est une ville jumelle de Katmandou. Bhaktapur, au sud-est, n'en est éloigné que d'une quinzaine de kilomètres. Les Newars sont vraisemblablement les premiers habitants de la vallée. Ils l'ont imprégnée de leur culture et de leur art. D’abord bouddhistes, les Newars ont été influencés par les coutumes et croyances indiennes et ont graduellement et majoritairement adopté l’hindouisme, tout en conservant certaines croyances et traditions bouddhistes. Katmandou, la capitale du Népal, est située au cœur d'une vaste dépression qui porte son nom : la vallée de Katmandou. Cette vallée s'étend sur une distance de 25 km d'est en ouest et d'environ 20 km du nord au sud. Elle couvre une superficie d'environ 470 km². Son altitude moyenne se situe à 1 300 mètres. Katmandou porte aussi le nom de Kantipur, la cité glorieuse.

Thamel.  
                                                                                                                                
Quartier touristique de Katmandou. Quel capharnaüm ! Absolument aucune authenticité
Visite de la journée.
Pour un premier contact : Une balade au détour des ruelles de Katmandou constitue la meilleure façon de découvrir ce quartier.
Départ au sud de Thamel pour rejoindre Thahiti Tol jusqu’à Durbar Square, la place où se trouve le palais royal.

Au sud de Durba Square

Balade dans Durbar Square, avec une belle lumière rasante et il faut simplement se laisser porter par l’ambiance dans ce dédale de temples newar et shikhara.
Il faut payer pour entrer sur le site de 200 NRs. Une fois le droit d'entrée acquitté, il est possible de se procurer un laisser-passer pour pouvoir y retourner sans devoir payer à nouveau. Il faut pour cela une photo d’identité et son passeport.
Durbar Square, situé au sud de Thamel, constitue le cœur du vieux Katmandou. Il regroupe en réalité trois places contigues : Basantapur Square au sud, Durbar Square à l'ouest et son prolongement au nord-est donnant sur Makhan Tole. C'est sans doute l'un des premiers endroits à visiter. S'y trouvent notamment de nombreux temples à toits multiples, l'immense temple dédié à la déesse Taleju, Kasthamandap le plus vieil édifice de la vallée de Katmandou, le Kumari Bahal demeure de la déesse vivante Kumari et l'ancien palais royal Hanuman Dhoka.

Visite de Durbar Square, Patan, Bungamati, Khokana & Swayambhunath.
Retour à Durbar Square. Cette fois pour une visite plus approfondie, plus studieuse. Arrivez, cette fois, tôt le matin (à l’aube) quand la place commence seulement à s’animer. Montez en haut de Maju Dega et prenez le temps de lire vos guides. Le petit plan fourni par le guichet et le Lonely Planet suffisent pour faire une visite complète et agréable.
De nombreux temples hindous comportent des sculptures en bois illustrant des scènes érotiques. Ces sculptures ornent la plupart du temps les étais supportant les toits. Les personnages qui y figurent ont le plus souvent un caractère assez caricatural. Quant à la signification de ces sculptures, les avis divergent : manifestation réaliste d'une étape du cycle de la vie, rappel du rôle des dieux dans la création ? Il faut sans doute chercher dans le bouddhisme tantrique l'origine de cet aspect surprenant de l'art népalais. Surprenant en effet si l'on considère la grande réserve qu'observent les Népalais en matière d'habillement et de manifestation d'affection en public.
Les Newars n'étaient pas que commerçants. Ils ont édifié dans la vallée une véritable civilisation. Outre les temples, les palais, statues et ouvrages en bois sculpté ornant sanctuaires et maisons en sont les témoins éloquents. Cette richesse artistique est particulièrement manifeste à Durbar Square et Basantapur Square, cœur du vieux Katmandou, autrefois appelé Kantipur, la cité glorieuse. 
Depuis le dernier gradin du temple Maju Deval dédié à Shiva, la vue sur l’esplanade est exceptionnelle. On peut y observer le fourmillement des gens sur la place : vendeurs de rue harcelant les clients, conducteurs de rickshaws et de taxis hélant les touristes, porteurs de marchandises de toutes sortes ployant sous leur charge, enfants jouant au ballon, touristes photographiant, pour quelques roupies, de faux sadhus pomponnés pour l’occasion.
Plus loin sur le square se dresse le Kumari Bahal, la maison où habite Kumari, la déesse vivante. Personnifiée par une jeune vierge, la Kumari est considérée comme l’incarnation de la déesse Taleju. La maison de briques aux multiples fenêtres est parée de boiseries finement sculptées. Dans la cour intérieure du bahal, se dresse un petit sanctuaire dédié à Bouddha. Prenons notre temps, peut-être verrons-nous la déesse ! Elle se montre à la fenêtre de temps à autre, surtout lorsque les visiteurs versent quelques roupies au surveillant de service.                                                                                
La Kumari est associée à un vieux culte newar d’origine bouddhiste. À l’occasion des grands festivals religieux, elle est promenée dans les rues de la ville sur son char de procession et reçoit l’hommage de toute la population. Perdant son titre à la puberté, la jeune déesse est remplacée par une autre Kumari. Son destin n’est pas toujours enviable. Jadis adulée par les foules, elle se retrouve du jour au lendemain presque ostracisée. Elle aura souvent difficulté à prendre mari car, selon la tradition populaire, épouser une ancienne Kumari porte malchance.
A quelques pas de la maison de la Kumari se dresse le Hanuman Dhoka. C'est dans ce palais qu'habitaient jadis les rois du Népal. Devant l'entrée principale (dhoka), trônant sous un dais, Hanuman, le dieu-singe, drapé d’une longue cape rouge, garde l’entrée principale du palais. Son visage, dissimulé sous une épaisse couche de pâte rouge appliquée par les fidèles jour après jour, témoigne de la grande dévotion dont il fait l'objet. Deux lions de pierre encadrent la porte du palais. L'un est monté par Shiva, l'autre par la déesse Parvati, son épouse. Le palais actuel, érigé au XVIIe siècle, a été rénové plusieurs fois depuis.

Swayambhunath. 

Pour le coucher du soleil.

Le guichet est tout en haut des marches. 100 Rs Depuis Thamel, on peut s’y rendre à pied : les explications du Lonely Planet dégrossissent, les Népalais font le reste.
Si l'hindouisme est majoritaire au Népal, le bouddhisme tient également une place prépondérante par la    renommée de ses monuments.
Perché sur une colline boisée, le Stupa de Swayambhunath est le plus ancien et le plus énigmatique de tous les lieux saints de la vallée de Katmandou.
Chaque matin, des centaines de pèlerins gravissent les 365 marches qui y conduisent, car ce lieu est vénéré pour être le plus sacré de tout l'Himalaya.
Une inscription sur une pierre atteste que le Stupa était déjà une destination de pèlerinage bouddhiste dès le Vème siècle.

