vendredi 26 août 2011

Zanskar II

26 août

Lorsque nous sommes arrivés en fin d'après midi au Mont Blanc Guesthouse, il n'y avait que les parents de madame qui étaient là. Dans la soirée, nous n'avons plus vu personne, puisque nous avons été manger dans le centre de Padum et à 21h, nous étions déjà au lit.
Evidemment, au repas du soir, lorsque toute la famille était réunie, le mémé (grand père en tibétain) a dit qu'il y avait des touristes qui étaient arrivés et qu'ils connaissaient la maison.
,,,, Ce matin, lorsque nous sommes descendus pour le breakfast, c'est madame qui était là. Physionomiste comme pas deux, elle m'a directement reconnu et a demandé si notre ami (Christian) allait aussi arriver ? Non pas cette fois ci, il est en Birmanie.

Directement, la conversation s'est engagée et nous avons parlé de beaucoup de choses. Son mari est toujours ministre du tourisme à Kargil. Il y a maintenant de l'électricité 24h sur 24, et lorsque ça fonctionne, la rue principale est illuminée après le coucher du soleil, il n'y a donc plus besoin de lampe de poche pour rentrer du resto !!! Elle nous dit encore que la route de la Suru a été emportée par les pluies diluviennes de la semaine passée et que les dégâts de la route Leh / Kargil étaient encore ceux de l'an passé.
Le temps passe et les nouvelles défilent à toutes allures. Elle demande ce que nous allons faire ? Je lui explique mon projet en deux trois mots. Pour elle, tout cela est très bien, sauf qu'elle me conseille de faire Sani et les bouddha sculptés aujourd'hui puis de faire le trek dans la vallée du Zanskar, en ne passant pas par Tungri, c'est beaucoup trop long. Il vaut mieux faire Karsha par la plaine et ainsi rejoindre les premiers villages de la vallée. Je lui demande si c'est bien à Takang qu'il y a des gravures pré-bouddhiques. Non c'est dans le village de Hongchat. Ok merci pour la rectification.
Mon gros point d'interrogation, cela reste encore et toujours le retour de Phuktal par Shade et le Tongde la. La réponse me rassure, il ne devrait pas y avoir de problème même si l'eau est un peu haute pour le moment.
Nous finissons le petit déjeuner et remontons dans la chambre afin de se préparer pour partir.
Nous décidons de suivre les conseils de madame et de partir visiter le monastère de Sani, puis de continuer jusqu'au monastère des nonnes qui se trouve plus loin à flanc de montagne.
Pascale ferme un petit sac à dos avec de l'eau, les appareils photos ... etc.
Nous voilà partis, pour faire nos premiers kilomètres au Zanskar. Sur la route qui sort de Padum, nous longeons le mur de mani et faisons encore quelques 500 mètres quand une voiture s'arrête à notre hauteur. Le chauffeur nous demande où nous allons ? A Sani. Ok vous pouvez monter, je passe par là. Nous profitons de l'aubaine et en moins de 15 minutes, nous faisons les 8 km.
Tout heureux d'être déjà sur place, nous entrons directement dans le hameau.



Le monastère de Sani est le seul monastère du Zanskar qui soit construit en plaine. Nous faisons d'abord le tour des jardins où il y a un chorten qui daterait de la première incursion du bouddhisme dans la région. La suite de la visite est plus rapide puisque le monastère est fermé.



Pas trop grave. Nous poursuivons par les champs, une balade qui doit nous conduire au monastère des nonnes. La balade est sympa, c'est la période des moissons et les contacts avec les paysans de l'Himalaya sont toujours agréables.



Nous continuons la balade vers l'autre monastère, Sur les flancs de montagne, les paysans se sont transformés en bergers sifflant pour réunir leurs troupeaux.

