Jusqu'ici, tout semble aller bien, mais Pascale me téléphone pour m'annoncer que l’aéroport a été victime d'une cyber-attaque et que les vols risquent de prendre du retard.
Dans un premier temps, c'est l'avion qui se met devant la porte d'embarquement, puis c'est au tour de l'équipage d'arriver au pas de course. Il est 14h, les choses commencent à bouger.
C’est finalement avec une grosse
demi-heure de retard que l’avion décolle du tarmac pour Istanbul. Ce temps n’est
pas énorme mais lorsque la durée du transit pour changer d’avion n’est que
d’une heure trente, cela fait une grande différence pour la poursuite du
voyage.
Lorsque l’avion se pose à Istanbul,
il ne me reste que 45 minutes pour rejoindre la porte d’embarquement F16. Dès
la sortie du bus qui m’a déposé devant le hall des transits, c’est une course
qui m’est imposée pour traverser au plus vite le grand hall. Fort heureusement,
je ne dois pas me présenter à un contrôle, juste une présentation de ma carte
d’embarquement. Ma course se poursuit jusqu’à la porte F16. A bout de souffle,
j’arrive devant cette fameuse porte alors que tous les autres passagers sont
déjà installés dans l’avion. Les hôtesses me disent que les portes ne sont pas
encore fermées. Ouf !
C’est donc soulagé que je m’installe sur mon siège.
C’est alors que je commence à réfléchir sur ce
qui est arrivé à mon sac à dos. Selon moi, il est impossible qu’il soit
dans l’avion pour Katmandu. Avec seulement 45 minutes d'escale, c’était mathématiquement impossible que le personnel ai eu le temps de faire le transfert.
Après un vol sans problème et sans trop m'être cassé la tête sur le problème de mon sac, je débarque le lendemain à 6 h du matin à Katmandu. Après avoir fait ma demande de visa, payer les 125 € dus et fait tamponner mon visa de 3 mois, je me retrouve à présent devant le tapis roulant où doit arriver mon bagage. Mais comme sœur Anne, je ne vois rien arriver. Je me dirige alors au bureau des réclamations où on me dit que mon sac est resté à Istanbul. A la question de savoir si mon bagage arrivera demain, on me répond que le prochain vol provenant d’Istanbul est seulement prévu pour après-demain, c’est à dire jeudi !!!! On me remet un papier pour me permettra de rentrer jeudi dans le hall des arrivées pour enfin récupérer mon sac.
Me voilà donc bloqué à Kathmandu avec juste mon argent, mais pas une seule affaire personnelle. Je prends un taxi pour le quartier de Bodnath où je resterai là jusqu’à l’arrivée de mon sac à dos. Entre temps je serai bien obligé d'acheter, brosse à dent, dentifrice etc. Question de rester présentable !!!!
L'orage est passé, je me risque d'aller manger chez mon chinois préféré que je vais revoir pour la première fois cette année. Par chance, les rues sont redevenues presque sèches. Même si certains préfèrent prendre de la hauteur pour ne pas se mouiller les pattes !!!
Journée de repos et de koras autour du grand stupa. Je
retrouve mes marques et mon endroit préféré de Kathmandu. J’en profite pour
aller changer de l’argent et retourner manger dans mon petit resto chinois.
Fin de journée au calme dans ma chambre car demain, je devrai me lever tôt pour aller récupérer mon sac à l’aéroport.
Le change n'est pas trop mauvais, je fais la transaction pour avoir assez d'argent pour tout mon séjour.
5h30, je me lève et je décide d’aller à pied jusque
l’aéroport. Il n’y a que 4 ou 5 km depuis Bodnath, cela devrait pouvoir se
faire facilement.
6h30, me voilà en route. A 8h, je suis devant le hall des arrivées, mais un garde me dit que je ne peux pas rentrer par ici, et que je dois aller de l’autre côté du bâtiment pour passer la sécurité.
Là, tout se
passe très vite. Le vol provenant d’Istanbul a déjà atterri et je vais
directement devant le tapis no 5 pour attendre mon sac.






















.jpg)