Patan.

Dire Pa-ha-tan 

Pour le trajet, "folklo", avec départ en bus depuis la gare routière. Un quart d'heure de concerts de klaxons plus tard, Patan. Les rues sont beaucoup plus calmes que celles de Katmandou.
Là encore, nous suivons l’itinéraire du Lonely Planet qui nous entraîne de petites ruelles en minuscules passages couverts, de cours en cours, toutes pourvues de leur petit temple, de leur bassin, de leur puits. L’objectif est d’atteindre Durbar Square en profitant de toutes les splendeurs de Patan. 

Superbe balade     

Durbar Square 200Rs Le toit terrasse du Taleju Restaurant domine toute la place, avec les montages en toile de fond. 
A la différence de Katmandou, à la fois hindouiste et bouddhiste, et de Bhaktapur, essentiellement de religion hindouiste, Patan est une ville surtout bouddhiste. Selon les légendes, la ville aurait été fondée par l'empereur bouddhiste Ashoka (268-233 av. J.-C.) et par sa fille Carumati.
Le caractère de la place située devant l'ancien Palais royal de Patan est plus hindoue que bouddhique. La place, peut se diviser en deux parties: le nord de Durbar Square, qui comprend le Palais royal et divers sanctuaires, et le Mangal Bazaar au sud. Le temple de Car-Narayana (à gauche) est le plus ancien de Durbar Square, il date de 1566. Le temple de Krishna (au centre) a été construit en 1637 par le roi Siddhinarasimha Malla, qui s'est inspiré de l'architecture moghole. Le temple de Kumbheshvara est le plus ancien de Patan. C'est le roi Jayasthiti Malla (1382-1395), qui fit élever ce sanctuaire à l'origine. Le temple de Kumbheshvara est la seule pagode à cinq toits de la vallée avec le temple de Nyatapola à Bhaktapur.

Bungamati & Knokana.

Le village de Bungamati se trouve sur une colline entourée de rizières, face au village de Khokana, à 5 Km de Patan. Loin des sentiers touristiques c'est un havre de paix, qui nous plonge dans la tradition Newari.
L'attrait principal du village, après un dédale de maisons typiquement Newar, aux grandes façades de briques rouges, se trouve en son centre, le temple de Machendranath le Rouge. Cette construction atypique dans cette région, remonte en l'an 1593, et se compose d'un beau Sikhara, temple de pierre de style indien, reposant sur une élégante colonnade de pierre, dont l'entrée est gardée par deux lions. Ce temple est dédié à Machendrana, le dieu protecteur de la vallée de Katmandou et de la pluie.
La deuxième spécialité du village est la sculpture sur bois, et on trouve de nombreux petits ateliers d'artistes, qui fournissent une grande partie de la production vendue à Bhaktapur. Les Newars sont des artistes, à qui ont doit les plus gracieuses sculptures de la vallée, réalisées en bois, en pierre ou en bronze.

Pashupatinath / Bodnath.

Pashupatinath

Pashupatinath est le grand sanctuaire hindouiste près de Kathmandu, c'est le Bénarès du Népal. La rivière Bagmati se jetant dans le Gange à le même caractère sacré, c'est donc ici qu'ont lieu les crémations avant que les cendres y soient dispersées. Dans les jardins il y a une multitude de petits temples entre lesquels mendient les charmeurs de serpents et les sâdhus.
Pashupatinath, ce haut lieu de culte hindouiste est, à l’image du Népal lui-même, lieu de contrastes : la vie côtoyant la mort, l'activité mercantile des vendeurs de babioles suppliant des fidèles venus de partout pour se recueillir dans ce lieu de prières béni d’entre tous, l’enfant jouant au ballon près de l’ancêtre qui s’éteint, des ghâts pour les gens des hautes castes jouxtant ceux destinés aux gens impurs des basses castes, des renonçants en quête de sainteté parmi des mendiants déguisés en saints hommes, des femmes enveloppées dans leurs luxueux saris parmi des hommes presque nus barbouillés de cendres, le brahmane se recueillant avant d’officier à une cérémonie à quelques pas des touristes voyeurs surpris par tant d’étrangeté au milieu desquels se promènent des babouins.
Et malgré toute l’animation de ce lieu saint, les mouvements et les bruits feutrés donnent à cette immense place, une ambiance paisible empreinte à la fois de ferveur religieuse, de respect, de tristesse et de joie… car mourir au Népal, c’est aussi renaître !
Seule une partie de la ville est ouverte aux touristes. La partie non visitable est celle du grand temple de l'autre côté de la rivière, ainsi que les autels servant à la crémation des défunts.
250Rs Pour ce prix, vous n’aurez accès qu’à l’extérieur. L’entrée du temple est interdite aux non-hindouistes.

Bodnath

Où se trouve le plus grand stupa du Népal et peut-être même du monde. Il est possible de faire le tour aux différents niveaux mais toujours en tournant dans le sens des aiguilles d'une montre, pour avoir le bâtiment à la droite. Bodnath est un sanctuaire du bouddhisme peuplées des nombreux tibétains qui ont fuit le Tibet après l'invasion chinoise. 100Rs.
On rejoint Bodhnath à pied depuis Pashupatinath à travers villages et champs. Un cube doré sur un dôme blanc festonné de guirlandes de peinture jaune. Et la musique sacrée Om mani padme hum qui partout résonne, relaxante, lancinante. Tous dans le même sens, Népalais et Tibétains tournent au tour en faisant valser les moulins à prières.
Bodhnath (Baudhanath) est situé à environ 6 km à l'est de Katmandou. Le stupa de Bodhnath constitue l'un des sanctuaires les plus fréquentés de la vallée. Aussi, les touristes y viennent nombreux, surtout en début de journée. Les fins d'après-midi sont plus calmes. Le quartier tibétain compte quelques restaurants et guest houses. Les prix demandés sont élevés, y compris ceux des objets souvenirs qui encombrent les étals des boutiques entourant le stupa. Le marchandage est pratique courante
C'est le lieu de pèlerinage bouddhiste le plus important au pays. Le sanctuaire est situé en plein cœur du quartier où se sont regroupés de nombreux réfugiés tibétains ayant fuit leur pays à la suite de l'échec de leur soulèvement contre l'envahisseur chinois en 1959. L'immense stupa est entouré d'une large allée dallée sur laquelle donnent de nombreuses boutiques proposant aux touristes, divers objets de culte tibétains, éléphants et bouddhas en bois sculpté, clochettes et cymballes, moulins à prières à main, bâtons d’encens, bijoux, vêtements et tissus de toutes sorte.                                                                    
Des Tibétains en costume traditionnel et des moines bouddhistes, drapés dans leur tunique lie-de-vin, font le tour du stupa par la gauche en faisant tourner sur leur passage, les nombreux moulins à prières logés dans le mur d’enceinte. D’autres, portant long tablier, accomplissent la circumambulation, un rituel consistant à faire le tour du sanctuaire en se couchant à plat ventre sur le sol après chaque pas, tout en allongeant les bras en avant dans un geste de dévotion. 
                                                                                     