Les choses se compliquent car on arrive au bord d'un torrent, qui suite aux intempéries des derniers jours, est devenu infranchissable. Pour contourner le problème, nous décidons de monter plus haut dans la montagne en espérant trouver un pont ou un passage plus facile. Nous montons pendant plus d'une heure, il n'y a toujours pas de solution pour passer de l'autre côté. Nous sommes déjà à 4045 mètres d'altitude, c'est notre première balade, nous n'irons pas plus loin.
La descente est nettement plus rapide et nous voilà à nouveau, sur le bord de la route. Plus trop envie de retourner jusqu'à Padum à pied, nous restons à l'ombre d'une maison en attendant le passage d'un véhicule.
Nous avons de la chance, 20 minutes d'attente et voici le premier véhicule. Un petit signe, le chauffeur s'arrête, nous lui demandons s'il peut nous conduire à Padum ? Affirmatif et nous voilà installés dans le véhicule sauveteur.
Retour au Mont Blanc

A la guesthouse, deux moines venus du monastère de Phuktal sont occupés à confectionner un mantra pour l'intérieur d'un moulin à prières.



27 août

Aujourd'hui, nous nous levons un peu plus tôt et allons directement déjeuner. Comme toujours, le déjeuner est copieux et comprend du pain de mie, des chapatis, omelettes, confiture et du thé. Sans faire de pub, je pense bien que le Mont Blanc, qui est une guesthouse familiale, est une des bonnes adresses de Padum.
Nous prévoyons de passer la journée dans la plaine au milieu des champs à la recherche des roches gravées. Normalement, on devrait trouver une pierre avec 5 bouddha assis et une ébauche d'un 6e bouddha debout.
La chasse au trésor est ouverte !!







................. Nous partons vers le vieux Padum où les sculptures devraient s'y trouver. 




En haut du monticule, il est possible de voir le début du trek qui va à Phuktal. Cela me fait déjà rêver, mais ce  trek  ce sera pour plus tard.




Pascale ne se sent pas trop bien et me dit qu'elle préfère rentrer à la guesthouse. Nous faisons demi tour. Pascale va se coucher et moi je vais lui chercher du Coca pour la faire digérer. Je reviens, elle boit sa petit potion, une sorte de bombe H se produit dans son estomac et le nuage toxique ressort immédiatement. Nouvelle grande gorgée nucléaire et le microbe est enfin irradié. Elle restera au lit toute la journée.
J'en profite pour mettre de l'ordre dans mon grand sac et préparer le petit sac pour la balade dans la vallée de Zanskar. Il était prévu de la commencer aujourd'hui, mais nous avions déjà changé quelque peu le programme, comme si on se doutait qu'il serait impossible de commencer un trek.

On frappe à la porte, c'est mémé qui me dit qu'un ami est arrivé pour nous voir. Ok il peut monter. C'est Jean-Louis qui est aussi arrivé à Padum. Lui a pris le bus et a fait le trajet de Kargil / Leh en 2 jours, avec une nuit à Rangdum et l'arrivée le lendemain à Padum.
Il me dit qu'il ne reste pas à Padum et qu'il va prendre le bus à 16h pour aller directement à Zangla. Je l'informe que nous, nous attendons demain pour partir à Karsha. Puisque nous ferons le trek en sens contraire, il y a de fortes chances que l'on se croise sur un chemin dans la vallée. Pascale est toujours allongée dans son lit pendant que mémé apporte un thé pour notre invité.
Comme Jean-Louis vient juste d'arriver, il a le ventre vide. Nous allons tous les deux chez le tibétain. Vers 15h30 nous allons rejoindre son bus qui stationne dans la rue principale. Le bus démarre, je retourne chez «la malade» et constate qu'elle va déjà beaucoup mieux. 

Rassuré, je pars seul à la chasse au trésor que nous avions laissée ce matin. Après une demi-heure à peine, je trouve les premières sculptures, puis une deuxième, mais les autres sont introuvables. Je demande à une femme qui travaille dans son champ et elle m'explique par de grands gestes le chemin que je dois prendre. Clic, clic clic et mon appareil photo est rempli de tous ces trésors. 







Heureux de mes découvertes, je rentre par les champs à la guesthouse. Entre temps, Pascale a repris des couleurs et a même commencé à faire son sac pour partir demain. Je suis rassuré, le voyage va continuer.



mercredi 24 août 2011

Zanskar I

24 août

Kargil 16h15, nous sommes installés dans notre chambre du Zojila Guesthouse. Nous ne pouvons pas dire que nous avons cherché la difficulté, nous sommes tout simplement retournés à la même adresse que l'année passée. L'endroit est ce qu'il y a de plus quelconque, mais propre et la guesthouse n'est pas trop loin de la station des bus. Pascale est même très satisfaite car elle a trouvé une vrai douche chaude. Que demander de plus avant de retrouver le Zanskar.
De toute façon, nous n'y restons qu'une nuit, puisque demain matin à 5h30, nous partons déjà pour Padum.