Dans les rues avoisinant le stupa, on peut visiter plusieurs gompa appartenant aux divers ordres religieux tibétains : Kagyupa Gompa, Chinya-Lama Gompa, Nyingmapa Gompa, Gelugpa Gompa, Sakyapa Gompa. Ces monastères sont situés au nord et à l'est du grand stupa à l'exception du dernier qui donne directement sur le stupa côté ouest. Il est de coutume de laisser une offrande au lama en quittant le gompa. 
Plusieurs gompa représentant différentes écoles du bouddhisme, petits monastères servant à la fois de lieux de prière, de méditation et d’étude pour les moines. L’un de ceux-ci, appartenant à l’ordre Sakyapa, donne directement sur la place entourant le grand stupa. Dans la petite cour intérieure donnant sur l'entrée du monastère, un énorme moulin à prières actionné par des fidèles, tourne en grinçant. A l’intérieur du gompa règne une atmosphère feutrée propice au recueillement. Des peintures et des grandes fresques représentant des divinités, des saints bouddhiques et des figures mythologiques rappellent certains des éléments fondamentaux de cette religion.

ATTENTION, n'oubliez pas pour le retour la taxe d'aéroport à ce jour 1100 roupies.

vendredi 29 décembre 2017

Trek de Sundarijal en passant par les lacs sacrés, la vallée de Langtang et Kyanjing gonpa.

Pourquoi avoir choisi ce trek ? 

Le trek dans le Langtang est tout ce qu’il faut pour commencer notre aventure au Népal. Il est assez facile et pas trop long, pour ne plus fatiguer nos jambes, qui auront déjà assez souffert depuis notre départ au Ladakh.. Ce circuit part de 1470m d’altitude pour atteindre 3870m, voire un peu plus si on décide de faire un petit sommet. De plus, il n’est pas loin de Katmandou, puisqu’il ne faut qu’une bonne heure pour arriver à Sundarijal. qui sera le point de départ du circuit.
Ce trek Gosaikund Langtang commence à une heure de route depuis la vallée jusqu’à Sundarijal, devenu le parc national Shivapuri. C’est de là que nous rejoindrons, en altitude, le lac sacré Gosaikunda. Les pèlerins hindouistes empruntent cette même route pour accomplir leurs dévotions liées à ce lac qu’ils révèrent pour avoir été créé par Shiva d’un seul coup de trident.
Ce circuit nous emmènera entre la principale chaîne himalayenne au nord et une chaîne légèrement plus basse de sommets enneigés au sud. 

Le trek de la vallée du Langtang : La période allant de la mi-octobre à la fin novembre est la meilleure afin d'éviter la saison des pluies qui vient de se terminer et la saison hivernale qui va débuter.
Tout comme pour le camp de base de l'Everest, où nous sommes partis de Jiri, afin de commencer notre trek au plus bas, nous allons cette fois commencer ce trek de la même façon, c'est à dire depuis Sundarijal, village situé à 35 km de la capitale, soit 1 heure en bus pour traverser Kathmandu et sa banlieue.
A kathmandu, il faut aller à l'office du tourisme pour chercher le TIMS (pseudo permis) et payer les taxes (20 euros) pour la traversée du parc naturel de Shivapuri (watershed and wildlife reservation!). Le lendemain, prendre le bus à 8h pour sundarijal et commencer le trek à 09h 09h30 dans la foulée.
Aussi non, il est possible de rejoindre le début du trek bien plus haut, à Dhunche, qui est à 117 km, soit, 10 heures de bus de Katmandou. Pour ceux que cela intéresse : les billets s'achètent directement à la station de bus de Kathmandu (Macha Pohari bus station). A priori au moins 3 bus par jour, 2 "deluxe" (le 1er a 6h30) et 1 "normal". Acheter votre billet la veille mais il est sans doute possible de l'acheter le jour même, en arrivant assez tôt). Coût pour le 'de luxe' 600 NPR. Temps de trajet environ 8-9h.


Permis :

Vous aurez besoin d'un TIMS (2000 NPR), d'une entrée pour le parc du Langtang (3390 NPR) et d'une entrée pour le parc de Shivapuri (a partir de Sundarijal : 500 NPR + 65 NPR / jour).
Le TIMS et permis pour le Langtang peuvent être achetés à Kathmandou (National Tourism Office Board) ou a Dhunche (le bus s'y arrête et attend que les touristes aient procédé aux formalités nécessaires).

Pour le bus :

Au Nord de Thamel, sur la Ring Road. Maccha Pokhari sur Google Maps. 25 minutes a pied de Thamel. Réserver la veille.





Tremblement de terre de 2015 : 

La région a été gravement touchée par le tremblement de terre de 2015. Les stigmates sont visibles entre autres à Gosainkund, Kutumsang, Gophu Bhanjyang mais il y a des hébergements disponibles dans tous ces endroits et bien sûr, dans d'autres villages.

1 Jour : Sundarijal (1370m) – Chisapani (2170m) Distance : 10.5km, +1100m/-300m, 5h

De Sundarijal, 1h de taxi du centre de Kathmandou), sentier balisé (nombreux escaliers) à travers la belle forêt de Shivapuri (permis : 2000 NR). Le sentier passe un petit col avant de redescendre sur le hameau de Chisapani (plusieurs lodges). 

2 Jour : Chisapani (2170m) – Kutumsang (2470m) Distance : 17.5km, +1250m/-1000m, 7h

Descendre l'épaule (piste ou petit sentier coupant les lacets) jusqu'au torrent (hameau bien visible du haut), puis emprunter sur 2-3 km la nouvelle piste en tirant à G. On la quitte à D (cairn) pour gagner le hameau de puis un 1er petit col (2300m, lodge - bon endroit pour le déjeuner) avant le col principal de Jogini Danda à 2400m. La descente se fait à nouveau sur une nouvelle piste jusqu'au fond du vallon suivant (hameau de …, 2100m), un magnifique sentier remonte au col suivant (2520m) avant de redescendre rapidement sur Kutumsang. 