Mais,n'allons pas trop vite dans nos explications et commençons par le début de la journée.
Aujourd'hui, pas de grasse matinée, le réveil nous rappelle à 3h50 qu'il est l'heure de nous lever si nous ne voulons pas rater le bus de Kargil. Il ne nous faut qu'une demi heure pour fermer à la fois nos sacs et la porte de la chambre.
A cette heure là, il n'y a que nous et les chiens errants qui parcourent les rues de Leh.
Hélas, cette fois Christian n'est pas avec nous et nous ne pouvons pas nous permettre de prendre son petit raccourci pour rejoindre le polo ground par peur de nous perdre !
Arrivés sur place, nous chargeons nos sacs sur la galerie du bus et attendons patiemment l'heure du départ.

A 5h10, le bus démarre, mais ce n'est pas encore pour cela que nous quittons la ville car il y a avant cela de nombreux arrêts pour faire monter ceux qui ne veulent pas trop se déplacer jusqu'au lieu de départ. Par ici, c'est comme cela que ça marche. Je vous suggère de tenter l'expérience dans vos villes respectives !!!
Ca y est, nous sommes enfin sur la grand route. Les premiers kilomètres sont faciles, mais cela se dégrade rapidement car il reste de nombreuses séquelles des inondations de l'année passée.

Un peu avant Khalsi, les étrangers, donc nous (!), devons présenter nos passeports pour que le préposé nous inscrive dans un registre. Quelques kilomètres plus loin, nous nous arrêtons une nouvelle fois pour une pause repas d'une demi heure.
A partir de là, deux routes sont possibles : la première solution consiste à faire le haut du col et la deuxième solution faire le bas de la vallée pour remonter progressivement à la hauteur du monastère de Lamayuru. C'est la deuxième solution que notre chauffeur a choisi. 




Les kilomètres défilent, nous pensons être vers 14h à Kargil. Un peu avant Mulbeck, nouvelle arrêt de 15 min pour boire un thé.
Hélas pas d'arrêt à Mulbeck, je ne pourrai donc pas faire de photo du petit monastère.


La route se poursuit, puis à 25 km avant Kargil, c'est l'arrêt forcé pour cause de pneu crevé.
Les deux mécanos font au plus vite pour changer le pneu. Nous arrivons à destination à 15h20.
Après avoir récupérés nos sacs, nous allons directement au Zojila Guesthouse pour voir s'il y a de la place car il faut dire qu'au Zojila, il n' y a que deux ou trois chambres. OK.
Pascale va prendre sa douche chaude et moi je retourne directement à la station des bus où sont aussi stationnés les 4x4 pour Padum.
Arrivé sur place, je demande un véhicule pour deux personnes. On me répond que ceux qui sont ici, ce sont tous des 4x4 collectifs et que c'est 1500 Rs par personne.
Si je veux un 4x4 rien que pour nous deux, je dois alors aller au bureau du transport de la ville.
Avec Christian, nous y avions déjà été et je me souvenais où il était situé. Je monte au premier étage. Là je tombe sur un homme allongé sur son bureau en train de piquer un somme.
Je dis bonjour, je tousse, je frappe à la porte, mon homme ne bouge pas et je finis par le secouer le plus sagement possible ! Il daigne enfin ouvrir les yeux et me demande ce que je veux ? Je lui explique que je veux aller à Padum. Du tac au tac, il me répond, c'est la porte d'en face. Sorry de vous avoir dérangé pendant le travail (Coluche) et je vais à la porte d'en face.
Là, les choses se font en 5 minutes et pour la somme de 10.000 Rs, soit +/- 150 euros, demain matin à 5h30, un 4x4 sera devant la guesthouse.

25 août

Je vous disais l'autre jour qu'à Leh c'était l'équilibre des religions, qu'il y avait autant de musulmans que de bouddhistes. Ici à Kargil, la ville est composée exclusivement de musulmans de la branche chiite, c'est à dire avec les ayatollahs et compagnie. Et comme c'est encore la période du jeûne du ramadan, la nuit, il y a autant de monde que dans la rue Neuve un samedi après midi. Vous ajoutez l'ambiance de la foule avec le bruit des avertisseurs, cela vous donne tout le contraire d'une nuit reposante.
Cela ne nous a pas empêché de nous lever dès que le réveil s'est mis à sonner. Le temps de profiter une dernière fois d'une vraie douche chaude avant longtemps, de fermer les sacs et nous sommes à notre tour dans la rue principale à attendre la jeep devant nous emmener au Zanskar. Nous savions que le chauffeur n'allait pas nous oublier car il était déjà passé à la guesthouse la veille au soir pour confirmer le départ.
En effet à l'heure du rendez vous, notre homme était bel et bien là.

Cela n'a pas trainé, le temps de charger les sacs, de nous installer sur notre siège et nous étions déjà en route pour faire les quelques 240 km de piste qui nous séparent de Padum.
La route de la vallée de la Suru, qui était bitumée l'année passée, est aujourd'hui devenue un véritable champ de patates, suite aux fortes pluies des dernières semaines . Arrivé au village de Sankoo, notre chauffeur fait une halte pour nous montrer une roche gravée bouddhique très ancienne. Nous constatons que le travail est fin et encore bien conservé. 


Quelques photos avant de repartir pour une nouvelle séance de rodéo qui durera jusqu'au fond de la vallée, soit plus de 80 km. 


Après, la piste redeviendra meilleure, mais cela restera de toute façon une piste de montagne, pas plus mauvaise ni meilleure que les autres. 







Nous longeons maintenant la chaîne du grand Himalaya. Ici, les sommets ne sont jamais en-dessous des 4.000 mètres 


Deux monstres surplombent même encore un peu plus ce fabuleux décor, ce sont les cimes du Nun et du Kun, qui dépassent allègrement les 7.000 m.

Lors de son passage, Michel Peissel écrivait : Nous poursuivons notre chemin au fond d'une vallée désertique encombrée de petites moraines, entre une double haie de glaciers et de pics alternés. J'avais du mal à croire qu'il pût exister tant de montagnes ! Ailleurs, dans l'Himalaya , j'avais déjà vu bien des sommets vertigineux, mais c'était la première fois que je rencontrais une telle kyrielle de pics indépendants les un des autres. De part et d'autre de la piste, il s'en élevait un tous les cinq kilomètres. Dix, peut être quinze, sur cinquante kilomètres !

Si ce grand explorateur et amoureux de l'Himalaya peut encore s'émerveiller après avoir bourlingué tout azimut dans l'Himalaya, c'est bien la preuve qu'un voyage au Zanskar peut être considéré comme un voyage 5 étoiles. 


La seule chose qui change avec l'année passée où j'étais passé au mois de juin, il n'y a plus de neige. Le décor est de ce fait différent et les nomades sont  présents dans les alpages. 
A partir de là, c'est un véritable " no man's land " qui commence. Nous nous retrouvons dans une haute plaine recouverte de marécages, de terres chargées de cailloux, de graviers et de sable. Tous les ingrédients sont maintenant réunis pour compliquer encore un peu plus la piste.

Nous sommes à présent au centre de cette vaste plaine, sur une colline solitaire, le monastère de Rangdum trône fièrement sur son socle naturel, un peu comme le Mont St Michel. 

C'est le premier monastère que nous rencontrons dans la vallée. Cette fois, nous voulons le visiter et nous demandons à notre chauffeur d'y faire une petite halte.

Nous commençons la visite par la cour intérieure où il y a un stupa puis par la salle de prières etc .... 


Nous montons jusqu'à la plateforme supérieure. Là-haut, la vue sur la grande plaine est tout simplement magnifique. Avec toutes ces montagnes qui nous entourent, nous ne pouvons que constater que le lieu a été particulièrement bien choisi pour que les quelques moines qui résident ici, puissent étudier et faire de la méditation dans les meilleures conditions qu'il soit. Hélas, nous ne pouvons nous attarder trop longtemps, la route est encore longue et nous voulons arriver à Padum avant la soirée.