3 jour : Kutumsang (2470m) – Mangen Goth (3220m) Distance : 12.1 km, +1130m / -380m, 5h30

Suivre l'épaule en direction N (chemin évident) jusqu'au col de Kyuda Banjang (3300m, lodge) avant de redescendre aux 2 lodges de Mangen Goth 1.5 km plus loin. Du col, gravir en AR le point de vue à 3500m, magnifique (bifurcation balisée). 

4 jour Mangen Goth (3220m) – Tharepati (3500m) Distance : 7,5km, +750m / -370m, 4h

Suivre toujours l'épaule principale en direction nord, bon sentier ondulant en forêt jusqu'au col de Tharepati (3 lodges). De Tharepati, gravir en AR le point de vue sans nom bien visible du bas (3700m) par une très beau sentier. Celui-ci continue en direction de Phedi pour rejoindre l'itinéraire de Laurebina plus directement, mais il est décrit comme excessivement escarpé et dangereux. 

5 jour : Tharepati (3500m) – Phedi (3650m) Distance : 9,5km, +850m / -700m, 4h30

Prendre le sentier descendant (bifurcation fléchée) depuis les lodges du bas, il redescend jusqu'à 3200m avant d'onduler à flanc jusqu'aux chalets de Gopte (3380m, lodge), le tout à travers une belle forêt. S'ensuit une longue remontée jusqu'à une encoche puis un parcours ondulant et escarpé à travers de grandes pentes évoquant le terrain à chamois des Alpes Tessinoises, remontant pour finir aux 2 lodges spartiates de Phedi. Terrain raide parfois un peu exposé pouvant devenir problématique avec de la neige. 

6 jour : Phedi (3650m) – Gosainkund (4380) Distance : 7,5km, +950m / -220m, 4h

Remonter le sentier serpentant dans le flanc sud de la combe à travers une maigre végétation de maquis puis des pentes de caillasse jamais bien raide jusqu'au col de Laurebina (4610m). Descente versant opposé parfois sur névé (pentes nord) mais le relief est doux et il n'y a pas plus d'1h du col à Gosainkund (5 lodges). 

7 jour : Gosainkund (4380m) – Thulo Syabru (2220m) Distance : 14,5km, +180m / -2340m, 7h

Emprunter le chemin supérieur (pas celui du bas vers le lac ! c'est un cul de sac dominant un verrou avec cascade) remontant des pentes escarpées jusqu'à une encoche. De là, descente facile jusqu'au lodge de Laurebina Yak (3900m). Poursuivre la descente jusqu'aux chalets de Cholangpati, puis quitter l'itinéraire de Dhunche pour prendre le petit sentier à droite descendant abruptement dans la forêt jusqu'aux chalets (2 fermes-auberges) de Mukharka (bon endroit pour déjeuner). Suivre ensuite le sentier plus large menant au gros bourg de Thulo Syabru (> 10 lodges, boutiques, café-internet…). 

8 jour : Thulo Syabru (2200m) – Direction Lama Hôtel – Rimche (2400m) +580m / - 400m 5h30


Nous débutons l'ascension pour nous rendre à Bamboo le long de la Langtang Khola. Le cadre est sympa avec une belle cascade. Après Bamboo, la montée devient nettement plus raide. Bien avant Lama Hôtel, il y a quelques petits lodges familiales où il faut bon d’y passer la nuit, afin d’éviter le groupement de lodges appelé Lama Hôtel, qui lui est surpeuplé de groupes de trekkeurs. Le hameau se nomme Rimche.

9 jour : Rimche (2400m) - Lama Hôtel - Tangshyap où Chamki (3200m). +1300m / -300m 6h

Le sentier continue à grimper à travers la forêt, avec entrevues occasionnelles de Langtang Lirung entre les arbres. À Ghora Tabela (3 000 m), le sentier émerge de la forêt et les montagnes se dressent de chaque côté de la vallée. Le checkpoint de Ghora Tabela nous offrera une petite pause repas.
Après Ghora Tabela, début de la partie habitée de la vallée, le sentier serpente à travers les cultures et longe des murs de mani. Cette vallée peuplée de Sherpas est imprégnée de bouddhisme.

10 jour : Tangshyap où Chamki - Mundu (3870m)

Le sentier continue de grimper doucement et la vallée s'élargit, en passant quelques colonies temporaires utilisées par les éleveurs qui amènent leur bétail à pâturer dans les hauts pâturages pendant l'été.
La suite de la piste est un rappel sombre du tremblement de terre du 25 avril 2015, notamment là où se trouvait autrefois le village de Langtang, avec de nombreuses loges. Depuis plusieurs lodges ont été reconstruits, mais nous continuerons jusque Mundu qui est à une demi-heure plus loin. Les vieilles maisons ici sont un rappel de ce que tous les villages ressemblaient, autrefois, dans cette vallée. La plupart des pavillons et des maisons dans cette zone sont maintenant construits dans un style plus moderne.

11 jour : Mundu - Kyangjin Gompa (3,950 m)

À partir de Mundu, le sentier monte graduellement à travers les pâturages de yaks alors que la vallée s'ouvre plus loin et que les vues deviennent plus étendues. Après avoir traversé plusieurs petits ruisseaux et moraines, le sentier atteint le village de Kyangjin. Ici, il y a un petit monastère et une fromagerie gérée par le gouvernement, qui est un bon endroit pour faire des provisions. C'est le dernier endroit habité de la vallée. 
Etant donné que la journée n’a pas été bien longue, il est possible d’aller encore faire une petite balade dans la vallée pour voir quelques-unes des vues étonnantes ou aller déjà visiter le monastère et la fromagerie.

12 jour : Journée de repos à Kyangjin Gompa et suite des découvertes 

Nombreuses possibilités de belles balades dans les alentours de Kyangjin. Comme la balade au camp de base du Langtang Lirung, à 4500 m rive droite du glacier du Ledrub Lirung. Il n'y a pas âme qui vive bien qu'il y ait quelques yaks. Ou continuer vers Tarche Pesa, via Pana - Digyabasa - et Yala Kharka pour une vue au plus près sur le Tesrko Ri.

13, 14 et 15 jour : Kyanjing Gompa - Rimche

Départ pour la redescente de la vallée par le même chemin qu'à l'aller. C'est à dire, Singdum, Langtang, Thangshyap, Gora Tabela, Lama Hôtel et Rimche. Avec des étapes pas trop longues, histoire de profiter au maximum des derniers jours de ce trek.