Tout de suite après Rangdum, la piste commence a s'élever, il nous faut maintenant franchir le Pensi la (4400 m), ce qui ne se fait jamais sans mal pour les chauffeurs. Dans la montée comme dans la descente, les chauffeurs de bus ou de camions Tata ont toutes les peines pour passer les virages en épingle à cheveux.




Passés le sommet, nous apercevons aussitôt de gigantesques glaciers qui semblent dévaler la montagne et la vaste vallée du Zanskar. 





Vallée curieusement sans issue puisque les eaux de la rivière Zanskar s'échappent par un défilé si profond qu'aucun chemin n'y passe. On ne peut donc accéder dans la vallée que par cette seule et unique piste. 
Mais, les choses vont changer assez rapidement. En effet, une piste allant de Leh en direction de Manali via Padum est actuellement en construction.

Cela fait déjà plus de 8 heures que nous avons quitté Kargil. 

A Abran, un dernier contrôle des passeports et nous voilà enfin véritablement entrés au royaume béni des dieux, comme l'a nommé Michel Peissel à son arrivée ici.



A Padum, notre chauffeur nous conduit directement au Mont Blanc Guesthouse où nous investissons notre chambre panoramique avec vue sur la vallée.
PS :Petit message pour Christian. Nous avons remis tes photos aux personnes concernées, quelques fois en mains propres et souvent à un tiers qui s'est porté garant de remettre la photo. A chaque fois, nous avons reçu un sourire et un grand merci. Hélas, nous avons dû décliner les tasses de thé, car nous ne serions jamais arrivés le soir à Padum.



dimanche 21 août 2011

Retour au Ladakh

21 août

De Bruxelles vers Leh

Delhi.

Nous faisons tamponner nos visas, nous récupérons nos bagages et allons dans la zone des vols domestiques où nous attendons l'avion pour Leh. 
Le plus gros du voyage est maintenant fait, il ne nous reste plus qu'une bonne heure de vol pour arriver à destination et retrouver le Ti-Sei Guesthouse.



Le spectacle que nous avons depuis notre hublot sur le vol Delhi / Leh est à couper le souffle. L'avion survole l'Himalaya et nous pouvons apercevoir quelques hauts pics de la chaîne himalayenne qui ressortent à peine de la brume matinale. Je profite de l'occasion pour faire quelques photos. Mais le spectacle ne s'arrête pas là. A l’atterrissage, les frissons sont tout aussi garantis car la piste de l'aéroport est très courte et elle se trouve très près des montagnes. Un peu de stress, lorsque le commandant fait hurler les moteurs pour stopper l'avion au plus vite.


Il ne nous faut qu'un minimum de temps pour sortir de l'aéroport et s'engouffrer dans un taxi pour rejoindre la Guesthouse. Notre chambre habituelle n'est pas libre, elle a été réservée pour un mois par une équipe de cinéaste qui tourne un film sur le Ladakh. 
Cela ne fait rien, nous prenons celle juste à côté et déposons les sacs un peu n'importe comment, avant que je ne redescende pour demander un grand seau d'eau chaude afin de laisser filer Pascale la première dans la salle douche.
Après quelques heures de repos, nous faisons un tour au centre de Leh afin de retrouver nos marques. Mais l'exercice tourne court car nous avons tous les deux un peu du mal à trouver notre souffle. Nous décidons de retourner à la guesthouse et boire un verre tranquillement dans le jardin.
C'est là que nous apprenons par la bouche de touristes, que suite aux grosses pluies de la semaine passée, la route de Manali est fermée. Décidément, les choses semblent se répéter au Ladakh, nous avions déjà été les victimes de cette fermeture l'année passée.

22 août

Au lendemain de notre arrivée, je me suis mis en route afin de collecter les renseignements sur l'horaire du bus qui part à Kargil. Je vais jusqu'au Polo ground, c'est là que le bus et son chauffeur devraient être en stand by.
Arrivé sur place, il y a effectivement un seul bus et le chauffeur est là. Je lui demande s'il va à Kargil ou à Padum ? Pour Kargil, la réponse est affirmative et le départ est à 5h du matin. Mais son bus ne va pas à Padum et il ajoute qu'il n'y a pas de bus pour Padum, qu'il faut prendre un 4x4 à Kargil pour y aller. Ben tiens, je m'en serais douté ! Je reviendrai demain pour réserver le bus du mercredi 24.
..... Bon je rentre à la guesthouse, retrouver Pascale et nous allons ensuite au café " Il forno " pour faire le point sur nos projets autour d'un verre de thé.
........ Qu'il est bien agréable après toutes ces heures d'avion et avant les heures de bus, de se retrouver relax sur la terrasse ensoleillée de l'Il forno. Pour ceux qui ne connaisse pas l'endroit, cette terrasse se situe sur le toit d'un immeuble avec une vue magnifique sur l'ancien château royal et les montagnes qui entourent la ville. Que demander de plus ?


La vue du château nous a donné envie d'aller le photographier d'un peu plus près. Après quelques clics, nous faisons un tour dans la vieille ville qui est juste au bas du château. J'achète des drapeaux à prières et nous faisons aussi l'acquisition d'un tapis mural qui sera du plus bel effet dans notre salon. Nous continuons la visite dans la vieille ville et en profitons pour aller jusqu'au petit magasin d'antiquités où dans le passé, nous avons déjà trouvé de belles petites choses. Nous y rentrons , mais le magasin n'est plus tenu par le même monsieur, je lui demande si c'est lui le nouveau propriétaire ? Il me répond que son père est mort il y a un mois et que pour le moment, c'est lui qui tient le magasin. La nouvelle m'a filé le bourdon car son père était un vieil homme charmant.
La balade est terminée, nous rentrons à la guesthouse pour s'allonger un peu. Cela ne fait que le deuxième jour que nous sommes ici et l'acclimatation à l'altitude n'est pas finie. Avant de monter dans notre chambre, nous remettons à la patronne de la guesthouse notre tapis mural en dépôt jusqu'à notre retour du Zanskar.

Nous sommes à peine dans la chambre que quelqu'un frappe à la porte. C'est Jean-Louis Taillefer avec qui nous avions rendez vous le 10 septembre à Purne, le village juste avant le monastère de Phuktal au Zanskar. On lui avait envoyé un mail avec la date de notre arrivée et l'adresse de notre guesthouse, au cas où il serait à Leh à la même date que nous.
Jean Louis est au Ladakh depuis plus de quatre mois et il a pas mal d'informations fraîches à nous donner, vu qu'il est ici pour préparer la nouvelle édition de son guide sur la région du Ladakh et Zanskar. Le temps passe vite et nous décidons d'aller manger un bout ensemble.
Ok, les choses se mettent en place sans trop de contrariété. Notre départ de Leh reste prévu pour le 24. Si nous ne trouvons pas le bus de Padum, ce sera le bus de Kargil et là bas, nous avons toujours la possibilité de réserver un 4x4 pour rejoindre Padum, cela nous permettrait de visiter le monastère de Rangdum et de s'arrêter pour faire des photos lorsque nous le désirons.

23 août


Dernière journée avant de partir vers le Zanskar. Le ciel est toujours bleu et le thermomètre indique 25 degrés au milieu de l'après midi.

Ce matin (9h) nous déjeunons dans le jardin de la guesthouse. Au menu, omelette scrambled, confiture, beurre, chapatis, café au lait et thé massala.
Puis sans perdre de temps, je laisse Pascale seule dans le jardin et je vais directement au polo ground pour trouver le bus de Kargil et y réserver nos places pour demain.
Cela me permet de pouvoir choisir nos places, car je ne veux absolument pas me retrouver  sur la banquette arrière, celle où on saute durant tout le voyage pour arriver complètement cassés à Kargil.

D'un pas pressé, je traverse le centre de la ville et je tombe nez à nez avec une manifestation. Le cortège n'est pas bien grand, mais les choses ne se passent pas très bien car les magasins qui ont ouvert leurs devantures se retrouvent avec la vitrine cassée.
Je ne traine pas, je fais juste 2 ou 3 photos et je continue mon chemin.
Un bus pour Kargil est là et je réserve nos deux places. Le départ est toujours prévu à 5 h, mais il faut être là à 4h30 pour charger les sacs sur la galerie.

Au milieu de l'après midi, Jean-Louis vient nous rejoindre pour nous donner les dernières infos. Nous buvons un thé massala et nous confirmons notre rendez vous à Purne le 10 septembre.