16 et 17 jour : Rimche - Syarpa Gaum - Khangjung - Syabru Besi


A Rimche, un chemin part sur la droite et conduit à Syarpa Gaum et Khangjung. Ce sera notre nouvelle direction pour rejoindre la route qui redescend sur Syabru Besi.

18 jour : Syabru Besi - Katmandou

Retour en bus sur Katmandou, 117 km et +/- 10 heures de route.

samedi 23 décembre 2017

Préparation du Spiti 2018

Depuis le Lahaul, il y a un longue route difficile pour monter au col du Kunzum (fermé 8 mois par an). Mais au sommet, quelle récompense ! La vue panoramique sur les hauts sommets enneigés et les glaciers immenses (notamment le Bhara Shigri, l'un des plus grands d'Asie) est magique. On entre, à cet instant, dans le district du Spiti. 


Le Spiti

La vallée du Spiti dans la région de l'Himachal Pradesh.

La meilleure période pour se rendre au Spiti est de mai à octobre. Durant les autres mois de l’année, le froid et l’enneigement des cols rendent l'accès impossible ou difficile.
Son accès est donc limité par le climat. Mais cet accès a été aussi limité, pendant longtemps, pour des raisons administratives. Même actuellement, il faut encore un permis pour accéder à une partie de cette région, permis qui sera demandé à des postes de contrôles de l'armée.

Pour obtenir le permisPour avoir ce permis à Kaza en 2017, il faut apporter 3 photos d'identité, la photocopie des pages identité + visa du passeport, ainsi que deux demandes de permis et une "aplication form" renseignées et signées, achetées 20 Rs au kiosque "canteen" dans le parc devant le bâtiment.

Au Spiti, dans un environnement aride et grandiose, on visitera des lieux toujours empreints d’une culture bouddhiste séculaire pour entrer dans un véritable sanctuaire de la culture tibétaine. Et, il en reste très peu.

Ce voyage vers ces régions isolées nous mènera sur des routes de montagne souvent étroites et encaissées qui subissent souvent des glissements de terrains avec l’afflux brutal d’eaux des fontes des neiges, des glaciers, de la mousson et des crues subites des torrents qui détruisent les ponts et les routes.

Les Spitiens ont les traits proches de ceux des Tibétains. Ici, “Bonjour” se dit “Juley”, dérivé du mot tibétain “Tashi delek”. Ils sont issus de tribus mongoles sino-tibétaines venus du Nord, des nomades Khasas d’Asie centrale, des descendants du clan Shakya du Ladack et des Mudas, premiers habitants de ce désert.

Pour découvrir les villages pittoresques de toute cette vallée, il faut sortir de la route principale et grimper dans les montagnes.

Un voyage à Spiti ne serait pas complet sans explorer les villages éloignés en haute altitude.


Le Spiti mérite un détour de plus de 15 jours pour effectuer les treks de Kibber à Dankhar et de la Pin Valley.
On retrouve au Spiti le même décor de désert d'altitude qu'au Ladakh. Les champs autour des villages donnent la seule verdure du paysage. L'hiver dans cette vallée est beaucoup plus froid qu'au Ladakh ou au Zanskar.

Les villages à visiter

Kye (3 100 m)

Sur la route principale pour rejoindre le village de Kye : visite du monastère, impressionnant sur son piton rocheux. Le monastère de Kye, au milieu des sommets blancs majestueux.  Kye est un assemblage de maisonnettes blanches posés sur un rocher, ce sont les cellules des moines, avec le monastère tout en haut.

Kye - Kibber (4 205 m).

Puis, par la piste, arrivée au village de Kibber et Gete (4 205 m), réputés comme étant les plus hauts villages habités de façon permanente. Depuis Kibber, nous ferons un trek.


Le trek commence par un chemin tracé dans la haute région du Spiti à travers des champs d'orge. Visite du joli hameau de Gete avec ses quelques maisons ; nous continuons ensuite jusqu'à Tashigang.

Tashigang.

Découverte de Tashigang, village de 20 âmes avec son mini gompa, monastère sans moine. C'est le royaume du silence, des étendues sans fin, de la nature impressionnante, des aigles qui planent très haut dans le ciel.
Continuer par un sentier régulier puis une descente de 30 min menant au lit de rivière de Shila Nalla. Il faut partir très tôt afin de traverser la rivière dans de bonnes conditions .............. Arrivée à Langza, après une longue montée.

Langza

PS : s'il est impossible de traverser la rivière et que le pont provisoire est détruit, nous serons dans ce cas obliger de retourner vers la route.
Après la rivière, marche aisée. En cours de route, visite du village d'Hikkim, puis après 30 min de marche, arrivée à Komic. 

A Langza, on voit un grand Bouddha doré assis isolé dehors. 

Komic

célèbre pour son monastère, l'un des plus haut du monde et pour ses fossiles.

De là, retour Kaza.

Kaza

Le chef-lieu du sous-district du Spiti. Marché très animé. C’est notamment là qu’il faudra prévoir les permis pour la suite du circuit au Spiti et Lahaul.
Petit rappel, Pour obtenir le permisPour avoir ce permis à Kaza en 2017, il faut apporter 3 photos d'identité, la photocopie des pages identité + visa du passeport, ainsi que deux demandes de permis et une "aplication form" renseignées et signées, achetées 20 Rs au kiosque "canteen" dans le parc devant le bâtiment.

Pin Valley



Retour sur la route principale avant d'entrer, par le pont d'Attargo, dans la vallée de la Pin. Cette vallée, célèbre pour sa faune sauvage, notamment des loups, des ibex (bouquetins de l'Himalaya), de rares léopards des neiges, est une réserve naturelle.
Nous partirons, avec quelques affaires pour passer une à deux nuits, dans la vallée de la Pin.
A Khungri, visite du vieux monastère Nyingmapa, modeste mais très particulier. On peut également visiter le monastère moderne, qui abrite une école pour jeunes moines. Possibilité de ballade dans les champs au-dessus du village, pour admirer la vue sur la vallée baignée dans une lumière exceptionnelle en fin d'après-midi.
Pin Valley jusqu’aux villages de Sagnam et Mud.
Nous poursuivons dans la vallée pour visiter les villages de Sagnam, Mund, Khar et Gulina. Au bout d'une piste, à Mud, village tibétain aux maisons-cubes chaulées recouvertes de branchages, neige, alpages, yaks, edelweiss.

De Mud, nous rentrerons à pied, par Sagnam, Mikkim, Kungri et Guling.

Dhankar (3 890 m). 

Dhankar est un grand et remarquable village qui était autrefois la capitale de Spiti. Situé à une altitude de 3890 m., le village est un spectacle inoubliable car il est accroché sur le bord de la falaise. Visite indispensable du monastère de Dhankar, le fort en ruine, le lac et les vues impressionnantes.

C'est l'ancienne capitale du Spiti, située à 3 870m, soit 300 m au-dessus de la rivière de la Spiti. Le village est abrupt. La montée à pied dans la terre grise rocailleuse est délicate. Un escalier mène à un stupa qui domine la Vallée. Des drapeaux bouddhistes vert, jaune, bleu, rouge et blanc flottent au vent. Il y a comme un sentiment d’irréel face à la magie de ce lieu. Une sensation de vertige et l’impression de n’être rien face à l’immensité du décor.
Les maisons, surplombant le gompa vieux d’un millénaire, se fondent dans les roches taillées par le vent et le soleil. Une invitation à boire un chai (thé indien) ne se refuse pas. Le thé se déguste autour d’une des tables basses en bois. Chacun se sent ici un peu comme chez soi.
En contre-bas du village, pois, blé et orge poussent dans des champs verdoyants. Comme dans le reste de la région, les habitants de Dangkar cultivent d’avril à octobre et stockent des provisions pour l’hiver, long et rude.
Un escalier mène à un stupa qui domine la vallée.
Visite des deux monastères, celui de Dhankar juché sur une falaise et offrant un panorama magnifique sur la vallée du Spiti et la vallée de la Pin, et celui de Lahlung situé au fond de l'étroite vallée de la Lingti, aussi impressionnant et beaucoup moins visité que Tabo.

Autre monastère : Celui de Lalung possibilité de balade jusque là. (Lhalung est aussi connu pour ses fossiles)

Nuit au village.

Autre balade à faire : Depuis Dhankar jusqu'à un beau lac sacré d'altitude. 

Tabo (3 650 m)

Retour sur la route principale (où l'on tombe immédiatement sur un check point avec contrôle des permis. Je n'ai pas dit check-post car il n'y a qu'une simple tente qui peut être déplacée facilement, et pas une cabane en dur comme partout ailleurs), qui emprunte des gorges où rugit la rivière Sutlej, puis la rivière Spiti, pour atteindre Tabo et son monastère qui serait un de plus vieux de la région, voir du monde.
(25 km) la route « délicate entre Nako et Tabo a été réparée en 2005)

De Nako à Tabo, le bus local pour admirer ces montagnes aux couleurs changeantes, les cheminées de fées sculptées par l'érosion.
La région du Spiti est un désert minéral avec des oasis d'un vert lumineux autour des rares villages.


Tabo

Tabo n'a rien d'un village traditionnel, seulement des maisons éparpillées  autour du plus important monastère du Spiti, fondé en 996 par Rinchen Zangpo
Envoyé par le roi du Tibet occidental Yeshe Od à la recherche d'artistes, il revint avec des Cachemiris, ce qui explique le style particulier  des fresques et sculptures des 5 temples que nous visiterons. C'est une splendeur. Visite des diverses salles de ce monastère mondialement connu pour la richesse artistique et la symbolique de ses statues et de ses fresques (notamment dans le Tsug Lakhang et la salle des mandalas).
Des 108 monastères édifies par Richen Zangpo, il n'en reste que 3 : Tholing auTibet, Alchi au Ladakh, et Tabo... les autres ont été détruits au cours des envasions musulmanes et autres guerres.
Tabo est la seconde ville de cette enclave tibétaine. Des grottes, dans lesquelles les lamas viennent méditer, sont creusées dans la crête qui la surplombe. Le gompa de Tabo, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, date du Xème siècle et préserve des trésors bouddhistes très anciens. Dans la cour du monastère couleur sable, trois eucalyptus offrent quelques parcelles d’ombre pour se protéger du soleil qui tape fort en début d’après-midi. Dans une des petites ruelles de la ville, une femme âgée, souriante, tricote des chaussettes en laine de yak et fabrique des bijoux en turquoise et corail. Des châles et objets venus du Tibet sont étalés dans les petites échoppes. Dans cette région isolée, mieux qu’ailleurs, la culture et l’artisanat tibétains ont pu être précieusement conservés.

Après Tabo, la route traverse quelques villages puis s'accroche à une longue falaise au-dessus de la Spiti River jusqu'au portique qui signale l'accès au village de Gyu, 8 km plus haut.
Le grand temple neuf au-dessus du village cache le petit temple en béton au toit jaune qui abrite la momie.
Cette momie est celle du moine Gelugpa Sangha Tenzin mort à 45 ans en 1475 (datation au Carbone14). Son corps enfermé dans un petit chorten à Ghuen, à 6 km de Gyu a été découvert en 1975 à la suite d'un tremblement de terre qui a fissuré ce chorten. La police l'a surveillé pour éviter le vol et a extrait la momie en 2004 pour la placer à trois km de là dans un petit temple à Gyu (gardé par l'armée) où on peut la voir aujourd'hui.  
Cette momie est remarquablement bien conservée, avec une peau intacte et possédant encore des cheveux sur la tête. Le moine est mort dans la position assise, avec une corde autour du cou et des cuisses pour maintenir son corps en position de méditation (une pratique ésotérique enregistrée dans quelques documents bouddhistes).
Contrôlé par la police des frontières indo-tibétaine et isolé dans l’Himalaya, le village est très difficile à atteindre, mais le temple où la momie repose reste toutefois ouvert au public.
Victor Mair, un érudit de conseil à l’Université de Pennsylvanie et au musée d’archéologie et d’anthropologie, a été cité déclarant que la momie était âgée d’au moins 500 ans.

Nako

Visite du village haut perché de Nako, à l'écart de la route et du très ancien monastère attribué à Rinchen Zangpo, promenade dans ce petit village de style tibétain construit autour d'un lac et au milieu des champs de céréales et de légumes, irrigués par l'eau des glaciers qui descend dans des petits canaux.
Nous sommes en pays bouddhiste et les bannières et drapeaux de prières aux couleurs immuables -bleu-blanc-rouge-vert-jaune- flottent sur toutes les maisons.            
A partir d'ici, bonjour ne se dit plus ''Namaste'' mais ''Jullay'' !
Hébergement
Kalpa : Chini bungalow (300 Rp)
Rekong Peo
PARIKRAMA DU KINNeR KAILASH

Hors des Sentiers Battus - Marche spirituelle.

Pour les hindous et les bouddhistes, la parikrama est une circumambulation autour d'une divinité ou d'un lieu sacré comme un temple, un arbre, une montagne, un lac, un lieu de pèlerinage ou même une ville sainte.

La Parikrama du mont Kinner Kailash, la plus célèbre, est une randonnée sportive de six journées de marche. La route commence à Thangi, sur la rive gauche du Satluj par col du Charang jusqu'à la vallée de Baspa. La meilleure période pour la parikrama est le mois d'août, en particulier le jour hindou de Janam Ashtami (Jour d'anniversaire de Lord Krishna), il est aussi possible de le faire à la fin juin ou plus tard jusqu'en octobre. Le mont Kinner Kailask "la demeure éternelle de Shiva", est situé à la frontière indo-tibétaine où l'accès pour les étrangers est restreint, un permis d'entrée devant être obtenu auparavant auprès des autorités compétentes.

Le Kinnaur Kailash ou la Montagne Divine : depuis des temps immémoriaux, les habitants du nord de l’Inde effectuent un pèlerinage autour du Kinnaur Kailash. Cette montagne sacrée est dédiée à Shiva, le dieu suprême de la destruction et de la renaissance, patrons des sadhus. Le pèlerinage autour du Kinnaur Kailash s’effectue en 5/6 jours, depuis Thangi, dans la vallée de la Sutlej, jusqu’à Chitkul, en passant par le col de Charang La (5200 m).


 J 1 Rekong Peo - Lamber (2950 m) 8 km - 2h30.

Après 45 kilomètres de route, soit environ 1h30 de trajet, nous atteignons le village de Thangi d'où le trek commence. Nous devrons marcher sur la nouvelle piste non goudronnée pendant 8 kilomètres, pour arriver au village Lamber. 

J 2 Lamber - Charang (3500 m) 12 km - 4/4h30

Marcher à nouveau près de la rivière. Parfois les pins disparaissent laissant apparaître de petits buissons. Il faudra traverser plusieurs fois la rivière grâce à des ponts. "Check post" dans un camp militaire. Camp juste avant le village de Charang.

Visite

Monastère Rangrik qui se trouve après le village.
  
J 3 Charang - Lalanti (4221 m) 11 km - 4h30/5 heures

Montée raide sur l'arête en haut du village, on apprécie la vue. De la troisième arête, on commence à descendre prudemment pendant 1h30 dans des rochers. Continuer alors près de la rivière et la traverser plusieurs fois avant d'atteindre le camp. Lalanti est un bel endroit avec de nombreuses variétés de fleurs sauvages. C'est la place idéale pour poser la tente ou d’aller dormir avec les bergers. Ceux ci passent environ 3 mois dans les pâturages de Lalanti. 

J 4 Lalanti - Charang (4750 m) 6 km - 4/4:30 heures

Poursuivre près de la rivière, traverser les moraines et les rochers jusqu'au camp, à la base du col, près d'un petit lac entouré de glaciers. 

J 5 Base du Chitkul - Col du Charang pass (5150 m) 9 km - 8 heures

Commencer à marcher en traversant les moraines pour ensuite monter à travers des rochers après avoir traversé la rivière. Il n'y a aucune trace et la voie est vraiment raide. C'est un jour très dur. Après 3 heures de montée et après avoir passé le col, on commence la redescente pour environ 4 à 5 heures dans les rochers et les moraines. Parfois la descente est facile parfois elle ne l'est pas. Très belle descente raide jusqu'à Chitkul, le dernier village de la vallée de Baspa avant la frontière Indo-Tibétaine. Camp près d'un village dans le camping scolaire.

J 6 Chitkul – Sangla

Petite journée dans un beau décor.

Au cas où il ne serait pas possible de faire le Parikrama du Kinner Kailash, il est possible de faire une simple balade dans la vallée de Baspa.

Sangla – Chitkul

La vallée de Baspa, une des plus belles vallées du Kinnaur, est dominée par le fort de Kamru. Visite du fort et du village.

Sangla (3 450 m).
Après Sangla, on s'enfonce un peu plus loin dans la vallée de la Baspa, plus haut, à 3660 m, jusqu’à la fin  de la route.
C'est le village de Chitkul, endroit de bout du monde et surtout de bout de l'Inde puisque le Tibet est de l'autre côté des pics enneigés. La particularité des habitants de cette vallée est d'avoir adopté les deux religions que sont l'Hindouisme et le Bouddhisme. (26 km)
On y trouve de nombreux moulins à eau ou la farine est moulue au fur et à mesure.

Hébergement dans cette vallée
Sangla : Ashiana (300 Rp)
Chitkul : Thakur (250 Rp)

Sangla – Rekong Peo (2 400 m) – Kalpa (2 800 m).
Descente de la vallée jusqu'à la route principale, qui est de plus en plus spectaculaire, après quelques km nous prendrons une route à gauche jusqu'à Rekong Peo, chef-lieu du district du Kinnaur qui n'est en fait qu'un gros bourg commerçant.
Balade au milieu des pins jusqu'au monastère bouddhiste, qui jouit d'une vue imprenable sur le Kinnaur Kailash (6.050 m, autour duquel les fidèles shivaïtes effectuent un pèlerinage). Pour les amateurs de cuisine indienne, nous avons trouvé un resto  ici ou nous avons mangé des alu dum kashmiri  inoubliables... (merci Mimi pour cette info). "Little chief". En fait, c'est le plus grand de la ville, à l'étage, sur un coin dans la rue principale et il y a internet aussi.


Sarahan (1 920 m).

En descendant la rivière Sutlej, on arrive à Sarahan (1 920 m) qui se trouve dans un cadre majestueux. Ce sera notre dernière étape.
Sarahan est un petit village construit devant des cimes enneigées. La vie s'active autour du temple de Bhimakali, en pierre et bois sculpté, vieux de plus de 500 ans. Sur ses portes monumentales, on trouve des représentations des divinités hindoues à coté de signes auspicieux du bouddhisme.
On a retrouvé d’ailleurs ces représentations dans tout le Kinnaur et à Sangla, dans la vallée de la Baspa.




Les guest houses où nous avons déjà dormi au Kinnaur :

Sarahan
: Bushair (300 Rp)
Toujours des chambres confortables avec salle de bain et eau chaude.





Départ pour Shimla

Le voyage se poursuivra dès lors dans la vallée de Sutlej.

Shimla 1900 m

Shimla. Capitale de l'Etat d'Himachal Pradesh, ancienne capitale d'été du Raj britannique, c'est l'une des stations d'altitude les plus courues par les Indiens en période de fortes chaleurs.
Au sommet de la ville, il y a le temple de Jakuh dédié au dieu singe Hanuman dont la statue immense rouge peut se voir de loin. C’est vrai, j’ai oublié que Shimla compte énormément de singes !
Attention, cela grimpe pour atteindre ce temple !
Là, on médite un peu, admire la vue sur les vallées, sur les monastères au sommet des autres montagnes !

On poursuit notre visite, avec un trajet de bus puis un peu de marche pour atteindre la résidence du Vice roi des Indes, reconvertie en université pour l´administration. Car c´est d´ici que cinq mois par an, pendant la saison chaude, la cour de l´empire britannique des Indes, quittait la capitale Delhi, pour venir se réfugier sur les hauteurs tempérées…
Le bâtiment est encore en état, on peut voir blason et armoirie dominant la porte d´entrée.
Et se trouver face à cette porte de style écossais [en vogue à l´époque], dans la salle, on reconnaît l´arrière plan de certaines des photos les plus célèbres de l´Histoire moderne de l'Inde, dont une photo sur ce même perron, où l´on voit Gandhi accompagné de sa fidèle Manu, sortant d´une séance de discussions.
C’est en ce lieu que Lord Mountbatten, dernier vice roi des Indes, discuta, négocia et prépara les indépendances indienne et pakistanaise, en compagnie des leaders respectifs, dont le Mahatma Gandhi et le Pandit Nehru pour l´Inde, ou encore Ali Jinnha pour le Pakistan.

Shimla - Kalka - Chandigarh - Delhi

Départ à la gare de Shimla pour le « Toy Train » qui serpente entre tunnels (103), forêts de cèdres et forêts de rhododendrons. C’est là que le train commence sa longue descente jusqu’à Kalka. Le paysage est de toute beauté.
Train de montagne. C'est un train qui date de 1903 et qui a été construit par les Britanniques pour se rendre à leurs maisons d'été dans les montagnes. Il est très lent. Des banquettes à 90 degrés. Mais les fenêtres s'ouvrent, les portes aussi, même quand on est en mouvement. On dirait quelque chose qui sort d'un vieux western. Son charme tient surtout au fait qu'il passe dans des paysages de montagnes fabuleux. Avec ses 103 tunnels et ses petites gares, nous pouvons dire que le voyage est inoubliable puisque nous l’avons déjà fait mais dans le sens inverse.

A Kalka il n’y a pas de visite car selon les notes de Pascale lors de notre premier passage, Kalka est une bête ville sans intérêt (ce n’est pas faux !).

Souper au resto Krishna Café : très bon.

Il faudra trouver un bus pour Chandigard et de là un train pour Delhi.

Delhi

Direction Pahar Ganj et le Star Paradise dans Main Bazar ………. Comme d’hab.

Mais cette fois, il faudra aller dans une agence de voyage pour acheter deux billets pour un vol sur Katmandu.
Après balade et resto dans la rue.

Visite

Cette fois, je voudrais quand même aller le jeudi à 18 h, à la mosquée de Nizzamudin pour assister au chants souffis, appelés qawwali. Le dargah (mausolée) de Nizamuddin dans le quartier qui porte le même nom. 
Le qawwalî est un genre musical soufi, très répandu chez les musulmans d’Inde et du Pakistan. Apparu en Inde au XIVème siècle, comme pour la plupart des styles musicaux soufis, le qawwalî a pour but de rechercher la sagesse et l’amour de Dieu à travers cette musique.

Généralement, le qawwalî est joué dans des sanctuaires soufis, comme ici à Delhi, dans un mausolée.

Divers instruments peuvent être utilisés en fonction de l’importance de l’événement. A Delhi, au dargah Nizamuddin, lorsque j’y ai assisté, il y a avait 2 instruments, l’harmonium et le dholak (instrument à percussion typique du sous continent indien). Les musiciens chantent également, et le public participe en répétant parfois les paroles. Il y a un réel engouement pour le qawwalî, le public ne se contente pas d’écouter.

Dargah Nizamuddin De Delhi
Comme mentionné précédemment, un dargah est un mausolée, plus précisément soufi. Le dargah Nizamuddin de Delhi abrite donc la tombe du soufi  Hazrat Nizamuddin Auliya (XIIIème siècle).
C’est la figure clé du soufisme en Inde.

Le quartier de Nizamuddin (du moins cette partie) est agencé autour du dargah. On y trouve une petite mosquée et tout autour de nombreuses ruelles, un vrai labyrinthe ! Dans ces ruelles, vous trouverez de nombreuses boutiques de produits religieux.
Vous pouvez bien évidemment visiter le mausolée (l’entrée dans le mausolée est interdite aux femmes mais il est tout de même possible de se balader autour du mausolée pour les femmes, cette visite méritant tout de même le détour !).

Qawwalî Au Dargah Nizamuddin
Pour assister à du qawwalî au dargah Nizamuddin, il faut vous y rendre le jeudi, en fin d’après-midi.
Difficile d’avoir une heure précise, ça ne semble pas être réellement fixe. Après avoir demandé à plusieurs personnes, on m’a dit 19 heures, parfois après la prière du coucher de soleil.

Le qawwalî a débuté un peu avant 18 heures (ce qui semble être l’heure la plus souvent annoncée.
Petit à petit, en l’espace de quelques minutes, la petite place qui entoure le dargah se remplit jusqu’à être ultra chargée (on est en Inde …). L’ambiance est très bonne, les gens sont relativement calmes, assis et entonnent les musiques soufis. Magnifique moment.

Comment y aller ?

Le dargah Nizamuddin est un peu à l’écart du centre de Delhi. Pour vous y rendre, vous pouvez emprunter le métro jusqu’à la station JLN Stadium. De là, prenez un rickshaw et demander “dargah Nizamuddin” il vous en coûtera quelques dizaines de roupies après négociation (20 à 30 Rs).

Pour éviter de revenir plusieurs fois dans ce quartier, vous pouvez visiter le tombeau d’Humayun dans l’après-midi et finir votre journée au dargah. Les 2 endroits étant très proches, vous pourrez effectuer le trajet à pied.

Enfin, le labyrinthe de ruelles de Nizamuddin est rempli de boutiques de produits religieux qui proposent également de garder vos chaussures (moyennant 5 ou 10 Rs). Dès l’entrée dans ces ruelles, les touristes sont repérés et les vendeurs crient “no shoes”. Avancez, vous devez retirer vos chaussures uniquement lorsque vous arrivez sur la place où se trouve le dargah et la mosquée 

…………… Et maintenat direction le Népal.